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The Heroic Legend of Arslân de Yoshiki Tanaka et Hiromu Arakawa

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Titre : The Heroic Legend of Arslân

Auteurs : Yoshiki Tanaka & Hiromu Arakawa

Éditeur vf : Kurokawa

Années de parution vf : Depuis 2015

Nombre de tomes vf : 11 (en cours)

Résumé : À la frontière de l’Orient et de l’Occident se trouve le prospère royaume de Parse tenu d’une main de fer par le redoutable roi Andragoras. Avec sa frêle carrure et son maniement approximatif des armes, difficile pour le jeune prince Arslân de revendiquer son statut d’héritier du trône. Alors âgé de 14 ans, il va prendre part à sa première bataille afin de repousser l’envahisseur dans la plaine d’Atropathènes. Un jour marqué du sceau de l’infamie qui fera basculer à jamais son destin et celui du royaume de Parse.

Mes avis :

Tome 1

Nouvelle série d’Hiromu Arakawa, qui en plus se passe dans un monde un peu fantastique, je ne pouvais que tester ! Et j’ai eu raison. Cette série présente un univers dense mais assez facile à suivre pour l’instant, un univers aussi cohérent et qui rappelle énormément la Perse antique, jusque dans les détails de la vie quotidienne (costumes, décors, coutumes). En plus, on retrouve certains dadas de l’auteur, comme la peinture d’une vie quotidienne foisonnante et amusante, qui cache une réalité bien plus dure. L’humour est toujours là pour détendre l’atmosphère quand c’est nécessaire.

En cela, le premier chapitre est une belle démonstration. Il plante le décor : personnages, relations, enjeux, et est porté par une narration très vive. ça part un peu dans tous les sens et en même temps, on ne se perd pas. Les personnages sont nombreux mais leur présentation progressive facilite la compréhension, ainsi que leur design qui les différencie bien. Par contre, celui-ci se rapproche énormément de son autre série FMA et du coup, on a parfois un peu des copiés-collés… dommage. L’histoire est intéressante, les auteurs ayant choisis de revisiter les guerres de l’Empire Perse. Le premier chapitre présente l’Empire en tant de paix, avec ses avantages (la richesse) aussi bien que ses inconvénients (l’esclavage). Ce chapitre est frai et amusant (notamment l’épisode où Arslan se fait enlever). Mais on y sent déjà la dureté de la suite. Les relations entre Arslan et son père ont l’air très mauvaises, de même que celle de celui-ci avec sa femme. Les différents généraux sont juste présentés pour le moment, mais ils promettent. Ceux qui sont déjà proches d’Arslan m’ont amusée, leur figure tutélaire me rappelle celle des aînés d’Ed dans FMA.

Mais l’histoire démarre véritablement par la suite avec la guerre qui s’annonce. Les scènes de batailles sont parfaitement retranscrites, très vivantes et parfaitement lisibles. On suit facilement les avancées des uns et des autres. On ressent aussi très bien la boucherie que c’est, ainsi que les sentiments des différents protagonistes, notamment ceux qui sont  mis face à la trahison de ceux en qui ils ont confiance. Cela donne lieux à de beaux moments. La tension monte peu à peu et la toute fin du tome met vraiment en appétit. Des mystères existent : qui est l’homme masqué ? que va devenir le roi ? quelles sont les intentions de Narsus ? pourquoi a-t-il été banni ? est-il le père d’Arslan ? et bien d’autre.

Cette série fait vraiment un très bon démarrage pour moi.

A noter : Kurokawa a vraiment soigné cette édition avec une très belle couverture avec des effets dorée qui conviennent très bien à l’histoire. La traduction est fluide et agréable à suivre, un grand soin est à nouveau apporté aux SFX. Et merci pour les pages couleurs du début du tome ainsi que pour l’interview très intéressante qui clôt le tome.

Tome 2

Je suis plus perplexe après la lecture du deuxième tome et je ne serai, du coup, pas aussi élogieuse sur la série. Déjà, j’ai eu beaucoup de mal à re-rentrer dans la série. J’ai trouvé le début très lent et trop bavard. L’humour était lourd et ne faisait pas mouche chez moi la plupart du temps… Je n’ai pas accroché avec les deux nouveaux personnages : Narsus et son serviteur, Elam. Bref, je me suis ennuyée près de la moitié du tome avec eux, ce qui est un comble vu qu’ils sont quand même censés être dans le clan des héros.

