Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

The Promised Neverland de Kaiu Shirai et Posuka Demisu

Titre : The Promised Neverland

Auteurs : Kaiu Shirai et Posuka Demisu

Éditeur vf : Kazé (shonen)

Années de parution vf : Depuis 2018

Nombre de tomes vf : 12 (en cours)

Histoire : Emma, Norman et Ray coulent des jours heureux à l’orphelinat Grace Field House. Entourés de leurs petits frères et sœurs, ils s’épanouissent sous l’attention pleine de tendresse de « Maman », qu’ils considèrent comme leur véritable mère. Mais tout bascule le soir où ils découvrent l’abominable réalité qui se cache derrière la façade de leur vie paisible ! Ils doivent s’échapper, c’est une question de vie ou de mort !

Mes avis :

Tome 1

Voici le dernier shonen à la mode dont tout le monde parle sur internet et c’est compréhensible vu le battage médiatique qu’a organisé l’éditeur. The Promised Neverland est présenté comme la relève du shonen d’aventure. On y suit un groupe d’enfants de 0 à 11 ans qui vit dans un orphelinat bien différent de ceux qu’on connait. Tout le talent des auteurs est, à partir de ce postulat très simple, de nous faire peu à peu basculer dans l’horreur et l’angoisse.

En effet, Kaiu Shirai et Posuka Demisu, deux nouveaux venus sur le marché du manga, mettent en place dès les premières pages un univers dissonant très prenant. Les premières images nous montrent un orphelinat qui a tout du lieu parfait où grandir jusqu’à ce qu’à peine 10 pages plus loin, on sente déjà que quelque chose cloche sérieusement quand on voit ces enfants avec leur nombre tatoué sur le cou effectuer de drôles de test sur écrans… Tout est fait pour nous faire plonger de plus en plus dans l’horreur et l’angoisse de cet univers qui semble pourtant si parfait au premier abord, un peu comme avec les textes subversifs de Lewis Carroll. Les dessins passent du tout mignon à l’effrayant complet. Les personnages sont tour à tour doux puis angoissants ou plongés dans l’angoisse. C’est saisissant ce basculement permanent de registre mais cela donne un ton très particulier au titre.

Sans trop en révéler, j’ai trouvé l’histoire et sa narration très malignes. Les révélations nous sont assénées telles des claques au fil des chapitres tous plus nerveux les uns que les autres. On découvre rapidement que le monde n’est pas tel que les enfants et nous-même le croyions et avec eux on va partir à la quête aux informations, telle une chasse au trésor mais on va aussi et surtout suivre leur plan d’évasion, un peu à la Prison Break. C’est assez jouissif à suivre même si les frissons ne sont jamais bien loin.

Du côté des personnages, on reste sur quelque chose d’assez classique dans les profils des gentils comme des méchants. On devine assez rapidement leur caractère et leurs actions du coup, entre Emma l’impulsive, Norman le stratège, Ray l’intello et Maman la gardienne. Ce n’est pas ici qu’il faut rechercher l’originalité. Honnêtement, je n’ai pas particulièrement accroché avec eux pour l’instant. Je les vois plus comme un petit groupe à suivre sur lequel va venir se greffer de plus en plus de membres, mais il va me falloir un développement plus important pour vraiment les soutenir.

Les dessins ne sont pas non plus aussi beaux que je l’attendais. Je trouve le trait souvent assez maladroit pour ne pas dire exagéré et j’ai du mal le look des personnages même si j’y reconnais un dynamisme certain et un talent pour rendre les émotions de chacun très lisibles. Par contre, je suis totalement fan de l’initiative de la revisite de la couverture de ce premier tome par Benjamin Lacombe, mon illustrateur préféré ! Je comprends qu’on ait fait appel à lui après son travail sur Alice vu les ressemblances entre les ambiances des deux titres.

Je comprends donc le succès que peut rencontrer ce titre même si j’ai noté quelques bémols. Il est vraiment bien construit, il est addictif et il est intrigant. On ne peut qu’avoir envie de lire la suite à la fin de ce premier tome pour voir si les enfants vont s’en sortir et voir ce qu’il vont découvrir ensuite.

