Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

Blue Exorcist de Kazue Kato

Titre : Blue Exorcist

Auteur : Kazue Kato

Éditeur vf : Kazé (shonen up!)

Année de parution vf : Depuis 2010

Nombre de tomes vf : 22 (en cours)

Histoire : Adopté dès son plus jeune âge par un exorciste de renom, Rin apprend un jour qu’il est le fils du mal incarné, quand son véritable père, Satan lui-même, apparaît pour l’emmener dans son monde. Mais impossible pour le jeune homme d’oublier tout ce qui lui a été enseigné jusqu’ici… Confronté à un adversaire invincible qui a consumé le seul homme à l’avoir jamais aimé, Rin fait alors le choix de combattre aux côtés des exorcistes, quitte à libérer, en dégainant l’épée de son père, la puissance démoniaque qui sommeille en lui !

Mon avis :

Tome 1

Blue Exorcist est un shonen qui est déjà disponible chez nous depuis près de 10 ans, mais je ne m’étais jamais vraiment penché dessus. Chaque été, je pars à la découverte de titres de ce genre à côté desquels je suis passé, et cette année, c’est donc son tour.

Blue Exorcist, c’est l’histoire de deux frères jumeaux qui ont été recueillis par un homme d’église, un exorciste. L’aîné des deux, Rin, va découvrir par hasard qu’il a le pouvoir de voir les démons et qu’il est même l’un d’eux, puisqu’il serait le fils de Satan. Malheureusement en faisant cette découverte, il va perdre son père adoptif. Il est très vite recueilli par un ami de ce dernier qui va l’aider à réaliser son nouveau rêve : devenir à son tour exorciste.

Les bases de l’histoire sont on ne peut plus simples. On est dans du pur esprit shonen avec un garçon qui s’en veut pour une erreur qu’il a commise et qui essaie de se rattraper en se posant un but difficilement atteignable pour lui pour le moment et qui va donc nécessiter beaucoup de travail de sa part.

L’univers est intéressant car il joue à fond sur les codes du fantastique avec ces démons, ces exorcistes et le héros qui le fils de Satan et qui a donc des pouvoirs – il lance notamment des flammes bleues. Mais dans le fond, il n’y a rien de bien original, puisqu’il découvre son pouvoir par hasard, que ça a de suite des conséquences désastreuses qui vont le pousser à changer et trouver sa voie, qu’il va ensuite travailler pour ça en entrant dans une sorte d’école pour exorciste où il va croiser des démons à combattre. Bref, un schéma assez classique mais qui se révèle efficace je l’avoue.

Les personnages sont tout autant classique pour un shonen. On a le héros tout feu tout flamme mais plein d’insécurité qui cherche la reconnaissance mais fait plein de bourdes. On a son compagnon de fortune, ici son frère, qui sur le papier a l’air parfait et irréprochable mais cache pas mal d’aspérité. On a la figure paternelle, vite perdue, qui va devenir un modèle à suivre. Et on a même, à la fin du tome, la fille qui va probablement devenir l’intérêt amoureux du héros, voire la source d’un potentiel triangle amoureux avec les deux frères. Rien de bien novateur ici, même si j’ai trouvé, Yukio, le frère du héros, assez classe. Il faut dire que je suis faible face à ce type de personnage un peu froid et taiseux, mais se cachant derrière un masque.

Là où ça pèche le plus pour le moment, c’est clairement du côté des dessins. J’ai trouvé ceux-ci assez brouillons, rendant l’action peu lisible parfois, ce qui n’est pas aidé par l’amoncellement de textes qu’on reçoit sur certaines pages. Pourtant, l’autrice n’est pas une débutante, elle exerce déjà depuis 9 ans dans le milieu quand elle commence ce titre, alors c’est d’autant plus surprenant et décevant. J’espère qu’elle va affiner son trait et alléger ses planches par la suite, parce que ça me gêne vraiment.

En conclusion : Blue Exorcist est un titre qui reprend bien tous les codes du shonen pour donner une histoire prometteuse mais pour le moment terriblement classique dans son écriture. J’aime l’univers fantastique avec ses démons et ses exorcistes mais il va falloir le développer lui et les personnages qui le peuplent pour que ça m’intéresse. Sinon ça risque de n’être qu’un shonen parmi tant d’autres.

