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Grisha de Leigh Bardugo

Titre : Grisha

Auteur : Leigh Bardugo

Éditeurs : Henry Holt & Company (vo) / Milan (vf)

Années de parution : 2012-2014 (vo) / 2017-2018 (vf)

Nombre de tomes : 3 (série terminée)

Histoire (résumé tome 1) : Orpheline, Alina ne peut compter que sur elle-même. Quand l’armée la recrute pour une expédition dans la Nappe d’ombre, un brouillard maléfique qui déchire le royaume, la jeune fille s’attend à y laisser sa peau… Les rares survivants des précédents raids racontent que des monstres s’y repaissent de chair humaine ! Seul Grisha, puissants magiciens, sont à même de lutter contre cette malédiction. Et si cette épreuve révélait aux yeux de tous la véritable nature d’Alina ?

Mes avis :

Tome 1 : Shadow & Bone (Les orphelins du royaume)

J’ai découvert l’autrice Leigh Bardugo, il y a deux ans déjà avec sa saga Six of Crows que j’avais adoré et dévoré. Je m’étais donc illico procuré, en vo, sa trilogie précédente : Grisha, qui se passe dans le même univers. Mais la vie faisant, ce n’est que maintenant que je me lance dedans, à la suite de l’annonce de l’adaptation de son monde à la télé. Suis-je aussi séduite que son autre saga ?

Je ne vais pas vous faire attendre. Oui, j’ai beaucoup aimé le premier tome de Grisha. J’ai retrouvé la plume très addictive de l’autrice, son rythme enlevé et surtout ses personnages auxquels on s’attache à une vitesse folle. Le livre a tout d’un page turner, et alors que je travaillais, je me suis retrouvée à le terminer en à peine 3 courtes soirées.

Grisha se déroule dans le même univers-monde que Six of Crows mais la comparaison s’arrête là. Alors que dans l’un, on est avant tout dans une ambiance urbaine, dans l’autre c’est complètement différent. Grisha se veut de l’héroïc-fantasy tout ce qu’il y a de plus classique. On suit un personnage qui découvre par hasard ses pouvoirs, qui va devoir apprendre à les maîtriser, avant de se retrouver au milieu d’un terrible complot qui menace toute l’humanité. Peu d’originalité est à attendre ici et pourtant.

Dès que j’ai rencontré l’héroïne, Alina, je me suis attachée à elle et à son destin. J’ai aimé ses origines modestes voire inconnues. J’ai aimé sa relation de dépendance vis-à-vis de son ami d’enfance. J’ai aimé son côté « la fille que personne ne remarque ». Je sais que ça ne révolutionne rien, mais moi, ça m’a permis de m’identifier à elle et d’apprécier la suite de ses aventures. La même chose s’est produite avec le Ténébreux (The Darkling) qu’elle rencontre et qui va l’emmener pour qu’elle développe ses pouvoirs, tout comme avec certaines personnes qu’elle croise ensuite telles Genya et Baghra. L’autrice a vraiment l’art de nous faire accrocher à ses personnages.

L’histoire, elle, est menée tambours battants. On plonge en plein coeur dans cet univers et pourtant, c’est d’une rare limpidité. On comprend vite qu’on est dans un monde où les gens avec des pouvoirs magiques sont détectés très jeunes pour ensuite être entraînés et affiliés à la bonne caste. Il en existe d’ailleurs tout un classement, mais certains se détachent quand même du lot. Ce sera le cas bien sûr de notre héroïne qui est l’Invocatrice du Soleil. Avec elle, on découvre dans un premier temps, la base de cette société, avec les sans pouvoirs qui travaillent quand même pour l’armée. Oui, je ne vous l’avais pas dit, mais bien sûr leur pays est en guerre et les possesseurs de pouvoirs, tout comme ceux qui n’en ont pas, doivent contribuer au combat du roi.

C’est un univers riche et cohérent qu’on nous montre en nous mettant dans les pas d’Alina. On découvre d’abord son côté guerrier, avec les combats au front. Puis, c’est l’aspect magique qui nous est révélé avec la rencontre avec le Ténébreux Darkling, qui nous emmène à la découverte d’une espèce d’Académie magique-guerrière nouveau genre au plus près pouvoir. C’est alors bien sûr les intrigues de cour qui viennent se mêler à l’ensemble pour le parfaire et rendre ce premier tome très complet. Mais ça ne va pas s’arrêter là et après un twist dont je vous parlerai ensuite (sans vous en gâcher la surprise), c’est un monde encore plus vaste qui va s’offrir à nous.

