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Deadman Wonderland de Kazuma Kondou et Jinsei Kataoka

Titre : Deadman Wonderland

Auteurs : Kazuma Kondou et Jinsei Kataoka

Editeur vf : Kana (Dark)

Années de parution : 2010-2014

Nombre de tomes : 13 (série terminée)

Résumé du tome 1 : Deadman Wonderland, la prison d’où on ne revient pas !
Ganta est accusé d’avoir tué tous les élèves de sa classe. Il est incarcéré à la prison Deadman Wonderland. Pour gagner des jours de vie supplémentaires, les détenus doivent s’affronter dans des épreuves mortelles! Ganta parviendra-t-il à rester en vie ?

Mes avis :

Tome 1

Après avoir essayé et pas aimé leur série la plus récente, j’ai voulu voir si j’aurais le même problème avec leur précédente dont j’ai toujours aimé les couvertures. Si j’ai trouvé le dessin moins putassier et l’histoire moins sanguinolente, je dois que ce n’est toujours pas fait pour moi. Ce titre surfe sur la vague des survivals qui étaient à la mode à l’époque et je n’ai jamais trop aimé. Je reconnais que le dessinateur a un joli coup de crayon, que le scénariste a su bâtir un univers intriguant mais je n’accroche pas.

Ce premier volume s’ouvre sur une scène intrigante du passé du héros juste avant que Tokyo ne disparaisse à la suite d’un séisme. Désormais la ville a été reconstruite mais c’est une ville très touristique où l’on a poussé cet élément jusqu’à l’extrême au point où même la prison haute sécurité qui s’y trouve est faite pour attirer les curieux ! Un jour, la classe du héros est attaquée par un mystérieux homme en rouge qui tue tout le monde, mais c’est Ganta, 14 ans, qui va se retrouver accusé de la tuerie et qui va finir dans la fameuse prison tokyoïte alors qu’il devrait être mort lui aussi. Et comme de par hasard, il va tomber sur une fille de son passé dont il ne se rappelle pas et il va développer de mystérieux pouvoirs.

Le problème de cette histoire c’est qu’en dehors de son univers carcéral original tout est cousu de fil blanc. Il n’y a pas de surprise concernant les méchants et les rebondissements, on voit tout arriver à l’avance. Les auteurs ont surtout miser sur le côté atypique du décor de la série, leurs beaux dessins et le dynamisme qu’ils insufflent mais ils ont oublié de donner une âme à leur histoire et à leurs personnages. On a donc encore quelque chose de très fade et commercial et c’est bien dommage.

Je reconnais que le début est moins poussif que leur nouvelle série Smokin’ Parade. On sent aussi qu’ils sont moins dans la surenchère glauque pour appâter le chaland mais je n’accroche toujours pas à leur démarche.

Tome 2

Ce deuxième tome est vraiment nécessaire pour comprendre où nous mènent le duo des mangaka. On voit un peu plus comment fonctionne la prison où se retrouve Ganta et comment cela va se passer. L’idée du clan caché est intéressant, de même que celle du mystérieux directeur en piteux état et des expérimentations sur les « pouvoirs » des prisonniers. On découvre un nouveau personnage, sorte de mentor pour Ganta, qui est assez charismatique. Les autres détenus qu’il croise dans ses nouveaux quartiers sont juste insupportables tant ils font clichés. Quant à Shiro et à l’indic qu’il avait croisés dans le tome 1, on en apprend un peu plus sur eux ici mais ils restent bien mystérieux. Je n’adhère toujours pas à l’univers et la violence du titre mais les mystères qui le peuplent m’intriguent.

Tome 3

L’histoire continue sur le même schéma entre matchs où s’affrontent les détenteurs du pouvoir sur le sang et révélations sur le passé de Ganta et Shiro. Si j’aime assez le dernier point, le premier est trop classique pour moi et commence déjà à me lasser. J’ai donc été ravie de l’évolution proposée dans le dernier chapitre avec l’arrivée de cette organisation secrète de rebelles (Scar Chain). J’aime bien les nouveaux personnages qu’on découvre dans ce tome, sauf le moine que je trouve ridicule. J’ai bien aimé aussi la relation entre l’indic et sa soeur, c’était touchant malgré leur côté givré. Mais surtout, j’aime beaucoup les mystères autour de Shiro, du passé de Ganta, et de ceux qui contrôle la fameuse prison où se déroule l’action.

Tome 4

Ce tome est peut-être celui qui m’a le plus plu jusqu’à présent parce que je l’ai trouvé plus complexe que les précédents. Maintenant que Ganta a rejoint les rebelles de Scar Chain, il participe lui aussi à leur plan d’évasion. Les trahisons et les retournements de situation s’enchaînent à un rythme haletant. L’action ne nous lâche pas et la vie de plusieurs personnages ne tient qu’à un fil. C’est un tome à lire sous oxygène tant on retient son souffle. Par contre, petit bémol, les messages sur l’origine de la violence tombent à côté pour moi, de même que les moments un peu mélo qui sonnent creux.

Tome 5

Même si on tombe dans un schéma classique avec un héros qui veut devenir plus fort pour protéger ceux qu’il aime, j’ai trouvé ce tome intéressant. L’entraînement de Ganta est à oublier, il ne sert pas à grand-chose. Par contre, la suite de l’affrontement entre les Scar Chain et les Croque-morts est passionnant. C’est intense et tendu. Les chefs des deux camps ont de lourds traumatismes derrière eux et ont atteint le point de rupture. Ça m’a filé des frissons de les voir perdre la tête comme ça l’un et l’autre mais j’ai aimé la pointe d’espoir qu’on sent poindre derrière. A côté, les manigances des hautes sphères sont toujours aussi mystérieuses et un nouveau personnage bien étrange apparait aux côtés de Shiro, ça continue à me donner envie de lire la suite.