Tome 2

Les auteurs ont bien compris la combine. Dans ce tome 2, ils nous resservent les mêmes ficelles qui nous avaient séduits précédemment. De la tension, du suspens, de l’action, de la réflexion et des retournements de situation.

Tout commence assez tranquillement avec notre trio qui met en branle son plan et qui au fur et à mesure qu’il se rend compte de ses failles, corrige et réajuste. En parallèle, ils cherchent à échapper à Maman et à son acolyte, mais aussi à en apprendre plus sur elles et sur le monde extérieur mais ce n’est encore qu’en périphérie malheureusement. Non, ici, on passe plutôt une grande partie du tome à les suivre entraîner les plus jeunes pour qu’ils soient prêts le jour J, puis enrôler de nouveaux enfants pour les aider à mener les troupes. C’est simple mais efficace.

Le gros retournement de situation vient un peu plus tard et honnêtement, il était assez prévisible finalement et est amené sans finesse. Ça fait un peu « passage obligé » pour ce type de série à la Prison Break. Après, ça reste plaisant mais la surprise du tome 1 passée, la suite me semble plus classique et moins recherchée. J’ai également trouvé l’ambiance moins pesante et inquiétante ce que je regrette.

The Promised Neverland reste une agréable petite série à suspens mais elle ne révolutionnera pas le genre si elle compte poursuivre sur cette voie malgré son intrigue de départ plutôt originale et son univers très documenté. J’attends plus de surprises et de prises de risque pour la suite !

Tome 3

Je ne sais pas si c’est parce que je deviens difficile ou si c’est tout le buzz qu’il y a eu autour qui m’a poussée à être plus sévère, mais si je fais un bilan maintenant, je ne suis pas du tout à fond dans TPN comme beaucoup semblent l’être…

Dans ce tome, j’ai trouvé toute la première partie avec Don et Gilda, jusqu’à la révélation de soeur Krone assez mauvaise. L’ensemble des scènes est surjouée, le dessin est bateau, les gamins oublient complètement où ils sont et parlent à tort et à travers partout dans l’orphelinat sans faire gaffe… Bref, du grand n’importe quoi :/

Heureusement, peut-être que l’auteur a senti que notre lassitude allait pointer, il relance complètement la donne à mi-tome par un nouvel effet de manche assez astucieux. Grâce à cela les enfants ont un allié inattendu et dangereux et on commence à en apprendre plus sur le monde extérieur, même si c’est encore à prendre avec des pincettes. Mais cette surprise même est annulée, complètement renversée dans une nouvelle action menée dans le dernier quart du tome.

Ainsi pendant toute la lecture de la seconde partie, on se sent, comme les héros, sous pression, on est sur le qui vive, on se demande qui va nous trahir. Pour ça, je trouve que l’auteur gère bien le rythme de sa narration. Après, comme d’autres ont pu le relever, temporellement, l’histoire n’avance pas bien vite parce qu’il faut toujours qu’un obstacle surgissent de nulle part cassant le rythme et les obligeant à ralentir. C’est agaçant parce que souvent on a l’impression que ça sort de nulle part tellement c’est brusque, mais je pense que c’est le style qu’a voulu donner Kaiu Shirai. Je reste donc encore sur la réserve concernant cette série, qui est sympathique à lire, mais qui est bien loin des meilleurs shonen que j’ai pu lire.

Tome 4

Peut-être étais-je dans de meilleures dispositions, mais j’ai trouvé ce tome moins prévisible que le précédent et donc plus surprenant et agréable à lire. L’histoire de la préparation de leur évasion suit son cours mais la machine vient se gripper quand Maman leur dit qu’elle voit clair dans leur jeu et qu’elle intervient assez brutalement. Les cartes sont donc rebattues et il va falloir procéder différemment.