Concernant la magie, il faut bien en parler puisqu’on est quand même dans un univers de fantasy. Sans être hyper originale, j’ai bien aimé celle-ci. On sent que l’autrice a potassé son sujet pour mettre en place quelque chose de très codifié. Elle présente d’ailleurs les différentes castes en début de tomes. Chacun a un rôle défini en fonction de son pouvoir. Ceux-ci sont très intéressants et variés. Il y a les Corporalki (The Order of the Living and the Dead) avec les Heartrenders, Healers, Tailors qui agissent sur les corps ; les Etherealki (The Order of Summoners) avec les Squallers, Inferni, Tidemakers qui invoquent des sorts en rapport avec la nature ; et les Materialki (The Order of Fabrikators) avec les Durasts et Alkemi qui sont des espèces de savants qui agissent sur la matière. C’est assez passionnant à suivre, je l’avoue, surtout que l’autrice a poussé jusqu’à leur donner à chacun leur propre dresscode ^^

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Et alors ce fameux twist ? Sans rien en révéler, je dirais que je ne l’avais pas vu venir et que je me le suis pris en pleine face. Il a bouleversé le cours de l’histoire tel que je le croyais installé et ce que j’avais déjà anticipé à tort. Il a aussi complètement accéléré le rythme en plus de nous lancer sur de nouvelles pistes, et j’ai trouvé que c’était bien culotté de la part de l’autrice. Du coup, j’ai adoré. Il y en a un autre qui survient plus tard mais il était plus prévisible et donc moins marquant.

J’en viens pour terminer aux éléments qui m’ont moins convaincue.

  • Il y a en premier lieu la romance. Alors que je trouvais celle qui s’annonçait subtile et bien amenée, faisant battre mon petit coeur, j’ai été toute triste de la tournure qu’elle a pris. Je trouve que les sentiments d’Alina, et encore pire ceux de l’élu de son coeur, sont assez mal amenés. Ça va très/trop vite et ça semble très superficiel. Il y a pourtant un passage magnifique où il lui déclare son amour qui m’a fait vibrer (je vous le mettrai en spoiler plus bas). Mais dans l’ensemble, je ne suis pas convaincue.
  • Il y a ensuite le corps de l’intrigue. Certes ça avance vite, mais l’ensemble est quand même très manichéen et assez léger. On sent qu’il manque clairement des pages pour poser l’histoire, l’univers, certains personnages et approfondir tout ça. Finalement 350 pages pour raconter tout ce qu’elle veut raconter, c’est trop peu et ça s’en ressent. On va à l’essentiel au détriment de la densification de l’histoire, qui reste un peu en surface.

Mais ce sont vraiment les deux seuls points noirs que j’ai trouvés. J’ai beaucoup aimé le style simple et accessible, le talent de l’autrice à nous accrocher direct à tout : univers, personnages, histoire. C’est un vrai page turner et je meurs d’envie de me lancer dans la suite et d’enchaîner. J’ai été surprise que l’univers soit si différent de Six of Crows. C’est moins original, moins sombre, moins désespéré, mais tout aussi prenant. Je pense que Leigh Bardugo est une autrice pour les adolescents / jeunes adultes à suivre. Quand j’aurai fini cette trilogie, je compte d’ailleurs me procurer son nouveau titre qui se passe encore dans le même univers : King of Scars.

Ma note : 15 / 20

Superbe déclaration en spoiler :

I missed you every hour. And you know what the worst part was? It caught me completely by surprise. I’d catch myself walking around to find you, not for any reason, just out of habit, because I’d seen something that I wanted to tell you about or because I wanted to hear your voice. And then, I’d realise that your weren’t ther anymore, and every time, every single time, ti was like habing the wind knocked out of me. I’ve risked my life for you. I’ve walked half the length of Ravka for you, and I’d do it again and again and again just to be with you, just to starve with you and freeze with you and hear you complain about hard cheese every day. So don’t telle me we don’t belong together. […] I’m sorry it took me so long to see, you, Alina. But I see you now.

Tome 2 : Siege and Storm (Le dragon de glace)

Avec ce deuxième tome, Leigh Bardugo parvient encore à envoyer du lourd. Il n’y a aucun temps mort et l’on souffre avec les personnages tout au long de ces 400 pages. L’univers devient plus sombre, plus désespéré mais n’en est pas moins addictif.

D’habitude, j’ai du mal avec les tomes 2 qui sont un peu le parent pauvre des trilogies, mais ici je n’ai pas du tout eu ce sentiment. Tout d’abord parce que l’histoire avance bien et que l’autrice sait nous faire voyager d’un bout à l’autre de son univers. On démarre le tome sur les routes avec Mal et Alina, on les suit tandis qu’ils se cachent de ville en ville, en passant par la mer. Puis l’histoire bascule dans de la bonne aventure maritime comme j’aime, avec un air de Gunpowder Fantasy inattendu, avant de nous replonger en plein dans des intrigues de palais, avant un final époustouflant et sanglant. Honnêtement, je ne m’attendais pas à passer par tant d’actions et de lieux différents dans ce tome.

