Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

Princess Jellyfish d’Akiko Higashimura

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Titre : Princess Jellyfish

Auteur : Akiko Higashimura

Années de parution vf : Depuis 2011

Editeur vf : Delcourt

Nb de tomes : 17 (série terminée)

Résumé du tome 1 : Otaku pure et dure, Tsukimi vit en colocation dans une pension interdite aux hommes avec cinq autres filles toutes plus farfelues les unes que les autres.
Le petit grain de folie de Tsukimi : les méduses ! Une passion qui la plonge au-devant de déconvenues le jour où, en rendant visite à une méduse enfermée dans un aquarium, elle rencontre une fille bien trop distinguée pour être vraie.

Mes avis :

Tome 1
Une vraie bonne surprise. J’ai lu le début en scans sans accrocher mais les excellents commentaires un peu partout m’ont poussée à retenter l’expérience et j’ai adoré l’humour, la tendresse et la justesse de l’auteur. Elle traite un sujet assez sensible et s’en sort à merveille. Certes, c’est parfois un peu trop bavard et barré mais ce n’est pas grave, le positif l’emporte largement !

Tome 2
J’aime toujours autant. J’avais peur que l’histoire garde un côté un peu anecdotique mais apparemment l’auteur a su trouver un fil rouge. Il y a toujours autant d’humour et j’apprécie de plus en plus le personnage de Kuronosuke, il est vraiment tordu tant il est aveugle et de mauvaise foi. Tsukimi, elle, est adorable et puis, elle me fait rêver avec ses méduses qui ont l’air magnifiques.

Tome 3
Un petit bémol sur ce tome avec l’arrivée de « la méchante » même si l’auteur détourne son rôle avec brillot. Kuranosuke est toujours aussi excellent et on voit un peu plus les autres Amars, chouette. Leur projet pour sauver leur maison est excellent. En fan de Paradise Kiss, je ne pouvais qu’aimer. Il me tarde de voir ce que ça va donner. Et mention spéciale pour le père et l’oncle, tordants !

Tome 4
L’auteur a parfaitement su trouver son fil directeur dans cette série alliant humour, sentiments, réflexion sur la différence, le tout avec une pointe de mode. Comment ne pas craquer surtout quand on voit certains rapprochements s’amorcer. C’est un super shojo dont l’humour et l’histoire ne faillissent pas contrairement à d’autres qui se sont vite essoufflés sur ce registre.

Tome 5
Encore un tome plein de délires. J’ai adoré la rencontre entre les deux mondes et ce qui en est ressorti ! L’auteur parvient à nous attacher vraiment à ce petit groupe si enthousiaste. Une réussite à chaque tome.

Tome 6
Toujours aussi drôle avec encore une mention spéciale au père et à l’oncle, vraiment je les adore ! Le personnage de Kuranosuke prend aussi de l’ampleur et heureusement qu’il est là pour remuer tout ce petit monde. Par contre, je ne suis pas fan de mettre en avant une mannequin limite anorexique comme Mayaya surtout avec des tenues faites à la va vite :s

Tome 7
Un tome palpitant avec au centre un défilé surréaliste mais très plaisant pour les yeux. La petite entreprise se développe et l’on découvre également les conséquences sur la vie de Kuranosuke. Encore un tome très riche qui nous tient en haleine surtout avec l’apparition d’un nouveau personnage à la fin.

Tome 8
Tome moins passionnant que les autres, on ressent nous aussi un coup de mou comme les Amars… Les difficultés qu’elles rencontrent sont réelles mais plombent le rythme de l’histoire. J’espère que ça repartira dans le prochain tome.

Tome 9
Un tome où l’humour refait surface avec le grand moment qu’est le rendez-vous entre Tsukimi et Shû. Entre gaffes et quiproquos, j’ai passé un excellent moment, c’était tordant. Et la jalousie de Kuranosuke qui pointe le bout de son nez est la cerise sur le gâteau. Vite, la suite !

Tome 10
En dessous du précédent car moins d’humour et une histoire trop centrée sur le nouveau « couple », de plus on retrouve les difficultés liées à leur jeune entreprise qui plombe un peu le rythme et l’histoire. Par contre, Kuranosuke gagne en intérêt en décidant de jouer les « sorciers » pour Tsukimi et Inarii dans un genre différent me fait toujours autant rire. A voir la direction que prend l’histoire

Tome 11
Nouveau tome très intéressant avec l’exposition de la nouvelle collection et l’arrivée d’un nouveau personnage haut en couleur. On retrouve toujours autant d’humour et de situations cocasses. Après le twist final m’intrigue et je me demande ce qu’il annonce.

Tome 12
Je suis un peu plus mitigée quant à ce tome. Autant j’aime bien que les filles soient confrontées à la réalité et que tout ne soit pas tout rose. Autant le côté « je me sacrifie pour les autres » de Tsukimi m’agace, de même que la passivité de Kuranosuke. J’espère que ce petit monde se réveillera dans le prochain tome. En attendant, j’aime toujours autant les nouveaux personnages dont M.Fish !

