Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

Fairy Tail de Hiro Mashima

Titre : Fairy Tail

Auteur : Hiro Mashima

Éditeur vf : Pika (shonen)

Années de parution vf : 2008-2010 / Depuis 2021 (édition kiosque Hachette)

Nombre de tomes vf : 63 (série terminée) / 17 sur 32 (édition kiosque Hachette)

Histoire : Les guildes magiques sont des associations. Elles proposent différentes tâches aux magiciens, allant de la recherche d’un objet à l’attaque en règle. Lucy, une jeune fille, rêve de devenir magicienne. Un jour, elle rencontre Natsu, un magicien maîtrisant le feu, ce dernier l’invite alors à rejoindre sa guilde. Il s’agit de la célèbre Fairy Tail, le sujet de tous les rêves de Lucy. Mais celle-ci est bien mystérieuse et semble être à l’origine de nombreux scandales.

Mon avis :

Tome 1 (tome double)

Je pense que je n’ai pas besoin de présenter Fairy Tail, la plupart des fans de mangas et en particulier de shonens connaissent ce titre ou en ont entendu parler. Pour ma part, il fait partie de ses « classiques » que je n’avais pas eu envie de lire à l’époque de leur sortie et que j’avais snobés, puis évités à cause du trop grand nombre de tomes (coucou One Piece, Seven Deadly Sins ! ;)), mais à nouveau avec les offres gratuites, j’ai eu envie de voir de quoi il en retournait vraiment.

Sans surprise, comme beaucoup d’amateurs, je suis rentrée assez facilement dans l’histoire. C’est un mélange assez dynamique d’humour et d’héroïc-fantasy tout ce qu’il y a de plus classique avec une héroïne, Lucy, qui est à la recherche d’une guilde de magiciens bien particulier. Le ton est pêchu, il y a du pep’s et des combats au rendez-vous, le tout dans un univers qu’on sent d’emblée bien pensé par le mangaka, et un cadre fantasy qui claque à l’oeil entre ses bâtisses d’un côté et ses créatures magiques de l’autre. Pas de surprise, c’est un début de qualité qui accroche forcément.

Là où le bas blesse, c’est qu’il n’y a pas vraiment d’originalité. Autant, ça ne me dérange pas du tout pour l’histoire, parce qu’il y a quand même des pointes de mystères, pas mal de personnages à découvrir et un univers qui peut réserver des surprises. Autant sur le dessin, je tique beaucoup. J’ai vraiment eu l’impression de me retrouver graphiquement dans un One Piece like et c’est assez désagréable. J’avais déjà abandonné Rave (son premier titre paru chez nous) à cause de ça et j’avais l’espoir que ce ne serait pas autant le cas, mais mes espoirs ont été douchés dès les premières pages. Ça m’agace vraiment. J’attends de ce genre de titre qu’on célèbre partout que le mangaka ait au moins fait l’effort de développer sa propre patte graphique et non pas qu’il ait juste copié celle d’un autre, parce qu’ici ça va bien au-delà du clin d’oeil ou de l’inspiration, il suffit de regarder les pages couleurs… L’auteur va même jusqu’à réutiliser une créature qu’il a lui même inventé dans son précédent titre, c’est dire la flemme qu’il a d’inventer quelque chose graphiquement et ça me rend bien triste.

Sans ce défaut majeur, on aurait pu avoir une oeuvre classique mais qui m’aurait tout de même beaucoup plu. Là, l’auteur perd beaucoup de points… Il en perd également avec l’humour qui est vraiment beaucoup trop présent au point de parasiter la narration aux mauvais moments, rendant certains chapitres bien peu intéressants. Quand je vois combien de tomes fait la série, je crains malheureusement qu’elle ne comporte beaucoup de longueurs de cet ordreAutre point négatif, tant qu’on y est, ce fan service exposant les poitrines de femmes encore une fois, je veux bien que ce soit un élément demandé par les magazines shonens au Japon mais quand même, ça devient pénible de retrouver ça partout !

Heureusement, comme je le disais plus haut, l’histoire, elle, vaut le coup. On y suit donc Lucy, une jeune magicienne qui invoque des créatures grâce à des clés. C’est une utilisation de la magique originale qui m’a plu et qui change des invocations à base de cartes, de talismans, de formules ou de dessins comme j’ai déjà pu voir. Elle est à la recherche de la guilde Fairy Tail, sur laquelle elle va tomber de façon complètement improbable et qu’elle va rejoindre de la même façon. L’auteur ne perd pas de temps avant de nous lancer dans l’aventure, tout va très vite. On découvre alors une bande de joyeux lurons, qui est payée pour allez combattre des créatures qui sèment le désordre. Natsu, l’autre héros, est l’un de ses membres les plus remuants. Il a été élevé par un dragon et est à la recherche de celui-ci depuis qu’il a disparu. Il a aussi des pouvoirs assez saisissants, aspirant et se nourrissant de feu comme un dragon justement.

C’est un début d’aventure assez classique et déjà vu où un duo masculin-féminin se forme pour partir à l’aventure sur le modèle de Goku et Bulma, avec Natsu à la recherche de sa famille comme pouvait l’être Goku. Pour l’instant, on n’a pas vraiment vu grand-chose. On a croisé leurs futurs camarades, sans en savoir beaucoup plus sur eux. On les a suivi dans une première mission, mais c’était plus pour voir leurs pouvoirs en oeuvre qu’autre chose. Il reste encore énormément de zones d’ombre mais c’est normal après tout vu la longueur de la série et je ne m’en plains pas. J’aime assez les promesses que cela cache.

Ainsi, j’ai trouvé le début de Fairy Tail prometteur, pas au point de l’acheter car il y a trop de tomes pour moi et que les dessins et l’humour m’ont agacée. Si j’en ai l’occasion, je le lirais volontiers en bibliothèque ou je regarderai l’anime parce que je suis curieuse de voir ce que cet univers pourra m’offrir comme surprises.