Tome 6

Après les drames du dernier tome, on repart sur de nouvelles bases avec un Ganta apathique particulièrement agaçant pendant un premier chapitre lui-même poussif où les auteurs tentent de faire de l’humour pour alléger l’atmosphère sans que ça marche tant c’est lourd. Heureusement, l’histoire repart de plus belle ensuite avec la révélation au public de l’existence des Deadmen, de leurs pouvoirs, et les expérimentations pour en créer de nouveaux. Cela donne une nouvelle dimension intéressante à la série et ça me plaît. Je regrette que ça s’enchaîne si vite par un affrontement stérile et un Ganta encore trop caricatural dans son rôle de héros qui vient tout foutre en l’air. C’est dommage tant de bonnes idées gâchées par autant de classicisme. Il faut vraiment qu’ils arrivent à se détacher des codes du shonen.

Tome 7

Le rythme et la tension continue à retomber avec ce tome on ne peut plus classique lui aussi. Je n’adhère vraiment pas au nouvel arc de l’histoire. Ça manque de mystère et c’est trop bourrin. L’affrontement contre les faux Deadmen se poursuit. Les décisions de Ganta sont ultra prévisibles comme celles de ses amis. On tombe trop dans le sentimentalisme. Les révélations sur le passé de Ganta n’en sont pas vraiment tant tout le monde devait l’avoir deviné depuis longtemps. Je suis un peu déçue. Je voudrais plus de tension, plus d’inattendue, plus de vrais sentiments.

Tome 8

Encore un tome au déroulement ultra classique, ça m’embête. On voit le clan des gentils affronter celui des méchants lors de duels qui permettent d’en apprendre plus sur le passé grâce à des flashbacks. C’est du vu et revu, et il n’y a aucune émotion ici. Franchement, ça me déçoit. Heureusement la fin avec le réveil de l’autre personnalité de Shiro annonce une suite plus intéressante.

Tome 9

Je trouvais l’entrée du tome un peu bourrine mais la suite relève largement le niveau. Les révélations pleuvent sur l’organisation dirigeant la prison et les intentions du nouveau et de l’ancien chefs ainsi que sur l’origine du tremblement de terre qui a détruit Tokyo autrefois. Je me suis vraiment régalée. J’ai senti une brusque montée en tension plus que bienvenue. Les retournements de situation s’enchaînent donnant un rythme bien nerveux au tome. Les auteurs clôturent ici un chapitre important de l’histoire pour mieux nous lancer dans un dernier arc qui s’annonce déjà violent et sanglant. Vite, vite, la suite !

Tome 10

Comme je le pressentais, on est vraiment dans la dernière ligne droite. Les révélations continuent à pleuvoir sur Shiro et sur la mère de Ganta. J’aime vraiment beaucoup, c’est complexe et tordu. Les retrouvailles des anciens Deadmen pour former l’équipe du dernier espoir était attendu mais en même temps c’est ce qu’on espère voir dans ce genre de série. J’espère juste que Shiro ne va pas encore tout foutre en l’air avec son sentimentalisme.

Tome 11

Le combat contre le chef de l’organisation à l’origine des pouvoirs des Deadmen, de Shiro et tout le reste, est engagé. On continue à en apprendre toujours plus sur les horribles traitements de Shiro et c’est aussi horrible que je m’y attendais. Ça m’a vraiment donné des frissons de rage et d’horreur. Par contre, ces révélations cassent un peu le rythme des affrontements et ceux-ci n’en finissent pas. Ça manque cruellement de dynamisme et de nuances. On a encore une fois les gentils contre les méchants et des révélations sur le passé de chacun comme ça se fait si souvent. Il y a plein de bonnes idées dans cette série mais on reste vraiment trop en surface et surtout leur traitement est bien trop classique.

Tome 12

On reste dans la même dynamique que le tome précédent. Du coup, ça manque cruellement de surprises, dommage. Le final traîne en longueur, trois tomes pour conclure, c’est trop pour une série de 13 tomes. Le manque de dynamisme se fait sentir. On patauge et les auteurs se répètent. On n’apprend rien de plus ici ou presque. Ce n’est pas désagréable à lire mais ce n’est pas jouissif comme ça devrait l’être malgré les nombreux combats et la surenchère de pouvoirs déployés.

Tome 13

Voici la fin de ce shonen un peu trop classique à mon goût. Elle est tout à fait satisfaisante parce qu’elle apporte des réponses à l’ensemble des questions que je me posais. L’affrontement dantesque qu’on attendait entre Shiro et Ganta a bien lieu mais franchement il y a beaucoup trop de bons sentiments pour moi, ça sonne creux. Je ne comprends pas comment Ganta peut professer son amour à Shiro, je ne le trouve pas crédible. Par contre, j’aime bien le chapitre final où on voit chacun d’eux après la bataille. J’aime toujours voir ce qu’il advient des personnages.

Conclusion :

Deadman Wonderland aura été un shonen sympa à suivre mais très classique dans son déroulement. Il y a de bonnes idées du côté du décor mais ça manque vraiment de noirceur, c’est trop gentillet et plein de bons sentiments. Les premiers tomes manquaient de surprise, la suite a relevé le niveau jusqu’à la mort la Chouette. La deuxième partie était plus fade et répétitive. Et j’ai cru que la troisième et dernière partie n’allait jamais se finir tant elle tirait en longueur. Je ne dois pas être le public cible de ce genre de titre ^^!

Ma note : 13 / 20

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