Tome 2

Comme avec chaque tome 2 dans une saga, l’auteur calme le jeu et commence à développer son petit monde. On retrouve donc les 2 frères à l’école des Exorcistes. Rin se fait des amis et apprend le fonctionnement de ce monde tout nouveau pour lui. Il découvre, tout comme nous, qu’il existe plusieurs catégories d’exorcistes et qu’on peut choisir une ou plusieurs spécialités en fonction de ses capacités. Son frère, Yukio, va mettre en place un camp d’été pour mettre les élèves à l’épreuve, c’est très classique et pas forcément passionnant en soit, mais ça permet de révéler plusieurs choses : que Shiemi peut invoquer des démons et se battre comme les garçons, que Rin ne doit pas se reposer uniquement sur ses pouvoirs de démons et qu’il a des ennemis proches de lui.

Dans l’ensemble, ça reste très classique mais j’ai bien aimé la dynamique qui alterne entre légèreté (le côté lycéen de l’histoire) et sérieux (la partie fantastique et mystique). De plus, je suis totalement fan du familier que se trouver Rin en toute fin de volume et de l’histoire autour de celui-ci, belle et nostalgique. J’aime bien.

Tome 3

La dynamique reste la même dans ce 3e tome. Après un début tonitruant et plus sérieux, on retombe ensuite dans une certaine routine, ce qui est un peu dommage. Je n’aime pas trop les passages où Rin joue les lycéens. A l’inverse quand on parle de ses pouvoirs et du but poursuivi pour lui par son père décédé ainsi que par Mephisto, je trouve ça passionnant. Un nouveau personnage d’importance arrive dans ce tome, Shura, envoyée directement par le Vatican pour enquêter sur ce qui se trame. Grâce à elle, on va entrer dans une nouvelle phase dans la série où Rin va devoir apprendre à mieux contrôler ses pouvoirs ce qu’il me tarde de voir. Par contre, bonjour le look cliché qu’on lui attribue, plus fan service tu meurs. Je n’aime pas du tout !

Une nouvelle fois, les chapitres s’enchainent vite et l’histoire avance. Je regrette juste ce besoin incessant de revenir dans un univers « lycéen » plutôt que de s’enfoncer plus dans les aspects sérieux de l’histoire, mais ça devrait venir, c’est juste un passage obligé comme dans beaucoup de shonen, avant de basculer entièrement dans cette aventure, je suis confiante.

Tome 4

Avec ce tome, on sent vraiment que l’autrice essaie de monter en gamme et de faire basculer sa série. Sauf que le hic, c’est que j’ai un gros problème avec la caractérisation des « méchants » que je trouve plus ridicules qu’effrayants, du coup ça tombe un peu à plat chez moi.

Ainsi toute la première partie, bien trop « lycéenne » encore une fois, où ils partent faire un camp d’été en pleine forêt où ils tombent sur l’un des demi-frères de Rin, qui est censé les menacer, ne m’a fait ni chaud ni froid. Je n’ai pas senti la montée d’adrénaline que j’aurais dû et c’est bien dommage.

Heureusement la suite relève le niveau, parce que suite à cet événement la nature de Rin est révélée à tous, il ne peut plus se cacher et donc forcément ça va faire bouger les choses. Il y a d’abord le Vatican qui s’en mêle lors d’un procès, qui frise encore le ridicule à cause de la mise en scène… Mais surtout, on va prendre Rin en main pour enfin vraiment l’entraîner dans un but bien précis, ce que j’attends quand même depuis le début. On n’est pas encore sorti d’affaire mais l’histoire et les plans de Mephisto se précisent.

Au final, on a donc du bien et du moins bien dans ce nouveau tome : une histoire qui avance encore mais qui reste écrite bien trop maladroitement pour vraiment marquer les esprits.

Tome 5

Je suis un brin dubitative devant ce tome. Alors que je croyais qu’on allait enfin se concentrer sur Rin, voilà qu’on part encore dans une autre direction. Ça donne vraiment l’impression qu’à chaque fois qu’on va entrer dans le coeur du sujet, l’autrice fait diversion. Je suis déçue. Alors oui, il y a cette histoire autour de ces yeux qui sont des artefacts de pouvoir, mais ça ne m’intéresse pas pour le moment.

