Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

Innocent de Shin’Ichi Sakamoto

 Innocent

Titre : Innocent

Auteur : Shin’Ichi Sakamoto

Editeur vf : Delcourt (seinen)

Années de parution vf : Depuis 2015

Nb de tomes vf : 9 (saison 1 terminée)

Résumé du tome 1 : Suite à la paralysie de son père, Charles-Henri prend sa succession et devient bourreau officiel. Il enchaîne les exécutions, met à mort les figures les plus importantes de la révolution comme Danton et Robespierre et torture les condamnés à mort. Seul problème : être bourreau le dégoûte. De ce paradoxe va naître une personnalité trouble et fascinante qu’Innocent se propose d’explorer.

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Mes avis :

Tome 1

Innocent est du même auteur que l’excellent Ascension que j’avais beaucoup aimé et qui déjà avait un thème original pour un manga : l’alpinisme. Ici, j’ai retrouvé ce qui me plait chez l’auteur à savoir son coup de crayon beau à faire mal, violent, tranchant et sans concession, ainsi qu’une narration maîtrisée au détail près. Mais j’ai aussi retrouvé ce que je n’aimais pas : sa vision de la femme très noire (voire misogyne) et un héros indécis et mollasson à qui on a envie de botter les fesses. Mais l’idée de traiter des bourreaux, elle, est excellente et le contexte bien retranscrit. En effet, le XVIIIe siècle où se passe l’histoire est très bien rendu même si bien sûr l’auteur ne peut s’empêcher d’exacerber certains traits comme il a l’habitude de le faire. Le contexte politique et social bien que survolé est présenté simplement, parce qu’il préfère s’attarder sur cette famille si spéciale que sont les Sanson. Et là, il ne fait pas dans la dentelle, entre une grand-mère complètement barrée qui a la main mise sur la famille, un père rendu froid et sans scrupule par sa charge, une mère effacée et soumise aux désirs de son époux, des frères et soeurs tout aussi soumis (sauf peut-être la 2e fille qui semble promettre) et le héros qui aimerait appartenir à n’importe quelle famille sauf la sienne, il faut dire qu’ils sont tous gratinés. Pour en revenir à ce dernier, Charles Henri est un adolescent mélancolique, qui n’est pas à sa place chez les Sanson mais va être obligé (par les pires supplices) d’accepter son rôle. Il est apathique et peu attachant malgré sa grande beauté et sa belle mise. En plus, ses tendances homosexuelles risquent de lui jouer de mauvais tours, je parie, mais ça l’avenir nous le dira. En attendant, c’est une très belle et cruelle fresque familiale que Sakamoto semble nous proposer, bravo !

Tome 2

Même si j’ai un peu moins aimé ce tome, l’histoire suit son court. Les graines semées lors du tome précédent portent leurs fruits, aussi bien du côté de Charles Henri, qui prend peu à peu la place de son père et y affirme son autorité et sa légitimité (même si ce n’est qu’une façade), que sa jeune soeur qui se révèle bien plus douée que lui pour ce métier (une futur psychopathe, quoi). La folie et la cruauté de la famille est présente mais un peu moins prégnante. Le rythme est du coup moins enlevé, plus calme. Les bases ont été posée rapidement et massivement dans le tome 1, l’auteur peut désormais prendre plus son temps, ce qu’elle fait. Elle l’utilise d’ailleurs pour décrire des scènes de mort d’une rare violence. L’ambiance est du coup toujours aussi malsaine, comme le montre le moment où il découvre la vraie personnalité de sa soeur ou bien celle où il voit que son père souhaite le remplacer et s’y attelle. Mais ce que je retiendrai surtout, c’est l’arrivée dans l’histoire d’un personnage bien connu, Damien le régicide, qui risque de donner une nouvelle dimension à la carrière de Charles Henri dans le prochain tome. Ainsi ce tome se termine sur une note positive, donnant envie de vite lire la suite pour continuer à découvrir la destinée de ce personnage atypique.