La première partie du tome est complètement sous tension avec la menace qui pèse sur le groupe et en particulier sur Norman, la cible que Maman a choisi pour les affaiblir et elle a très bien choisi. On est donc ballotés d’un côté et de l’autre parce que leurs décisions changent sans cesse et qu’ils doivent remettre un plan en place avec les nouvelles données. J’ai bien aimé cela, surtout que pour une fois, les auteurs s’appuient bien sur les caractéristiques de chacun. La décision finale de Norman est sans surprise, de même que sa découverte sur ce qu’il y a au-delà du Mur, je m’y attendais un peu, je l’avoue. Par contre, je ne serais pas surprise si on le retrouvait plus tard dans l’histoire.

La seconde partie a une ambiance encore plus pesante peut-être, puisque l’accablement de Ray et Emma est palpable. Ça donne des séquences assez lourdes qu’on a envie de rapidement passer et heureusement c’est le cas, puisqu’ils nous préparent des rebondissements comme ils savent le faire. Cette fois, le plan est reparti sur de bons rails. J’ai aimé le traitement des infos distillés aux lecteurs, c’était malin. Le final n’est pas surprenant en soi, mais il a été très bien amené lors de scènes prenantes avec des retournements de situation parfois inattendus. J’ai aimé cette nouvelle dynamique bien plus vive et précipité que précédemment. Il n’est plus temps de prendre son temps, il faut se dépêcher maintenant. Cependant mon enthousiasme est retombé au tout dernier instant avec l’atout qui est tombé par miracle dans la main de Maman. C’était exactement ce que je ne voulais pas. Après à voir si c’est vraiment le hasard où si c’est le résultat d’un nouveau plan du groupe ^^

Tome 5

Avec les événements qui se produisent, c’est forcément un tome qui rompt avec les précédents. Les auteurs y conservent la même formule, à savoir essayer de nous surprendre à chaque tournant. Si cela marche plutôt pas mal sur le moment, quand on y repense après, on peut encore trop fait bien trop facile et déjà vu, ce qui fait que je n’arrive pas encore à mettre cette série dans mon top des titres sur lesquels je me jette à leur sortie…

Le premier arc de la série se conclut donc ici avec l’évasion de notre petite troupe. On découvre grâce à des flashbacks des éléments qui nous manquaient dans le précédent et qui permettent de mieux comprendre certaines choses qui faisaient trop tombées de nulle part. J’ai assez aimé voir Emma évoluer et prendre en compte aussi ce qu’avait pu dire Ray pour ainsi changer son plan et essayer de le rendre plus réaliste si je puis dire. Ainsi, j’ai aimé son choix et sa logique concernant les petits. De plus, on dit au revoir à cette partie en disant au revoir à son personnage emblématique : Maman, et c’est fait de la plus belle des façons, dévoilant une face bien cachée de celle-ci mais dont certains (dont moi) se doutaient ^^’

La seconde partie nous fait entrer de plein pied dans une cavale des plus dangereuses. On y retrouve la tension des débuts mais avec en plus la dimension horrifico-fantastique qui avait un peu disparu au profit du plan d’évasion. On frissonne dans cet environnement inconnu où les dangers sont présents à chaque tournant. On tremble de peur devant les poursuivants qui sont issus de nos pires cauchemars et qui ont tôt fait de les rattraper. Après, ce sont encore des éléments déjà vus dans d’autres titres ce qui me gâche un peu mon plaisir. J’aurais préféré que les auteurs inventent tout de A à Z mais je sens que ce ne sera jamais le cas ici…

Le titre reste cependant plaisant à lire. On entre dans une nouvelle dynamique avec cette aventure désormais hors des murs où les héros forment un nouveau groupe et les antagonistes prennent une nouvelle forme. Je suis quand même curieuse de voir comment ça va évoluer.

Tome 6

Toujours pas de coup de coeur avec ce tome mais la série est de plus en plus solide. Si les dessins me semblent parfois un peu bancals, l’histoire elle prend de plus en plus son envol et l’univers qu’on nous dévoile a de quoi passionner.

