Livres - Fantasy / Fantastique

Blackwing d’Ed McDonald

Titre : Blackwing

Auteur : Ed McDonald

Editeur vf : Bragelonne (Fantasy)

Années de parution vf : Depuis 2018

Nombre de tomes vf : 2 (en cours)

Histoire : Sous son ciel brisé, la Désolation est une vaste étendue de terre ravagée, née quand la Machine, l’arme la plus puissante du monde, fut utilisée contre les immortels Rois des profondeurs. Au cœur de ce désert, grouillant de magie corrompue et de spectres malveillants, les Rois et leurs armées attendent leur heure…
Pour Ryhalt Galharrow, la Désolation n’a pas de secrets. Chasseur de primes aguerri, il est chargé de retrouver une femme aux pouvoirs mystérieux, qui semble avoir mis au jour un inquiétant secret. Jadis, cette femme et lui se connaissaient bien. Voilà qu’ils se redécouvrent au milieu d’une conspiration qui menace de détruire tout ce qui leur est cher, et qui pourrait mettre un terme à la trêve fragile de la Machine…

Mon avis :

Tome 1 : La marque du corbeau

Blackwing d’Ed McDonald avait fait grand bruit lors de sa sortie, au point que pour une fois, j’avais acheté direct le premier tome en grand format, ce qui est assez rare chez moi… Cependant, il a longtemps dormi sur mes étagères et je ne me rappelais pas du tout de quoi il parlait quand je l’ai entamé. Ce fut donc la surprise totale lors de sa lecture et malheureusement, si je peux comprendre qu’il en ait séduit certains, ce ne fut pas le cas avec moi.

Revenons sur le concept de la saga. Nous suivons le gouailleur Ryhalt Galharrow, chasseur de primes aguerri qui a l’air d’avoir un caractère bien trempé. Notre narrateur de choc va nous entraîner dans les secrets de son univers après avoir été envoyé à la recherche d’une femme de son passé.

Je ne m’attendais pas du tout en ouvrant ce tome à me trouver dans un mix de fantasy classique, de dark fantasy et de polar. C’est assez surprenant et dans le bon sens du terme parce que ça change clairement de la fantasy que je suis habituée à lire. En effet, d’abord le héros qui est aussi le narrateur, a un côté assez brut de décoffrage et il nous embarque dans une aventure qui a tout du polar, le tout dans un monde étrange où la lumière est un pouvoir que seuls certains obtiennent mais à quel prix. Pour se protéger, le royaume du héros a donc inventé une drôle de machine se servant de ces pouvoirs mais la menace est proche et la machine ne semble pas bien fonctionner, du moins, il découvre que quelque chose cloche. On se retrouve donc avec lui à chercher ce qui se passe, ce qu’on nous cache, pourquoi et comment faire en sorte de sortir vivant de tout ça, ce qui donne un récit dynamique entre ses recherches et quelques bonnes scènes de bataille à la fin.

Le rythme de l’histoire est assez bon. Ça démarre vite. Le héros a toujours quelque chose à faire et est souvent sur le qui-vive. Il nous entraîne dans tous les recoins de la ville, mais aussi dans les nombreux mystères de son existence. L’histoire alterne entre l’aventure présente et quelques révélations bienvenues sur son passé. L’auteur développe ainsi aussi bien son univers que son héros, le tout à un rythme soutenu puisque ce tome fut un peu moins de 400 pages et qu’il pourrait se suffire à lui-même. Ed McDonald y insuffle vraiment beaucoup d’énergie malgré le caractère parfois un peu nonchalant du héros. Celui-ci n’est pas sans me rappeler par certains côtés les héros des Salauds Gentilshommes.

Cependant le suivre tout du long en tant que narrateur m’a vite lassée. En fait, j’ai très vite senti qu’il jouait un rôle et ça m’a agacée. Les révélations sur son passé l’ont confirmé. Je n’ai guère accroché à ce faux dur. J’ai eu un peu le même souci avec l’intrigue qu’au final j’ai trouvé assez artificielle. Tout tournait autour de cette machine qui est capable d’anéantir les Rois des profondeurs et dont on comprend vite l’arnaque. Du coup, on ne parle que d’elle et pas forcément du reste qui n’est que sous-entendu, qui sont ces Rois des profondeurs, les Sans-noms, les monstres qui habitent la Désolation… On reste sur notre faim.

Au milieu de tout ça, ma seule lumière fut l’héroïne qui fait équipe avec lui, Ezabeth, une femme de caractère, intelligente et intrépide, qui a été marquée par la vie mais a su conserver ses idéaux. Dès qu’elle est là, l’histoire s’illumine et devient plus passionnante, plus palpitante. Elle ne m’aura jamais déçue du début à la fin et m’aura même livré des pages magnifiques, pleines d’émotions.

Pour conclure, alors que j’étais impatiente de découvrir cette saga que tant de monde semblait avoir aimé, je n’ai pas accroché au héros et surtout à sa narration, ni à son aventure. L’univers m’intrigue par son originalité mais il m’a clairement manqué quelque chose. Ça manque de sincérité, ça manque de magie et le récit n’est pas parti dans la direction que j’aurais souhaité, tant pis pour moi. Par contre, je pense que le récit à tout pour plaire à d’autres personnes qui trouveront le ton et l’ambiance différentes de ce qui se fait ailleurs. Mais l’aventure s’arrête là pour moi.

Ma note : 13 / 20

2 commentaires sur “Blackwing d’Ed McDonald

    1. Effectivement, je ne suis pas rentrée dedans et du coup même si je vois quelques qualités, elles n’ont pas suffit pour moi. Heureusement, une fois refermée, on ne se sent pas particulièrement frustré si on n’a pas la suite ^^
      Je lirai ton avis avec curiosité quand il arrivera 😉

      Aimé par 1 personne

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