Pour autant, Leigh Bardugo n’en oublie pas ses personnages. Elle continue à creuser ceux-ci, à les rendre plus complexes et à développer leurs relations entre eux. J’ai bien aimé l’évolution d’Alina tout au long du tome. C’est toujours une fille forte mais qui passe par des moments de découragement, ce qui est normal vu ce qu’elle vit. L’autrice le rend bien sans pour autant qu’on ait une héroïne qui s’apitoie sans cesse sur son sort, ça fait du bien. Ce n’est pas tout à fait le cas de Mal, qui est vraiment le personnage masculin auquel je n’arrive pas à accrocher. Il pèche du ratage du début de la trilogie où l’autrice n’avait pas bien pris le temps d’installer sa relation avec Alina. Du coup, sa possessivité envers elle et ses sentiments pour elle sonnent un peu faux pour moi. Le fait qu’il soit plus fragile psychologiquement et tombent facilement dans l’alcool, la bagarre et les filles quand ça ne va pas, n’a pas beaucoup aidé non plus… Non, en personnage masculin, ma révélation de ce tome fut sans conteste Sturmhond. Forcément, un personnage de corsaire/pirate ne pouvait que me plaire et celui-ci l’incarne à merveille, en plus de nous réserver de bien jolies surprises. C’est un personnage piquant, filou, solaire et remuant comme j’aime ! Je trouve sa relation avec Alina très rafraichissante. Mon seul petit point noir, c’est qu’il vole un peu la vedette aux autres. D’ailleurs, à part le quatuor Alina-Darkling-Mal-Sturmhond, les autres sont pas mal en retrait dans ce tome, c’est dommage.

Du côté de l’univers, l’autrice ne mollit pas non plus. On en apprend plus sur les ordres des Grisha à Ravka et leurs origine. Alina et le Darkling font preuve de nouveaux tours de magie assez stupéfiants et marquants. On voit apparaitre de nouvelles créatures qui ont leur importance dans le cours de l’histoire en bien ou en mal. La mythologie s’étoffe également autour de l’origine de certains cultes. L’aspect politique est également au coeur de l’histoire après le retour d’Alina au palais, où elle a plus que jamais une place privilégiée au milieu de toutes ses manoeuvres pour prendre le pouvoir. C’est vraiment enrichissant et ça commence enfin à parvenir à me faire ressentir cette touche slave qu’on me promettait mais que je ne retrouvais que dans certains titres.

Au milieu de tout ça, Leigh Bardugo continue à aborder des thèmes qui lui sont chers tels que la liberté des femmes, l’égalité des sexes, la méritocratie, le non manichéisme, la lutte contre les fanatismes de toutes sortes… On sent que cette série est porteuse de tout un tas d’idées qu’elle défend et que l’univers est propice pour les défendre ou les pourfendre. Au passage, j’ai trouvé la petite nouvelle à la fin du tome, ayant Genya pour héroïne, très enrichissante. Elle permet de voir l’histoire du point de vue d’un personnage très complexe et ambigu que la vie n’a pas épargné.

Ce deuxième tome de Grisha fut donc encore une très bonne lecture pour du Young Adult. Certes l’univers de Fantasy proposé n’est pas des plus sombres et élaborés mais il est efficace et sait nous faire trembler et vibrer quand cela est nécessaire. J’ai beaucoup voyagé pendant ce tome et ai vécu bien des aventures avec eux. Le seul vrai point faible pour moi reste la romance que je trouve trop fleur bleue, superficielle et qui n’est pas très utile à l’histoire. Par contre, j’ai eu un vrai coup de coeur pour Sturmhond, nouveau personnage haut en couleur. Je vais donc dès à présent m’attaquer au dernier tome de cette trilogie si addictive.

Ma note : 15 / 20

Tome 3 : Ruin and Rising (L’oiseau de feu)

Déjà le dernier tome de cette trilogie, qui était la première du Grishaverse et de son autrice. Je n’ai pas vu le temps passer tant j’ai enchaîné les tomes rapidement pour voir la conclusion que nous proposait Leigh Bardugo et je n’ai pas été déçue.

Ce dernier tome est tout aussi rythmé que les précédents. L’intrigue avance vite. L’action est omniprésente et quand le rythme retombe un peu parce que l’autrice pose enfin ses personnages, elle se débrouille toujours pour amorcer une surprise au bon moment qui va relancer l’histoire. On sent qu’elle maîtrise vraiment bien sa narration pour que le lecteur ne s’ennuie pas une seconde. On passe ainsi de scènes souterraines, à une fuite en pleine nature, des retrouvailles, la découverte d’une base secrète, une attaque inattendue, une quête au dénouement surprenant et un dernier duel éprouvant. Il n’y a pas à dire Leigh Bardugo sait y faire.