Le tome s’ouvre sur une course poursuite haletante du côté de Ray qui se termine par la seule issue possible pour ne pas perdre ce personnage emblématique qui est de loin mon préféré, après Maman, depuis les débuts de la saga. C’est l’occasion de rencontrer de nouveaux personnages dont j’avais très vite découvert le premier puis le second secret. C’est dommage ici que les mystères qui entourent les personnages qu’on croise ne soient pas mieux travaillés parce qu’on les devine trop facilement…

Par contre, avec cette rencontre, on apprend énormément de chose sur la vie en dehors des murs et là je n’avais pas tout deviné loin de là. J’ai aimé découvrir des éléments sur les différents genres de monstres qui peuplent le monde extérieur. Ce qu’on apprend sur la vie des monstres et des humains est très bien amené. C’est une bonne idée, certes qu’on a déjà un peu vu dans un autre manga célèbre (et que je préfère à TPN), mais qui promet une suite bourrée d’aventure. J’ai aimé ces révélations, moins les réactions un peu trop confiantes de Ray et Emma mais qui doivent sûrement réagir ainsi pour se pousser à aller de l’avant.

La fin annonce encore une nouvelle étape, peut-être une transition après les 2 derniers tomes assez riches en action. Le nouveau personnage rencontré dans les dernières pages garde toute son aura de mystère, de même que le lieu où on le rencontre, mais je suis sûre que ce ne sera pas l’eden qu’on aurait pu croire au premier abord. Ça promet encore des tomes avec bien des tensions, des rebondissements et de l’action. Je regrette juste que l’écriture des personnages ne soit pas à la hauteur de celle de l’univers qui est mis en place, qui lui est riche et surprenant. Si les auteurs arrivent à allier les deux, peut-être aurai-je enfin le coup de coeur que j’attends.

Tome 7

Alors que j’avais vraiment beaucoup apprécié le précédent tome, celui-ci, même si je l’ai lu rapidement, m’a posé un réel problème dès le départ.

Les auteurs ont fait le choix d’introduire un nouveau personnage juste insupportable. C’est juste une caricature ambulante, celui du type pénible d’abord, puis celui du fourbe, et enfin du type mystérieux et écorché. Il manque totalement de subtilité et de nuances. Du coup, ça m’a plombé un peu ma lecture. Sachant que déjà, passé les deux tiers du tome sous terre, dans l’abri qu’ils viennent de trouver, où au final on n’apprend quasiment rien, mais où on brasse beaucoup d’air à parler de famille, ce n’est pas folichon.

Ce tome marque pendant un long moment un vrai coup d’arrêt à l’histoire qui était devenue entraînante depuis plusieurs tome, c’est vraiment dommage. La fin relance un peu mon intérêt en insufflant une vague de dynamisme grâce à leur nouvelle exploration du monde extérieur, mais ça fait redondant avec ce qu’on a déjà eu et surtout ça rappelle énormément les survivals, et je ne suis pas fan du genre. Je continue donc à trouver ce titre vraiment surcoté. Je préfère de loin lire un tome de l’Attaque des Titans. Après, je ne vais pas dire que c’est mauvais. C’est bien écrit dans l’ensemble, c’est cohérent, l’histoire est entraînante mais le titre ne sort pas du lot pour moi.

Tome 8

Voici enfin peut-être le premier tome où je me suis vraiment sentie emportée et prise par ce qui se passait, voire même surprise. C’est appréciable. Depuis le début, je trouve la série sympa à lire mais il me manquait le petit truc, je commence enfin à le sentir.

Dans ce nouveau tome, après une terrible aventure face à des démons aux faux airs immortels qui les chassent à cause de M. L’inconnu, nous plongeons avec Emma dans un nouveau monde encore plus terrible tant il est dérangeant. J’ai beaucoup aimé ce nouveau rebondissement. J’ai trouvé intéressant de voir Emma séparée un peu de Ray. J’espère que ça permettra de développer chacun d’eux pour les endurcir. Mais surtout le nouvel univers proposé et les nouveaux personnages rencontrés élargissent encore ce que l’on sait du monde hors de Grace Field et ce n’est pas reluisant. C’est même de plus en plus terrible, même si bon ce n’est pas surprenant vu ce qu’on savait déjà. Dernier point très positif grâce à ce nouveau twist, on découvre un peu le passé de M. l’inconnu, ce qui le rend plus intéressant et plus complexe, lui donnant le potentiel d’être un personnage important dans l’histoire.

