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Six Half de Ricaco Iketani

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Titre : Six Half

Auteur : Ricaco Iketani

Editeur vf : Delcourt

Années de parution vf : 2014-2016

Nb de tomes : 11 (série terminée)

Résumé du tome 1 : Suite à un accident de moto, Shiori se réveille amnésique. Rien, elle ne se souvient de rien ! Ni de sa famille, ni de ses amies, ni de son petit copain. Tant bien que mal, la lycéenne tente de retrouver un quotidien normal. Mais comment doit-elle se comporter lorsqu’elle se rend compte qu’elle renvoie l’image d’une fille vulgaire, hypocrite et manipulatrice ? Une véritable remise en question s’impose…

Mes avis :

Tome 1 :

J’avais adoré Ricaco Iketani dans Lollipop, elle revient aujourd’hui avec un sujet original : l’amnésie. En effet, nous suivons une jeune fille Shiori qui se réveille un beau jour sans le moindre souvenir de qui elle est ou de ce qu’elle a fait. Et il est plaisant ensuite de la suivre dans la vie qu’elle va devoir se reconstruire. L’auteur mélange adroitement les révélations sur son passé et les moments où elle cherche à aller de l’avant sans y penser justement. Elle montre aussi avec un certain réalisme les réactions de la jeune fille face à ce monde et ces gens qui lui sont inconnus. Celle-ci ne cherche pas à retrouver exactement sa vie d’avant, ce qui est judicieux puisqu’elle a radicalement changé de caractère. Il est aussi intéressant de voir les autres personnages qui gravitent autour d’elle, même si leurs relations ne sont qu’à peine esquissées pour le moment. Iketani nous brosse ainsi un portrait en demi-teinte de cette jeunesse japonaise, entre des amies qui se révèlent en fait de belles hypocrites, un petit ami yankee qui est juste maladroit mais a le cœur sur la main, un grand frère qui est prêt à tout pour ses sœurs… Mais je suis sûre qu’une fois de plus, il se cache bien des choses derrières, des choses plus compliquées qu’au premier abord et les toutes dernières pages laissent deviner, en effet, que la relation entre Shiori et son grand frère était bien différente que ce qu’il a bien voulu lui dire.

Un dernier point sur le dessin de l’auteur que je trouve toujours aussi personnel et agréable. Il sait très bien rendre compte des émotions des personnages et les couvertures sont toutes très belles avec une Shiori version mannequin ^^

Une série à suivre !

Tome 2

Avec Akio qui s’éloigne d’elle au profit de sa nouvelle copine, Shiori se remet un peu en question dans ce tome. On dirait vraiment un petit poussin qui vient de naître avec toutes ses hésitations. J’adore comment l’auteur retranscrit ses difficultés à appréhender ses émotions, ainsi que le fait qu’elle la fait si différente et à la fois si semblable à celle qu’elle était avant. R. Iketani fait vraiment preuve d’une grande empathie envers ses personnages. Elle continue à montrer combien il est dur d’être balancé dans un monde dont on ignore tout et dont les autres connaissent tout. On le voit d’autant plus avec les secrets que lui cache Akio, et je pense que l’épisode de la mort de leur père n’est pas la seule chose qu’il lui cache au vu des dernières pages. En cela, j’ai beaucoup de mal à appréhender le personnage d’Akio, trop gentil pour être vrai et qui sonne creux et hypocrite au contraire… Idem pour sa copine Mizuki. Je préfère encore la petite soeur qui au moins est bien franche, elle. Sinon, j’ai aussi beaucoup aimé le développement de l’amitié entre Shiori et Kai et la façon dont il l’appelle « numéro 2 », ce qui montre bien comment il la considère. Leur relation change vraiment de ce qu’on voit habituellement dans les shojos, c’est rafraichissant.