Tome 3

Je continue à avoir un avis très positif sur la série. Pourtant vu le sujet du tome, ça aurait pu très très vite déraper, mais non l’auteur préfère s’en servir pour une toute autre démonstration. Celle de Charles Henri pour montrer qu’il est digne de sa place, mais surtout que tout cette horreur poussée à l’extrême ne doit pas se répéter et qu’il faut aller jusqu’au bout du bout peut-être pour que certains le comprennent. Le message est très fort. Alors certes, le rythme du tome en pâti, il est plus lent, plus introspectif, mais pas moins bon. La façon dont sont présentés les rouages du traitement d’un parricide et un régicide est passionnante. De plus, j’ai trouvé ça particulièrement malin de le mettre en parallèle avec la mise en exergue de la position de la grand-mère dans la famille Sanson, ainsi que l’arrivée du fils cadet qui voudrait détrôner son aîné, c’était palpitant à suivre et toujours aussi glauque et malsain pourtant. Les métaphores visuelles de l’auteur frappent fort et juste. Ses dessins sont toujours aussi sublimes, d’une beauté presque anatomique et morbide parfois. Et il plaît de deviner comment certains fils qui ont été lancés vont se confondre et se rejoindre. C’est clairement un tome très riche de ce côté-là et le prochain promet aussi vu le dernier membre de la famille Sanson qui se permet d’assister clandestinement à l’exécution.

Tome 4

La série est toujours aussi qualitative avec ce tome qui se concentre sur la 2e partie de l’exécution de Damien avec l’écartèlement. Et mon Dieu que cette partie est longue et troublante. Elle est tellement bien rendue qu’on ressent toute l’horreur de la scène pour quelqu’un de notre époque qui n’assiste plus à ce genre de scène et pour qui même celle-ci sont insoutenable, ce qui était bien plus rare à l’époque. J’ai beaucoup aimé la finesse de l’esprit de l’auteur pour arriver à nous montrer toute la symbolique qui se cache derrière les peines capitales, comment elles servent à magnifier un pouvoir finalement sur le déclin. Mais aussi la façon dont le peuple réagit face à ces événements, tout d’abord en étant dans un état d’excitation quasi hypnotique, puis à la fin en rejetant toute l’horreur de la scène et en accusant presque ceux à qui on a ordonné de le faire. C’est terriblement injuste et troublant de voir ce retournement si rapide. Bref, j’ai énormément aimé ce traitement, même si pour cela il a fallu assister sur de nombreuses et nombreuses pages à tout l’aspect sanguinolent de la chose (n’aurait-il pas pu faire plus court ?). C’est aussi l’exécution qui va lancer Charles-Henri et surtout Marie-Josèphe d’où son importance. Cette dernière continue d’ailleurs à me faire froid dans le dos. C’est vraiment une Sanson ! Il me tarde de découvrir son histoire et notamment ce qu’il s’est passé pendant ce laps de temps de 5 ans où on ne les voit pas. Elle a tellement changé sur la dernière image, je la trouve tellement perturbée et effrayante que j’ai peur de ce qui a pu lui arriver… En tout cas, j’ai été ravie de la voir se rebeller contre sa folle de grand-mère. Celle-ci a une image de la femme révoltante pour une lectrice de notre époque, mais bien moins au XVIII, cependant elle dégage une telle hargne et une telle folie qu’on ne peut que la détester. Il n’y a décidément que les femmes qui semblent avoir du cran dans cette série par contre. Les hommes sont bien trop faibles et contemplatifs, se laissant porter. C’est dommage, surtout concernant Charles-Henri qu’on aimerait voir un peu plus viril et sûr de lui et non jouant un rôle ou portant un masque.

Bref, j’aime toujours autant cette série qui a le don pour m’emmener dans cette histoire sombre et pesante des Sanson. J’aurais juste aimé qu’on ne consacre pas autant de temps à Damien.

