Livres - Fantasy

Les Cités des Anciens de Robin Hobb

couv33086382 couv456220 couv17498057

Titre : Les Cités des Anciens

Auteur : Robin Hobb

Editeur vf : France Loisirs & J’ai lu (version poche)

Années de parution : 2011-2014

Nb de tomes vf : 8 (série terminée)

Résumé du tome 1 : Dans le Désert des Pluies, les serpents géants se sont enfermés dans leurs cocons pour se transformer en dragons. Mais trop affaiblis, ils donnent des créatures difformes et incapables de survivre sans l’aide des humains, si bien que les Marchands du Désert des Pluies décident de s’en débarrasser…

Mes avis :

Tome 1 : Dragons et serpents

Je retrouve avec plaisir Robin Hobb dans cette nouvelle série qui prend à nouveau place dans l’univers des Aventuriers de la mer et de l’Assassin royal. Elle est vraiment maligne de lier toutes ces histoires et de faire parfois de petits rappels des histoires précédentes pour que les anciens lecteurs se les remémorent, et sans pour autant alourdir la lecture pour les nouveaux. Chapeau !

Du côté de cette nouvelle histoire, on suit trois pôles : les nouveaux dragons (si on peut les appeler ainsi) ; Thymara, une habitante du royaume des pluies bien singulière ; et Alise, une fille et épouse de marchand délaissée qui s’y pris de passion pour les dragons et les anciens. Comme d’habitude chez l’auteur, chacun d’eux est original et sort du lot : les dragons parce qu’ils ne ressemblent pas du tout à ce qu’on pensait ; Thymara parce que c’est une marginale ; et Alise un peu pour la même raison. Les personnages, donc, me plaisent par leur singularité, chacun apportant un vrai plus à l’histoire et donnant envie de lire la suite. Pour ce qui est de la narration justement, j’ai eu du mal à rentrer dedans lors des cent premières pages, cela manquait de rythme. Mais une fois le décor et les enjeux posés, j’ai plongé dans l’histoire et je me suis laissée emporter par cette histoire de marginaux qui cherchent leur place dans un monde qui n’est pas fait pour eux. Maintenant, il me tarde de lire la suite.

Tome 2 : Les eaux acides

Je prends toujours autant de plaisir sur cette série. Dans ce tome, on suit le voyage des dragons et de leurs gardiens vers leur Eldorado. Du coup, on en découvre bien plus sur les dragons dans leur ensemble et plus seulement sur Sintara même si c’est elle qu’on voit le plus, mais les autres se révèlent petit à petit. Les personnalités des gardiens ainsi que des membres du bateau se révèlent aussi, à l’image d’Alise qui est de plus en plus volontaire. Par contre, mon dieu, comme les personnalités des hommes ou plutôt des Terrilviliens sont désagréables quand on voit Hest et Sédric. En plus leur histoire est ultra prévisible, j’avais tout vu venir. Heureusement que Leftrin relève le niveau. J’ai plus de mal avec les gardiens. Même Thymara m’agace parfois alors que je l’aimais bien dans le tome précédent, et je ne parle pas de Tatou dont les changements me semblent un brin illogiques. Du côté de l’histoire, contrairement à ce que nous avait habitué l’auteur, maintenant on reste collés d’un seul côté de l’histoire vu que les principaux personnages sont réunis, du coup c’est parfois un peu statique et ça manque de dynamisme. Alors certes, c’est le style de l’auteur, mais ça manque un peu d’envergure. Elle aurait dû ajouter une autre histoire en parallèle de la recherche de Kelsingra, même s’il me tarde de les voir la découvrir.

Note : J’adore le clin d’oeil aux Aventuriers de la mer avec Althéa, Brashen, Parangon et Malta.