Tome 3

Un nouveau tome placé sous le signe de la famille. En effet, ce sont les relations de Shiori avec son frère et sa soeur qui sont mis en avant ici, et l’auteur le fait avec beaucoup de sensibilité et de doigté pour traiter un sujet compliqué. Shiori était vraiment une peste autrefois et celle qu’elle est maintenant, qui l’a oublié, doit s’accommoder et essayer de trouver une place dans cette famille dysfonctionnelle. La plus touchante est sûrement la petite soeur qui a beaucoup souffert de la méchanceté de sa soeur avant et qui du coup ne sait pas comment s’y prendre avec la nouvelle Shiori. Doit-elle encore lui en vouloir ou pardonner et avancer ? Surtout qu’elle se rappelle des souvenirs où Shiori n’était pas comme ça avec elle. Je serais d’ailleurs très curieuse de savoir ce qui est arrivée à Shiori au moment où la petite dernière est rentrée au CP pour qu’elle change tellement. Est-ce que cela coïncide avec le départ de sa mère ou une quelconque révélation, notamment autour de son grand frère ? Bref, le mystère autour du brusque changement de Shiori est toujours là. Le grand frère est toujours aussi insipide pour moi, je ne l’aime vraiment pas, il est trop lisse, tout comme sa copine, qui en plus est une belle hypocrite. Par contre, j’aime toujours autant Kai, qui est vraiment très touchant et ne se laisse pas avoir par les apparences. (Petit message perso : il est mieux quand il n’est pas coiffé de sa « banane » ^^) Enfin, il me tarde de voir ce que va donner l’intrigue autour de la carrière de mannequin de Shiori, surtout qu’elle semble avoir tapé dans l’oeil d’un agent. J’espère que ça lui permettre enfin de s’affirmer et de trouver sa place.

Tome 4

Aïe, aïe, aïe… Ce tome annonce ce que je redoutais. On apprend enfin qu’Akio et Shiori ne sont pas vraiment frère et soeur, et on sent de plus en plus que celui semble lui aussi attiré par elle. Du coup, sa relation avec Mizuki qui m’agaçait déjà m’énerve de plus en plus. Il se sert d’elle, je trouve ; et elle, elle le manipule et joue trop les gentilles alors qu’elle ne l’est pas du tout. Heureusement Shiori et Kai sont bien plus intéressant. J’aimerais que cette dernière le remarque enfin maintenant qu’il a compris qu’il aimait n°2 et qu’elle valait mieux que l’ancienne. De même, j’ai été très touchée par les réactions de Maho à l’ouverture de ce tome, et je comprends très bien ce qu’elle ressent même si c’est cruel envers Shiori. Shiori, elle, se cherche de plus en plus aussi vis-à-vis de son moi passé que de son moi présent et de celle qu’elle voudrait être. Elle ne baisse vraiment pas les bras et se bat, chapeau à elle ! Surtout quand on voit les types sur lesquels elle tombe, parce qu’entre le recruteur de talent bien louche et le copain d’Akio tout aussi louche, elle n’a pas de bol dans ce tome. Ce dernier a quand même le mérite de bien faire avancer l’histoire même s’il met un peu le bazar partout où il passe. D’ailleurs, j’espère que ce qu’il dit sur Shiori et lui est faux… Quant au recruteur, même si je ne l’aime pas, au moins grâce à lui, Shiori avance un peu et trouve ce qui lui plait. J’espère juste que ce ne sera pas une déception pour elle par la suite. Encore un tome très réussi qui donne envie de lire la suite, même si j’ai un peu peur d’une certaine évolution et j’espère que l’auteur me donnera tort.

