Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

Billy Bat de Naoki Urasawa

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Titre : Billy Bat

Auteur : Naoki Urasawa

Années de parution vf : 2012-2017

Editeur vf : Pika

Nb de tomes : 20 (série terminée)

Résumé du tome 1 : En 1949, Kevin Yamagata, dessinateur américain né de parents japonais immigrés aux États-Unis, connaît un succès formidable avec sa bande dessinée « Billy Bat » mettant en scène une chauve-souris dans diverses aventures. Lorsqu’il apprend de façon fortuite qu’un personnage identique au sien existe aussi au Japon, il décide de se rendre à Tokyo pour rencontrer le dessinateur à qui il a peut-être inconsciemment volé l’idée. Une fois sur place, il est rapidement happé par une spirale d’événements curieux qui ont pour dénominateur commun le motif de la chauve-souris…

Mes avis :

Tome 1
Excellent surprise à la lecture de ce 1e tome. On retrouve tout ce qui fait la saveur d’Urasawa, avec un petit plus : le côté surnaturel de l’affaire. J’apprécie aussi beaucoup le partie de se servir de la BD de Billy comme composante de l’histoire. J’ai été particulièrement happée par cet univers.

Tome 2
Un 2e tome aussi sympathique et accrocheur que le 1e, où le mystère s’épaissit autour de la chauve-souris. L’auteur nous ballade d’une époque à l’autre pour mieux nous perdre. Par contre, je me demande si on va suivre un seul héros ou plusieurs comme cela semble s’amorcer…

Tome 3
J’ai été un peu déstabilisée par ce tome. J’ai trouvé qu’il cassait le rythme et je n’ai pas vu l’intérêt de faire durer aussi longtemps cet épisode du passé. J’espère qu’on va désormais reprendre les choses où elles en étaient et aller de l’avant.

Tome 4
J’ai préféré ce tome au précédent, mais j’ai toujours autant de mal à cerner les intentions d’Urasawa. Les mystères continuent de s’épaissir et rien ne semble dire qu’on aura un jour une explication. Sinon, il est toujours plaisant de suivre les coulisses des créations de Kevin, j’aurais juste aimé qu’on le voie plus. Donc un avis mitigé après 4 volumes.

Tome 6
Enfin un fil conducteur semble se dessiner. Je suis contente de ne pas avoir lâché la série finalement et j’espère qu’elle se révèlera aussi prometteuse que prévue. J’ai été agréablement surprise par la révélation sur Chuck et par la rencontre entre Kevin et Oswald. Le nouveau personnage introduit à la fin est un classique d’Urasawa mais ça fonctionne toujours aussi bien. Vite la suite !

Tome 7
Un tome où tout va à cent à l’heure, mais une petite déception au final puisque Kevin n’a pas réussi à faire dévier le destin et qu’on ne voit toujours pas trop où Urasawa veut en venir :s Le mystère persiste.

Tome 8
J’ai été moins séduite ici. L’auteur nous balade un peu tout au long du tome jusqu’à LA rencontre qui a lieu dans les toutes dernières pages. On commence à comprendre ce qui est vraiment en jeu mais sans vraiment voir ce que l’auteur va en faire. Bref toujours très très brumeux par endroit pour moi, mais au moins ça a le mérite de me tenir en haleine.

Tome 9
L’auteur en rajoute une couche dans les pistes probables et on semble bien loin d’une résolution. Certes, la narration est toujours aussi brillante mais parfois pour les connaisseurs de l’auteur, on sent pointer la possible déception d’une fin à la 20th Century Boys… A voir comment ça tourne. En attendant le road trip est bien prenant.

Tome 10
On revient encore dans le passé avec des premières pages forts longues. Certes le récit est intéressant mais le lien avec le présent tarde à venir et me chagrine. Cette partie est beaucoup trop longue comparée à ce qu’elle apporte à l’histoire. Celle-ci d’ailleurs avance fort peu dans ce tome, dommage. Espérons qu’il y ait plus d’action dans le prochain.

Tome 11
Un tome qui a mieux su doser les allés-retours entre les différentes époques et qui du coup m’a beaucoup plus intéressée. J’ai trouvé que l’histoire avançait enfin et que certains fils se rejoignaient. Par contre, il aurait pu nous épargner le cliff de la fin, ça va être dur d’attendre…

Tome 12 
Avec ce tome, je continue à re-accrocher à l’histoire. C’est agréable de ne suivre qu’un personnage tout au long du tome et de voir une histoire construite et cohérente autour de lui, raccrochant les wagons avec les tomes précédents. Mais il n’empêche que je ne vois toujours pas où va l’auteur ^^! Mais tant pis, j’aime et il me tarde de lire la suite.