De même, je comprends la volonté de la mangaka de développer les personnages secondaires pour entourer Rin d’une équipe de potes avec qui travailler, mais Ryuji n’est pas vraiment celui qui m’intéresse le plus et qui a le plus de charisme. Bref, ce tome fait un peu bouche trou pour moi…

Tome 6

L’histoire se poursuit à Kyoto avec la famille de Ryuji. J’avoue que ça ne m’avait pas franchement plu la dernière fois et c’est encore le cas même s’il y a une amélioration. Par contre, quand je vois que ce n’est pas encore fini, donc plus de 2 tomes là-dessus, je me dis qu’il y a intérêt à ce que ça ait sacrément avoir avec la mythologie de la saga.

Mais bon, l’affaire devient plus sombre. On découvre qui est derrière le vol des yeux de ce démon capables de diffuser d’horrible miasmes faisant mourir les gens. Ce n’est pas original mais c’est efficace. Et cela nous amène vers de nouveaux secrets, ingrédients qui fonctionne toujours dans ce genre d’histoire. On a forcément envie de voir ce que cache le père de Ryuji, le grand prêtre, lui qui connaissait le père de Rin et a hérité de sombres secrets apparemment.

Du coup, même si cet arc m’embête parce qu’au début il a été mal intégré à l’histoire principale, il me plait tout de même de plus en plus.

Tome 7

Comme je l’espérais, cet arc qui me semblait secondaire commence à se rapprocher de la trame principale. L’autrice en effet l’utilise pour créer un groupe d’amis solides, unis et puissants aussi autour du héros. Tout d’abord, il y a l’étape du pardon nécessaire à ce que Rin avance et que le groupe se reforme. Puis, il y a l’étape de la vérité où chacun apprend ce qui se cache derrière la menace présente et surtout le rôle qu’y tient le père de Ryuji. On assiste à un joli passage de témoin, joli clin d’oeil à la relation que Rin aurait aimé avoir avec son père à la fin.

Cependant le gros défaut de ce tome, c’est que ça parle beaucoup mais que l’action tarde à venir. On a bien eu un beau combat entre le père de Ryuji et le nouveau méchant, qui au passage est bien plus efficace que les précédents car plus crédible et charismatique. Il faut dire qu’il fait moins le guignol aussi, ça aide. Mais on va devoir attendre encore le prochain tome pour avoir le gros combat final tant attendu et là je trouve que ça traine un peu.

Tome 8

Nous avons ici les mêmes qualités et les mêmes défauts que dans le tome précédent avec lequel il forme vraiment un tout, à savoir de bons combats qui testent et révèlent les capacités de chacun de nos jeunes, mais encore un peu trop de blablas entre qui casse parfois le rythme. Cependant, les changements qui commencent à poindre chez Yukio, le frère de Rin, me plaisent malgré leur classicisme. Oui, le gentil grand frère qui pourrait se découvrir des pouvoirs et virer méchant, c’est déjà vu, mais tant pis si c’est bien amené. De la même façon, les combats où des amis se sacrifient pour permettre aux héros de se révéler, on l’a déjà vu, mais ça fonctionne toujours et ici Rin et Shiemi en ont bien besoin.

Alors le tome ne révolutionne pas le genre, il ne conclut même pas cet arc, mais il est plaisant à lire. Les combats sont dynamiques et mettent bien en valeur les personnages. De plus, la petite pointe de cynisme, apportée par Mephisto qui regarde tout ça d’un oeil lointain, est la bienvenue et annonce du bon pour la suite.

Tome 9

Ce nouveau tome se partage en deux parties bien distinctes : une première vraiment très sympa et une seconde prometteuse. Tout d’abord, nous concluons enfin l’arc sur les yeux volés et le monstre qui empoisonne la famille de Ryuji ainsi que la ville de Kyoto. Le combat tant attendu est bref mais brutal. Je trouve la résolution un peu facile avec cet esprit qui vient aider Rin en investissant sa lame, mais graphiquement ça claque. Finalement, j’ai bien aimé cet arc qui a permis à Rin de s’accepter pour ce qu’il est : le fils de Satan et un futur exorciste. J’ai du coup bien aimé les chapitres plus calmes qui ont suivi où l’on peut voir comment les membres de la secte du père de Ryuji vivent cette nouvelle ère.