Tome 2 (tome double)

Une fois les bases de son univers posées, l’auteur continue de nous embarquer à chaque volume dans les aventures toujours plus folle de Lucy et Natsu. Rien de bien novateur mais de l’action décomplexée et dépaysante comme il sait bien le faire.

Dans le tome 1, nous avions grâce à Lucy découvert la guilde de Fairy Tail et quelques uns de ses membres, Natsu, Grey et Erza en tête. C’est avec ce trio que les aventures vont se poursuivre dans ce nouveau double tome. Les missions auxquelles ils vont se livrer vont être de plus en plus longue, laissant le temps au spectateur de se familiariser avec l’univers et quelques uns de ses légers enjeux, mais surtout lui permettant de découvrir les pouvoirs de chacun lors de combats explosifs.

Même si c’est archi classique pour de l’héroïc-fantasy, j’ai trouvé fort plaisant de suivre ce trio de héros détonnant où aucun ne s’entend et où aucune magie ne s’accorde. L’un est mage de feu, l’autre de glace et la dernière collectionne les armures aux particularité toutes différentes. Lucy, elle, en tant qu’observatrice n’est que notre représentante, tout comme Happy n’est que l’élément comique. Ce ne sont pas eux qui font le sel de l’histoire.

Dans ce tome, le trio se frotte à une guilde hors la loi qui veut faire la révolution et mettre à mal les instances dirigeantes qu’ils trouvent injustes. Ça c’est l’habillage, mais au fond l’histoire se résume à un bon gros affrontement plein d’échange de coups de poids et de sorts magiques plus visuels les uns que les autres. Si on veut passer un bon moment, il faut accepter cet évident manque de fond pour pleinement apprécier ce qu’on nous propose. Et personnellement, j’ai aimé découvrir ainsi les pouvoirs d’Erza, suivre l’évolution de ceux de Natsu, m’amuser de sa rivalité avec Grey et découvrir un peu plus le décor dans lequel ils vivent. C’était dynamique et explosif, impossible de s’y ennuyer.

L’auteur a un bon rythme pour narrer les aventures de ses héros et introduire des nouveautés. Après cette longue mission, il renvoie tout le monde à la maison, fait une courte parenthèse pour nous rappeler combien les Fairy Tail dérangent avec leur côté extravagant, puis nous renvoie direct dans une nouvelle direction, tout en nous apprenant plus sur les innombrables membres de celle-ci et leur hiérarchie. C’est bien vu, on n’a pas le temps de s’ennuyer une fois de plus.

L’auteur, ainsi, fait tout pour maintenir l’attention de son lecteur et lui offrir une aventure dépaysante permanente avec des combats nombreux et des pouvoirs variés, dans des univers changeants. C’est une réussite. Son dessin, bien que rappelant beaucoup celui d’autres mangakas, fourmille de détails et je prend vraiment plaisir aussi bien à admirer les différentes armures d’Erza, que les lieux et paysages toujours différentes où crapahutent nos héros. J’ai juste du mal avec sa fixette de plus en plus évidente sur les poitrines des femmes…

Fairy Tail continue donc à être ce que j’attendais de lui, un bon shonen de nekketsu très simple mais divertissant reprenant avec facilité les codes de l’héroïc-fantasy de base. Cela n’a rien de révolutionnaire mais c’est bien fait et donc entraînant avec un bon lot de personnages pêchus et d’autres plus intrigants qu’on ne demande qu’à découvrir !

Tome 3

Toujours avec le même dynamisme et les mêmes ressorts scénaristiques, Hiro Mashima propose une nouvelle quête envoyant cette fois ses héros à la découverte du passé de Grey et de son mentor.

J’aime bien la façon que l’auteur a d’utiliser une quête un peu spéciale, d’un grade supérieur à ce qui était censément possible pour eux, pour développer autre chose qu’une aventure pleine de combat. En effet, il se lance sous un prétexte ultra fallacieux, battre le monstre que son maître n’avait pas pu vaincre, dans une plongée dans le passé de Grey, ce personnage qu’on connaissait seulement pour son animosité envers Natsu, ses pouvoirs sur la glace et son goût à se dévêtir. On le découvre dans ce chapitre, jeune apprenti appréciant beaucoup son maître et ayant beaucoup perdu suite à l’affrontement d’un démon. C’est chouette de la part de l’auteur de creuser son personnage.

Le quatuor de héros fonctionne toujours aussi bien dans cette aventure, avec Natsu fonçant tête la première, Grey plus sombre l’épaulant, Lucy assistant mais de manière plus pondérée à la mesure de ses faibles pouvoirs, et Erza jouant les gardes chiourmes. C’est un groupe efficace aux personnalités et postes déjà bien définis en si peu de temps. Mais j’avoue que je ne serais pas contre l’ajout d’autres individualités autour et/ou avec eux. Surtout que les personnages sont en général assez archétypaux, à l’image du « méchant » de cette quête, qui a un côté assez grand-guignolesque, tout comme ses acolytes. Alors ce serait bien d’avoir quelque chose d’un peu plus sérieux à se mettre sous la dent.

En attendant, les combats sont toujours aussi efficaces, bien mis en scène avec de beaux déploiements de magie et une variété des angles et points de vue rendant ceux-ci dynamiques et explosifs à suivre. Il n’y a pas de fausse note ici, on sent que l’auteur maîtrise et sait faire plaisir à son lectorat avec de belles attaques magiques, un peu de suspense et de tension, et de belles preuves d’amitié et de beaux sentiments pour assaisonner le tout.

Fairy Tail est donc toujours un bon divertissement où l’auteur commence désormais à creuser un peu plus les personnalités de ses personnages récurrents dans des aventures toujours plus longues et sombres. C’est classique et archétypal mais efficace et cela fait passer un très bon moment.

Tome 4

L’aventure continue pour nos magiciens de Fairy Tail, entre sauvetage d’un village en perdition et affrontement d’un ennemi de toujours surpuissant, l’auteur nous régale de beaux combats.

