Basara de Yumi Tamura

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Titre : Basara

Auteur : Yumi Tamura

Editeur vf : Kana

Années de parution vf : 2001-2006

Nb de tomes : 27 (série terminée)

Résumé du tome 1 : Dans un Japon néo-féodal situé dans un futur très lointain (24e siècle), la civilisation a disparu, victime de guerres incessantes… Les hommes sont retournés à une société primitive, agraire. Le pouvoir est aux mains de quatre rois, sous la coupe suprême de leur père, l’Empereur. Chacun a tout pouvoir sur son territoire et son armée. A chaque dirigeant est assignée une couleur, comme dans les Sentaï: rouge, bleu, blanc et noir. L’or est réservé au Roi des Rois. Sa méthode pour conserver son pouvoir: diviser ses enfants pour mieux régner. Si un seul se distingue, il risque sa vie…

À la naissance de son plus jeune fils, Shuri, le Roi Rouge, une prophétie annonce qu’il sera « celui par qui le malheur arrivera ». Éloigné immédiatement de la cour, Shuri reçoit le domaine le plus pauvre…

Quelques années plus tard, naissent dans un village perdu dans les montagnes des jumeaux: un garçon, Tatara et une fille, Sarasa. Selon la légende, Tatara est investi d’une mission importante: libérer son peuple de la tyrannie du Roi Rouge. Hélas, le jeune homme est lâchement assassiné par les hommes du souverain. Sarasa choisit alors d’endosser l’identité de son défunt frère et de suivre le destin de Tatara…

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Mon avis sur la série :

Basara est probablement le shojo le plus épique que j’ai pu lire.

Une fois qu’on est passé outre le graphisme un peu particulier et les couvertures pas franchement réussie de l’éditeur français, on tombe rapidement sous le charme de cette romance sur fond d’aventure. En effet, la série date de la grande époque des shojos d’aventure (qui ont presque disparu snif), et ici l’auteur en maîtrise parfaitement les ressorts. Dans Basara, nous suivons les aventures de Sarasa une jeune fille très courageuse qui a pris la place de son frère jumeau, considéré comme l’élu, le tout dans un Japon néo-féodal situé dans un futur lointain. Son rôle est désormais d’affronter le Roi rouge. Mais le talent de l’auteur est de ne pas faire de Sarasa une femme forte et infaillible sans le moindre défaut, mais une jeune femme simple, sensible et perdue face à ce grand destin. De même, le Roi rouge qui est censé être le grand méchant de l’histoire, se révèle bien différent même s’il n’est pas exempt de la noirceur qu’on lui porte, il est plus complexe. Et chacun ici s’accepte dans son entièreté avec ses bons et ses mauvais côtés, ses forces et ses faiblesses, ce qui donne une vraie richesse au récit.

En effet, la quête du groupe « des héros » (si on peut dire) est loin d’être linéaire, elle est faite de nombreux méandres aux détours desquels de rencontres importantes sont faites. Le groupe s’enrichit ainsi peu à peu de personnages ayant chacun une certaine noirceur ou douceur cachée au fond d’eux, mais qui n’ont jamais eu la vie facile, à l’image de Papillon de nuit, ancien esclave.

Le monde qui sert de décor est aussi d’une grande richesse et je regrette d’ailleurs qu’il n’ait pas été plus exploité parfois. Yumi Tamura a eu l’ingéniosité de créer une monarchie pluricéphale avec des rois plus fous les uns que les autres, mais dont la folie n’est dû qu’à la vie qu’on les a forcé à mener.

Ce qui m’amène à parler de la richesse des émotions qui nous habitent en lisant cette série. On passe par toutes les émotions. On suit avec envie la romance compliquée de Sarasa et Shuri (le roi rouge) qui n’est pas sans rappeler celle de Roméo et Juliette, et qui a longtemps fait battre mon petit cœur de midinette, même si cette romance était loin d’être simple et a pu se révéler très sombre et cruelle parfois. On est également attendri par le lourd passé de chacun, parfois même en s’énerve de ce qu’ils ont pu subir. On est également révolté et écoeuré face à certaines scènes d’une rare violence. Bref, l’auteur sait parfaitement jouer avec nous et nous faire plonger la tête la première dans son histoire.

Enfin revenons un instant sur les dessins qui ont leur importance dans ce type d’ouvrage. Ici, c’est un dessin très riche en détails, ils fourmillent de partout, ce qui rend parfois les planches difficilement lisible. Mais une fois qu’on y est habitué, il recèle une grande richesse, notamment pour faire vivre les grandes envolées lyriques de l’histoire. Et finalement, je les ai trouvés aussi bien adaptés à la romance qu’à l’action.

Vous le comprendrez, pour moi, Basara est un must du shojo pour sa superbe romance et la grande aventure qu’il nous fait vivre.

Note : 18 / 20

PS : Je conseille aussi fortement la lecture de 7 Seeds de la même auteur, qui a été malheureusement abandonnée par Pika, mais qu’on peut retrouver ici en français.

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