Tome 3 : La fureur du fleuve

Voilà un tome qui porte particulièrement bien son titre. En effet, la fureur du fleuve est le moment clé de ce tome, celui qui rebat un peu les cartes d’une histoire qui était en train de devenir un peu plan plan. J’ai trouvé le ton de ce tome plus léger, comme si on suivait un groupe d’ados et cela m’a un peu embêtée au début. Bien sûr, l’histoire est toujours aussi addictive, on a vraiment envie de savoir s’ils vont vraiment finir par trouver leur cité, si les dragons vont plus s’ouvrir aux humains et quelles relations vont tisser les gardiens. On en apprend de plus ne plus sur ces derniers qui commencent véritablement à former un groupe, un groupe avec ses propres règles, règles que comme Thymara, j’ai du mal à accepter. Celles-ci sont beaucoup trop sexistes, étriquées voire dictatoriales pour moi pour que je les apprécie. Heureusement, j’ai l’impression que l’auteur va faire en sorte qu’elles ne soient pas longtemps respectées. C’est d’ailleurs ce que j’aime dans l’histoire, cette liberté qu’ont les personnages de faire fi des règles quand ils se sentent trop limités par elles. En cela, j’aime de plus en plus Thymara et Sintara. Alise, elle, est beaucoup trop naïve et engoncée dans ses petites règles bourgeoises. Thymara s’est révélée dans ce tome où elle défie Graffe, et j’aime sa relation avec Tatou. Celui qui prend aussi de l’importance dans ce tome, c’est Sédric qui change vraiment au contact de son dragon, et ça fait du bien vu comme il était antipathique.  Je suis juste triste de ne plus voir Kanaï et Gringalette et j’espère qu’on les retrouvera.

Tome 4 : La décrue

Dans la lignée du précédent, ce tome fut aussi passionnant. En continuant à suivre les conséquences de l’événement clé du tome précédent, on apprend à découvrir ou redécouvrir les personnages. Ainsi Alise s’affirme et fait enfin un choix qui changera tout le cour de sa vie, de même que son ami Sédric. Du coup, j’ai trouvé ces personnages beaucoup plus sympathiques une fois qu’ils ont eu laissé leur passé derrière eux. J’ai aimé le choix de Sédric de se rapprocher de Carson, qui a vraiment l’air de quelqu’un de très fiable. J’ai également apprécié de renouer avec une Vivenef même si Mataf est bien différente de celles qu’on a connu dans les Aventuriers de la mer. Après comme d’habitude, ceux que je suis avec le plus de plaisir sont les dragons (en particulier Melcor et Sintara, puis Relpda) et leurs gardiens (surtout Thymara et Tatou). Les transformations qui se produisent d’un côté comme de l’autre sont palpitantes mais aussi cruelles parfois et on se demande où cela nous conduira. En parlant de cela, le voyage en lui même devient de plus en plus passionnant à mesure que les dangers grandissent mais aussi qu’on se rapproche du but fixé. En cela, les derniers chapitres étaient vraiment attendus et m’ont ravie. Je suis contente d’avoir retrouvé Kanaï et Gringalette qui me manquaient, et contente de commencer à découvrir de nouveaux paysages. Par contre, comme toujours je trouve certains personnages trop indécis et faisant trop la girouette (non, non, je ne pense pas à Thymara…), alors que les choix d’autres sont lourds de conséquences et conduisent à des scènes douloureuses (la mort du bébé de Jerd et celle de Graffe). Bref, encore un tome riche en émotions qui donne très envie de lire la suite.

Tome 5 : Les gardiens des souvenirs

Ce tome annonce un tournant, à la fois parce que l’auteur ouvre l’histoire à d’autres univers que celui des dragons (Tintaglia, Malta & Reyn, Selden, Chalcède) et parce qu’on découvre enfin Kelsingra. J’ai trouvé que la lecture de ce tome passait très vite tellement il y avait de choses à suivre. J’ai aimé découvrir pas à pas la cité, mais à un rythme tellement lent qu’elle reste encore très mystérieuse et devient un personnage à part entière. Du côté des gardiens et des dragons, on se recentre sur les personnages du début : Alise, Sédric, Thymara et Sintara, ce qui ne m’a aucunement dérangé puisque ça permet de faire avancer l’histoire. Chacun d’eux continue à changer notamment à cause de leurs nouvelles conditions de vie. Si Thymara est toujours une vraie girouette, ce qui m’agace vu le potentiel du personnage, Alise et Sédric affirment et confirment leurs choix. Sintara reste au centre de l’histoire et malgré son sale caractère, on est de tout coeur avec elle quand elle veut apprendre à voler. D’ailleurs quelle fin de tome avec elle ! Il me tarde vraiment de lire la suite maintenant pour savoir ce qu’il va lui arriver. Du côté « du reste de monde », on voit les autres pans du complot de Chalcède se mettre en place et toucher ce pauvre Selden. On revoit aussi enfin les deux autres anciens et l’auteur n’oublie de nous dire rapidement ce qui leur arrivé entre le moment où on les a quittés dans les Aventuriers de la mer, et maintenant. Je ne me rappelais pas à quel point j’aimais ces personnages haut en couleur qui s’accordent si bien. Quant à Tintaglia, sa courte apparition, fait que j’ai encore plus sentie son absence après. Il me tarde vraiment de la voir revenir et reprendre sa place.

