Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

Divines : Eniale & Dewiela de Kamome Shirahama

Titre : Divines : Eniale & Dewiela

Auteur : Kamome Shirahama

Éditeur vf : Pika (seinen)

Année de parution vf : 2019

Nombre de tomes vf : 3 (série terminée)

Histoire : Quand Eniale, l’ange, et Dewiela, la démone, ne sont pas occupées à se livrer bataille, elles s’unissent malgré elles pour toute sorte d’actions sur notre Terre ! Retrouver la mère d’un bébé abandonné, arpenter Paris en quête des dernières tendances, échapper à un exorciste fou furieux, répondre à la prière d’une enfant dont la mère est souffrante… Eniale et Dewiela ont fort à faire et lorsqu’elles débarquent, c’est la pagaille assurée. Le monde des mortels va être diablement secoué !

Mon avis :

Tome 1

Avec le succès de l’Atelier des sorciers, son éditeur Pika a eu l’idée de nous proposer l’un des titres précédents de l’autrice : Divines – Eniale & Dewiela, datant de 2014. Si on y retrouve la superbe patte graphique de la mangaka, on est bien loin de l’histoire qui a fait son succès en France, Divines étant surtout un titre humoristique mettant en scène un ange & un démon. Alors si vous cherchez une belle et grande aventure comme dans l’Atelier des sorciers, passez votre chemin, mais si vous voulez un petit titre humoristique assez court, celui-ci pourrait vous plaire.

Après les apprentis sorciers, ce sont donc un ange (Eniale) et un démon (Dewiela) qui nous suivons dans Divines pour des aventures très différentes. Les deux héroïnes, Eniale et Dewiela, sont très différentes et semblables à la fois, c’est pour ça qu’elles s’entendent si bien. Le temps de 3 tomes nous allons donc suivre leurs péripéties toutes plus drôles les unes que les autres, mais un peu sans queue ni tête parfois.

En effet, l’autrice nous balance en plein dans leur monde sans rien nous expliquer avant. On découvre rapidement les deux femmes mais leur personnages ne sont pas vraiment creusés par la suite. Elles sont juste prétextes à reprendre les clichés sur les anges et les démons pour parfois y plonger, parfois leur tordre le cou, mais toujours pour nous faire rire à leurs dépends. On les voit donc passer leur temps à se chamailler et se rabibocher, souvent autour de question typiquement féminines dans leur mise en scène (maquillage, vêtements, sources thermales…). C’est fort léger.

Je dois avouer que sur le papier, même si c’est cliché, ça n’a rien pour me déplaire, mais dans les faits j’ai trouvé cela très surfait. Il manque clairement de profondeur dans ce titre même pour un titre humoristique. C’est dommage parce qu’il y a possibilité de faire quelque chose on le sent, que ce soit la question de l’opposition ange/démon, ou encore sur les troubles qu’elles occasionnent sur Terre, mais l’ensemble est vite relégué au second plan malheureusement.

D’un point de vue graphique, rien à dire, c’est encore splendide même si ça n’atteint pas le niveau de l’Atelier des sorciers. Il y a un petit air d’Aki Irie (Le monde de Ran) qui n’est pas pour me déplaire. L’humour est bien rendu, tout comme les phases plus rapides et rythmées. On sent ici les prémices de ce qui rendra sa série en cours si savoureuse.

Au final, je suis contente de l’initiative de Pika de suivre cette autrice et de nous permettre de découvrir ce qu’elle a fait d’autre. Je regrette cependant que la qualité ne soit pas entièrement au rendez-vous et que l’histoire soit si légère même pour un titre humoristique. Heureusement le titre ne fait que 3 tomes, je le poursuivrai donc dans l’espoir d’une amélioration, mais dans le genre, je m’amuse bien plus avec Ranma, Yotsuba ou Amanchu.