C’est un tome dynamique qui se présente à nous, sans temps mort cette fois, enchaînant la fin de la S-Quest des héros avec une nouvelle menace qui va occuper l’ensemble du tome et même plus, tout en nous faisant des révélations sur plusieurs personnages. Bien que très classique, l’auteur mène bien sa barque et nous propose ainsi un divertissement de très bonne qualité.

J’ai beaucoup aimé le pied de nez par lequel se termine la mission des héros dans un premier temps. L’intervention d’Erza est impressionnante et révèle le secret surprenant de ce village. C’était drôle et inattendue, une touche de légèreté bienvenue pour faire la transition entre les révélations sur le passé de Grey et la nouvelle menace qui les attend en rentrant.

En effet, à peine rentrés que les voilà confrontés à un gros problème : l’auberge de la guilde a été anéantie par les Phantom, une guilde rivale, qui s’en est pris à eux sans qu’on sache pourquoi. Nous voilà de suite plongée dans une sorte de guerre fratricide dont on va bientôt découvrir que c’est la véritable identité de Lucy qui est l’enjeu.

J’ai aimé suivre ce nouvel affrontement mis en scène de façon dynamique par l’auteur. Entre représailles et révélations nous enchaînons des combats courts mais puissants qui nous montrent bien la richesse des personnages et des attaques imaginées par Mishima. Entre sérieux et humour tout s’enchaîne rapidement à merveille dans une tonalité très vive, ce qui rend cela fort divertissant. Les Phantom sont dirigés par un des 10 mages les plus puissants, comme Makarov chez Fairy Tail. Ils ont ensuite 4 magiciens surpuissants : les 4 éléments et également un élément un peu électron libre, équivalent de Natsu, qui est aussi un chasseur de dragon. Tout cela offre une belle résistance aux membres de notre guilde qui vont devoir tout donner pour se venger, protéger à nouveau leur guilde et aider Lucy.

Les combats qui propose l’auteur suite à cela sont tous très variés. Ils proposent de mettre en avant aussi bien des éléments connus comme la badass Erza, dont j’adore l’esprit chevaleresque, le pétillant Natsu, ou le ténébreux Grey, dont le combat fut très drôle face à cette adversaire qui tombe direct sous son charme ; mais il y a aussi des éléments moins connus comme Elfman et Mirajane dont on découvre un peu le passé ici. C’est donc l’occasion pour l’auteur de commencer à développer tout ce petit monde qui peuple Fairy Tail et il le fait plutôt bien, en prenant son temps, sans céder à la facilité de tout nous balancer d’un coup.

Enfin, j’ai apprécié l’inventivité dont fait preuve Mashima dans les pouvoirs des personnages et leur mise en scène. Il s’inspire de titres et auteurs passés comme Oda, Toriyama ou les mangas de Mecha, mais il deviendra lui-même source d’inspiration puisque la façon dont bouge le refuge des héros de Black Clover est tout droit inspiré de celle de la guilde Phantom ici. C’est amusant.

Avec ce tome, Mashima continue de nous entraîner dans des aventures toujours aussi sympathiques à suivre. Cette fois, il enchaîne et densifie son récit, commençant à la fois à montrer la richesse des membres de la guilde, leur passé et ce qu’il pourrait amener par le futur. Bien que classique, c’est très divertissant.

Tome 5

Bien que concluant le court mais intense chapitre contre la guilde Phantom, ce tome m’a plutôt fait l’impression d’une respiration avant de repartir à l’aventure.

Mashima offre en effet dans un premier temps des chapitres vraiment intenses avec l’affrontement des derniers membres surpuissant des Phantom. C’est la première fois que Fairy Tail est ainsi en danger. Mais on ne serait pas dans un shonen nekketsu si les héros ne s’en sortait pas à la force de leur poing, de leur abnégation et de leur courage. On assiste ainsi à de bien beaux affrontements, celui d’Ezra en tête, avec cette femme de poigne, mais elle est suivie de près de Natsu, qui se révèle vraiment dans son envie de faire mordre la poussière à un autre chasseur de dragon. On a donc un combat dantesque mais assez équilibré avec des attaques sympas tirées justement de la chasse aux dragons. Tout cela se conclut non pas par un power up, ça change un peu d’autres shonen, mais par l’arrivée du big boss et là Mashima nous prend encore à revers avec un point final assené hyper rapidement en mode *je surpasse tout le monde* lors d’une seule et unique attaque. Ça claque.

Au final, cette première grosse menace aura été l’occasion de suivre des combats punchy et surtout de montrer la cohésion qui règne dans ce groupe. J’ai aimé grâce à cela découvrir un peu Makarof leur chef, mais également et surtout les seconds couteaux que sont Marijane et Elfman, ainsi que le secret de Lucy. C’est pour cela que j’ai trouvé la suite un peu légère…

Après ce gros morceau, l’auteur nous offre de respirer. Il enchaîne donc les pages humoristiques sur fond de reconstruction et vie quotidienne des membres de la Guilde. Il fait quand même le lien, notamment avec la nouvelle fan de Grey, qui m’a bien fait rire au passage, ou encore avec la formation officielle du groupe Erza-Grey-Natsu-Lucy, ainsi qu’avec le point final de l’histoire de Lucy avec sa famille. Tout cela se fait dans une ambiance très bon enfant.

Il faut attendre les derniers chapitres pour revoir l’histoire prendre un peu de corps en s’intéressant cette fois à Loki, ce sorcier à lunettes qui n’aime pas les constellationnistes mais semble avoir un crush sur Lucy. Tout démarre sur un ton un peu potache, – au passage, il va falloir que Mashima se calme sur les poitrines et autres cadrages spécial fan service parce que ça devient gênant… – avant qu’une certaine profondeur arrive. Et alors, j’ai été la première surprise par les révélations sur qui est Loki. Je ne l’avais pas vu venir et j’ai bien aimé son histoire. Cela enrichit l’univers de la série, nous faisant comprendre des choses sur la mécaniques des clés des constellationnistes, mais également l’auteur commence à prêter plus de force à Lucy, qui sort peu à peu de son statut de potiche boulet si bien entretenu jusque là.