Tome 5

Probablement le meilleur tome de la série jusqu’à présent. Ce tome est bourré d’émotions et prend vraiment aux tripes. On a à la fois des révélations sur la situation familiale d’Akio et Shiori, une avancée dans la relation Kai-Shiori et de nouveaux changements chez cette dernière. En effet, elle s’affirme de plus en plus et comprend ce qui lui plaît. Elle décide de tout donner, de se lancer, d’essayer quitte à se tromper. Et j’ai vraiment eu mal pour elle de voir que les hommes qui l’entourent ne l’aient pas comprise à l’exception de son manager. Un type assez louche d’ailleurs dont j’espère qu’il a meilleur fond que ce qu’il laisse paraitre, après tout il la comprend à merveille et semble tout faire pour l’aider. Shiori devient donc encore plus touchante, et je pense qu’aussi bien Kai qu’Akio s’en rendent compte et qu’ils ne savent pas comment gérer ces changements. Akio est toujours aussi bouffi de bons sentiments et m’agace profondément. Il a un côté « petit saint » insupportable que je retrouve aussi chez Mizuki que je déteste littéralement. C’est une fille beaucoup trop soumise. Tout tourne autour d’Akio pour elle et tant pis si elle blesse les autres. Va-t-elle un jour s’en rendre compte et changer ? J’aimerais beaucoup. Au contraire, j’ai été agréablement surprise par la réaction de Maho qui aurait aimé soutenir sa soeur. Quant à Kai, je l’apprécie de plus en plus. Je comprends son désir de tout avouer à Shiori, d’être franc avec elle même dans ses faiblesses, et j’ai aimé sa droiture d’esprit avec Chika. Mais les dernières pages sont vraiment dures, je trouve sa réaction vis-à-vis de Shiori un peu extrême même si je peux la comprendre. Bref, j’ai été touchée par l’évolution de Shiori et celle de Kai, ainsi que pour les relations tendues qu’occasionnent les choix de celle-ci. Il me tarde énormément de lire la suite maintenant.

Tome 6

Voici probablement le tome charnière de la série. Shiori y change drastiquement. Elle comprend enfin l’origine de ses sentiments pour son frère et réalise que ce n’est pas un amour romantique. C’est d’ailleurs très soudain dans l’histoire, tellement qu’on a du mal à en saisir l’intensité au début, mais ça y est Shiori commence à redevenir une lycéenne comme les autres. Elle trouve ce qu’elle aime faire et se débrouille pour que les autres l’acceptent – chapeau ! -. Elle parvient à parler et à se réconcilier avec ses amies de la façon la plus simple du monde, ce qui confine au miracle. Mais surtout, l’absence de Kai l’aide à réaliser ses sentiments et lors d’une très belle scène, elle le lui avoue. C’est une scène qui pourrait être banale en soi parce que les déclarations sur la plage sont vues et revues mais Ricaco Iketani y met tellement d’émotions qu’on ne peut s’empêcher d’y repenser même après. En plus, il faut qu’Akio et Maho les voient… Maho n’apparaît presque pas dans ce tome, on apprend juste au détour d’une phrase qu’elle aurait peut-être des sentiments pour Kai. Décidément, il faut toujours qu’elle soit la rivale de son frère. Mais c’est plutôt Akio et sa relation avec Mizuki qui sont intéressants dans ce tome. En effet, celle-ci dévoile entièrement la noirceur de son âme ici. Elle nous explique pourquoi elle se sent si peu en confiance, pourquoi elle en devient méchante et combien cette situation est dure pour elle. Et même si je déteste cette fille depuis le début parce que la trouve trop faible, j’ai vraiment été touchée par son histoire et je comprends ce qu’elle ressent. Parce qu’au final toute cette incertitude qu’elle éprouve, c’est la faute d’Akio. C’est parce que lui-même est si peu sûr de lui, qu’il transmet ses hésitations à Miyuki. Akio est un personnage bien plus complexe qu’il n’y parait, de même que sa relation à Shiori (le noeud du problème). Il l’aime comme une soeur, mais il sait qu’elle n’en est pas une, alors il a peur d’éprouver du désir pour elle et tout gâcher. Il veut la garder près de lui, mais en même temps la tenir à distance. C’est vraiment très compliqué et je ne comprends pas comment il n’a pas craqué plus tôt ! En attendant, la fin du tome, plus sombre, montre qu’il est à un tournant de sa vie. Shiori s’épanouit de son côté, tandis que lui, sombre. Comment cela va-t-il évoluer dans le prochain tome ?

