Les Hussards de Halstead Hall de Sabrina Jeffries

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Titre : Les Hussards de Halstead Hall

Auteur : Sabrina Jeffries

Editeur : J’ai Lu (Aventures et Passions)

Année de parution : 2015

Nb de tomes : 5 (série finie)

Résumé du tome 1 : Oliver, marquis de Stoneville, est consterné : lasse de ses frasques, sa grand-mère Hetty annonce qu’elle le déshéritera s’il n’est pas marié avant la fin de l’année. Sa seule clémence : il est libre de choisir sa future épouse. Bien décidé à ne pas être traîné à l’autel contre son gré, Oliver contre-attaque. Pour forcer Hetty à renoncer à cette folie, il feindra de tomber amoureux de la jeune femme la plus inconvenante qui soit. Et c’est ainsi qu’il déniche la jolie Maria dans un bordel de Londres. Mais tel est pris qui croyait prendre…

Mes avis :

Tome 1 : Une Américaine à Londres

Voici une série avec laquelle j’ai su que j’allais passer un excellent moment dès les premières pages. En effet, on suit l’histoire d’une fratrie haute en couleur : les Sharpe, ou si on utilise leur surnom, les Hussards de Halstrad Hall. J’ai toujours été une grande fan des histoires de fratrie mais en plus ceux-ci sont tous des fortes têtes et leur grand-mère qui leur fixe un ultimatum est excellente aussi. J’adore la voir les manipuler pour arriver à ses fins, c’est une vraie maîtresse femme. Du côté des Hussards, ici, on suit le frère aîné : Oliver, qui m’a fait fondre dès les premières pages. Celui-ci s’en veut pour la mort de ses parents et se détruit à petit feu depuis, alors que c’était vraiment un garçon charmant autrefois. J’ai donc vraiment craqué à force de le voir lutter entre sa vraie nature et le personnage qu’il s’est créé. Comme en plus, c’est un homme très séduisant, drôle et à la tête bien faite, on ne peut que craquer. Alors quand il rencontre Maria, cela fait de suite des étincelles. Cette dernière a un sacré caractère et ne manque pas de courage. Entre eux, cela colle de suite et les échanges de piques ne cesseront jamais. J’ai aimé les voir s’associer pour tromper la Grand-mère d’Oliver. J’ai aimé les voir s’apprivoiser et se rapprocher. J’ai aimé voir Oliver changer peu à peu à son contact et se retrouver. Mais surtout, j’ai aimé voir les frères et soeurs de ce dernier ainsi que la grand-mère les manipuler pour les rapprocher. Je suis fan. Reste le mystère autour de la mort de leurs parents qui risque d’être le fil rouge de la série et qui ne me passionne pas vraiment.

Ma note : 17 / 20

Tome 2 : L’aventurier

Malgré un univers qui me plaît toujours autant, j’ai été moins emballée par ce deuxième tome. On suit cette fois le deuxième frère, Jarret, qui est un libertin et surtout un joueur. Mais il adore sa grand-mère et la brasserie de cette dernière et se débrouille pour la diriger tout en mettant un terme à l’ultimatum de celle-ci concernant son mariage. Tout irait pour le mieux s’il n’adorait pas jouer et parier à tout bout de champ. Ainsi il ne résiste pas à parier avec la charmante et intelligente Annabelle, brasseuse de son état, qui souhaite s’associer avec lui pour sauver l’entreprise familiale. On pourrait croire qu’ils sont fait l’un pour l’autre vu leur passion commune pour l’univers de la brasserie, mais ce ne sera pas si simple (sinon il n’y aurait pas d’histoire ^^). On va donc les suivre dans leurs aventures pour aider leurs entreprises respectives et de ce fait, la famille de Jarret est un peu en retrait, ce qui m’a vraiment gênée. C’est celle-ci qui fait tout le sel de la série et le fait qu’elle soit moins présente a rendu ce tome moins passionnant. L’histoire fut moins drôle et moins rythmée que la précédente. Le passé de chacun des héros étant assez lourd n’a pas aidé, ni leur volonté respective de ne pas s’engager, même si je comprends bien les raisons de chacun. Il est d’ailleurs intéressant de voir l’auteur traiter à chaque fois de façon différente le deuil que des enfants font ou pas de leurs parents et la façon dont ils mènent leur vie ensuite. J’aime cet aspect-là de la série. Ici, la fuite en avant dans le jeu de Jarret qui lui permet de se créer une carapace est bien montré. J’ai été touché par ses failles, mais aussi par sa capacité à pardonner le mensonge et à accepter le passé d’Annabelle. J’ai aimé l’intelligence et la force de caractère de cette dernière, de même que celle de son fils. Maintenant, je suis plutôt impatiente à l’idée de lire l’histoire de Minerva dont on a déjà eu quelques brefs aperçus ici et j’espère y retrouver tout la famille Sharpe.

