Livres - Jeunesse / Young Adult

Harry Potter and the Goblet of Fire – Version illustrée – de J. K. Rowling

Titre : Harry Potter et la coupe de feu / Harry Potter and the Goblet of Fire – Illustrated version

Auteur : J.K. Rowling

Illustrateur : Jim Kay

Éditeur : Arthur A. Levine Books / Scholastic (USA)

Année de parution : 2019

Nombre pages : 451

RésuméHarry Potter a quatorze ans et entre en quatrième année au collège de Poudlard. Une grande nouvelle attend Harry, Ron et Hermione à leur arrivée : la tenue d’un tournoi de magie exceptionnel entre les plus célèbres écoles de sorcellerie. Déjà les délégations étrangères font leur entrée. Harry se réjouit… Trop vite. Il va se trouver plongé au cœur des événements les plus dramatiques qu’il ait jamais eu à affronter. Dans ce quatrième tome bouleversant, drôle, fascinant, qui révèle la richesse des enjeux en cours, Harry Potter doit faire face et relever d’immenses défis.

Mon avis :

Comme lors de chaque sortie annuelle (ou presque) me voilà à relire les aventures d’Harry Potter à l’approche d’Halloween, une saison parfaite pour cela. Nous sommes cette année avec le tome 4, qui a pris un peu plus longtemps pour sortir (2 ans contre 1 an habituellement) mais il fallait bien ça pour le tome le plus épais jusqu’à présent et surtout le tome charnière de la saga.

En effet dans La Coupe de feu, J.K. Rowling amorce un virage dans sa série qu’elle avait déjà entrepris dans le tome précédent mais qu’elle renforce ici. Harry Potter est une série pour la jeunesse mais pour autant elle peut être sombre, voire même très sombre. Après le retour de Sirius qui était au coeur de l’intrigue précédente et qui a bien fait battre mon petit coeur (c’est mon tome préféré de la saga), place au Tournoi des Trois Sorciers où on risque sa vie à chaque épreuve. L’autrice casse ainsi le rythme avec les précédents, ce n’est plus une année classique à Poudlard avec ses étapes habituelles : match de Quidditch, exam, coupe des maisons…, mais une année exceptionnelle comme il y en a rarement et cela se sent à la lecture.

Ce tome est d’abord différent de part son ambiance. Les précédents étaient inquiétants dans le sens fantastique du terme, celui l’est mais plutôt en tantôt vers la tradition du roman policier anglais, je trouve. J’ai trouvé bien moins de fantastique que d’habitude, la preuve, pas de nouvelles créatures cette fois. On a plutôt une histoire qui se veut plus mature et plus réaliste, par exemple avec les rêves d’Harry, mais également avec l’incursion de la presse et du Ministère dans les affaires de l’école, du Tournoi et leur vie tout court. On s’intéresse également plus aux sentiments des héros qui vont entrer dans l’adolescence. Il y a donc beaucoup de scènes autour de leurs relations les uns avec les autres. On change vraiment de paradigme.

Cela s’en ressent jusque dans l’écriture, qui si elle reste addictive, devient un peu trop verbeuse ici. Il y a énormément de discussions qui cassent le rythme et l’action, et on pourrait facilement raccourcir le tome d’un bon cinquième, je trouve. J’en ai pour preuve les débuts de cet opus où il faut quand même plus qu’un quart du nombre de pages totales pour arriver à Poudlard. Alors certes, ce qu’il se passe avant est important, mais quand même, j’ai trouvé ce début un peu longuet et plombant.

Cependant, après, une fois que l’histoire a vraiment démarré, on ne peut plus lâcher. On enchaîne les aventures en tout genre. J’ai beaucoup aimé ce mélange entre politique, mystère, enquête, tournoi, magie et hormones adolescentes. Ça rend la série plus complexe, plus sombre et moins bon enfant, même si elle ne l’a jamais trop été. Cela met également en avant de nouveaux personnages (Fol oeil, Fudge, Krum, Cédric…) ou d’anciens que l’on voyaient peu / pas assez à mon goût (Dobby, la famille Weasley, Dumbledore, Queue de verre,…). J’ai beaucoup aimé la mise un peu en retrait de Ron au profit d’Hermione dans ce tome par exemple.

Mais surtout, comme je suis une grande fan des films, je n’ai pas pu m’empêcher de comparer les deux tout au long de ma lecture. Et l’une des choses qui m’a le plus plu, c’est de voir combien le livre regorgeait de petits détails qui pouvaient sembler sans importance, et qui avaient été supprimés du film, alors qu’ils prendraient tout leur sens plus tard. Ainsi, on a par exemple la présence de Dobby, la lutte d’Hermione pour la libération des Elfes de maison, la rencontre avec Bill, les projets de Fred et George, les relations tendues avec le Ministère, etc. Il y a également des choses qui diffèrent entre les deux médias. Krum est très différent entre le livre et le film, les interventions de Rita Skeeter sont légèrement différentes aussi. Certaines scènes du livre ont été fusionnées dans le film et vice versa. Jouer au jeu des 7 erreurs entre les deux est assez divertissant. Pour autant, je trouve contrairement à certains que le film ne s’en sort pas si mal quand on voit la complexité des intrigues, le nombre de personnages et d’événements à traiter. Il a su garder ce qui fait le sel de ce tome même si oui il manque des petits éléments qui seront importants ensuite.

Pour ce qui est des dessins, la raison principale de mon achat, tout de même, la qualité est toujours là. Ils sont superbes comme à chaque fois et rendent vraiment honneur aux écrits de J.K. Rowling car ils sont bien plus proches de ses descriptions que ne l’est le film parfois. Cependant, comme toujours, je ne peux m’empêcher d’être déçue de leur absence ou leur faible présence lors de moments clés : le bal n’a qu’un seule illustration, on n’a aucune représentation de Madame Maxime et de longs passages sont sans la moindre illustration à part l’en-tête des chapitres. C’est triste. Heureusement, on a quand même une belle vision de la Coupe du monde, de l’attaque des Mangemorts, du bateau de Krum, du carrosse de Fleur, des différentes épreuves du tournoi et du retour de vous savez qui. Il y a même des dessins inattendus que j’ai adorés comme l’intérieur du Terrier ou encore un super Drago. Jim Kay s’est encore une fois surpassé !

Pour conclure, la Coupe de Feu n’est pas mon tome préféré d’Harry Potter mais il marque vraiment un tournant dans la saga. La petite pause dont le dessinateur a eu besoin pour le réaliser était la bienvenue pour nous livrer un travail encore une fois de haute volée, à la hauteur des écrits de J.K. Rowling. J’ai vraiment adoré cette relecture que j’ai fait en parallèle du revisionnage du film. On sent vraiment à quel point c’est le moment de bascule de l’histoire et c’est fantastique pour le fan !

Ma note : 16 / 20

Chroniques des autres tomes :

Et voici bien sûr quelques unes des magnifiques illustrations de Jim Kay :

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14 commentaires sur “Harry Potter and the Goblet of Fire – Version illustrée – de J. K. Rowling

      1. Je suppose que ce sera encore une longue attente vu la densité des volumes.
        En plus, Jim Kay avait expliqué qu’il avait dû abandonner pas mal d’idées sur le 3e livre, ce qui a justifié le fait de prendre deux ans pour le 4. Donc je ne le vois pas trop revenir en arrière sur cette idée. Mais ce n’est qu’une interprétation de ma part.

        Aimé par 1 personne

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