Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

La revue Atom #6

Titre : Atom, la culture manga #6

Auteurs : Collectif

Rédacteur en chef : Fausto Fasulo

Nombre de pages : 130

Date : Mai 2018

Prix : 9,90€

Mon avis :

Après un numéro 5 qui était en plein dans l’actualité du moment, nous retrouvons ici un numéro qui s’intéresse plus à des auteurs forts dans le panorama français même si ce fut à mes risques et périls, puisque j’ai adoré certaines interviews et étais un peu dérangée par d’autres. Revenons sur ce numéro :

On ouvre avec l’interview d’une des mangaka les plus prolifiques et bankables au Japon, qui est aussi culte en France : Rumiko Takahashi. Ce fut un vrai plaisir de découvrir une autrice de mon enfance grâce à une interview chaleureuse où on revient beaucoup sur ses premières séries, tant mieux, ce sont celles que je préfère. Pour les fans d’Inuyasha et Rinne, il n’y a pas grand-chose par contre. C’était intéressant de découvrir ses mottos, sa façon de monter un projet ou ses influences. Je suis plus mitigée pour les critiques de ses oeuvres qui ont parfois trop de verbiage et d’extrapolations, voire de liens avec une actualité qui n’avait pas lieu d’être à l’époque (Ranma et les questions de genres par exemple).

Puis vient Shinichi Ishizuka, un auteur que je découvre ici. Ça tombe bien, je veux essayer sa série sur le Jazz : Blue Giant. On découvre un parcours atypique et une relation très forte avec son tantô. J’ai aimé son amour pour la montagne et la musique et les chroniqueurs ont parfaitement su me vendre ses titres malgré un dessin des plus simples qu’il a su quant même bien exploiter pour le rentre vraiment percutant.

C’est ensuite au tour de Junji Itô. Je connaissais l’oeuvre de l’auteur dans les grandes lignes mais n’étant pas une fan d’horreur, ça s’arrêtait là. J’ai découvert quelqu’un de chaleureux et de très attaché au genre littéraire sur lequel il travaille. L’interview semble bien balayer l’ensemble de son oeuvre. On apprend des choses sur ses influences, souvent européennes, ses méthodes de travail aussi bien pour la réalisation des histoires que des dessins. Ça me donnerait presque envie d’essayer plusieurs de ses titres. La présentation de ses oeuvres en annexe est plus bancale, elle. En même temps, ce n’est jamais facile de parler de recueils de nouvelles, puisque c’est là l’essentiel de son oeuvre.

Arrive alors, Hiro Mashima, un auteur qui se vend plutôt bien en France mais que je n’apprécie pas particulièrement. J’ai trouvé l’interview plus classique et plus courte. L’auteur n’a que peu d’oeuvres à son actif à final à part ses deux séries fleuves bien connues. On va donc plus parler de son parcours et de son processus créatif mais l’ensemble est assez sommaire et consensuel et on n’aborde pas les questions qui fâchent (son absence d’imagination graphique et narrative…). Heureusement, on sent que c’est fait dans la bonne humeur.

Ensuite, c’est au tour de Minoru Furuya, un mangaka qu’on ne connait pas encore trop en France et qui honnêtement ne me tente pas. L’interview n’est pas parvenue à me faire changer d’avis. J’ai trouvé le personnage assez peu sympathique pour ma part avec un côté trop nonchalant et tire au flanc. Je n’ai pas non plus adhéré à son concept d’histoire censée être proche du quotidien mais qui sont complètement exagérées en fait… Par contre, j’ai trouvé l’interview plus dynamique que d’autres avec un côté ping pong verbal grâce aux réponses courtes et concises qui m’a plu.

Tôru Izu était peut-être l’un des mangaka que j’avais le plus envie de découvrir dans ce numéro grâce à sa première oeuvre publiée chez nous On the Frontier qui m’intrigue beaucoup. En le lisant, ça m’a convaincue de l’acheter. On sent quelqu’un de sensible et cultivé. Sa passion pour le cinéma et les cadrages m’a beaucoup plu. J’aimerais bien lire son oeuvre de SF aussi. J’ai également apprécié grâce à lui de découvrir sans filtre des facettes des magazines et concours de mangas japonais.

On arrive ensuite à l’interview que j’ai le moins aimé, celle de Toshifumi Sakurai. C’est la première fois qu’une interview me dérange à ce point. Certes les sujets des mangas de cet homme ne m’intéressaient pas mais je ne pensais pas qu’il était lui-même quelqu’un de borderline et du coup les questions et certaines réponses m’ont vraiment dérangée. Par contre, je reconnais que c’est intéressant de découvrir le milieu interlope japonais et les métiers que certains sont poussés à faire faute de mieux. Mais pas plus que je ne voulais lire ses oeuvres avant, je n’ai envie de les découvrir maintenant, au contraire…

Enfin, Kamome Shirahama clôture ce numéro. Je suis ravie de retrouver cette autrice dont l’histoire et le dessin m’ont tellement séduite dernièrement. Je découvre quelqu’un de très sympathique qui aime beaucoup parler de son art. L’entretien est très orienté Histoire des Arts comme annoncé en préface et j’ai aimé ça. C’était amusant aussi de voir l’autrice répondre un peu à côté parfois ou renvoyer l’intervieweur dans les cordes. Après, on n’apprend pas grand-chose sur sa carrière à part des éléments déjà lus ailleurs.

Enfin comme à chaque fois, le cahier critique clôture la revue en mettant en avant 8 titres parus dernièrement. Contrairement aux autres fois, j’ai trouvé le style de Fausto moins ampoulé, c’est soit ça ou bien je m’y habitue lol Encore une fois, je suis ravie de la diversité des oeuvres présentées. On a droit aussi bien à un essai, une réédition d’un titre emblématique LGBT, une oeuvre mainstream à succès qui le mérite, un recueil tranche de vie et des oeuvres plus confidentielles. Parmi eux, je suis très tentée de reprendre Blue de Kiriko Nananan, de lire l’Adolescente japonaise et j’ai déjà lu et aimé The Promised Neverland.

Au final, ce numéro était un peu plus en dent de scie que le précédent pour moi. J’ai tout de même apprécié de lire les interviews d’auteurs dont j’entendais parler depuis un moment pour certains. Je commence en plus à vraiment m’habituer à leur plume et je suis beaucoup moins gênée qu’avant. A cause de tout ça, ma liste de titres à tester s’allonge encore ^^

4 commentaires sur “La revue Atom #6

  1. Tu peux essayer vertical de Shinichi Ishizuka. C’est des histoires assez courtes sur l’alpinisme. J’ai pas trop accroché car sur 17 tomes c’est trop pour moi comme concept.

    Aimé par 1 personne

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