Ma note : 15 / 20

Tome 3 : La provocatrice

Voici l’histoire que j’attendais avec le plus d’impatience depuis le début. J’ai une tendresse toute particulière pour Minerva qui s’est réfugiée dans la littérature et l’écriture pour fuir ses souffrances. En plus, sa romance est avec Giles qu’elle connait depuis toujours et j’adore les histoires avec des amis d’enfance. L’histoire avait donc tout pour me plaire et ce fut le cas. Dès le début, j’ai aimé le décalage entre Giles qui s’était enfin rendu compte de ses sentiments pour Minerva et voulait la conquérir, et Minerva qui au contraire comptait bien ne pas céder et plutôt se servir de lui pour déjouer les plans de sa grand-mère. J’ai donc beaucoup ri en les voyant ensemble et en voyant ce que chacun mijotait. Heureusement, Giles a peu à peu réussi à faire céder les barrières qu’avait érigées Minerva. Leur relation est pleine de piquant. On ne s’ennuie jamais entre eux. Et la force de la série est de s’appuyer sur la famille haute en couleur de Minerva, qui ici m’a bien fait rire en voulant écharper Giles. En plus, l’auteur a la bonne idée de se servir de la romance naissante entre eux pour aussi faire progresser son enquête sur la mort des parents Sharpe. Le duo est très drôle lorsqu’il enquête de concert. Ce que j’ai aimé aussi, en plus de cette enquête, c’est celle que Minerva va tenter de mener pour percer les mystères de Giles. J’aime comment elle essaie à tout prix d’apprendre à mieux le connaître. Lui, de son côté, l’a percée à jour depuis longtemps. Il a très vite compris à quel point elle se révélait dans ses romans, du coup il la connait très bien. Alors que lui, il est tellement secret qu’elle n’arrive pas à le comprendre et ça la perturbe, surtout qu’elle l’aime depuis toujours. Du coup, c’est vraiment la découverte de l’autre qui est au coeur du roman, ça et apprendre à accorder sa confiance. Giles et Minerva s’accordent à merveille, il suffit de voir comment ils acceptent la passion de l’autre et cherchent à l’aider. Leur couple m’a fait passer un excellent moment et a su se montrer à la hauteur de mes attentes. Presque un coup de coeur.