Tome 5

Ce nouveau tome pose encore une fois des questions très dures et encore d’actualité. L’auteur a fait le choix d’aborder les thèmes du viol, de la pédophilie et celui d’être prêt(e) à tout pour réussir grâce au personnage de Marie-Josèphe. Celle-ci est vraiment une figure forte du titre, déjà parce qu’elle est un brin psychopathe. Elle fait froid dans le dos, elle a toujours des expressions très froides, et elle prend des risques énormes pour atteindre ses objectifs. Elle est vraiment prête à tout même à se détruire juste pour pouvoir devenir indépendante et exercer le métier pour lequel elle se sent destinée. C’est très dur psychologiquement de la voir suivre cette fois. J’ai eu plusieurs fois la boule au ventre et envie de vomir quand je voyais jusqu’à quelles extrémités elle était prête à aller. Et je ne parle pas de cette horreur de Griffin qui a osé profiter de ses faiblesses pour obtenir ce que lui souhaitait et qui était vraiment contre nature. C’est profondément infect. La mise en scène, elle, est plutôt bien faite. Elle m’a rappelé certains Tezuka où le maître utilisait lui aussi des métaphores pour évoquer des sujets très durs. Donc malgré sa dureté, pour une fois, j’aime le traitement de ce sujet, surtout par un auteur qui n’avait pas brillé pour ses subtils portraits des femmes jusque là.

Le deuxième temps fort du tome est du coup la revanche de Marie-Josèphe. On croit alors la voir basculer dans une folie meurtrière mais pas du tout, tout est froidement calculé chez elle, ce qui la rend d’autant plus effrayante. C’est pourquoi aussi j’aime autant suivre son personnage même si la narration est assez lente malgré le saut dans le temps. La narration justement est plutôt bien faite. Les va-et-vient entre présent et passé sont bien faits, les changements de sujets et l’évolution des personnages aussi. J’ai aimé voir ce tome consacré à l’éclosion de Marie comme bourreau et j’espère qu’on continuera à la suivre parce qu’elle est vraiment fascinante. Elle remet à sa place son frère à la personnalité plus fade que du coup on voit peut ici. Il n’y a qu’à la fin que Sakamoto décide de le faire « grandir » lui aussi, en lui faisant passer une étape, mais je ne sais pas si le changement sera pour le mieux, j’ai plutôt l’impression de le perdre et j’ai peur de retomber dans les poncifs du mangaka sur les femmes et le sexe. Affaire à suivre.

Tome 6

Les tomes se suivent et se ressemblent tellement ils sont jouissifs. J’ai tout simplement dévoré celui-ci qui était consacré à Marie-Josèphe, le personnage le plus fascinant de l’histoire. J’ai beaucoup aimé les métaphores qui peuplent le tome et qui veulent signifier l’aspiration de liberté de celle-ci. On se rend ainsi compte que comme son frère, elle porte en elle des idées révolutionnaires : la liberté des femmes pour elle, l’abolition de la peine de mort pour lui. Et justement, du côté de la grande Histoire, on rencontre encore des personnages emblématiques : le duc d’Orléans, Rose Bertin, Mme du Barry, le futur Louis XVI. Ça donne vraiment très envie et on se demande bien comment tout ce petit monde va se mélanger et vivre avec les Sanson surtout maintenant qu’ils ont leurs entrer à Versailles.