Tome 13

Un tome vraiment au-dessus des derniers, où on sent vraiment certains fils s’approcher et se nouer. Les premières pages sont classiques de part le choix des personnages mais vite percutantes et elles permettent de re-rentrer de plein pied dans l’histoire. Histoire qui pour une fois ne s’éparpille pas. On reste sur le mystère autour de la lune d’un côté, et celui autour du nouveau dessinateur de Billy, le jeune Kevin. Tout s’enchaîne et se mélange à merveille entre ces intrigues, même le bref retour dans le passé n’est pas lourd et inutile comme parfois. Quant à la fin, c’est vraiment un cliffhanger comme seul l’auteur sait en faire. Vite, la suite !!!

Tome 14

Encore un tome époustouflant ! Tout se met enfin en place ici. On comprend mieux certains pans de l’histoire que l’auteur avait volontairement laissés dans le noir. Ainsi, on découvre ce qui est vraiment arrivé au premier Kevin, à Culkin et à Kurusu. On voit également la suite de l’histoire du jeune Kevin et comment il parvient à évincer Culkin du dessin de Billy Bat pour imposer son style. Le passé de Culkin est d’ailleurs assez intéressant et fait le lien avec un pan de l’histoire que je croyais laissé à l’abandon. L’auteur rassemble donc les différentes pièces de son puzzle pour enfin les assembler. Les va-et-viens entre les différentes parties sont très bien gérés. Du coup, on sent une tension palpable tout au long du tome. Et mon dieu, quel final plein d’émotions ! Se dirige-t-on enfin vers une fin réussie chez Urasawa ?

Tome 15

Après celui qui je considère comme le meilleur tome de la série, celui-ci s’est révélé plus décevant. C’est en effet un tome de transition qui est juste là pour nous faire patienter avant le grand retour du premier Kevin ! Alors, Urasawa cherche à bien relier chaque bout d’intrigue qu’il a développé jusqu’à présent, mais ça m’a fait trop d’un coup, et j’ai trouvé que ça manquait de subtilité. J’aurais préféré qu’il aille plus à l’essentiel et qu’on passe ces moments chiants et redondants. On sait parfaitement que le jeune Kevin peut prédire l’avenir, pas besoin d’en faire des tonnes pour nous convaincre. Idem, pourquoi a-t-il fallu que tout ça soit lié au 11 septembre… Pff, j’en ai soupé de cet événement et j’aimerais qu’on parle un peu d’autre chose ! Bref, ce n’est pas un tome qui restera dans les mémoires et j’espère que le prochain tiendra vraiment ses promesses.

Tome 16

Malgré ma déception quant au fameux événement vers lequel on semble se diriger, j’ai beaucoup aimé ce tome parce que j’ai à nouveau senti les différents fils de l’histoire se rejoindre. J’ai aimé la présentation du nouveau dessinateur qui ne semble pas aussi blanc qu’il veut le faire croire et qui est lié en plus aux tomes passés. J’ai aimé l’équipe que Kevin a formé autour de lui avec Chuck, Audrey et l’ancien tueur à gage, ils ont vraiment un tête de gagnants et leurs recherches redonnent du peps à l’histoire. En parallèle, il est amusant de voir ce que fait l’organisation qui a récupéré le rouleau. De même, j’ai beaucoup aimé voir la chauve-souris chercher à tout pris à rétablir le contact ce qui nous a permis de découvrir un peu comment elle opérait. Urasawa réunit vraiment tous les pans de son intrigue ici et continue même à nous laisser espérer le retour du premier Kevin, l’histoire n’en devenant que plus passionnante. Il me tarde encore plus d’avoir le prochain tome entre les mains surtout après un final aussi fracassant.

Tome 17

Encore un excellent tome qui montre à quel point Urasawa est un grand conteur. Je me suis laissée emporter dans cette course contre la montre du début à la fin. Finalement, j’ai beaucoup aimé ce tome en dépit de la présence du « fameux événement ». J’avais peur que celui-ci me gâche la lecture tellement on nous en a rabattu les oreilles, mais j’ai au contraire trouvé qu’il avait été très bien utilisé. En effet, on découvre que Timmy est en fait un sacré manipulateur et qu’il trompe bien son monde. Kevin s’est fait avoir depuis le début et c’est triste de le voir s’en prendre plein la figure comme ça et de se sentir coupable alors qu’il n’y peut rien. J’ai aimé la façon dont il rencontre Yamashita et Jacky, comme j’ai aimé ses retrouvailles avec Duvivier. Quel dommage de voir disparaitre un si bon personnage. Le sacrifice de Duvivier m’a peiné et je suis triste aussi pour Kevin. J’espère que lui et Jacky vont trouver celui qu’ils cherchent. Billy est toujours derrière tout ce qui se passe mais il n’est peut-être pas le seul architecte des événements (cf. la scène à la fin entre Timmy et le faux Chuck). Il me tarde vraiment d’en découvrir plus à ce sujet mais en tout cas j’ai été ravie de ce tome qui m’a passionnée de bout en bout.