Reste qu’il y a pas mal de grosses ficèles dans la série voire de deus ex machina un peu agaçans aussi bien du côté des démons que du mystérieux William Minerva et son stylo. The Promised Neverland reste un shonen de qualité, agréable à lire, avec des surprises, mais il lui manque encore un scénario vraiment solide et dense comme peut l’être celui de l’Attaque des Titans dans la même catégorie éditoriale.

Tome 9

Depuis sa sortie en avant-première à la Japan Expo, j’ai entendu beaucoup de choses sur ce 9e tome, j’en attendais donc beaucoup et une fois de plus, ce ne fut pas à la hauteur de mes espérances. Cela n’enlève rien au fait que les auteurs aiment bien nous pondre des rebondissements en pagailles mais en ce qui me concerne, je ne m’y laisse pas prendre et ça ne m’impressionne en rien. J’ai encore et toujours l’impression que le scénario est construit sur un château de cartes qui pourrait s’effondrer au moindre souffle. C’est dommage parce qu’on sent vraiment qu’ils y mettent beaucoup d’énergie et de bonnes intentions mais ça ne fonctionne pas sur moi ^^!

Dans ce nouvel opus, on suit encore les indices laissés par William Minerva pour aboutir à une révélation d’envergure sur ce dernier. Une révélation qui se est intéressante parce qu’elle permet d’obtenir une autre vision de ce qui se déroule sous nos yeux, mais aussi parce qu’elle donne des informations sur des éléments encore inconnus (une nouvelle ferme entre autre) prometteurs. C’est la partie la plus intéressante de l’histoire ici, ça et la confirmation d’un pressentiment qui ne nous quittait pas depuis plusieurs tomes (SPOILER : Oui, Norman est bien en vie). Mais une fois de plus, ce n’est pas assez poussé, ça aurait été bien mieux si : SPOILER Adam avait été une version modifiée et attrofiée de Norman par exemple.

Pour le reste, tout ce qui tourne autour du soulèvement contre les monstres à Goldy Pond me laisse indifférente. C’est du survival hyper basique avec affrontements, pièges, stratégies, sacrifices, etc déjà vu. La tentative d’y insérer des émotions tombe complètement à plat tellement ça manque de subtilité. Mais c’est dynamique et ça se laisse bien lire. Le choix ensuite que l’on propose à Emma : partir pour un nouveau monde ou mener la résistance de l’intérieur est bateau à souhait, surtout avec un personnage aussi simpliste (et agaçant…) qu’elle. Quand à l’introduction d’une espèce de magie, sur le moment j’ai trouvé ça ridicule et ne collant pas du tout à l’univers malgré son cadre fantastique, ça tombait vraiment comme un cheveu sur la soupe…

Franchement, je ne comprends toujours pas tout le barouf autour de cette série qui utilise des ressors éculés, avec des personnages pas subtils pour un sou et un univers loin d’être aussi original qu’annoncé. Alors oui, ce n’est pas désagréable à lire mais c’est encore loin du chef d’oeuvre ou de la claque annoncée…

Tome 10

Déjà 10 tomes et j’ai l’impression que la série pourrait encore durer le double si ce n’est plus ^^ Ce nouvel opus est encore une fois bourré d’action, avec peu voire pas de révélations cette fois. Il est passé comme une lettre à la poste.

J’ai été ravie de voir les auteurs se consacrer au survival sans rien mettre d’autre pour le polluer. Ça a créé une tension permanente fort appréciable au cours de la lecture. On suit les différentes équipes qui ont maille à partir avec les démons qu’ils ont pris en chasse. Chacun adopte une stratégie différente et chacun voit son plan contrecarré forcément. Il faut donc partir dans une nouvelle direction, s’adapter aux imprévus, etc. C’est ce qui m’a le plus plu ici. Cette fois, les auteurs ont vraiment essayé d’être imprévisibles. Cela a marché parfois (avec Bayon pour ma part) moins d’autre fois (avec Leuvis) mais c’était sympa à suivre, toujours pas révolutionnaire, mais agréable comme tout affrontement bien orchestré.