Du coup, quand ensuite, j’ai vu partir nos amis à la place, j’ai cru qu’on aurait également juste des chapitres légers pour faire transition. Mais non, l’autrice ne lâche pas le morceau, elle a commencé à créer des tensions entre les deux frères et elle se sert de cette courte histoire sous fond de Kraken à vaincre pour l’étaler au grand jour et crever un peu l’abcès du moins pour un temps. J’ai trouvé le combat court mais rondement mené et surtout j’aime l’évolution de Yukio, qui devient de moins en moins lisse, cachant son malaise à son frère. Cela me semble bien prometteur.

Tome 10

Je suis très partagée concernant ce tome 10. Il y a d’un côté une intrigue qui a l’air passionnante qui se met en place du côté des exorcistes « adultes » et de l’autre on retombe dans de banales histoires de lycéens avec les plus jeunes. Ce dernier point m’agace vraiment, parce que j’ai l’impression de perdre ce qui avait été gagné. L’autrice se remet à douter de l’amitié des filles. Les garçons repartent avec leurs aventures à deux balles et leur humour tout pourri. Franchement, j’attendais mieux après Kyoto.

Heureusement, l’intervention des Illuminatis, avec Toudou et l’ouverture d’une entrée vers les Enfers me font saliver. Mephisto semble encore dans le coup mais que mijote-t-il ? Oui, c’est gros mais ça me titille quand même, parce que sinon c’est trop classique, trop léger et ce n’est pas assez sombre pour moi.

Tome 11

Décidément ce n’est pas de chance, mais je suis plus que sceptique encore une fois après avoir refermé ce tome. J’ai vraiment eu le sentiment d’un tome de transition avec plein de petites histoires sur nos apprentis exorcistes qui se veulent plutôt drôles, mais ça ne marche pas avec moi. A la place, j’ai la sensation d’un étirement inutile de l’histoire. Celle-ci tourne en rond et se répète, c’est très agaçant. Ainsi les 7 mystères de l’Académie sont résolus trop vite. Rin continue à vouloir agir seul, c’est casse pied. Heureusement que le crane rasé (Konekomaru) met enfin les pieds dans le plat pour remettre tout le groupe sur les rails parce qu’ils font n’importe quoi. On a ainsi l’espoir que ça ira mieux par la suite mais on tarde à le voir pour le moment…

Heureusement comme à chaque fois, il y a des petits éléments que je trouve prometteurs et qui me donnent envie de poursuivre, tels Yukio qui doute plus en plus de sa nature ce qui le rend mal, l’enquête sur l’ouverture du portail artificiel vers Gehenne et de l’espion qui semble se tapir dans l’ombre. Mais j’en ai un peu marre d’attendre que l’histoire décolle et d’être noyée sous des aventures ineptes d’ados immatures.

Tome 12

Comme on me l’avait dit, la série décolle enfin avec ce tome, ce n’est pas trop tôt, mais j’en suis ravie ! Alors que le festival de l’école bat son plein, les Illuminatis passent à l’attaque. Et quelle attaque ! Elle aboutit à une trahison que personne n’aura vu venir, je pense, ce qui met enfin en lumière un personnage terriblement effacé pour le moment. Youpi ! Leur but est également étalé sur la place publique grâce à l’arrivée de leur chef. Là, j’ai été moins surprise. Mais maintenant les bases sont posées. On voit les deux camps qui s’opposent et bien sûr nos amis sont au centre de tout ça, puisque l’un d’eux va être la cible de cette secte. De beaux combats s’annoncent donc pour peut-être faire revenir le traitre dans le bon chemin, mais aussi pour aider celui/celle qui a été enlevé(e) dont on commence d’ailleurs à découvrir le passé.

Ainsi avec un tome qui surprend et suscite notre curiosité, Blue Exorcist, même s’il reste classique, commence enfin à m’accrocher sérieusement.