Du côté de la petite histoire, j’ai vraiment détesté l’évolution de Charles-Henri dans ce tome. Il suffit qu’il couche avec une femme pour qu’il devienne un vrai mufle ! Voir l’ombre de son père s’étendre sur lui est à la fois triste et énervant. Je suis très très déçue parce que j’adorais son côté sensible et que celui-ci a tendance à disparaître au profit d’une virilité exacerbée. En plus, j’avais été touchée par sa belle relation avec Marie-Josèphe, il était l’un des seuls à la comprendre ou du moins à essayer de la comprendre. Alors le voir la rejeter de façon aussi brusque et soudaine m’a fait beaucoup de peine. Je comprends la colère et le sentiment de révolte de celle-ci. Je suis même surprise qu’elle n’ait pas plus explosé. Elle est restée assez calme et raisonnable au final. Mais maintenant, il ne reste plus qu’André qui la comprend et lui vient en aide. J’espère vraiment qu’on le reverra. C’est donc un volume assez dur pour Marie-Josèphe qui perd son frère qui s’éloigne d’elle. Elle, elle reste fidèle à ses convictions. Son exécution de De la Tour est magistrale et je suis ravie qu’elle se fasse ainsi remarquer positivement pour son talent et son professionnalisme. Par contre, le Duc d’Orléans qui semble la prendre alors sous son aile est vraiment un grand tordu dans le manga, alors j’espère que ça ne va pas déraper. Je trouve que l’auteur est allé un peu loin là, c’est une énorme caricature de ce personnage. Mais au moins, Marie-Josèphe est bien placée maintenant, tout comme son frère qui lui s’est fait remarquer par le futur Louis XVI.

Il me tarde vraiment de les voir s’affronter (?) dans leur nouvel univers.

Tome 7

Il fallait bien que ça arrive, je déchante un peu après la lecture de ce dernier tome. Je n’ai pas du tout aimé tout le délire autour de la venue de Charles-Henri à Versailles. On sent que l’auteur s’est fait plaisir avec tous ces délires graphiques mais c’est super lourd et au final il ne se passe pas grand-chose. On a l’impression d’être en plein film surréaliste ou devant une pièce de théâtre du même genre tellement tout est poussé à l’extrême aussi bien dans la composition des planches que dans les émotions ou les tirades des personnages. En plus, on fait du sur place avec les revendications de Charles-Henri qu’on connait bien, de même que son argumentation sur le métier de bourreau même si assez judicieux. Par contre, je continue à détester la représentation du Duc d’Orléans qui est bien top superficiel et barré. En fait, je me rends compte que j’ai du mal avec toutes les représentations de personnages historiques bien connus dans cette série car je n’aime pas non plus ce qu’ils ont fait du futur Louis XVI et de Marie-Antoinette. On dirait les images qu’on pu donner d’eux les mauvais films et romans historiques d’une époque. En plus, le mangaka va toujours dans l’exagération et il pousse leurs défauts bien trop loin, ce n’est plus de la caricature à ce niveau-là, c’est juste ridicule !

Le bond dans le temps qu’on subit ensuite n’est pas forcément des plus adéquats vu qu’il rompt sans la moindre raison la rivalité forte et naissante qui s’opérait entre Marie-Josèphe et Charle-Henri. Ça casse toute cette dynamique pour repartir à nouveau sur le même schéma quelques années plus tard. Je n’en vois pas trop l’intérêt surtout pour entrecouper les deux périodes avec l’histoire glauque de Marie-Antoinette. D’un point de vue scénaristique, je n’aime pas, par contre je concède que la narration n’en souffre pas vraiment, ça laisse juste un sentiment de frustration vis-à-vis d’un affrontement où on sentait la tension monter. J’attends donc moins de délires visuels et grandiloquents dans le prochain tome pour se reconcentrer sur la tragédie familiale des Sanson.

Tome 8

Malgré une couverture hyper péchue que j’adore, j’ai encore eu du mal avec ce nouveau tome. Je ne suis pas du tout fan des évolutions de Charles-Henri et Marie-Josèphe. Le premier est devenu une telle caricature de son père que c’en est révoltant. Il est tout ce qu’il ne voulait pas devenir ou presque. Il garde juste caché au plus profond de lui sa volonté de propager la paix ou au minima de tuer sans douleur, mais quand je vois à quel point il se fait manipuler par les femmes, je trouve qu’on est bien loin du jeune charismatique et exalté des débuts. Et ce qu’il ose faire à sa soeur dans les dernières pages est ignoble et complètement contraire à son caractère. Il s’est vraiment perdu.

