Ad Astra, Scipion l’africain & Hanibal Barca de Mihachi Kagano

Ad-Astra-manga

Titre : Ad Astra, Scipion l’africain & Hanibal Barca

Auteur : Mihachi Kagano

Années de parution vf : Depuis 2014

Editeur vf : Ki-oon

Nb de tomes : 10 (en cours)

Résumé du tome 1 : Sicile, 241 avant J.-C. Après deux décennies de conflit avec Rome, l’armée carthaginoise menée par Hamilcar Barca doit déposer les armes. Son fils, Hannibal, a six ans quand il assiste à cette bataille. Mise en déroute, Carthage doit un tribut astronomique au vainqueur, et l’enfant est témoin, impuissant, de l’humiliation des siens.
Mais le jeune Hannibal refuse l’échec : élevé dans la haine de Rome, il va vouer son existence entière à la destruction de l’ennemi. Commence alors l’affrontement exceptionnel d’un des plus grands tacticiens de tous les temps et de son alter ego romain, le génie militaire Scipion l’Africain. Traversée des Alpes à dos d’éléphant, pillages impitoyables et combats parmi les plus sanglants de mémoire d’homme : un duel à mort qui a marqué l’Histoire…

Mes avis :

Tome 1
Un bon début, les enjeux sont posés et bien définis. Mais j’ai trouvé le tout bien trop rapide. J’aurais aimé voir plus en détails la montée en puissance d’Hannibal au sein de son peuple et dans l’armée, et surtout la traversée des Alpes, ça m’a manqué ! Et j’ai trouvé que Scipion manquait cruellement de charisme comparé à Hannibal qui était vraiment le héros de ce tome. A voir pour la suite…

Tome 2
La série reste sympathique mais il n’y a toujours rien de transcendant. Les personnages sont trop lisses. Les stratégies à peine esquissées sont mal exploitées et c’est fort dommage vu l’épisode historique dépeint ici. Ça reste agréable à suivre mais sans plus.

Tome 3
Encore un tome en demi-teinte. J’aime le côté historique mais le récit est clairement mal maîtrisé. Il manque de rythme de même que la mise en page. Je me suis parfois profondément ennuyé. Il manque le souffle nécessaire pour vibrer au fil des stratagèmes de chacun et c’est dommage pour un tel récit…

Tome 4

Un tome plus centré sur la politique romaine que véritablement sur l’affrontement avec Hannibal. Celui-ci est plus en retrait dans ce tome, je trouve, et c’est dommage. L’auteur manque clairement de rythme et n’arrive pas à distiller au fil de son récit les informations concernant Rome. Elle a encore trop tendance à tout délivrer d’un coup, même si elle tente de les instiller au sein de récit : celui de l’ascension de Scipion et de ses proches. Mais ce n’est pas ce que j’attends de ce genre d’histoire. Il faudrait un équilibre plus subtile entre les deux forces dans le récit de leur affrontement, et non privilégier Rome à ce point. Espérons qu’elle rétablisse cet équilibre dans les prochains tomes.

Tome 5

J’ai moins aimé ce tome, trop de blabla, trop de romains, pas assez de Carthaginois. Je commence à ressentir un certain ras-le-bol de ce côté-là. Je pensais vraiment soit que ce serait plus équilibré, soit que ce serait centré sur Carthage, vu l’ouverture de la série, du coup j’en ai marre de ne pas les voir. Surtout que Scipion n’est vraiment pas charismatique, ni les autres Romains, alors qu’Hannibal l’est bien plus. En plus, toutes les scènes avant la bataille ne servent pas à grand-chose si ce n’est à blablater pour rien, et comme je connais déjà le fonctionnement des armées et de la politique romaine, je me suis fortement ennuyée. La bataille en elle-même pourrait être intéressante si elle n’était pas aussi fouillie, entrecoupée de palabres inutiles et mal mise en scène. Un joli gâchis !

Tome 6

Après plusieurs tomes assez faibles, je retrouve enfin du plaisir à lire ce titre. En effet, la deuxième partie de la Bataille de Cannes est palpitante. En plus, l’auteur ne la fait pas durer inutilement. On continue à suivre les menées politiques des Romains et les absurdités auxquelles elles mènent. Il est intéressant de ne pas toujours les voir en héros invincibles. Ici, leur stratégie est nulle et la déroute inévitable. A côté de ça, on revoit enfin le Hannibal stratège et ça fait du bien, ça m’avait manqué. De même, la stratégie sur le long terme qu’envisage Scipion pour l’affronter (gravir le cursus honorum) est attendue mais je suis contente de le voir enfin se bouger, il était beaucoup trop léger avant.  J’ai aussi aimé voir un peu sur le devant de la scène des personnages secondaires comme les 2 consuls amis ou bien les généraux d’Hannibal, chez qui la dissension menace. Il y a plein de belles promesses pour la suite.