Pour autant, la série ne décolle pas vraiment et reste tout juste sympathique pour le moment. Elle propose un gentil divertissement dans un univers joyeux, un peu fou fou, où l’on retrouve des emprunts aux shonens célèbres de notre enfance. Cette fois, j’ai vu des scènes très inspirées de l’affrontement entre Goku et Raditz, et d’autres de Saint Seiya. Cela manque donc d’originalité et de souffle mais ça reste entraînant grâce à une bande de joyeux lurons que l’auteur nous présente au fur et à mesure et à qui on s’attache. 

Tome 6

Un peu sur le même schéma que l’épisode consacré à Grey, l’auteur nous offre cette fois un retour intense dans le passé d’Erza. Révélations et combats au rendez-vous.

Reprenant un peu le même schéma que celui de son homologue, l’auteur nous offre donc de découvrir ce que cache l’arrivée d’Erza dans la guilde toute petite et on peut dire que la surprise est grande. Apprendre qu’elle a été une esclave, ne m’a pas surpris outre mesure au vu de sa magie basée sur les armes et armures comme pour le protéger en permanence, en revanche toute le récit de ce qui l’y a conduit m’a beaucoup plu. C’est extrêmement classique et assez survolé par l’auteur mais cela donne une autre carrure à cette femme un peu trop vue seulement comme une dure à cuire jusqu’à présent. Au moins, cela a le mérite de la montrer avec ses fragilités et ses faiblesses et d’expliquer ce caractère entier qu’elle s’est forgée depuis.

L’alternance entre petits épisodes de son passé et présent sous tension est bien géré. L’auteur agrémente ainsi son histoire d’abord d’un enlèvement, puis de la découverte d’un terrible projet visant à ressusciter un sombre magicien et enfin de multiples combats pour l’en empêcher tandis qu’Erza se dévoile et dévoile également à l’occasion certains sombres complots des hautes sphères politiciennes du pays. L’ensemble se marie plutôt bien, même si, je le répète c’est très très classique et raconté très très rapidement. Cependant la narration vive et amusante de l’auteur laisse à plusieurs reprise la place à de jolis moments émouvants, de celui où on voit Grey ému par Ezra enfant, à celui où Lucy et Jubia deviennent amie. C’est mignon tout plein et cela renforce bien les liens des membres de la guilde.

Les combats, eux, sont toujours aussi bien orchestrés sur un schéma déjà vu de course contre la montre et d’affrontement de chaque héros face à son alter-égo au fur et à mesure qu’ils gravissent les étages du lieu. Nombre de shonen ont mis ça en scène avant et depuis. J’ai bien aimé la petite référence au manga déjanté Detroy Metal City (DMC) avec l’un des antagonistes, ainsi toujours qu’à Saint Seiya avec l’une des clés de Lucy et j’en loupe certainement d’autres. Les combats ainsi sont fun et intenses à la fois avec une mise en scène dynamique et punchy.

Je prends toujours autant plaisir à lire ce titre fun et divertissant même s’il ne se détache pas forcément des autres shonen nekketsu tant il est classique. Heureusement quelques enjeux plus sombres commencent à arriver comme la résurrection de ce sombre et terrible magicien qu’on tente de faire revenir dans cet épisode. A voir si cela permettra enfin à la série de décoller ou pas.

Tome 7

Suite et fin de ce gros moment de la série consacré à Erza, son passé et ses liens avec celui voulant ramener à la vie un terrible magicien que tout le monde craint. 

Résultat : un nouveau volume très riche et dense en affrontements et émotions où les liens des héros de Fairy Tail se resserrent comme jamais. Au-delà des combats toujours très bien orchestrés jouant sur la puissance des attaques et pouvoirs de chacun, de la glace de Grey, en passant par les armures d’Erza et la puissance du dragon de Natsu, nous avons un grand moment d’amitié, de dépassement de soi et de sacrifice, parfaitement mis en scène pour nous faire vibrer. Une fois de plus, je me répète, c’est très classique et déjà vu mais ça fonctionne et l’impact est bien là sur le lecteur. On comprend en lisant ces chapitres la place qu’Erza occupe dans le fandom de la série tant tous les héros veulent tout faire pour qu’elle garde son sourire et ne connaissent plus jamais la triste vie qu’elle a eu petite. C’est ultra émouvant.

J’ai donc vraiment passé un excellent moment avec ce court arc qui lui était consacré où on a pu découvrir ses tous premiers amis, les liens qu’elle avait avec eux, ainsi que le caractère fragile qu’elle cache derrière ses armures. J’ai ainsi adoré son combat face à son grand ami d’enfance, c’est le genre de dynamique qui fonctionne toujours à fond sur moi, même si ici, j’avais deviné chaque rebondissement malheureusement tellement ils étaient téléphoné. Heureusement que Natsu vient mettre son grain de sel, grâce à lui, on sort de ce schéma habituel pour avoir en plus une montée en puissance du chevalier dragon et en émotion avec sa relation si particulière avec Erza. Il offre aussi un final qui pose question, on se demande qui est vraiment à l’origine de leur sauvetage et quelques pages ajoutent encore du mystère au mystère avec les dragons qui viennent se mêler de tout ça. La série Fairy Tail est en court de décollage.

Cette partie nous aura vraiment permis d’avoir une belle écriture d’un personnage clé. On aura aussi découvert que tout n’était pas tout rose en haut et que des manipulations et complots se cachaient derrière certains dirigeants autour du retour d’un célèbre magicien adepte de magie noire. C’était donc bienvenu à un moment où la série enchaînait un peu trop les moment épisodiques.

Malheureusement dans les derniers chapitres, l’auteur repart dans ses travers avec des pages on ne peut plus légères autour de la vie au sein de la guilde. Alors certes, c’est sympa de retrouver la vie chaleureuse de ses membres surtout après l’atteinte qu’ils ont subi, mais c’est encore une fois un peu vain et léger. Heureusement, qu’il y a l’introduction de Jubia et Gajil en tant que nouveau membre qui apporte un peu de corps, ainsi que le réveil du petit-fils de Makarof qui en a marre qu’on se moque de sa guilde, parce que sinon c’est un peu fan service pour moi sous prétexte de faire du fun et du léger.