Par contre, j’ai énormément apprécié l’autre partie, celle qui se passe autour de la prise de la capitale du royaume de Parse. Les scènes de bataille, de siège, de combats sont vives et percutantes. Elles sont l’occasion de belles démonstrations de courage et de jolies passes d’armes. Les personnages sont tous plus intrigants les uns que les autres, que ce soit la Reine de Parse, l’Homme masqué de Lusitanie ou même Kahllahn dont on se demande bien pourquoi il a trahi. De ce côté de l’histoire, il n’y a pas un temps mort et on est sans cesse sur le qui vive. J’ai aussi bien aimé le personnage de Ghib, mais je ne sais pas si on le reverra à présent, ce serait pourtant intéressant. Le roi de Lusitanie m’a amusée lui aussi, il y a un tel décalage entre lui et son armée de soldats + son armée de fanatiques. Du coup, je serais curieuse d’en apprendre plus sur leur royaume et leur peuple, ainsi que leur famille royale. L’engouement et la curiosité que je ressens pour eux est bien la preuve que j’ai bien plus aimé cette partie que la précédente qui ne m’a laissé aucune envie de les retrouver…

Du coup, me voici avec un avis un peu mitigé après la lecture de ce tome. J’attends que par la suite l’intrigue autour du prince s’améliore grandement.

Tome 3

Ce tome m’a redonné du plaisir. L’auteur est enfin parvenue à me rendre plus intéressante la troupe qui entoure Arslan, à la fois parce que ce dernier était un peu plus en retrait, mais aussi parce que de nouveaux personnages s’y sont ajoutés, rendant le groupe plus dynamique. J’ai donc aimé les suivre cette fois. En plus, leur pan de l’histoire rejoint celui des troupes du roi de Lusitanie. Il y a un beau mélange entre les deux histoires et c’est cela que j’attendais, alors j’en suis ravie. Nous continuons à voir les conséquences de la chute du royaume de Parse et de la prise de la capitale mais de plus loin cette fois. Ils ne sont pas au coeur de ce tome comme ils l’étaient dans le précédent. Toutefois, il est intéressant de voir la folie qui gagne de plus en plus le grand chef religieux, folie qui ne touche pas tous ceux qui l’entourent heureusement. Alors il me tarde de voir l’évolution qu’il y aura de ce côté-là. Par contre, j’ai trouvé trop évident la révélation finale qui concerne le chef masqué des Lusitaniens. Il y avait longtemps que je me doutais de quelque chose de ce genre, dommage. Cependant, c’est ce pan de l’histoire qui continue à m’intéresser le plus, car c’est plus sérieux et plus sombre que du côté de la troupe d’Arslan. Celle-ci bien que s’étant agrandie reste composée de joyeux lurons, et il y a encore un peu trop de légèreté chez eux pour vraiment m’intéresser, même si Daryun et Narcis sont tout de même impressionnants quand ils s’introduisent en ville. J’aime bien leur duo, il est à la fois efficace et drôle, alors que du côté des jeunes c’est trop mollasson.  Après j’espère que leur idée de rejoindre le restant des troupes du roi dans le prochain tome donnera un peu de sérieux et d’intérêt à leur troupe. Affaire à suivre !

Tome 4

Même si le ton de la série continue à varier entre le sérieux et l’humoristique, je dois dire que j’ai bien aimé ce tome. L’histoire a l’air d’être partie sur de bons rails. La petite troupe d’Arslan est plus intéressante à suivre dans ses déboires pour trouver des soutiens de taille aussi bien auprès d’Hodeyr que pour se rendre à Peshawar. J’aime voir la cohésion du groupe et le fait qu’au final aucun ne se sente au-dessus des autres en dépit de son statut. J’ai aussi aimé comment Narcis essaie de mettre un peu de plomb dans la cervelle d’Arslan mais sans rien lui imposer. Enfin, le gardien de Peshawar a l’air d’être un personnage intéressant et il me tarde qu’ils le rejoignent.

L’autre partie de l’histoire, avec les Lusitaniens et en particulier Hilmes, est toujours aussi intéressante. J’aime aussi bien voir Hilmes conspirer pour récupérer ce qui lui est dû, même si les épreuves qu’il a subies l’ont rendu à moitié fou au final, que voir le Roi sous la coupe de Boidin, incapable de résister aux folies de celui-ci. J’espère vraiment qu’à un moment donné, le frère du roi va réussir à le renverser et à se débarrasser de Boidin & Co, parce qu’avec l’arrivée des Templiers, ça ne sent pas très bon.

En résumé, voici un tome où il se passe pas mal de choses et où les camps continuent de se dessiner et d’élaborer des plans pour renverser les autres.