Tome 7

Encore un très beau tome. J’avais peur après le côté très sombre du dernier, mais comme finalement Akio se sépare enfin de Miyuki, cela va bien mieux. Je ne vais pas aller jusqu’à dire que la série gagne en légèreté, parce que les thèmes abordés ici sans quand même assez lourd. En effet, on a d’abord tout un pan sur l’évolution de la relation Shiori-Kai tandis que la première voit sa carrière décoller et que le second a dû mal à gérer cela. Il ne supporte pas de la voir donner la priorité à son travail. Il préfèrerait qu’il donne la priorité à leur relation. Mais j’ai vraiment l’impression que c’est son travail dans le mannequinat qui a permis à Shiori de sortir la tête de l’eau, et que c’est là qu’elle s’épanouit le plus et non dans une relation romantique. Alors j’espère qu’elle ne cèdera jamais et continuera dans cette voie, même si j’ai toujours très peur que cela dérape à un moment donné, les photos qu’elle fait étant quand même plutôt osées. Par contre, l’évolution de Shiori est assez incroyable depuis les débuts de la série et elle me touche énormément. J’en aurais presque pleuré en lisant sa lettre, tant on sent la peur viscérale qu’elle a du retour de « numéro 1 ». En parallèle de ça, j’ai été surprise par le talent avec lequel l’auteur décrit les réactions post-rupture d’Akio. La façon il coule d’abord, mais remonte assez facilement grâce au rôle de grand frère qu’il a toujours joué et qui l’oblige à ne pas procrastiner et se renfermer. On sent tout de même la dureté de ce rôle qu’il a endossé très tôt et des responsabilités qui vont avec, notamment grâce à la nouvelle en fin de tome. Et finalement, je trouve que c’est un chic type, pourtant c’était pas gagné, je ne l’aimais pas beaucoup, mais en apprenant à le connaitre je découvre quelqu’un de bien plus profond et attachant. Enfin, il me tarde de voir les répercussions du ressort dramatique engagé à la fin du tome. Il arrive au bon moment, Shiori s’étant bien adaptée à sa nouvelle vie et Akio s’étant débarrassé de Miyuki, mais j’ai un peur de ce que ça pourrait laisser présager entre eux, alors j’espère qu’on aura jamais de rapprochement romantique entre eux. En tout cas, la série continue à tenir ses promesses. C’est un excellent shojo qui va droit au coeur.

Tome 8

Je ne peux pas dire que je n’ai pas aimé ce tome, mais je ressors de sa lecture avec un sentiment déplaisant. L’histoire a basculé du côté que je ne voulais pas avec une relation possible entre Akio et Shiori…En effet, avec le retour de ses souvenirs et ceux d’Akio qui ressurgissent aussi, on baigne dans la romance tragique et contrariée. Et ça me gêne parce que ça fait quand même 7 tomes qu’on lutte contre cette idée. L’histoire devient donc de plus en plus sombre à l’image de la dépression qui semble toucher les deux héros. Même si Shiori essaie de s’en sortir en restant avec Kai et en avançant dans son travail de mannequin, on sent que tout ne tient qu’à un fil. Akio, lui, est définitivement sur la mauvaise pente. Et au milieu de tout ça, ni le bref retour de Miyuki que décidément je déteste, ni celui de la mère des filles n’aident. La mère de Shiori et Maho n’est qu’une adulte mal dégrossie qui n’a jamais fini de grandir et qui va pourrir la vie de tout le monde, je sens, avec ses jérémiades. Je ne l’aime pas du tout, même si ça m’a fait plaisir de la voir faire sortir Maho de sa coquille. Mais il n’empêche qu’elle contribue et aggrave l’ambiance dépressive du tome. J’espère vraiment qu’on va réussir à en sortir, qu’Akio va redevenir aussi lumineux et agaçant qu’avant et que Shiori ne va pas céder à la tentation. Mais malgré tout ce que j’ai pu en dire, l’histoire reste vraiment passionnante et bien menée. Je ne me suis pas du tout ennuyée et au contraire j’ai vécu à fond ce qu’il arrivait à chacun, et c’est bien là le talent de Ricaco Iketani, en plus de savoir très bien camper ses personnages.