Tome 6 : Les pillards

Dans la droite ligne du précédent, ce tome est un vrai « page turner ». Le monde de l’auteur continue à s’enrichir et à se développer. On en apprend de plus en plus sur chaque intrigue et c’est agréable de passer de l’une à l’autre, alors qu’autrefois on ne restait focalisé que sur les dragons. Robin Hobb sait parfaitement naviguer d’un groupe de personnages à l’autre, les développants peu à peu et nous les rendant plus familiers. Elle ne distille ainsi que de petits bouts de son intrigue l’amenant clairement et sûrement vers une certaine conclusion sans pour autant nous brusquer, mais on sent que tout se rejoint. Bien sûr, certains pans de l’histoire sont plus développés que d’autres et on pourrait le regretter. J’aimerais par exemple que la partie sur Chalcède soit plus conséquente. Mais je suis bien contente que les dragons restent au coeur et qu’on continue à les voir évoluer et se développer. De même, je suis fascinée par le réveil de Kelsingra et j’espère qu’on en apprendra le maximum sur son fonctionnement et surtout son passé. Espérons que l’auteur nous livre l’histoire complète de la disparition des dragons et de leur ancienne civilisation, sinon ce serait une bonne piste pour une prochaine série. En attendant, ceux-ci deviennent plus indépendants, ils prennent possession de leur avenir et changent. Les gardiens aussi changent mais on en entendant moins parler qu’avant, l’auteur se concentrant uniquement sur le triangle amoureux : Thymara, Tatou, Kanaï, ce qui est bien dommage ! Surtout qu’il est très agaçant de continuer à voir celle-ci changer d’avis comme de chemise… Du côté des Khuprus, je suis ravie de voir que Malta et Reyn seront plus présents dans l’histoire, et j’espère que ça ne finira pas mal pour eux. Quant à Selden, j’espère qu’il finira aussi par sortir de ce guêpier. Enfin, j’ai adoré les quelques pages avec Tintaglia et sa prise de conscience à la fin. Encore un tome de dévoré, dommage qu’il n’en reste plus que 2 😦

Tome 7 : Le vol des dragons

Encore un très bon tome où il se passe un millier de choses qui donnent très très envie de tourner les pages de plus en plus vite ! Vous l’aurez compris, je me suis encore régalée à suivre les aventures de tout ce petit monde. En effet, maintenant, on voit bien où l’auteur veut nous conduire et je ne pense pas qu’elle introduise encore de nouveaux personnages. J’ai donc aimé le développement de la vaste intrigue autour de Kelsingra et de la raison de sa construction : les puits d’Argent, qui donne des explications sur le fonctionnement de cette ancienne civilisation. Les personnages passent alors un peu au second plan aussi bien côté Dragons que côté Anciens/humains, même si avec le retour du Mataf cela change un peu la donne. La cité est de plus en plus le coeur de l’histoire. Par contre, pourquoi parler « des cités » dans le titre, alors qu’on ne voit que Kelsingra ? En attendant, Alise, Sédric et consorts s’effacent au profit encore une fois du triangle amoureux Kanaï, Thymara, Tatou, même si une solution se dessine de ce côté-là. Malta, Reyn et Phron sont toujours là mais restent eux aussi en retrait, c’est bien dommage, j’espère qu’on ne va pas les laisser en plan. Ensuite, j’aime bien aussi ce qui se passe du côté de Chalcède avec Selden et Chassim, mais j’aimerais qu’il y ait une vraie guerre de déclarée entre eux et les Dragons parce que ce que leurs chasseurs ont fait à Tintaglia est atroce et que je n’aime pas du tout leurs façons de fonctionner aussi, ce sont vraiment des pourritures ! D’ailleurs, dans le même genre suivre ce qui arrive à Hest m’a laissée indifférente tant je déteste ce personnage, et j’espère qu’il aura une fin bien cruelle. Mais je me demande bien comment l’auteur va conclure toute cette histoire en juste un tome, à moins qu’elle compte faire une suite.