Tome 5

 Avec ce tome, j’ai enfin trouvé que l’auteur maîtrisait son sujet. En alternant les points de vue, on a pu suivre l’ensemble des acteurs de l’histoire, ce qui a grandement allégé la narration.  Je n’ai pas vu le temps passer et j’ai beaucoup apprécié les aventures qui arrivaient aux uns et aux autres. Les groupes formés étaient très bien trouvés. J’ai aimé voir Daryun face au fils d’un Kalh avec la prêtresse pour l’aider, ils forment un duo redoutable et sont en plus sur la piste de l’homme au masque d’argent et de sa véritable identité. J’ai aussi été amusée de voir Narsus se trouver une compagne de voyage inattendue, ça promet de bons moments de rigolades, et lui aussi reçoit un indice concernant l’homme au masque d’argent. Tout commence à se recouper petit à petit. Pendant ce temps, à la capitale tout va de mal en pis et le roi et son frère se mettent à dos l’armée des fanatiques religieux. On sent bien que tout s’accélère en ce moment dans l’histoire côté lusitanien et en même temps, ça n’avance pas beaucoup pour Arslan. D’ailleurs, le fait de ne pas beaucoup le voir a sûrement un lien avec le fait que j’ai beaucoup aimé ce tome ^^ Je préfère effectivement largement voir les adultes au premier plan que notre jeune héritier…

Tome 6

J’ai à nouveau dévoré ce tome. Je trouve que le fait que l’intrigue se recentre sur Arslan et sur son « cousin » Hilmes profite grandement à la série. Je suis également ravie de découvrir qu’Arslan n’a pas juste sa petite bande avec lui mais toute une armée sous les ordres de Kishwahd à Peshawar même si ça risque d’être plus compliqué que prévu. Je me suis également amusée des traits d’humour d’Hiromu Arakawa, notamment autour de Narsus, ça allégeait bien l’atmosphère parfois un peu pesante. Les deux camps se font enfin vraiment face et chacun sait bien qui est son ennemis. Le moment où Arslan apprend le secret qu’ils lui cachent tous sur sa famille est assez terrible. C’est un moment plein de tension comme je les aime aussi. Vraiment que ce soit dans les montagnes à fuir leurs ennemis ou dans la forteresse à imaginer des plans contre eux, je me suis régalée.

Tome 7

Même si je continue à passer de très bons moments avec les aventures d’Arslan, je commence à regretter que l’histoire se concentre sur lui et qu’on ne voie plus trop ce qui ce passe à Ecbatana. A part un bref passage de l’homme masqué, on n’a rien vu sur cette partie-là de l’intrigue. Le restant est tout de même très intéressant à suivre. J’aime voir chacun des proches d’Arslan à l’action : les pièges de Narsus, le bras armé de Daryun, le charme de Ghib, l’adresse de Faranghis ou encore la bonhommie d’Alfrid. C’est intéressant de voir Arslan faire alliance avec l’un des frères du pays voisin, ça pourra être un prochain allié pour reconquérir son trône. Dans ce sens, le nouvel homme qu’il s’attache risque d’avoir son rôle à jouer lui aussi, ça ne me surprendrait pas. J’ai vraiment aimé voir Arslan grandir dans ce tome, prendre des responsabilités, commander des hommes, et ne pas juste être balloté au fil des événements. Mais j’ai aussi été triste de le voir peu à peu se retirer dans sa coquille suite aux dernières révélations sur son identité. Ce tome est riche en action et manoeuvres politiques mais permet aussi aux personnages de se développer, vivement le suivant.

Tome 8

Ici aussi, l’histoire continue à se lire sans déplaisir mais cette parenthèse avec le royaume de Sindora commence sérieusement à me lasser. J’ai l’impression qu’on s’est trop éloigné de la trame principale même si j’imagine que c’est pour trouver de futurs alliés. Les batailles sont bien faites, bien rythmées, bien dessinées, avec de la stratégie mais assez prévisibles. Les deux frères ennemis sont caricaturaux au possible. L’échéance qui tombe avec le réveil de leur père ne m’a pas surprise non plus même si elle était intéressante en permettant de mettre en avant Daryûn, un personnage que j’affectionne beaucoup. Du coup, on parle pas mal de loyauté dans ce tome mais aussi de droit/capacité à régner. Ça pose des jalons pour la suite ce qui n’en rend la lecture que plus frustrante. Vivement qu’on retourne à Ecbatana.