Ma note : 18 / 20

Tome 4 : Le défi

Ici, nous nous concentrons sur Gabriel, le quatrième enfant de la fratrie (c’est d’ailleurs un peu dommage de suivre à ce point l’ordre de naissance…) et j’ai beaucoup aimé. Gabriel est le casse-cou de l’histoire, celui qui trompe la mort en faisant des courses de plus en plus dangereuse, et qui s’en veut terriblement de la mort de son meilleur ami. Avec lui, il est encore plus nécessaire de l’aider que les autres. Il fait encore plus battre mon coeur de midinette du coup. J’ai aimé l’histoire tout du long même si l’enquête sur la mort des parents est un peu passée à l’as ici. La rencontre de Gabriel avec Virginia a eu lieu dans le précédent tome et avait été électrique, j’attendais donc beaucoup de leur histoire. Je n’ai pas été déçue. Gabriel annonce de suite qu’il souhaite l’épouser pour se racheter de la mort de son frère et l’aider, mais on sent très vite que ses sentiments basculent vers autre chose. On le voit alors tout faire pour la conquérir. J’ai alors aimé voir Virginia lui résister avec l’aide de son cousin et de son grand-père. C’est aussi ce qui fait le charme de cette histoire, voir deux familles et deux grands-parents s’affronter. De même, le fait que le cousin de Virginia s’en mêle et provoque, titille Gabriel m’a bien plus. J’ai aussi aimé que cela se passe dans le milieu des chevaux et des haras et que Gabriel ne soit pas juste un flambeur, mais aussi un homme énergique avec de vraies idées pour gagner sa vie. Sa relation avec Virginia est piquante dès le début et gagne en tendresse au fur et à mesure qu’ils se découvrent. Chacun voit chez l’autre les qualités que les autres personnes ont tendance à ignorer, ce qui leur permet de gagner en confiance. J’ai beaucoup aimé le caractère de chacun d’eux, la façon dont ils s’acceptent, dont ils mûrissent, changent. Ils m’ont vraiment touchée avec leurs faiblesses et je retiendrai cette très belle phrase de Virginia qui résume tout :

Ce que Gabriel lui offrait n’était pas parfait, mais la perfection était-elle de ce monde ?

Ma note : 17 / 20

Tome 5 : Lady Célia

Avec cette histoire, la série se finit sur une très bonne note. Tous les éléments de l’histoire sont bouclés. On a la suite et la fin de l’enquête sur la mort des parents Sharpe. On a la fin de l’ultimatum de la grand-mère. Et on a les cinq Hussards qui sont mariés et heureux en ménage.

Au début, j’ai eu du mal à rentrer dans l’histoire. Il faut qu’on suit les prises de bec de Célia et Pinter depuis le premier tome et que du coup, la surprise était absente. Mais très vite, malgré tout, je me suis laissé prendre à leur jeu. Les voir s’envoyer des piques était particulièrement drôle, surtout qu’aucun des deux ne voulait céder. Ce qui a été moins drôle, c’est de voir les complexes dont ils souffraient les bouffer à un tel point que ça les empêchait d’avancer alors qu’ils avaient toutes les réponses sous leur nez. J’avais vraiment l’impression par moment de faire un pas en avant et deux en arrière, c’était agaçant. Heureusement qu’au bout d’un moment, ils décident de surmonter un peu tout ça, enfin surtout Célia parce que c’est elle qui rapidement fait le plus gros des efforts, tandis que Jackson reste un peu trop en recul. L’idée de Célia pour battre sa grand-mère n’est pas des plus originale puisqu’elle reprend un peu celle de son frère aîné, mais elle cache en fait tout le mal être qu’elle ressent depuis des années. J’ai d’ailleurs aimé la raison derrière son addiction aux armes à feu, elle est tellement juste et dure à la fois. Quant à la présence de tous ces potentiels fiancés chez elle, c’était assez amusant à suivre, surtout qu’ils étaient quand même très très stéréotypés. Je ne pensais pas qu’ils auraient une autre utilité que rendre Jackson jaloux, alors j’ai été surprise du rôle de Basco.

Mais surtout ce qui a fait le sel de ce tome, c’est la façon dont en surmontant leurs blessures respectives, ils ont réussi aussi à guérir la grand-mère Sharpe, qui elle aussi cachait ses souffrances depuis le début en cherchant à aider ses petits-enfants. J’ai trouvé que c’était bien amené et j’ai eu beaucoup de tendresse pour elle, comme pour l’ensemble des personnages dans cette saga, qui est une vraie saga familiale comme je les aime. Je suis donc ravie d’avoir lu cette série et j’espère que la prochaine de Sabrina Jeffries sera d’aussi bonne facture.

Ma note : 16 / 20

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