Hiro Mashima nous aura donc offert un très beau développement autour d’Erza sur les deux volumes de cette intégrale. Bien que classique, son histoire était belle et prenante avec des promesses de complications bienvenues autour de Zeleph et des dragons. Hâte de voir ça mis en scène dans les prochains tomes j’espère.

Tome 8

Alors que j’arrive au premier tiers de la saga, je me suis fait une raison, Fairy Tail est pour moi une lecture sympathique et classique mais pas aussi fondatrice qu’on pu l’être des shonens comme DargonBall, Fly, Hunter x Hunter ou FullMetal Alchemist, pour reprendre des titres mélangeant aventures et fantasy comme ici. Mashima joue plus la carte de l’humour et son histoire a quelque chose de moins cimentée que les autres mais de plus libre aussi.

Dans ce nouveau tome qui est quasiment un arc à lui seul, nous sommes confrontés à la figure de Luxus, le petit-fils du patron des Fairy Tail qui a des velléité d’indépendance et surtout d’héritage de la guilde alors que son illustre grand-père ne se voit pas du tout lui passer le relais. C’est avec ce conflit des générations et avec ce poids d’un héritage que le mangaka va jouer ici pour nous proposer une nouvelle attaque en règle de l’ensemble des membres de la Guilde.

J’ai apprécié les thèmes soulevés, ils étaient totalement légitimes, mais j’ai trouvé la mise en scène bien trop banale, elle, malgré son côté rapide et divertissant. Nous nous retrouvons en effet à nouveau avec une menace qui passe à un basique affrontement un par un des membres de Fairy Tail. L’auteur tente bien de mettre en avant quelques figures méconnues du groupe mais c’est fait à la vitesse de l’éclair et il revient sans cesse vers les grands noms qu’on connaît mieux. Ce sont donc eux qui brillent une nouvelle fois. Après ce n’est pas déplaisant à lire, c’est même amusant de voir une partie d’entre eux écartés, certains confrontés à la garde personnelle de Luxus qui ont maille à partir, et assister au retour d’autres. Tout se goupille bien, la lecture est fluide et dynamique, on a de belles séquences de combats sans prise de tête. Le combat de Lucy est d’ailleurs particulièrement à noter et c’est rare que j’écrive ça avec elle, qui est plus une figure de faire-valoir pour le moment…

Mais malgré ce bon divertissement, je ne peux m’empêcher de trouver cette mise en forme trop classique, trop simple, trop rapide, pour ce qu’elle a à dire. J’espère donc qu’elle n’est qu’une simple mise en bouche avant une vraie confrontation familiale entre les deux personnages concernés qui fera ainsi éclater toutes les frustrations qu’elle renferme. Car pour le moment cette mise en route est un peu trop conventionnelle et avec peu de surprises.

Ainsi Fairy Tail est pour moi un shonen qui m’offre de bons moments de détente mais à qui il manque quelque chose pour avoir l’envergure de ses aînés. On reste trop en surface la plupart du temps malgré des thèmes qui ont du potentiel. La mise en scène peut-être trop rapide et pas assez fouillée de l’auteur qui était devenue la norme à l’époque et l’est encore avec certaines séries, me frustre un peu. J’aime quand il y a des arcs plus longs, du drame plus sombre. Mais le potentiel est là que diable alors j’attends !

Tome 9

Mashima ne traîne pas décidément, enchaînant fin de l’histoire avec Luxus et lancement d’une nouvelle aventure appelant plusieurs guildes à joindre leur force face à un ennemi commun surpuissant, sa série est lancée sur de bons rails, des rails classiques mais efficaces.

Comme je m’y attendais, la première partie du volume, consacrée aux relations entre Luxus et Fairy Tail, est un bon gros moment de baston à tout va mais aussi de gentilles émotions larmoyantes sur un jeune homme qui cherche encore sa place face à l’aura écrasante de son grand-père. Si ça n’a pas le petit truc en plus pour me faire verser ma petite larme ou me passionner, c’est en revanche très bien fait. L’auteur maîtrise à merveille une narration dynamique qui permet de faire intervenir l’ensemble des membres de la guilde dans ce combat mais aussi d’alterner entre petits et grands personnages, entre moment intime et moment grandiloquent, entre combat à coups de poings et attaques de la mort qui tue. Je m’imagine bien gosse devant mon écran télé me régaler face à de tels moments.

L’auteur, même s’il va vite, prend quand même le temps entre deux attaques de développer un Luxus ambivalent, entre rush vers un pouvoir de plus en plus fort et pause où l’on sent tout son mal être face à la vie qu’il mène et le patronyme qu’il porte. C’est ce qui était intéressant ici, cette relation ambiguë entre Luxus et son grand-père, entre Luxus et la guilde. J’ai aimé qu’on ose nous montrer un personnage rebelle qui part du mauvais côté, se trompe et va jusqu’au bout de son erreur. Bien sûr, on est dans un shonen nekketsu classique, donc l’erreur est pardonnée et tout le monde se réconcilie à coup de taloches, mais l’impact reste là et j’ai finalement bien aimé le personnages de Luxus et les réactions de Makarov. Alors malgré tout, j’ai trouvé ce moment assez intéressant pour l’oeuvre.

La suite, nous tombe un peu dessus sans transition. Une nouvelle menace se profile portée par une organisation rebelle avec juste 6 membres mais qui sont parmi les magiciens les plus puissants. Les gentils vont donc se liguer et envoyer leurs meilleurs guerriers lutter contre pour les empêcher d’accéder au sort ultime du Nirvana… Bateau vous avez dit ? Oui, je ne vous le cacherai pas, mais c’est un peu la marque de fabrique de la série, de proposer des histoires ultra classiques mais avec l’humour et l’émotion que Mashima sait insuffler.