Tome 2

Je n’avais pas eu le coup de coeur lors de ma découverte de la série, loin de là. Je continue à trouver le titre totalement dispensable pour le fond, mais si beau dans sa forme, que je n’ai pas pu m’empêcher d’acheter ce nouveau tome. On se retrouve donc à nouveaux avec des histoires et des chapitres indépendants les uns des autres et mettant en scène notre ange et notre démon dans des situations toujours rocambolesques et avec un humour déjanté et sans la moindre subtilité. Ça peut être sympa de temps en temps, mais ça sonne un peu trop creux, même si l’autrice essaie d’approfondir un peu son propos.

Dans le premier chapitre, au Japon, elle s’amuse de l’opposition religion chrétienne / religion shintoïste-bouddhiste. Dans les deuxième et troisième chapitres, à Londres, c’est l’image du prêtre exorciste qui est écornée d’une manière assez truculente et en plus l’autrice s’amuse en ajoutant des zombies. Le chapitre suivant, plus calme, est l’un de mes préférés jusqu’à présent, parce qu’on suit une histoire très sentimentale autour de l’amour d’un animal de compagnie pour sa maîtresse. Quant au dernier, c’est l’exemple même de chapitre qui ne sert à rien narrativement et qui peut lasser dans la mise en scène tellement elle est extravagante. Les filles y cherchent une boucle d’oreille perdue avec l’aide d’un ange connu.

Même si l’histoire ne me convainc toujours pas, les dessins, eux, restent sublimes du début à la fin, avec des planches proches de la gravure d’art. L’autrice est aussi bien à l’aise dans les dessins kawaï, qu’humoristiques ou intimistes et plus sérieux. Comme toujours avec elle, ça fourmille de détails et au final on passe plus de temps à admirer les planches qu’à les lire ^^ Rendez-vous dans 2 mois pour l’ultime volume.

Tome 3

Déjà le dernier tome de cette série finalement assez sympathique même si anecdotique quand on sait ce dont l’autrice est capable. Si elle se termine de manière un peu abrupte et qu’on pourrait se demander si elle avait prévu de l’arrêter ainsi ou si c’est éditeur qui y a mis fin brusquement, elle n’en demeure pas moins une bonne lecture ici.

En effet, dans cet ultime opus, l’autrice s’attarde un peu plus longuement sur chacune de ses héroïnes et pas forcément en les faisant interagir ensemble, ce qui n’est pas plus mal. On découvre ainsi une Eniale qui a des ennuis suite aux trop nombreuses ailes qu’elle s’est fait pousser et qui finit par en faire un business très juteux. Puis la même se met à conseiller une apprentie Ange et ça finit en séance de shopping assez amusante avec une petite morale sur le fait qu’on soigne son apparence pour se faire du bien à soi mais également aux autres… Du côté de Dewiela, elle se met à aider une chorégraphe de comédie musicale en mal de succès et renverse la situation, créant un sacré bazar, ce qui attire l’attention d’un de nos exorcistes adorés qui se met à la poursuivre de façon plutôt ratée donc comique, ce qui attise la jalousie d’Eniale qui vient semer la destruction.

Ces chapitres étaient très drôles et franchement parmi les meilleurs de la série parce qu’enfin on avait du liant entre les différentes histoires et chacune des héroïnes évoluait de son côté. C’est dommage du coup de s’arrêter alors que ça devenait intéressant…

Pour conclure sur cette série, j’en aurai apprécié les dessins de bout en bout. Ils sont sublimes, vraiment. Mais j’aurai également regretté que l’histoire ne soit pas au niveau. C’est franchement dommage avec le potentiel humoristique et narratif de l’univers de cette saga.

Ma note : 13,5 / 20

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6 commentaires sur “Divines : Eniale & Dewiela de Kamome Shirahama

  1. Le dessin a l’air vraiment top, mais si le scenario n’est pas folichon, même pour de l’humoristique c’est pas top :/ Bah du coup je ne pense pas me pencher plus sur ce titre même si le dessin pourrait me faire craquer xD
    Merci pour cette chronique ! 😉

    Aimé par 1 personne

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