Tome 9

L’arc avec le royaume de Sindora prend enfin fin ici pour un apport assez infime au final je trouve si ce n’est une nouvelle recrue pour Arslan. Je suis donc assez contente de le laisser dernière moi pour revenir à la Parse. Ce tome se laisse encore lire avec plaisir. L’histoire coule toute seule. C’est limite un peu trop simple et facile. Celui qui devrait être le héros n’est qu’une figure de proue et ne sert toujours pas à grand-chose pour l’instant. C’est le moment des grandes manoeuvres politiques et pour cela il vaut mieux laisser les adultes expérimentés aux commandes. Du coup, les seconds couteaux sont sous la lumière et j’en suis ravie. On voit enfin plein de Narsus, de Daryun ou encore de Kishwahd, qui vont enfin commencer à réfléchir à un plan pour reprendre leur pays mais aussi pour mener les réformes d’Arslan à bien et on sent que ça ne va pas être simple. On se tourne aussi à nouveau vers les envahisseurs d’Ecbatana qui ont de plus en plus de soucis que prévu, notamment avec les religieux. C’est l’occasion de reparler d’Hilmes et de l’ancien roi qui cache encore bien des mystères. La série suit tranquillement son cours et j’y prend plaisir mais j’aimerais parfois avoir le petit truc en plus ^^

Tome 10

La série continue son bonhomme de chemin, restant toujours aussi plaisante à suivre avec les méandres des stratégies des uns et des autres. Dans ce tome, j’ai trouvé agréable de voir l’autrice mettre en avant d’autres personnages qui ont le devine viendront renforcer à un moment donné l’un des deux camps.

Le tome s’ouvre assez classique sur Arslan et sa fine équipe. Je trouve intéressant de les suivre dans la constitution de leurs forces, la distribution des rôles et des titres et ainsi l’élaboration d’une partie de leur stratégie. C’est bien aussi de ne pas montrer que des soldats en guerre mais aussi ce qu’il se passe en arrière-plan, et de découvrir de nouveaux personnages dans l’ensemble des strates constitutives de son armée. J’ai également aimé voir en parallèle l’évolution d’Hilmes qui s’assume de plus en plus, ça promet une belle rivalité.

Après ce début somme toute assez classique, il fallait un peu plus d’action, c’est ce que nous offre surprenamment les aventures de Qbad et du frère d’Alfreed dans un territoire encore inconnu à nos yeux. Avec eux, c’est une nouvelle opposition au culte à Bodin et sa troupe qui se dessine, mais surtout c’est la découverte d’une nouvelle famille royale en errance dont la chef semble liée à Hilmes et va donc probablement venir complexifier l’histoire. Il y a donc pas mal de promesses ici, en plus de juste la petite guérilla avec les Lusitaniens.

On se retrouve avec un tome 10 assez équilibré ma foi entre stratégie, développement des personnages et action. C’est fort appréciable.

Tome 11

La lente parution de la série continue à jouer en sa défaveur. L’histoire a beau être séduisante, j’ai à chaque lecture l’impression qu’elle manque de souffle et parfois de consistance. J’aime suivre les aventures d’Arslan pour reconquérir son pays mais est-ce parce que c’est un shonen, je trouve que ça va très vite, que les auteurs utilisent trop facilement l’humour pour déjouer des situations dramatiques et donc l’ensemble que le ton n’est pas assez mature.

Je le regrette d’autant plus qu’ici entre le départ d’Arslan pour marcher sur la capitale, sa campagne et ses retrouvailles mouvementées avec Etoile, il y a matière à faire mieux. Son départ me semble bien rapide, tout comme sa séparation d’avec Ghib, qui est une vaste mascarade, soit dit en passant. La marche vers la capitale ensuite est rapide. Il y a bien quelques escarmouches mais toujours résolues très facilement au final. Ça n’enlève rien aux qualités de mise en scène des auteurs qui livrent des combats très bien dessinés et avec de bons petits rebondissements (prévisibles…) mais c’est un brin frustrant quand même que ça aille aussi vite. Enfin, les retrouvailles avec Étoile donnent lieu à une belle réflexion sur la religion et la foi, mais là aussi c’est asséné de manière tellement brusque que ça en devient gênant. Je ne comprends pas pourquoi une telle précipitation surtout alors que la série a pris bien son temps pour des choses beaucoup moins importantes…

Je retiendrai donc surtout de ce tome les belles scènes d’affrontement qui ont régalé mes yeux grâce à l’ensemble des gros bras qui entourent le Prince, ainsi que le discours d’Arslan face à Etoile, qui bien que brutal, correspond totalement à ce que je pense. J’aurais juste aimé qu’on laisse la chance à une telle histoire d’être plus mature, plus sombre, peut-être grâce à une publication en magazine seinen, parce qu’ici elle est bien fade et je ne suis pas sûre de la garder en mémoire quand je l’aurai terminé…

Ma note : 15 / 20

4 commentaires sur “The Heroic Legend of Arslân de Yoshiki Tanaka et Hiromu Arakawa

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