Tome 13
Découverte du nouveau monde de notre petite Tsukimi et c’est toujours aussi déjanté, j’adore ! Kuranosuke entre aussi en action mais toujours pas assez à mon goût. Je voudrais vraiment qu’il fasse dégager son frère ^^! J’ai adoré le chauffeur dans ce tome. Par contre, la dose de mélo avec le passé du patron de Tsukimi ne m’a pas intéressé des masses… A voir la suite

Tome 14

On continue à explorer le nouveau monde dans lequel a atterri Tsukimi. Pour cela, j’ai aimé les flashback sur son patron et son assistance, qui expliquent bien des choses et ne sont pas intrusifs pour autant. L’auteur gère parfaitement le rythme de son récit, comme elle le montre avec les allers-retours entre l’endroit où est désormais Tsukimi et l’endroit où sont les autres amars. De plus, Kuranosuke est toujours aussi excellent. C’est attendrissant et drôle à la fois de le voir faire tout ça pour Tsukimi sans réaliser ses sentiments. Le grand frère, le père et le chauffeur m’ont aussi bien fait rire une fois de plus. Ils apportent toujours une bonne dose de fraicheur au récit, c’est agréable, surtout face à la surabondance de texte et de détails parfois. Bref, une série toujours au top !

Tome 15

Les aventures de Tsukimi et Kuranosuke deviennent complètement loufoques dans ce tome ! Nous voilà en effet pris dans un plan rocambolesque pour récupérer la demoiselle. Et entre un travesti qui se transforme en mannequin avant de monter plus de 20 étages en prenant les escaliers, et un vieux dandy flambeur dans un casino, les occasions pour rire sont nombreuses. A côté de ça, on a aussi un sérieux aperçu du fonctionnement d’une entreprise fabriquant des vêtements et de la dure loi du marché du luxe. Il est aussi plaisant de voir Hwayoung s’inquiéter pour son ami de toujours et chercher indirectement de l’aide pour le retrouver en le faisant couler. La vie est vraiment dure dans Princess Jellyfish xD Par contre quelle déception du côté des amars… On s’ennuie sans Tsukimi et Kuranosuke. Et quelle mauvaise idée que ces chapitres bonus à la fin du tome qui ampute l’histoire d’un bon tiers des pages qui devraient lui être dédiées. J’en veux plus !

Tome 16

Quatre ans après avoir lu le précédent tome de la série, Delcourt se décide enfin à nous sortir la fin de cette série atypique. Honnêtement, je n’y croyais plus trop et j’en ai été très surprise. La surprise a aussi été présente quand il a fallu rerentrer dans l’histoire. J’avais oublié à quel point la narration était dense et foutraque. J’avais oublié combien l’histoire était WTF. J’avais même un peu oublié où nous en étions de l’histoire, je l’avoue. Heureusement, ça m’est revenue assez vite. Cependant, je n’ai pas pris mon pied comme j’ai le souvenir que c’était le cas au début. L’autrice a beaucoup trop délayé son propos. Il faut vraiment écarter tous les éléments décoratifs en trop pour saisir ce qui est important et intéressant ici et ce n’est pas de tout repos. Cependant, la réflexion sur la mode, à quoi elle sert ? pourquoi créer des vêtements ? pour qui ? me plaît toujours. J’aime aussi voir les héros se débattre avec leurs rêves, leurs ambitions, moins avec leurs sentiments. La romance de Tsukimi fait trop artificielle pour moi. Maintenant attaquons-nous au dernier tome !

PS/ Celui-ci se termine par une histoire courte expliquant les origines du travestissement de Kuranosuke, pas dénué d’intérêt mais trop d’humour lourd gâchant l’émotion.

Tome 17

Après un avant-dernier tome où j’avais été un peu mitigée, j’avais assez peur de cette conclusion. Finalement, j’y ai retrouvé, groupés, les éléments qui m’avaient plu dans l’ensemble de la série.

Il est temps pour nos Amars de donner toute ce qu’elles ont pour faire adopter leurs créations mais surtout leurs idéaux par le monde. On se retrouve donc avec un tome où on retrouve toute leur fougue créatrice mêlée à leur sens pratique et leurs faiblesses personnelles. J’ai adoré, ça crée un vrai vent de fraicheur, surtout avec des héroïnes aussi atypiques. J’ai eu l’impression que l’autrice canalisait mieux leur folie aussi. Du coup, ce que j’avais trouvé trop lourd dans le tome précédant n’a pas eu lieu d’être ici.

De plus, il y a également les questions plus personnelles de chacun à régler et cela a été bien fait, avec franchise et finesse voire parfois avec une porte laissée grande ouverte au lecteur, ce que j’ai apprécié, que ce soit pour Tsukimi, Kuranosuke ou son frère.

Grâce à eux, on a pu reparler de ce à quoi servait la mode, lors du très beau de la présentation de la nouvelle création de Tsukimi. J’ai aimé le message sur le fait que chaque femme doit pouvoir trouver chaussure à son pied ou plutôt vêtement à son corps, à son style. On a aussi aborder, avec plein d’émotion, l’acceptation d’un fils par sa famille. L’aide qu’on apporte à Kuranosuke, la reconnaissance qu’il reçoit enfin et surtout les retrouvailles avec sa mère ont failli m’arracher une petite larme, tant ce personnage a été emblématique pour moi !

Je referme donc le dernier tome de cette saga avec le sentiment d’une série certes un peu trop longue, qui s’est parfois perdue en route dans ses délires, mais qui a su transmettre un très beau message sur l’acceptation et l’affirmation de soi aussi bien aux yeux des autres que de ses proches et dans sa sphère privé que professionnelle. C’est une belle saga d’apprentissage qui vaut le coup et je suis ravie qu’elle m’ait permis de découvrir Akiko Higashimura.

Ma note globale : 14 / 20

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