J’ai par contre toujours du mal avec le fait qu’Emma soit autant mise en avant alors que je continue à la trouver bourine et simpliste… Elle manque vraiment de charisme face aux autres, même face aux nouvelles recrues de cet arc, c’est dire. Je trouve tous les survivants de Goldy Pond plus âpre et donc charismatique qu’elle >< Le tournant final a d’ailleurs achevé de me convaincre.

Maintenant, ça fait quand même pas mal de tome qu’on se traine cette histoire, alors j’espère que sa fin dans le prochain tome aura un poids important sur la suite, sinon j’aurai eu l’impression de m’être faite avoir ^^!

Tome 11

Ouf enfin la conclusion de l’arc de la partie de chasse ! Maintenant que j’ai évacué toute aspiration à avoir entre les mains LE titre de l’année, je passe quand même de meilleurs moments de lectures. Dans ce nouveau tome, action renversement de situation et retrouvailles sont au rendez-vous pour une lecture un peu moins intense quand même que la dernière fois.

Le tome se découpe en deux moments : pendant et après le combat contre Leuvis. Etant dans un shonen, c’est sans surprise qu’on se pouvait se douter que la petite bande allait s’en sortir. Le fait qu’ils aient été rejoint par Ray et Monsieur l’Inconnu est tout de même une bonne chose pour mieux équilibrer le combat, car si ce n’est qu’avec la tête d’Emma, on n’était pas sorti de l’auberge pour trouver de bonnes idées. Je ne comprendrais jamais qu’on en ait fait l’héroïne de la série… Bref.

Un combat haletant s’installe sur les deux tiers du tome et c’est très prenant à lire. Leuvis est un adversaire de taille complètement barjot qui pousse les héros dans leurs retranchements. Leur petit plan du départ commence bien mais se grippe vite, il faut s’adapter et c’est là que les nouveaux arrivants vont bien aider. La suite du plan est assez basique, cependant, même si l’autrice veut nous montrer que ça repose sur des faits pertinents. Je n’en reste pas moins un peu déçue par ce traitement assez bourrin… Mais je reconnais qu’il y a eu des revirements (spoilers : la bombe aveuglante, la faculté de régénération de Leuvis qui diminue, Emma blessée…) et c’est parfait pour le lecteur !

La seconde partie, après le combat contre Leuvis, est bien plus faible par contre. On a droit à bien trop de mélo alors que là aussi, on se doutait de comment ça se finirait. (spoiler : Ils n’allaient pas laisser les blessés en plan quand même !) Et je trouve qu’ils s’échappent un peu trop facilement. Les retrouvailles sont expédiées, elles aussi, on va à l’essentiel : la suite du plan. On communique à tout le monde les nouvelles informations, ok, c’est nécessaire, mais très plan plan tout ça et une fois de plus, on repart dans les délires héroïques d’Emma qui me font lever les yeux au ciel. Je ne suis pas convaincue… Heureusement les ultimes pages avec des personnages importants mais moins présents annoncent du plus lourd pour la suite.

Ce nouveau tome apporte une bonne conclusion à un arc de la chasse qui s’étirait un peu trop. Celui-ci nous a donné de nouvelles révélations intéressantes pour la suite et de nouveaux collaborateurs qui seront certainement importants pour aider Emma. J’ai cependant l’impression de tourner un peu en rond et de revenir sur mes pas, alors j’espère que certaines promesses entrevues seront tenues pour enfin faire décoller la série.

Tome 12

Contre toute attente, j’ai plutôt aimé ma lecture de ce nouveau tome de TPN alors que franchement je n’en attendais pas grand-chose après le final trop « happy end » de la dernière fois, comme quoi, tout arrive !

J’ai trouvé que cette fois, les auteurs géraient bien leur rythme, leur suspense, leur univers et leur histoire, et cela tout de front ! Fini Goldy Pond, on repart dans la recherche d’indices laissés par Minerva et l’attente d’alliés. Place à nouveau au bunker et à ses habitants. J’ai été ravie de retrouver tout ce petit monde et sa dynamique. C’est ce qui m’avait plu aussi au début de l’histoire, ce cadre « familial » où l’on peut espérer compter sur chacun, alors revoir tout le monde oeuvre vers un but commun m’a mis en joie. En plus désormais, c’est une famille élargie, élargie par ses nouveaux arrivants et élargies par les tâches qui lui incombent. Ça fait donc du bien de reposer ce cadre avant de repartir de plus belle.