Tome 9

A quelques tomes de la fin, voici sûrement le plus sombre et le plus glauque de la série. Je me suis sentie mal à l’aise pendant toute sa lecture. Le revirement de Shiori après qu’elle ait récupéré ses souvenirs est vraiment brutal. Je ne pensais revoir si vite l’ancienne Shiori et la détester à ce point. Certes, elle a des raisons de se comporter ainsi mais elle est quand même complètement folle. Son obsession pour « son frère » est malsaine et la rend incontrôlable. Mais grâce à ce retour, l’auteur nous permet enfin de comprendre son passé et comment elle en était arrivée là avant son accident. Sa relation à couteaux tendus avec « son père » est d’ailleurs très bien travaillée et très touchante. C’est peut-être en fait le véritable élément central de son histoire, comme le montre son craquage quand elle se rappelle la fin de celui-ci. C’est grâce à ce souvenir qu’elle redevient un peu elle-même (la 2e Shiori avec juste les souvenirs de la 1e) mais cela reste quand même bien compliqué et elle n’est pas très équilibrée. J’aime cependant ce deuxième retournement de situation dans le tome, je ne l’attendais pas si tôt, ni de façon aussi bouleversante. Shiori montre alors qu’en un sens, elle est plus solide qu’on le croyait. Ses décisions font mal au coeur, on sent bien qu’elle étouffe mais au moins, elle prend les autres en considération.

L’autre élément qui m’a vraiment mis mal à l’aise pendant toute ma lecture, c’est la présence suffocante de la mère et de « l’oncle » de Shiori et Maho chez elles. Ce dernier a tout d’un vrai pervers manipulateur quand on le regarde, et j’ai vraiment peur pour elle pour la suite. Maho a l’air de se douter de quelque chose mais parviendra-t-elle à se confier soit à Shiori, soit à Akio ? Quant à ce dernier, j’aime bien sa nouvelle relation avec sa copine de fac. Elle l’aide bien à réfléchir sur lui-même. Mais mon dieu, qu’il est empoté. Je n’ai vraiment pas envie qu’il se dise, ben tiens, en fait je suis amoureux de Shiori depuis le début et qu’ils finissent ensemble, ce serai vraiment une belle erreur selon moi. D’ailleurs, des erreurs, il en commet à la pelle. Quand on voit ses multiples beuveries pour oublier, sa réaction face à la superbe déclaration de Dai, ou sa mollesse face à « l’oncle ». C’est vraiment un personnage avec lequel, je n’accroche pas. Je le trouve trop faible et geignard.

Par contre encore une fois, j’ai très très envie de lire la suite surtout qu’il ne reste plus que deux tomes d’ici la fin !

