Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

Les Découvertes d’Akata #18 : L’argent du déshonneur d’Hiroshi Hirata

Nouveau rendez-vous du mercredi où je pars à la découverte d’un titre du catalogue d’Akata.

Je continue contre vents et marées mes découvertes du catalogue d’Akata et cette fois, je viens vous présenter un titre résolument historique : L’argent du déshonneur d’Hiroshi Hirata où l’on parle de samouraïs. Ça tombe bien, j’ai écouté un podcast très intéressant sur le sujet il y a quelques semaines qui m’a permis de le lire sous un autre oeil.

Je vous laisse maintenant découvrir mon avis sur ce nouveau titre.

Titre : L’Argent du déshonneur

Auteur : Hiroshi Hirata

Éditeur vf : Akata (roman graphique du monde)

Année de parution vf : 2014

Nombre de tomes vf : 1

Nombre de pages : 400

Histoire : Japon, période féodale. Il vint le moment où lors des combats, on commença à échanger sa vie contre un engagement économique. Le champ de bataille, là où le samouraï pouvait pleinement vivre la Voie du Bushido, venait de connaitre une souillure moins pure que celle du sang. Dans ce monde laminé par la finance et le mercantilisme, Hiroshi Hirata, le maitre du gekiga guerrier, nous livre avec ce recueil sept nouvelles dans lesquelles le pire adversaire de la Voie du Guerrier est l’argent !

 

Mon avis :

J’ai toujours été curieuse vis-à-vis de l’Histoire japonaise et plus particulière de celle d’avant l’ère Meiji. La vie des samouraïs mais aussi celle du peuple d’alors m’intrigue depuis longtemps. Avec ce titre, j’ai pu satisfaire un pan de ma curiosité.

Hiroshi Hirata est connu pour sa passion pour les samouraïs et leur « code moral », le bushido. Ici, il se livre donc à un exercice de style où il décline sur pas moins de 7 histoires sa vision de la vie d’alors. On est en pleine apologie du genre, les clichés sont omniprésents et bien dans l’air du temps malheureusement qui valorise une certaine droite « guerrière » fort mal à propos et interprétant assez mal la réalité de ce passé lointain. (cf. L’éthique des samouraïs sur France Culture). De plus, l’auteur a l’idée assez saugrenue d’associer ses récits à notre présent et à la crise financière qu’il traverse, ce que j’ai trouvé assez tiré par les cheveux. Mais bon sachant cela, et faisant maintenant la part des choses, j’ai pu trouver d’autres qualités à la lecture de ce titre.

Tout d’abord, j’ai beaucoup aimé le trait d’Hiroshi Hirata qui est si représentatif du courant « Gekiga« . Le trait est fin, réaliste, dynamique, très expressif et violent bien souvent. On sent un vrai flot dramatique sous sa plume qui nous emporte dans des histoires plus graves les unes que les autres. Les histoires ont été publiées dans les années 70 et pourtant on les lit facilement de nos jours. Les décors tout comme les costumes sont extrêmement soignés ce qui rend le titre vraiment immersif. Seul petit bémol, je trouve souvent que les personnages se ressemblent et parfois c’était difficile d’identifier qui était qui.

En ce qui concerne les récits, ceux-ci se ressemblent beaucoup dans leur construction et leur narration. On suit à chaque fois un Recouvreur de dettes qui vient collecter ce qu’on lui doit. Il est bien sûr indésirable et on va tout faire pour se débarrasser de lui, ce qui donne lui aux pires fourberies. Je ne suis pas une grande fan de la répétition d’un chapitre à l’autre de la même trame, cependant j’ai trouvé des petites touches intéressantes dans chaque histoire. Les unes se passent dans un contexte urbain que l’on découvre, les autres présentent des écoles de samouraïs, des clans de ronins, ou bien encore la vie à la campagne. On découvre ainsi au détour d’une histoire la relation entre un seigneur et son vassal, la vie en ville, les demeures à la campagne, etc. On parle de dette d’argent, mais aussi d’honneur. On s’interroge sur la valeur de vie, ce qui vaudrait le coup de la donner ou au contraire de la garder. Ce sont donc des récits très riches.

Je ne vais pas vous cacher que c’est le genre de titre que j’aime lire une fois pour en faire la découverte mais dont je ne suis pas friande. Je trouve le genre trop vu et revu au cinéma déjà pour en plus me l’imposer en mangas. Je préfère les titres plus réalistes à tout point de vue, ici c’est trop influencé par une certaine pensée, vision de l’auteur et ça me dérange un peu. De plus, la répétition, pour ne pas dire la copie parfois, m’a ennuyée au bout d’un moment. Alors certes, je me suis amusée au début de cette impression de retomber dans un vieux film de genre à la Tarantino mais je me suis vite lassée, et je ne pense clairement pas lire d’autres titres de ce genre de si tôt.

Ma note : 12 / 20

Découvrez, L’Argent du déshonneur Akata.fr.

Découvrez aussi sur mon blog, les titres suivants d’Akata :

 

 

    

 

 

 

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s