Pour l’instant, cependant, nous ne sommes que dans l’introduction de cette nouvelle aventure. On découvre les nouveaux personnages que cela implique dont un trio face Boys band hilarant, des personnages déjà croisés dans une autre aventure et une petite fille mystérieuse qui semble avoir de sacrés pouvoirs et pourrait être proche de Natsu. Côté méchant, c’est aussi une ancienne connaissance qu’on croise et qu’ils semblent vouloir ramener à la vie. Donc l’auteur a enfin le mérite de réutiliser des éléments qu’il a déjà posé précédemment, ce n’est pas trop tôt ! Je préfère ça à de nouvelles inventions sans cesse qui sont oubliées aussi tôt, là ça donne le sentiment que quelque chose de bien plus grand se profile, autour du passé d’Erza et de celui de Natsu avec les dragons. J’ai hâte de voir ça.

Malgré un tome qui n’a pas brillé par son originalité, Mashima m’a encore fait passer un bon moment. J’ai vraiment aimé la proposition de l’auteur autour des personnages de Luxus et de Makarov, tout comme je suis intriguée par ce que cache la nouvelle aventure qui démarre. C’est juste la forme que je trouve un peu trop légère et passe partout, qui fait qu’il me manque quelque chose.

Tome 10

Me voilà déjà rendu au premier tiers de cette vaste saga et je dois dire que si elle est sympathique à lire, je ne la trouve pas transcendante non plus. Elle me divertit mais ne parvient pas à m’impliquer totalement dans les aventures et le devenir de ses héros…

Plus les tomes passent, plus comme ici, je trouve que Mashima s’éclate surtout à mettre en scène une flopée de personnages aux attaques diverses et variées qui ont l’air classe. Le revers de la médaille, c’est que rien n’est vraiment creusé et qu’on passe très vite du coq à l’âne. Ici, dans ce combat contre Oracion Seis, cela se manifeste par des POV en veux-tu en voilà qui changent toutes les cinq secondes. C’est fatiguant, lassant et ça donne un goût de superficialité à ce qui se passe alors que ça se veut dynamique.

Tout est également bien trop facile. Les gentils éclatent facilement, trop, les méchants et dans le paradigme actuel, avec le Nirvana qui transforme et inverse les sentiments positifs et négatifs, en prime certains se tournent vers l’autre camp. Cela manque de résistance tout ça. Alors ça se laisse lire, c’est amusant et punchy, mais j’aurais voulu plus de profondeur. Seul peut-être le micro moment entre Erza et Gérald apporte cela mais c’est bien peu…

Alors à la place, on suit une suite de combats entre adversaires de même calibre ou ayant quelque chose qui fait qu’ils se répondent l’un à l’autre. On a droit à de belles scènes où ils emploient vivement leurs pouvoirs. On a également un joli décor de pseudo fin du monde quand le Nirvana s’exprime et qu’une certaine ancienne ville s’éveille à la mode du Disque-Monde de Pratchett. C’est beau et cela encourage les héros à se réunir pour mener ce dernier affrontement en tant que dernier espoir de l’humanité. La mise en scène, bien que légère, vaut le coup et les héros se dépassent bien tout du long. Il y a donc plein de bons sentiments.

Malheureusement pour moi, Fairy Tail continue à se révéler trop classique. Le titre manque cruellement de profondeur pour moi alors que pourtant il ne manque pas d’originalité dans l’univers qu’il propose qui est riche en créatures et pouvoirs. Je m’amuse quand je suis leurs aventures mais je ne vibre pas et ça me manque.

Tome 11

Dans un ton et une ambiance toujours aussi classique pour une aventure d’héroïc-fantasy avec magies, démons et dragons, Fairy Tail nous offre cependant dans ce nouveau tome double un moment plus enlevé que les précédents et surtout la promesse d’une évolution significative de son histoire autour des fameux dragons ayant disparu. Il était temps !

Le gros combat pour empêcher le Nirvana de détruire la guilde de Wendy est d’asservir le monde offre de très beaux moments. Nous avons ici un cheminement classique avec des héros qui vont s’unir pour vaincre le mal et des méchants qui vont changer de camp, cependant Natsu connaît un chouette power-up et Gerald un beau glow-up ! (Vive l’anglais xD) J’ai vraiment été ravie par ce dernier point car c’est un personnage qui me plaisait depuis le début mais qui avait un peu trop vite disparu. Sa relation avec Erza est touchante et ça m’a fait plaisir qu’on y revienne. J’ai aussi apprécié de le voir aider Natsu en mode rédemption. Quant à celui-ci ses pouvoirs connaissent une ascension fulgurante et on voit ce que peut donner un chasseur de dragon en pleine possession de ses moyens. C’est assez dantesque !

Alors oui, les combats, leur enchaînement, leur mise en scène, tout cela ne révolutionne pas le genre mais la bonhommie de l’auteur, son humour et l’attachement qu’il a créé vis-à-vis de certains personnages rendent ceci fort agréable à lire. En plus, l’auteur nous achemine peu à peu vers une nouvelle intrigue plus orientée vers les dragons, ce que j’attends depuis longtemps alors je suis ravie.

Du coup, les petits moments tranches de vie qui comme d’habitude font suite à ce gros moment de tension passent mieux. Ils ne sont d’ailleurs pas aussi franchement anecdotiques que d’habitude. On y voit plutôt l’accueil que reçoit Wendy dans sa nouvelle Guilde après avoir découvert ce que cachait celle qui l’avait accueillie au début. Et surtout l’auteur introduit LE mage le plus puissant de Fairy Tail, un sacré bonhomme que j’aurais bien aimé voir en action et pas juste en vieux briscard qui revient d’une rude quête. Mais l’essentiel est que Mashima, de manière plus ou moins subtile, en profite pour attirer notre regard sur les chasseurs de dragon, les créatures qui les accompagnent et le mystère de leurs dragons qui ont tous disparu le même jour. Ça ne peut augurer que du bon si cela se concrétise.