Car effectivement, les mangakas nous ont réservé un bon lot de surprises comme l’annonçait la couverture du tome. On apprend de nouveaux éléments passionnants sur l’extérieur, sur William Minerva et sa famille, et la contrattaque à l’évasion des enfants qui se prépare. J’ai été frappée d’en apprendre autant en aussi peu de temps sur ce tome. Ça change complètement la perspective de l’histoire et la vitesse du récit. Du coup, le bond dans le temps qui s’opère est très bien vu et colle à cette nouvelle dynamique. Le temps du récit s’accélère par ce que la pression est plus grande de tous les côtés. Il faut donc agir, quitte à être imprudent et à tout risquer. Les révélations n’en sont que plus impressionnantes. Bien sûr, il reste encore pas mal de zones d’ombres mais on commence à deviner certains motifs intéressants pour la suite.

Cela donne un récit qui se veut tranquille au début mais qui devient de plus en plus tendus avec un final stressant à souhait, même si bien sûr il y a encore bien trop de grosses ficelles à mon goût et que certaines résolutions sont trop simples. Mes seuls regrets, c’est de ne pas voir plus certains personnages qui ont été abandonnés en cours de route, on les entraperçoit mais pas suffisamment longtemps, alors ça attise la curiosité et ça frustre en même temps ^^!

Ma note : 14,5 / 20

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38 commentaires sur “The Promised Neverland de Kaiu Shirai et Posuka Demisu

      1. Excellente idée, surtout qu’on en parle partout et qu’ils risquent de vouloir le lire du coup ^^ Et même si ça risque de se corser, on reste dans du shonen pur et dur pour moi, ça ne fait aucun doute 😉

        Aimé par 1 personne

  1. C’est la première chose qui m’a fait réagir aussi « leur nombre tatoué sur le cou effectuer de drôles de test sur écrans »
    L’image que t’as partagé c’est là où j’ai sursauté sur mon fauteuil
    Je rejoins ton avis comme tu le sais.

    Aimé par 1 personne

  2. Ne pas nous lire si vous n’avez pas lu le tome 4.
    ^^
    Oui, tant qu’on ne voit rien et avec un perso fort comme Norman, je ne vais pas y croire. Déjà elle a pu faire ça d’elle même pour faire peur et dissoudre le groupe, la rébellion, ce qui marche en apparence, et aurait pu marcher totalement. Ou alors il aurait réussi un truc.
    On les voit enfin tenter de se sauver !!!
    J’aime bien Ray ils m’auront pas …et Norma, qui avait « vu » du coup Emma qui l’empêche XD
    mais lui a pu mettre des choses au point depuis des années
    J’aime bien aussi l’unité du groupe, qui est plus dissuasive sur la fin, il n’a rien compris ou il y a qqch derrière.
    Isabella est toujours aussi machiavélique.

    Aimé par 1 personne

    1. Moi non plus, je n’arrive pas à y croire. Je me dis qu’ils l’ont peut-être recruté de l’autre côté pour en faire un savant ou je ne sais quoi par exemple, parce que ce serait trop dommage de l’éliminer comme ça et je le verrais bien travailler de l’intérieur pour les aider ^^

      Aimé par 1 personne

      1. Je n’irais pas comparer TPN à GoT, ce dernier étant quand même largement meilleur et de loin narrativement parlant pour ne pas en dire plus. Mais effectivement, l’histoire de la valise en dit long, je l’avais un peu oubliée ^^!

        Aimé par 1 personne

      1. Moi, c’est surtout que quand je lis, souvent mon cerveau ajoute automatiquement les mots manquants et du coup, je ne m’en rends même plus compte lol
        Je ne compte pas les fois où ça m’est arrivé et où en toute bonne foi quand on me disait « mais il manque un mot », je disais mais non tu vois, et je lisais nickel avec le mot manquant alors qu’il n’était pas écrit 😅

        Aimé par 1 personne

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