Livres - Science-Fiction

Diaspora de Greg Egan

Titre : Diaspora

Auteur : Greg Egan

Éditeur vf : Le Bélial’

Année de parution vf : 2019

Nombre de pages : 366

Histoire : D’abord il y a les enchairés, ceux qui s’approchent le plus, sans doute, de ce que fut homo sapiens. Vivant au cœur des jungles terriennes et des océans, leur corps de chair et d’os est mortel, mais leur génome modifié leur assure une longévité exceptionnelle. Sur la Lune et divers astéroïdes sont les gleisners, créatures composites, androïdes potentiellement immortelles. Enfin, dans les entrailles chromées de superordinateurs au potentiel de calcul inimaginable, vivent les citoyens des polis, personnalités numérisées, libérées de toute contrainte charnelle, entre les murs intangibles de cités sans limites… Nous sommes à la fin du XXXe siècle, et l’humanité est tripartite. C’est le temps des prodiges, le temps de tous les possibles. Jusqu’à ce qu’un déluge de rayons gamma, reliquat d’une lointaine catastrophe stellaire, menace de stériliser la Terre. Sonne alors l’heure du grand départ. La Diaspora. Mais pour où ? Et comment ? Et voilà que tout à coup le temps presse…

Mon avis :

Diaspora est arrivé dans ma wishlist grâce à réputation de titre majeur de la SF contemporaine. L’éditeur présentait l’auteur comme « le pape mondial de la hard SF » et ce titre comme un « vertige de propective inégalé », « une des pierres de touche de la science-fiction contemporaine, un roman étalon ». J’attendais donc énormément de lui, malheureusement, je suis passée complètement à côté de cette lecture parce qu’elle ne correspondait absolument pas à ce que j’aime quand je lis en roman…

En effet, dès les premières lignes, j’ai senti que la plume très aride de l’auteur allait me poser problème et ce fut effectivement le cas. Comme promis, Greg Egan va à fond dans la hard science, il n’épargne pas son lecteur. Les concepts mathématiques et physiques sont présents partout et pas forcément de la manière la plus digeste et abordable pour le lecteur lambda. Mais surtout ces concepts prennent rapidement le pas sur l’intrigue qui est reléguée au second plan malheureusement derrière ceux-ci. Du coup, on se retrouve avec un roman avec une narration fort lourde, peu de dialogues, un intrigue qui tarde à commencer et qui peine à avancer car noyée sous les concepts scientifiques si chers à l’auteur. Autant vous dire que je n’ai pas pris beaucoup de plaisir à cette lecture.

Je sais que le problème vient en partie de moi. Quand j’ouvre un roman, j’aime suivre une histoire, participer à un voyage. Mais encore faut-il que celui-ci soit compréhensible. Quand je n’arrive pas du tout à me projeter dans celui-ci comme ici, je bloque complètement. Je sais que dans Diaspora, Greg Egan a tenté de m’embarquer dans un voyage, mais c’était tellement bourré de concepts scientifiques sur les trous de verts, les différentes dimensions, etc, que ce fut impossible pour moi de faire marcher mon imagination et de me figurer une image de ce qui se passait. Du coup, je suis complètement passée à côté du titre.

Pour les fans de Hard SF, Diaspora sera pourtant un titre qu’ils vont adorer, parce que l’auteur a, lui, une imagination folle. Sa proposition sur l’évolution de l’humanité est assez folle. Il met du coup en place un worldbuilding rarement vu, avec une humanité qui, dans le futur, peut exister sous 3 formes : des personnalités numérisées vivant dans des polis, des créatures composites, androïdes : les gleisners et bien sûr les hommes en chairs et en os qu’on appelle les enchairés, qui peuvent être « normaux » : les statiques, ou modifiés génétiquement : les exubérants. Chaque forme interagit peu avec les autres car il y a des méfiances et des conceptions différentes de l’humanité. Cependant quand une menace jamais vu arrive, il faut dépasser cela.

Le pan-humanisme est donc au centre de cette histoire, j’aurais juste aimé que cela soit plus développé que les autres concept scientifique. Peut-être que cela m’aurait permis d’accrocher plus aux « personnages », qui demeurent assez froids et distants – mais c’est peut-être le but même si je n’aime pas – et surtout à l’histoire. Car les rares moments où une histoire se dessine vraiment, où il y a des interactions inter-espèces si je puis dire et où on découvre d’autres mondes, là c’est génial, mais c’est tellement peu de pages par rapport au reste…

En conclusion : Diaspora n’était pas un titre fait pour moi. Je n’aime pas les romans où les concepts prennent le pas sur l’histoire, même si ceux-ci sont géniaux et s’appuie sur de vraies recherches/avancées scientifiques parce que ça m’empêche de me plonger dans les aventures qui ont lieu. Je comprends pourquoi certains ont tant aimé, l’univers inventé est complètement fou, mais moi j’y suis restée hermétique.

4 commentaires sur “Diaspora de Greg Egan

  1. Je ne suis pas un spécialiste de SF mais j’avoue que celui-ci ne me tentait pas particulièrement. Du coup, je te fais confiance et j’attendrais que tu nous présente un coup de cœur 😁

    Aimé par 1 personne

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