Après l’émotion du duo Erza-Gerald dans l’arc qui vient de se terminer et l’introduction de la mignonnette Wendy, Mashima semble se diriger vers une nouvelle intrigue tout aussi riche en sensation, qui en plus enrichirait enfin la mythologie originelle de la série. Enfin ! j’ai envie de dire ><

Tome 12

Toujours dans son style drôle et loufoque mais plein d’action, Mashima nous embarque dans ce tome dans une nouvelle aventure farfelue et explosive de Fairy Tail où les membres de la guilde se retrouvent propulsés dans une sorte de monde parallèle où les personnalités sont totalement inversées. Amusement garanti !

Si je peine à trouver la série assez dense, assez sérieuse et assez sombre pour moi, en revanche je ne peux que souligner l’imagination sans faille de son auteur. Il invente à chaque fois des arcs qui semblent on ne peut plus classique mais où il glisse un tel grain de folie, qu’on s’amuse comme des petits fous et il sait se renouveler le bougre ! Ainsi, ici nos héros voient leur Guilde se faire aspirée par un vortex et seul Natsu et Wendy semble y avoir réchappé. Mais où sont les autres ? Dans le monde d’origine de Carla et Happy, un monde où la magie opère bien différemment et surtout un monde au lien intrinsèque avec celui de nos héros.

A partir de ce changement de paradigme, l’auteur s’amuse comme un petit fou et nous aussi. Il double quête pour retrouver les autres membres de Fairy Tail et découverte du fonctionnement de ce nouveau monde où tout fonctionne en miroir, à l’opposé de ce qu’on connaît. Ainsi, les doubles de nos héros ont tous des caractères totalement différents, ce qui est bien amusant. Ainsi, la magie ne fonctionne pas du tout de la même façon. Ainsi, les chats de nos héros n’ont pas du tout le même rôle.

L’aventure est drôle et pêchue. L’auteur avance d’un bon pas au fil des chapitres, le tout sans temps mort. Il mélange quête, aventure et humour. Il développe sur l’origine des chats des chasseurs de dragons, on apprend qui ils sont, d’où ils viennent et pourquoi ils sont là. Il imagine encore un nouveau système de magie et une nouvelle gouvernance. On ne s’ennuie pas un instant ! Après, cela reste archi léger comme les habitués de Mashima le savent. Pour ma part, je sais que même si je passe un bon moment, ce sera aussi vite oublié que cela aura été lu, ce qui est quand même un peu dommage. Parfois, j’aimerais que son histoire ait plus de profondeur et d’impact et non pas juste un plaisir immédiat mais éphémère.

Cependant, je dois dire que je suis assez fan de l’imagination sans limite dont Mashima ose faire preuve, ainsi que de son humour sans frontière qui offre à cette oeuvre un caractère amusant à tous les coups. Je sais que chaque lecture me divertira. L’idée d’un monde totalement inversé est fun mais en plus le mangaka apporte de l’eau à son moulin concernant les chasseurs de dragons. Il distrait dont autant qu’ils continuent de construire son récit. Une bonne formule.

Tome 13

Cette petite incursion à Edolas, le monde d’origine de nos chat, m’a encore bien divertie dans ce nouveau tome avec beaucoup d’action, de l’émotion et des révélations. C’était fun et bien fichu, ainsi que sans prétention en même temps.

Mashima se fait et nous fait plaisir avec ce court art courant sur 2 tomes (4 dans la saga d’origine) où il puise ses inspirations dans nombre de shonen aussi bien de fantasy, quelle vibe Fly, que plus surprenant dans les méchas et les jeux, j’ai eu l’impression de me retrouver tour à tour dans Gundam ou YuGiOh parfois. C’était donc hyper entraînant.

Nous enchaînons avec légèreté les combats où cette fois bien plus de membres des deux camps participent et font voir leurs techniques plus ou moins à base de magie. C’est amusant de voir Erza lutter contre elle-même, l’auteur se fait plaisir avec plein de fan service. C’est amusant aussi dans un premier temps de voir Natsu, Lucy et Grey lutter dans un parc d’attraction. Mais petit à petit la tension monte et prépare un final explosif avec un affrontement sur base de magie vs non-magie, humains vs chats, etc. C’est archi basique mais ça fonctionne très bien grâce à une mise en scène variée où l’on passe d’un point de vue à l’autre, d’un personnage à l’autre. On se plaît à voir certaines associations comme les trois chasseurs de dragons luttant ensemble, cela donne un résultat explosif assez jouissif.

Cerise sur le gâteau, l’auteur ajoute révélations et mystères à son univers. Nous découvrons enfin qui se cache derrière le fameux Mistgun. Nous apprenons qui sont les chats. Gajil se trouve un compagnon aussi dur à cuir que lui. Et tout est bien qui finit bien.

Ce nouvel arc qui nous a bien dépaysé m’a aussi fortement plu par ses apports à la mythologie, son discours sur la magie et son absence, ainsi que la maîtrise de l’auteur pour nous servir un divertissement efficace. Du bon shonen d’aventure et de fantasy.

Tome 14

Après un gros arc apportant vraiment des réponses à la généalogie de cet univers pour l’instant à peine dévoilé, je pensais, connaissant l’auteur, que nous aurions quelque chose de plus léger, le ton de souffler. Je me trompais lourdement et j’en suis ravie. Le voici parti pour un nouvel arc lourd de sens. Arrivé à mi-chemin de la série ou presque, c’est une excellente idée.

Je ne peux toujours pas dire que Fairy Tail soit la claque annoncée par certains. C’est au mieux un fort sympathique shonen d’aventure et de magie. Cependant, c’est un divertissement efficace qui me fait toujours passer un bon moment lors de sa lecture, ce tome le prouve.