Tome 13

Je suis un peu moins enthousiaste avec cet opus, décidément la série est vraiment en dents de scie. Toute la partie avec Rin et ses amis qui partent à l’attaque contre les Illuminatis est trop grossière pour moi. Je les trouve ridicules, trop bravaches et je n’aime pas la menace qu’ils affrontent. Je trouve qu’on en voit trop partout donc ça m’a agacée.

Par contre, les révélations sur Izumo étaient fortes. Son histoire est terrible. Ça développe à merveille ce personnage qu’on avait trop laissé de côté. En plus, ça nous permet d’en apprendre plus sur les desseins des nouveaux méchants qui cherchent à obtenir des corps immortels pour leur Chef, Lucifer, dont le corps ne tient pas le coup. C’est glaçant à souhait. Le fait que Shima soit avec eux en rajoute une couche. Il a un petit côté psychopathe (léger, hein) qui me plaît et ça permet aussi de plus voir ce personnage trop discret.

Du coup, s’il n’y avait pas eu la partie plus faible avec Rin & Co, je pense que j’aurais bien accroché à ce tome, c’est dommage.

Tome 14

Toujours le même problème, c’est fou. Ce titre pourrait être vraiment génial, mais l’autrice se sent obligée soit de tomber dans le trop de légèreté et d’humour, soit d’en faire des caisses et de manquer de sobriété et de sérieux. Du coup, ça casse toute la tension créée autour de l’histoire d’Izumo qui est vraiment superbe. Ça m’agace énormément ! Izumo me touche, l’histoire de sa mère également. Je trouve l’utilisation du folklore « renardien » très intéressant chez elles. Mais il faut que la mangaka se sente obligée de faire brailler ses personnages à tour de bras, c’est pénible. Il faut qu’elle se sente obligée d’ajouter un méchant ridicule comme le Dr. Gedoin, c’est insupportable. C’est fou de gâcher bêtement un tel potentiel ! Il va falloir qu’elle apprenne à ne pas gâcher le sérieux d’une situation, à me pas en rompre inutilement toute la tension, pour que ce titre puisse devenir une bonne série.

Tome 15

Comme la dernière fois, l’autrice conclut son arc sur Izumo de façon nette et sans bavure avec une héroïne qui a bien grandi. Cependant cette fois, elle ne tombe pas dans l’écueil du tome léger qui ne sert à rien. Tout d’abord, j’ai trouvé intéressant de les voir faire appel à la branche de Kyoto pour les aider à gérer le bazar laissé derrière eux. Ensuite, j’ai trouvé bien de la part de la mangaka de montrer que ce qui vient de se passer a eu des conséquences. Il y a d’abord Shima qui joue les espions, double, triple, on ne sait plus. Il y a également Mephisto qui commence à jouer cartes sur table, avouant qu’il a des desseins pour chacun. Et bien sûr, on nous relance avec les mystérieux pouvoirs cachés de Yukio qui semblent intéresser Lucifer bien sûr. Tout cela donne un tome assez agréable à lire quoi moins tendu que les précédents. Il n’en reste pas moins que l’autrice essaie de prolonger un peu plus longtemps que d’habitude l’ambiance sombre créée par ce qui vient de se produire, et ça, j’aime beaucoup.

Tome 16

On reste calme encore avec ce tome. Nos héros sont posés pour quelques temps à l’Académie on dirait même si pendant ce temps-là, il se trame des choses en sous-mains. Les chevaliers de l’ordre viennent d’un peu partout pour se réunir au Vatican et parler du retour de Satan qu’est en train d’organiser Lucifer. Il est même question du portail de Géhenne qu’on avait un peu oublié sous sa protection mise en place par Mephisto mais qui commence à avoir des effets néfastes. Bref, tout est prêt à exploser !

Et pendant ce temps-là, dans notre groupe, nous avons Yukio qui s’inquiète de plus en plus et pousse même le bouchon assez loin. D’ailleurs, il commence légèrement à m’agacer celui-là. Il est temps qu’il grandisse et parle de ce qui le turlupine aux autres, ou au moins à son frère. Celui-ci découvre que son examen pour choisir ses spécialités est pour bientôt. La série prend alors des airs d’Harry Potter avec l’arrivée d’un nouveau professeur : Lightning, spécialiste des éclairs, dont Ryuji aimerait bien se faire le disciple. J’aime beaucoup ce nouveau personnage que je trouve assez prometteur, forcément il cache des secrets et a l’air très fort ^^

Maintenant le tome était assez calme dans l’ensemble, avec une tension en perpétuelle croissance. Le prochain tome devrait se centrer sur Shura, espérons ne pas perdre cela.