Tome 7

Pas mal, mais c’est pas encore ça. J’ai bien aimé continuer à voir un peu de stratégie mais le fait qu’on se concentre sur les romains pour cela m’a déplu. J’aime toujours aussi peu Scipion et compagnie. Je ne les trouve toujours pas charismatiques, ils sont même mous et insipides. Dommage vu le thème de la série. Du côté d’Hannibal et des Carthaginois, ce n’est pas terrible non plus. La dissension gronde et cela tourne mal pour eux. Hannibal n’arrive plus à commander correctement et ses stratagèmes tombent à l’eau. Il reste tout de même super impressionnant et j’aimerais que les batailles lui redeviennent favorables. Les batailles, d’ailleurs, on ne les voit pas beaucoup et surtout, elles sont mal mises en scènes, c’est malheureux quand même pour un titre pareil. Bref, ce n’est toujours pas la grande éclate.

Tome 8

Ça reste une série sympathique mais je commence à me lasser à force de voir les mêmes noeuds scénaristiques. Les enjeux ne changent pas non plus de même que les forces qui continuent à s’équilibrer. L’ennui pointe. J’ai aimé dans ce tome voir aussi bien les stratégies romaines que carthaginoises mais comme c’est Maharbal qui est mis en avant chez ses derniers, je ne suis pas aussi enthousiaste que lorsque c’est Hannibal, loin de là. Côté romain, je ne supporte toujours pas Scipion et je crois que ce sera le cas jusqu’à la fin. Il n’en fait qu’à sa tête en permanence et n’a aucun charisme. J’ai par contre trouvé sympa le petit saut dans le temps et l’espace à la fin, qui nous permet de voir ce qu’il se passe du côté de la Sicile et Syracuse avec Archimède. Ça me permet de faire le lien avec le oneshot Eurêka! que j’avais lu il y a quelques temps et y a pas à dire ce type est drôlement intéressant et ses inventions aussi.

Tome 9

Un tome sans Hannibal ou presque, je ne pensais pas aimer et pourtant j’ai passé un bon moment à suivre la montée en puissance de Scipion. Au début, il est à Syracuse et joue les espions pour les Romains auprès d’Archimède et même s’il essaie de limiter les dégâts, il ne parvient pas à empêcher la mort de celui-ci. La conquête est rapide, on ne voit presque rien à part quelques scènes de pillage, c’est dommage mais en même temps vu la longueur de la série, on ne peut pas s’attarder sur tout. Le plus intéressant est à venir dans la seconde partie où on se tourne vers l’Hispanie. Après la mort de son oncle et de son père, Scipion arrive à se faire nommer général et à partir là-bas pour les venger et vaincre les Barca installés là-bas. Si je trouve intéressant de le voir dans cette position, je dois reconnaître qu’il n’a que des seconds couteaux face à lui et ils font pale figure par rapport à Hannibal même si Massinissa me semble prometteur. En attendant, Scipion a réussi à récupérer Carthagène grâce à un plan astucieux. Il est désormais en position de force tandis qu’Hannibal a dû se replier en Italie. J’attends maintenant la rencontre entre les deux.

Tome 10

Ce tome 10 est un tome bourré d’action et de stratégie qui fait du bien. Malheureusement Ki-Oon nous spoile horriblement avec la couverture qu’ils ont choisie et c’est bien dommage. Sinon, j’ai beaucoup aimé les différentes scènes de batailles et surtout le choix de mettre l’un des frères d’Hannibal autant en avant. C’est intéressant de voir un autre stratège chez les Barca et de le voir affronter un Scipion au sommet de sa forme. Son affrontement avec Hasdrubal dans les plaines ibères est un modèle de bataille, entre ruse et astuce, c’était un régal à suivre. J’aime la façon dont l’auteur nous présente de façon vraiment pédagogique les différentes stratégies des uns et des autres. Mais le summum, c’est bien sûr les deux morts qui ont lieu dans ce tome. D’abord, celle de Marcellus, qui était un modèle de force et de bravoure. Sa mort a quelque chose de vraiment héroïque au sens premier du terme, on se croirait dans une épopée grecque. Celle d’Hasdrubal est plus lourde de sens et a lieu après une bataille à l’issue incertaine mais pleine de ruse à nouveau. Maintenant, je me demande ce qu’Hannibal va faire pour venger la mort de son frère comme il l’annonce.

Ma note : 14 / 20

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s