Tome 18

Même si je l’ai trouvé très prenant, il faut quand même avouer qu’il ne se passe pas grand-chose dans ce tome alors qu’on approche dangereusement de la fin. J’ai aimé suivre les pas de Kevin G. à la recherche de Kevin Y. et j’espère que contrairement à ce qui a été dit, ce n’est pas ce dernier qui a été enlevé. J’ai bien aimé comment le dessin et en particulier celui de Billy était vecteur d’espoir pour la population, notamment chez les enfants. Par contre, j’ai trouvé dérangeant que cela se passe dans le Moyen-Orient, j’espère qu’on va pas avoir de vieux relent raciste et nationaliste à l’américaine. J’ai aussi bien aimé tout le travail de sape effectué par Timmy contre sa « soeur » et la façon dont celle-ci ne se démonte pas. C’est intéressant de la voir vraiment non plus seulement en tant que femme d’affaires mais aussi en tant que dénicheuses de talents. De même, j’ai aimé qu’elle se tourne vers cette petite maison d’édition après que toutes les grandes aient refusé par peur de la société Culkin. Il y a de vrais message là-dedans sur les éditions papiers, le numérique, la suprématie de certaines entreprises, etc. C’était aussi intéressant de voir tout au long du tome le regain pour le dessin et les histoires de Kevin Y. comme si tout nous poussait vers de futures retrouvailles avec lui. Ça me tarde !

Tome 19

Cet avant dernier tome mené tambours battants est toujours aussi palpitant et mystérieux. Jusqu’à la fin, Urasawa va nous tenir en haleine. Comme je m’y attendais, ce tome est celui des retrouvailles entre le maître et l’élève et quelles retrouvailles ! Le processus pour y parvenir est un peu tordu. Il implique plusieurs personnes qu’on a déjà croisés au fil des tomes ce qui justifie leur présence, ce n’était pas juste des figurants, mais en même il y a un petit côté improvisation qui se sent. Je n’arrive pas à me dire que c’était ce qu’Urasawa avait en tête depuis le début. J’ai vraiment l’impression qu’il invite un peu au fur et à mesure. Ainsi le personnage de Timmy devient parfaitement ridicule et pas du tout crédible. A l’inverse, j’ai aimé l’évolution de Kevin G. et ses liens avec Jacky et sa fille. Maintenant, je ne vais pas trop m’avancer concernant l’histoire tellement j’ai peur que la fin ne soit qu’un pétard mouillé. Par contre c’est amusant de voir que la prochaine étape se passe en France. Il y a juste une petite erreur de date de la part d’Urasawa, la dernière super lune a eu lieu cette année et la prochaine n’aura pas lieu avant 2034, je crois ^^!

Tome 20

Avec ce vingtième tome, nous disons au revoir à Billy Bat que nous suivons depuis près de 5 ans. Et j’ai envie de dire que comme chaque fois, Naoki Urasawa ne sait pas terminer ses séries… Il a encore une fois créé un univers très riche, très mystérieux, avec de nombreuses ramifications et autant de questions. Cela a donné un côté très flou et nébuleux à l’ensemble et la fin ne m’a donc pas pleinement satisfaite. Je l’ai trouvé beaucoup trop simpliste et artificielle, manquant d’envergure par rapport à ce que j’attendais. On est dans cette conclusion sur une idée de pacifisme tellement idéalisée que ça en devient presque ridicule alors qu’à côté de ça, il a su nous montrer toute l’horreur et la bassesse du monde passé, présent et futur. C’est dommage parce que ça décrédibilise un peu son titre.

Pour autant ce dernier tome se lit tout aussi facilement que les précédents. J’ai été contente de retrouver les personnages importants qui restaient dans la série. Dans un sens, j’ai aimé qu’il mette en avant les artistes et les dessinateurs en tant qu’influenceurs même si en même temps je trouve ça un peu naïf. Je referme donc cette série sur un avis mitigé mais après avoir fait un beau voyage.

Ma note globale : 15 / 20

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