Tome 17

Comme prévu, cette fois l’histoire tourne autour de Shura, une histoire surprenante. J’aime la façon dont l’autrice revisite le conte de Babayaga et le folklore russe, tout en liant cela à l’intrigue concernant les Illuminatis et leurs expériences sur l’immortalité. C’est bien vu pour ne pas nous perdre avec cette histoire annexe. De la même façon, mais c’est peut-être un peu plus tiré par les cheveux, elle raccroche ça au mal être de Yukio, qui part à sa rescousse seul avec Rin.

Mais dans l’ensemble, même si tout ça est plein de bonnes idées, ça manque cruellement d’émotion par rapport aux histoires de Ryuji et d’Izumo. Seuls les brefs moments de réminiscence de Shura sur le père des jumeaux en apporte un peu.

Tome 18

On continue exactement sur le même schéma que précédemment. Après un court arc sur un personnage, ici Shura, où on découvre son passé ce qui lui permet d’avancer, on retourne à l’Académie. Il y a alors un mélange de chapitres légers et d’autres sérieux. Les légers concernent Shiemi et sa relation avec Rin puisque ce dernier s’est déclaré. Chose rare dans un shonen comme celui-ci, c’est pris au sérieux et elle cherche posément sa réponse et lui l’accepte bien. J’ai apprécié. Mais ce sont les chapitres plus sérieux qui m’ont intéressée une fois de plus. Tout ce qui tourne autour des Illuminatis et de Mephisto devient vraiment de plus en plus complexe. On a Shima qui continue à jouer les espions pour les 2 camps au point qu’on ne sait sur quel pied danser. Mais surtout, il y a Lightning qui mène l’enquête avec Ryuji et j’adore leur duo. Le premier est prêt à tout. Il a des pressentiments sur l’affaire qui l’amène à s’intéresser à la fameuse Blue Night et là je sautille d’avance, parce qu’on sent bien que c’est un élément clé dans la saga.

Ce tome sous ses airs légers était donc bien intéressant à suivre avec une histoire de fond qui avance et des personnages qui grandissent. Il faut reste sur ce bon chemin.

Tome 19

S’il n’y avait pas eu les chapitres plus légers sur Noël à la fin, j’aurais dit que c’était un très bon tome. J’aime vraiment énormément la direction que prend l’enquête de Lightning qui permet d’approfondir la mythologie de l’histoire. Cette histoire d’Asylum qui existait autrefois à la place de l’Académie et où a eu lieu la Blue Night est passionnante, de même que les recherches de la section 13. Les révélations pleuvent grâce à Lightning et Mephisto, et encore je pense qu’ils cachent pas mal de secrets. Lightning a l’air d’avoir un lien avec la section 13 et la découverte de Ryuji est très importante.

Du coup, forcément après tout ça, j’ai trouvé les derniers chapitres bien léger voire un peu déplacés. C’est bien beau de vouloir montrer tout le monde fêter Noël mais bof. Et puis, pourquoi avoir encore fait changer d’avis à Shiemi ? Est-ce utile à ce stade après tout ce qu’il s’est passé ? J’en ai un peu marre et ces incohérences que l’autrice essaie ensuite de rattraper d’un coup de baguette magique, style tout était prévu. Mais bien sûr…

Tome 20

Il aura fallu attendre un moment pour que la série prenne son envol mais cet opus y arrive à merveille. Il commence doucement par des chapitres qui auraient dû être légers mais où on sent vraiment cette tension omniprésente depuis quelques temps. Yukio va mal, ça le bouffe. L’enquête de Lightning gagne en épaisseur et l’entraîne de plus en plus loin dans les arcanes de son ordre. Tout cela va nous exploser au visage dans la seconde partie du tome où l’ambiance est bien sombre et désespérée comme j’aime.