D’ailleurs dans ce tome, elle s’essaie à une nouvelle ambiance très réussie. Elle rend son histoire, tout comme ses personnages plus sombres et plus torturés, dans la limite du raisonnable pour un titre Y.A bien sûr. Alina est souvent mise face à des choix difficiles, elle déprime parfois mais jamais jusqu’à devenir insupportable comme Katniss dans Hunger Games par exemple, ma référence du pénible lol Non, elle a toujours du niaque, ce qui est vraiment appréciable en tant que lecteur.

Comme l’ambiance devient plus sombre et sérieux, l’univers de Grisha aussi. Le Darkling a pris le pouvoir après une terrible attaque. Alina et ses amis sont donc dans « la résistance », façon de parler, vu que rien n’est vraiment organisé. On découvre avec eux le poids du fanatisme, mais aussi le poids de se sentir abattus et sans recours. Heureusement, l’autrice fait vite revenir un personnage qui va changer la donne et continuer à enrichir l’univers de Grisha. Avec lui, en plus de la magie omniprésente, on a une technologie des plus imaginatives qui vient enrichir notre imagination. J’ai beaucoup aimé ce mélange, surtout que la magie se fait assez discrète dans ce tome et se contente dans l’ensemble de suivre les éléments découverts dans les précédents tomes et de les creuser. On développe les pouvoirs d’Alina et leur utilisation mais en suivant la ligne existante, donc sans surprise. De même, le dernier amplificateur n’apporte pas vraiment quelque chose en plus de ce côté-là. C’est vraiment plus l’aspect technologique qui m’a frappée avec cette concurrence puis cette alliance entre les deux.

Ce qui m’amène naturellement à vous parler des personnages. J’ai beaucoup aimé ce que Leigh Bardugo a fait d’eux ici. Je trouvais souvent qu’on ne voyait que le trio/quatuor de tête, mais ici, l’équipe qui entoure Alina et Mal a vraiment sa place. On les suit de bout en bout, ce qui permet enfin de s’attacher à eux. On retrouve, pour mon plus grand plaisir, Genya, David, Zoya et les jumeaux. J’ai beaucoup aimé Genya et Zoya qui malgré leurs différences se ressemblent beaucoup dans leur force de caractère. Les rencontres qu’ils font également en chemin m’ont plus, notamment le petit Misha, tout comme les retrouvailles auxquelles on assiste. Quel plaisir de retrouver Baghra et bien sûr Nikolaï, mes personnages préférés de la saga avec le Darkling ! D’ailleurs, j’ai trouvé que l’autrice parvenait vraiment à lui donner corps ici en revenant sur ses origines et sa jeunesse. Pour ce qui est du couple principal, je ne peux pas dire que je ne les aime pas. Ils font bien le job mais je ne me suis pas particulièrement attachée à eux. Je n’ai jamais accroché à Mal et ça ne s’arrange pas ici même s’il ne fait rien de mal, je n’aime pas son côté « je me sacrifie » à tout bout de champ, chose que je reproche aussi à Alina dans une moindre mesure. C’est un trait de caractère qui m’agace énormément.

Cependant, je reconnais que je trouve la conclusion de l’autrice très bien trouvée. Elle a mené son histoire de main de maitre selon moi. Les surprises le furent vraiment pour moi. La première passa assez mal mais cette douleur était nécessaire. La deuxième m’a laissée plus indifférente. Quant à la dernière, je suis partagée, j’aurais aimé que l’autrice aille plus loin. Je suis tout de même satisfaite et j’ai trouvé le petit épilogue qui permet de voir ce que chacun est devenu très bien écrit parce qu’il permet de ne pas oublier les horreurs comme les joies des moments vécus.

Grisha fut une très bonne découverte. C’est une saga de fantasy Y.A classique mais bien écrite et addictive. J’ai aimé l’univers inventé avec son mélange de magie et de technologie. Je me suis attachée aux personnages et je suis ravie de retrouver l’un d’eux dans sa nouvelle série King of Scars que je compte lire prochainement du coup ^^

Ma note : 15 / 20

13 commentaires sur “Grisha de Leigh Bardugo

    1. Je peux comprendre, c’est l’une des raisons qui m’ont retenue de le lire pendant si longtemps. Mais là comme ma lecture de SoC remonte, ça me permet de mieux l’apprécier, même si j’ai quand même le sentiment que c’est plus léger, moins mature. Après c’est quand même super addictif et prenant, ça se lit tout seul ^^
      Attends peut-être un peu pour tenter l’aventure ou bien attends l’adaptation télévisuelle si un jour elle sort bien 😉

      Aimé par 1 personne

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