Tome 8 : Le puits d’Argent

Déjà le dernier tome de cette superbe série. Je suis triste qu’elle se termine déjà, mais j’ai adoré la lire et la fin est à la hauteur de mes attentes. Dans ce tome, certes un peu rapide j’y reviendrai, on répond à la plupart des questions et toutes les intrigues sont closes. En effet, l’auteur n’a oublié le destin d’aucun de ses personnages aussi bien côté dragon, qu’ancien, mais aussi avec certains de sa série précédente. Ainsi, on retrouve tous les Vestrit et on sait ce qu’ils deviennent, pareil pour les Khurprus, et R. Hobb est même assez maligne pour offrir une fin assez ouverture pour qu’on les retrouve ensuite. J’aimerais d’ailleurs beaucoup retrouver la nouvelle génération avec le fils d’Althéa et celui de Malta, plus tard. Du côté des Anciens, finalement j’ai bien aimé l’évolution de Thymara dans ce tome. Elle fait enfin des choix et les bons en plus ! Même si ça m’a attristé, j’ai trouvé l’évolution de Kanai intéressante. Je suis contente pour Alise et Leftrin et j’espère qu’on aura de leurs nouvelles, pareil pour Sédric et Carson. D’ailleurs chapeau aux deux amis pour avoir enfin tenu tête à Hest, qui a eu la fin qu’il mérite ! J’ai aimé comment chaque personnage a été traité avec soin par l’auteur, elle n’a oublié personne, même pas les secondaires comme l’équipage du Mataf ou la soeur de Reyn, chacun a droit à sa part de bonheur. Et la cité de Kelsingra devient vraiment un havre de paix pour eux tous, hommes et femmes rejetés autrefois. La cité a encore bien des secrets à livrer mais elle a repris vie et elle me fascine toujours autant. R. Hobb a tellement bien su la décrire que je rêverais de m’y balader. Côté dragons, on a eu un aperçu de l’importance qu’ils auront dans ce nouveau monde à travers la guerre exprès contre Chalcède et ses conséquences. C’est une nouvelle force politique sur laquelle il faut compter. J’ai aimé pouvoir suivre leurs pensées sur leurs gardiens, les humains, et le monde en général. Je suis contente également qu’aussi bien Tintaglia que Sintara ait trouvé un compagnon à leur hauteur, ici, ce sont vraiment les femmes qui mènent la danse xD Du côté de l’histoire, on a la conclusion de celle d’Alise et son mari, et j’en suis ravie. On a également celle des gardiens, qui deviennent de vrais Anciens et prennent pleinement leur place à côté de leurs dragons. Par contre, j’ai trouvé celle de Selden et Chassim bien trop rapide, à l’image de la guerre contre Chalcède qui m’a laissée sur ma faim. J’ai eu l’impression d’avoir loupé un chapitre et je n’ai pas aimé l’ellipse à la fin de l’histoire qui nous prive du récit de la bataille et de la reddition de Chalcède, cela manque clairement à l’histoire, dommage ! Je n’ai pas non plus compris l’intérêt des lettres entre gardiens d’oiseaux qui ouvrent les chapitres. Les lettres ont même fini par m’agacer et je les lisais en diagonale à la fin selon qui les écrivait. On aurait très bien pu s’en passer. Mais hormis ces petits points, l’histoire est vraiment entrainante et on ne voit pas passer les pages dans ce dernier tome.

En tout cas, j’ai vraiment beaucoup apprécié cette série. J’ai aimé l’univers des Dragons et des Anciens. J’ai aimé les personnages. Et j’aimerais vite les retrouver dans une autre série comme sait si bien le faire Robin Hobb qui a le chic pour lier ses séries.

Une série que je recommande chaudement !

Ma note : 18 / 20

Publicités

Un commentaire sur “Les Cités des Anciens de Robin Hobb

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s