Dans ce tome, il y a de l’action, des révélations, des âmes torturées et désespérées, tous les ingrédients pour en faire l’un des meilleurs jusqu’à présent. J’ai vraiment aimé voir tout ce qui avait été mis en place dans les tomes précédents prendre sens ici. J’ai aussi aimé voir les personnages prendre de l’ampleur que ce soit Yukio quand il explose, Shura quand elle lui vient en aide, Ryuji quand il devient tout sérieux, ou Rin quand il donne tout pour son frère. Tout ça en plus sur son fond d’apocalypse avec les démons qui envahissent le monde humain au pire moment. Bref, un tome qui fait prendre une autre dimension à la série.

Tome 21

La série continue sur sa bonne voie, prenant et maintenant son décollage. On prend un virage beaucoup plus sombre et c’était exactement ce que j’attendais et désirais vu son sujet. Ici toute l’équipe part à la rescousse de Yukio, qui a finalement craqué et menacé Mephisto révélant ses pouvoirs latents et surtout mettant le monde en péril en faisant disparaitre la barrière protégeant le portail vers Géhenne. C’est un élément important même s’il semble un peu oublié par la suite.

En effet, on se concentre sur ce qui devait arriver : l’opposition entre les deux frères. Ce conflit pointait depuis le début de la série. On sentait le malaise grandir et les révélations de Lightning sur leur famille ont achevé Yukio qui se sentait déjà au bord de la rupture. Oui, c’est ultra classique mais j’ai beaucoup aimé cet affrontement et son petit air biblique. J’avais l’impression de voir Abel et Caïn s’affronter. La tension était étouffante et sans les bêtes traits d’humour de Shima et Amaimon qui ne servent à rien, ç’aurait été un excellent moment ! Maintenant Yukio a trahi, il s’est engagé sur la voie obscure et j’ai hâte d’en voir les conséquences.

Ce tome fut donc une très bonne lecture, pleine d’action et de tension, comme on en attend de tout bon shonen quand il atteint son climax comme c’était le cas ici. J’espère maintenant que l’autrice saura maintenir ce niveau par la suite.

Tome 22

Je me suis à nouveau vraiment régalée avec ce tome où après la rupture entre les deux frères et le craquage de Rin, on plonge grâce à Mephisto dans le passé de leurs « parents ». Il était enfin temps. Oui, ça n’a rien de révolutionnaire diront certains, mais c’est bien raconté et c’est prenant. L’autrice développe sa mythologie, en revenant sur l’enfance de Yuri et Shiro, puis sur les expériences de la section 13, sur la vie à Asylum puis sur des moments vécus par Yuri et Shiro en grandissant, tout pour nous amener à la fameuse Nuit Bleue. On sent bien comment tout se concentre petit à petit vers ce moment. J’ai aimé découvrir la personnalité haute en couleur de Yuri. Je me suis amusée à voir un Shiro complètement différent de celui qu’on a connu au début de l’histoire. Et bien sûr, revenir sur les plans de Mephisto et ses frères a titillé encore plus ma curiosité. J’ai vraiment l’impression que quoi qu’on en dise, rien n’est manichéen dans cette histoire, ceux qu’on croit méchants ont d’autres ambitions qu’on pourrait le croire et vice versa. C’est très emberlificoté mais ça donne une histoire vraiment addictive.

En bref, j’ai eu beaucoup de plaisir à lire ce nouveau tome grâce à cette plongée dans le passé !

Ma note : 14 /20

20 commentaires sur “Blue Exorcist de Kazue Kato

  1. Je garde un bon souvenir de Blue Exorcist en anime, c’est vrai que c’est assez classique dans ses bases, mais je trouvais qu’il avait fait son petit effet xD Il faudra que je teste la version papier, et j’espère que la suite te plaira un peu plus encore 😉

    Aimé par 1 personne

  2. Si tu restes sur ce premier tome, tu vas clairement passer à côté de la série… Le scénario est certes très classique au début, mais il se complexifie et finit par devenir un enchaînement de révélations et de retournements de situation en tous genres (c’est vraiment l’une de mes meilleures découvertes shônen à ce niveau)
    Les personnages aussi sont plus nuancés et plus… surprenants xD qu’ils en ont l’air (bon par contre Yukio j’ai juste envie de le baffer 😂)

    Aimé par 1 personne

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