Concernant Marie-Josèphe, je déteste son changement d’apparence même s’il correspond bien à la folie qui s’empare peu à peu d’elle. Elle est bouffée par les blessures de son passé et on dirait qu’elle est prise dans un cercle de vengeance sans fin. Sa nouvelle apparence qui n’est pas sans rappeler Jeanne d’Arc fait quand même froid dans le dos, on dirait une psychopathe. Du coup, je ne comprends pas du tout l’admiration et l’attirance de Marie-Antoinette pour elle.

Celle-ci est le personnage central de ce tome. Elle incarne les changements qui vont bientôt avoir lieu, mais je trouve que l’auteur en a une vision complètement caricaturale. Il essaie de reprendre des éléments connus de son Histoire mais son interprétations me gênent, de même que celles autour du jeune Louis XVI dont l’apparence d’ange est tellement éloignée de la réalité. Par contre, j’ai aimé voir Marie-Antoinette se rebeller, essayer de s’affirmer et prendre confiance en elle dans la Cour de son beau-père. Sa rivalité avec la Du Barry promet de belles passes d’arme si c’est bien géré mais en un tome ça risque de faire court à moins que Delcourt ne fasse la seconde saison ce qu’ils n’ont pas encore annoncé.

Tome 9

Ce dernier tome est la conclusion parfaite à cette première saison. Il  montre bien à quel point le frère et la soeur Sanson ont évolué depuis les débuts et combien le monde est en train de changer.

J’ai beaucoup aimé l’affrontement que se livrent Charles-Henri et Marie-Josèphe. C’est sanglant et subtile à la fois et quel bonheur de voir Marie l’emporter avec tant de panache ! J’ai pourtant eu très peur pour elle, je craignais qu’elle aussi cède fasse à la pression comme l’avait fait son frère, mais non, elle a su résister, elle.  Charles-Henri, justement, est le personnage dont l’évolution m’a le plus déçue dans la série. Il n’a pas su rester fidèle à ses idéaux, il s’est fait piéger par le système et est presque devenu comme son père. La scène où il punit son fils en cela est terrible. Même si on nous montre aussi qu’il cherche à changer le monde à sa façon, on est quand même bien loin de ses ambitions du début. Charles-Henri est devenu l’ombre de lui-même et c’est bien triste. A l’inverse Marie-Josèphe continue à avoir un feu vif brûlant en elle et l’animant dans toutes ses actions. C’est juste dommage qu’à chaque tentative (Marie-Antoinette, Alain), elle échoue. Heureusement, elle ne perd jamais la foi et pour cela j’adore son personnage.

En parallèle, le mangaka nous montre le monde changer, que ce soit avec Marie-Antoinette qui finit par céder et s’incliner devant une roturière ou avec Alain dont les idéaux se heurtent à l’inconscience et à la brutalité de certains nobles. La royauté n’a plus l’aura qu’elle avait et en même temps les nobles font de plus en plus n’importe quoi. C’est cette vision un rien simpliste que propose Shin’ichi Sakamoto pour amorcer le tournant vers la Révolution. Ce n’est peut-être pas très subtile mais c’est efficace. D’ailleurs j’aime toujours autant les effets de style dont il se sert pour mettre certains défauts ou situations en exergue, comme lors  du bal où est présent Charles-Henri, on se serait vraiment cru en pleine comédie musicale ou plein opéra, tellement c’était grandiloquent.

Maintenant j’attends avec impatience et de pied ferme la seconde saison « Innocent Rouge » annoncée pour avril 2017. Merci Delcourt !

Ma note : 16 / 20

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3 commentaires sur “Innocent de Shin’Ichi Sakamoto

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