Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

On the Frontier de Tôru Izu

Titre : On the Frontier

Auteur : Tôru Izu

Éditeur vf : Kana (Made In)

Année de parution vf : 2018

Nombre de pages : 236

Histoire : Avec ses histoires « tranches de vie », qui vous feront voyager de la douce innocence de l’enfance aux désillusions de la vieillesse avec des personnages hauts en couleur, ce titre émouvant se doit de finir entre vos mains. Un one-shot des plus poétiques avec plusieurs histoires courtes poignantes sur les rêves de l’enfance jusqu’aux désillusions de la vieillesse.

Mon avis :

On the Frontier est la première oeuvre de Tôru Izu, un mangaka qui s’y est mis sur le tard, à arriver chez nous. Il s’agit d’un recueil de 6 histoires courtes sur les thèmes de la transmission, du passage à l’âge adulte et de la passion. Si j’en ai beaucoup aimé l’ambiance et les dessins, je suis trop souvent restée sur ma faim pour vraiment avoir apprécié ce recueil.

Le titre pourtant avait tout pour me séduire depuis la couverture en noir, blanc, gris qui donnait de suite le ton sur la passion du mangaka pour le rail. On s’imagine de suite partir à la conquête de l’Ouest avec les bâtisseurs des premiers chemins de fer. Malheureusement, ce n’est pas du tout ce qu’on trouve quand on ouvre le livre. On est plutôt face à des histoires qui rendent hommage à la passion de l’auteur pour le fer, le rail, les trains, le tout sous forme d’histoires courtes qui ne sont que des brefs moments de la vie de leurs personnages.

Les dessins sont pourtant très séduisants avec leur aspect crayonné un peu sale tout en nuances de gris. Ils donnent une vraie patine au titre que j’ai beaucoup aimée, comme si on était dans un passé un peu suspendu, hors du temps. De plus, le fait que les histoires aient aussi des thèmes intemporels renforce cette ambiance d’un autre temps. C’est le gros point fort de ce recueil.

En ce qui concerne les histoires, la première Steel Blue s’inspire de sa vie d’étudiant en Art. J’ai aimé qu’elle mette en avant une étudiante atypique qui se bat pour sa passion pour le métal malgré les préjugés de la société et de ses camarades et professeurs.

La deuxième, Lace tes chaussures !, est toute bon enfant et raconte comment un petit groupe d’enfants dont l’héroïne est trop mature pour son âge, va passer un après-midi d’aventure à découvrir le monde d’un autre point de vue. J’ai beaucoup aimé le regard chaleureux que le mangaka pose sur ces enfants en train de grandir.

Il reprendra des personnages leur ressemblant dans les cinquième et sixième histoires : Récits qui ont débordés puis sombré et Sans titre, mais le ton sera plus sérieux cette fois avec des enfants confrontés à la pauvreté et à la maltraitance (je n’ai pas trop compris le chapitre « Cerisier » d’ailleurs…), et un vieux chauffeur de locomotive qui part à la retraite et se retrouve désemparé tant il aimait son métier.

Dans la troisième histoire, Lace tes chaussures ! – épisode hivernal – malgré un sujet pas facile encore une fois, des enfants grandissant dans un orphelinat, le ton est plus léger et humoristique et ça fait du bien. J’ai aimé le décalage entre leur lieu de vie et leurs préoccupations somme toutes assez banales.

La quatrième histoire est la plus longue et c’est celle qui a donné son titre au recueil : On the Frontier. On y suit un épisode de la construction d’une ligne de chemin de fer avec les impératifs que cela appelle. Les petits moments du quotidien sont savoureux mais cela cache encore une fois une réalité plus sombre sur des conflits sociaux, des souffrances au travail, etc. C’est probablement mon histoire préférée du recueil avec la dernière.

On the Frontier est donc un recueil assez inégal où beaucoup de choses sont sous-entendues, ce qui donne un ton assez poétique mais aussi triste et pesant parfois à ce titre. Le mangaka a une vision assez sombre de la vie telle qu’il nous la présente ici avec les épisodes de la vie de ses personnages qui n’ont pas un parcours facile. Certaines histoires mériteraient bien d’être développées comme celle autour des personnages des deuxième, cinquième et sixième histoires. Je sens vraiment du potentiel chez ce mangaka mais malheureusement le format, ici, l’empêche de réellement s’épanouir. J’espère qu’on aura la chance de découvrir l’une de ses séries plus longues comme Onsa no Hibiki, Ace ou Juuza no Uruna.

Ma note : 14 / 20

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7 commentaires sur “On the Frontier de Tôru Izu

    1. Oui, c’est le label grand format de Kana, ça peut aller de 15 à plus de 20€, je crois selon les titres. En général, ce sont des titres plus confidentiels, un peu comme le label Ecriture de Casterman. Ça faisait un moment que je n’avais rien pris chez eux.

      Aimé par 1 personne

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