Livres - Contemporain

Tangente vers l’est de Maylis de Kerangal

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Titre : Tangente vers l’est

Auteur : Maylis de Kerangal

Editeur : Gallimard

Année de parution : 2012

Résumé : «Ceux-là viennent de Moscou et ne savent pas où ils vont. Ils sont nombreux, plus d’une centaine, des gars jeunes, blancs, pâles même, hâves et tondus, les bras veineux le regard qui piétine, le torse encagé dans un marcel kaki, allongés sur les couchettes, laissant pendre leur ennui résigné dans le vide, plus de quarante heures qu’ils sont là, à touche-touche, coincés dans la latence du train, les conscrits.» Pendant quelques jours, le jeune appelé Aliocha et Hélène, une Française montée en gare de Krasnoïarsk, vont partager en secret le même compartiment, supporter les malentendus de cette promiscuité forcée et déjouer la traque au déserteur qui fait rage d’un bout à l’autre du Transsibérien. Les voilà condamnés à fuir vers l’est, chacun selon sa logique propre et incommunicable.

Mon avis :

Cadeau surprise de la nouvelle année, je ne savais pas trop à quoi m’attendre avec cette lecture, vu que ce n’est clairement pas le genre de livre dont j’ai l’habitude. Au final, j’en ressors plutôt surprise. Tout d’abord, c’est une histoire très courte mais très prenante. En effet, cet épisode des vies d’Aliocha et Hélène ne se déroule que sur quelques jours mais il marque les esprits. L’auteur est assez douée pour développer toutes ces idées en si peu de pages. C’est une belle chronique sur la Russie mais aussi sur l’armée et l’enrôlement plus ou moins forcé de certains jeunes. C’est aussi un récit très fort sur la liberté et l’émancipation qui se tient aujourd’hui mais aurait aussi très pu se produire au siècle dernier. Je pense qu’on ne peut pas rester indifférent à cette lecture qui rappelle furieusement les écrits de nos auteurs du XIXe siècle.

Par contre, j’ai eu beaucoup plus de mal avec le style. Celui-ci hésite en permanence avec le classieux ampoulé bourré de synonymes et un style plus abrupte voire familier. Je n’ai aimé ni l’un ni l’autre. J’ai aussi été très gênée par cette narration à la troisième personne qui m’a forcée à faire de gros efforts pour m’intéresser aux personnages et m’attacher à eux. Cela crée une vraie barrière entre nous et eux, ce qui est gênant vu le propos.

Ma note : 13 / 20

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