Tome 10

A un tome de la fin me voilà un peu perplexe. Après que Shiori ait recouvré la mémoire, elle a décidé de le cacher à ses proches et de se concentrer sur son travail pour se faire pardonner à sa façon de ses erreurs passés, ce que je comprends très bien. Mais j’ai vraiment l’impression de la voir s’enfermer dans un schéma malsain, comme semble aussi le percevoir son agent. D’un autre côté, le fait qu’elle se soit confiée à Kai et la réaction de celui-ci m’ont rassurée. J’espère vraiment qu’elle le choisira au final parce que c’est un garçon en or, avec la tête sur les épaules et un grand coeur. En même temps, je ne suis pas sûre qu’elle parvienne à se défaire de ses sentiments pour Akio. Pourtant ceux-ci ne sont pas aussi nets que lors des premiers temps où elle avait retrouvé la mémoire. Elle a l’air beaucoup moins obsédée par lui, et vouloir tourner la page est une bonne chose. C’est plutôt lui qui m’inquiète. En réalisant ses sentiments pour sa soeur, il a vraiment l’air perdu. Il montre une sérénité de façade qui ne correspond pas à la fragilité qu’on sent chez lui. C’est comme s’il était au bord de la rupture. Après, avec un passé comme le sien, on peut le comprendre aussi. D’ailleurs, j’ai aimé découvrir d’autres pans de celui-ci dans ce tome, c’était moins balancé en bloc et donc fait de manière plus subtile.

L’autre gros pan de ce tome, c’est la situation de la mère de Shiori et Maho. Celle-ci est une vraie salope, il faut le dire ! Elle traite ses filles comme des quantités négligeables, ne pense qu’à sa petite personne et rejette toujours la faute sur les autres. C’est vraiment un personnage détestable ! Alors, j’ai beaucoup aimé que Shiori et Akio découvrent vraiment qui elle est grâce à l’appel à l’aide désespéré de Maho. Mais la situation telle qu’elle est à la fin du tome ne me satisfait pas. C’est trop facile de la laisser rester après tout ce qu’elle a fait. Elle ne mérite pas de rester avec eux peu importe les conditions. Je trouve ça maladroit et incohérent de la part de l’auteur. La bonté d’âme a bon dos !

Nous voilà donc à la fin du tome 10 avec l’histoire de la mère éclaircie voire réglée, mais avec une grosse incertitude encore sur la relation Shiori-Akio qui me dérange. Je ne veux pas qu’ils finissent ensemble et je veux que Shiori soit enfin heureuse et assume son passé.

Tome 11

Même si l’auteur a maîtrisé son récit de bout en bout avec beaucoup de talent, même si elle m’a communiqué beaucoup d’émotion, je suis profondément déçue par la tournure prise par la fin de l’histoire. Je ne suis pas satisfaite des choix scénaristiques faits. Je ne voulais vraiment pas que Shiori et Akio forment un couple et c’est malheureusement arrivé. Certes tout est logique quand on connait leur passé et leur cheminement mais ça me gêne profondément.

J’étais pourtant contente au début du tome avec le départ justifié de la mère de Shiori et Maho. Leur histoire à toutes les trois avait finalement eu une conclusion satisfaisante malgré le mauvais traitement de celle-ci dans les tomes précédents. Mais ensuite, le retour d’Akio chez elles, leur vie ensemble, le retour de Shiori au travail et tous les questionnements autour ne m’ont pas plu et ont manqué de finesse selon moi. C’est un foirage total par rapport à la justesse qu’il y avait eu dans le traitement de la Shiori amnésique. Je trouve la nouvelle Shiori fade et convenue. Elle ne me transmet plus la moindre émotion. Sa relation avec Akio est très artificielle. Il n’y a que les personnages de Maho et Kai qui sont restés fidèles à eux-mêmes et qui en même temps ont très bien évolué pour aller vers la voie de l’âge adulte. Les deux autres, Akio et Shiori, sont encore trop dans leur petit monde imaginaire et Ricaco Iketani ne parviendra pas à me convaincre qu’ils sont matures et réalistes, non.

Je suis donc très très déçue par ce titre qui avait tant de potentiel et dont la tournure du recouvrement de la mémoire de Shiori a été tellement mal géré qu’il a tout fait foirer. Je me contenterai donc de me rappeler de deux premiers tiers de la série qui eux étaient très justes et plein d’émotions.

Ma note : 15 / 20

SixHalf2-9

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