Livres - Fantasy / Fantastique

Les Chevaliers du Tintamarre de Raphaël Bardas

Titre : Les Chevaliers du Tintamarre

Auteur : Raphaël Bardas

Editeur : Mnémos (Fantasy)

Année de parution : 2020

Nombre de pages : 264

Histoire : Silas, Morue et Rossignol rêvent d’aventures et de grands faits d’armes tout en vidant chope de bière sur chope de bière à la taverne du Grand Tintamarre, qu’ils peuvent à peine se payer.
Lorsque la fantasque et très inégalitaire cité de Morguepierre, entassée sur les pentes d’un volcan, devient le théâtre d’enlèvements de jeunes orphelines et voit des marie-morganes s’échouer sur ses plages, les trois compères se retrouvent adoubés par un vieux baron défroqué et chargés de mener l’enquête. Les voilà lancés sur les traces d’un étrange spadassinge, d’un nain bossu et d’un terrible gargueulard, bien décidés à leur mettre des bâtons dans les roues… et des pains dans la tronche.

Mon avis :

Avec cette rentrée littéraire très riche du début de l’année 2020, les éditeurs indépendants de SFFF proposent aux lecteurs un label : « Pépite de l’imaginaire«  afin de les aider. Cette année, Mnémos a fait le choix de mettre en avant une nouvelle plume de leur catalogue : Raphaël Bardas, avec son singulier Chevaliers de Tintamarre qu’ils m’ont proposé de lire en avant-première. Un peu nerveuse à l’idée de découvrir la gouaille de l’auteur, j’ai été rassurée dès les premières pages et ai vite compris que ce titre allait me plaire !

Les Chevaliers de Tintamarre, c’est un peu les Quatre Mousquetaires dans les bas-fond d’un univers de fantasy portuaire, et ça, je ne pouvais qu’aimer. Nous suivons une troupe de trois joyeux lurons reconnaissables à leur couvre-chef. Nous avons Rossignol, le poète accordéoniste léger qui porte le tricorne, La Morue, les gros bras et la tête après qui porte un bonnet, et Silas, le charcutier torturé beau comme un acteur qui porte un chapeau à feutre avec plume sur le marché. Ces trois amis ont élus leur siège dans la taverne du Tintamarre, dans les bas-fonds de Morguepierre où malheureusement de drôles de disparitions ont lieu qui vont bien les embêter alors que ce n’était pas au programme.

Raphaël Bardas a la plume légère, il aime jouer avec les mots comme avec les rythmes de son histoire. Il sait planter lentement mais tranquillement son décor, ne révélant que ce qu’il faut quand il faut comme un metteur en scène au théâtre. La scène, c’est la ville de Morguepierre et sa racaille. C’est l’actrice principale de cette histoire. On en découvre au fil des chapitres les ruelles les plus sombres, les bouges les plus fumants mais également les maisons de la haute et les mystères qui ont lieu la nuit tombée. C’est fascinant. J’ai beaucoup aimé cette ambiance sombre, crasseuse et mystérieuse.

Elle est également portée par nos trois compères et les personnages qu’ils font croiser au cours de leurs aventures. Ceux-ci sont tout aussi sombres, crasseux et mystérieux que la ville où ils évoluent, et sans le vouloir, ils vont se retrouver embarqués dans l’enquête visant à éclaircir les disparitions de trois jeunes prostituées ainsi que la mort de leurs amants. C’est sale, c’est crade, c’est violent mais l’aventure est de haute volée. On part d’une enquête au sein de la ville pour petit à petit se retrouver avec une intrigue avec bien plus de ramifications que prévu. L’histoire virevolte à l’image des héros. On croise des soldats par là, des types de la haute par ici, des jeunes filles en détresse mais aussi de mystérieux ennemis avec qui croiser le fer, le tout dans une belle ambiance de capes et d’épées teintée de fantastique que j’ai beaucoup aimée. C’est simple mais efficace car très rythmé avec de l’action à gogo et une enquête qui avance d’un bon pas. C’est simple, je n’ai pas trouvé de temps mort le long de ces 264 pages. Ça peut d’ailleurs paraitre court mais avec tout ce qu’il se passe, ce n’est pas du tout le sentiment que j’ai eu au contraire.

En effet, dans un format assez court, quand on regarde l’épaisseur de l’ouvrage, l’auteur parvient à mettre en place une histoire prenante, avec une mythologie solide qui donne envie d’y revenir, et des personnages affirmés qu’on a aussi envie de recroiser dans d’autres aventures. C’est plutôt une franche réussite surtout avec ce final doux-amer qu’il nous livre et qui est un peu la cerise sur le gâteau, en ce qui me concerne.

J’ai donc passé un excellent moment de lecture et je remercie les éditions Mnémos pour cette découverte que je n’aurais probablement pas faite aussi rapidement sans eux car j’avais quelques réticences quant à la verve des héros. Au final, je me suis retrouvé avec un titre qui me correspondait complètement, où l’humour et la gouaille étaient bien dosés, où l’aventure était au rendez-vous tout comme l’ambiance mystérieuse et crasse que j’attendais. Un auteur et un univers à suivre !

(Merci aux éditions Mnémos pour cette lecture)

Ma note : 16 / 20

14 commentaires sur “Les Chevaliers du Tintamarre de Raphaël Bardas

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