Après avoir découvert qui étaient les chats accompagnant Natsu et ses comparses chasseurs de dragons, l’auteur se réserve le droit de nous faire assister aux épreuves de sélection de Fairy Tail pour choisir un nouveau mage S. On s’attend alors à des épreuves et un moment on ne peut plus classique. L’autre nous trompe bien d’ailleurs avec tellement d’emprunts aux shonens qui l’ont précédé que c’en est fort amusant de les chercher. On sent qu’il se fait plaisir, comme un enfant voulant copier ses idoles. Mais Mashima fort heureusement à dépasser cela et va nous offrir tout autre chose.

Alors que les épreuves étaient bien lancée, les équipes choisies avec cocasseries parfois, justesse à d’autres moments, permettant de retrouver les figures phare de la Guilde, que les premières épreuves nous avaient tour à tour convaincus ou amusés, une surprise arrive. Cela couvait depuis le début grâce à une figure méconnue dans le lot, bravo l’auteur. Mais je ne m’attendais pas à cette tournure. La fin de ce double tome annonce vraiment du lourd pour la suite avec la nouvelle menace qui pèse sur les membres de la Guilde présent sur l’île, une double voire triple menace, une venant du Conseil des sorciers ayant mandaté quelqu’un pour les surveiller au mieux, les piéger au pire, une autre venant d’un ancien mage presque oublié qui va refaire surface inopinément et une dernière portée par une guilde rivale et surtout occulte, qui veut utiliser le dit mage. Combats prometteurs et explosifs à venir.

Le tome présent s’annonce donc comme un joli marche-pied avec une suite d’intrigue beaucoup plus rude et nerveuse. Il a fait office de transition de qualité, entre humour, hommages bon enfant et discours intéressants sur les désirs des uns et des autres, le tout avec des duos dynamiques et des épreuves percutantes. L’équilibre entre l’humour et l’aventure est respecté, c’est ce qui fait la qualité du titre. Je suis désormais impatiente de voir ce que nous réserve la suite et comment chacun va s’inscrire dans cette dynamique engagée.

Tome 15

Comme annoncé, Hiro Mashima nous offre un tome plein de tension où deux guildes aux idéaux opposés s’affrontent autour d’une figure mystique encore endormie mais qui ne demande à s’éveiller. Chapitres explosifs en approche.

J’ai beaucoup aimé ce développement classique de l’histoire reposant sur les affrontements en solo, duo, trio et plus des membres de Fairy Tail avec eux de Grimoire Heart. Ils donnent lieux à des combats trépidants où nos héros sont obligés de tout donner pour tenter de vaincre leurs adversaires. On est dans du pur shonen nekketsu dans ces chapitres-là.

Les affrontements s’enchaînent d’ailleurs à une belle vitesse. On ouvre le tome avec un duel au sommet entre Makarof et son maître, grosse surprise. Puis nos héros trouvent à chaque fois l’antagoniste qui leur correspondant ce qui offre de belles scènes d’émotion et de beaux dépassements de soi. Alors oui, ça va un peu vite parfois comme entre la Chèvre et Leo, mais ce n’est pas grave quand on peut avoir de belles émotions comme entre Jubia et son adversaire ressemblant au héros de Destination Terra,  ou de l’humour comme lors du match de Lucy où celle-ci est manipulée en mode poupée vaudou. Quelle inventivité chez Mashima qui continue à se renouveler après tous ces tomes et tous ces combats, puisque aucun ne se ressemble jusqu’à présent malgré les nombreuses touchent empruntées ailleurs, genre à DragonBall auquel il emprunte de nombreuses mises en scène.

Ce fut donc assez jouissif et décomplexant de les voir se taper dessus, d’entendre les Fairy Tail défendre l’amitié qui les unie et d’avoir des scènes de combats aussi diverses et variées, avec des antagonistes faisant un beau contrepoids. Après, on n’a presque aucune vision de ce que peut bien vouloir Zeleph, celui pour qui ils se battent. On sait juste que le Grimoire de Heart veut un monde uniquement avec des mages, mais dans ce cas que vient faire là le maître de Makarof. Cependant est-ce que Zeleph les suivra, rien n’est moins sûr. On n’est donc pas au bout de nos peines ou surprises, que sais-je.

Au bout de 15 tomes doubles, soit 30 simples, Mashima continue de proposer une aventure au rythme rapide où ses héros grandissent et affirment l’importance des liens qui les unissent au cours de combats explosifs qui mettent à mal des adversaires aux émotions plus fragiles. Une jolie leçon.

Tome 16

A mi-chemin de ce shonen fleuve, Mashima nous offre la quintessence du nekketsu avec un tome rempli de combats mais surtout rempli de personnages plein de fougue et d’amour pour les membres de leur guilde dont les esprits se rejoignent pour combattre leurs adversaires.

Nous avions déjà fait la connaissance des nouveaux grands méchants et de leurs ambitions dans le précédent volume. Nous avions également assisté à la renaissance du Grand Méchant et nos héros étaient quand même sacrément en difficulté même leur chef. Que faire alors ? Eh bien, continuer, résister, espérer. C’est l’exercice auquel se livre l’auteur.

Nous avons donc un tome qui est une succession de combats pendant lesquels les héros de la nouvelle génération d’abord, puis leurs aînés ensuite se livrent corps et âmes pour tenter de résister et vaincre l’envahisseur. Les combats sont bien orchestrés avec un vrai esprit de sacrifice et une envie de protéger ses amis envers et contre tout. C’est bateau mais c’est aussi pour ça qu’on lit ce type de titre.

Non, la surprise est venue pour moi de l’arrivée de ces anciens, qui étaient surtout des noms avant et que j’ai pris plaisir à voir se battre, car j’en ai parfois un peu marre de voir toujours les mêmes même si je les aime bien. Ainsi, j’ai été ravie des interventions de Gildarts et Luxus. J’ai également aimé les focus sur deux femmes aux traumas enfantins non résolus : Ultia et Kanna. C’est le genre de développements et de flashbacks que j’apprécie, même si on reste assez en surface par rapport à d’autres.

Cependant nous avons eu droit à une histoire qui avance, des héros qui se battent et vainquent grâce à leur ténacité et on arrive ainsi face au big boss qui nous réserve encore bien des surprises. Alors comparé à d’autres shonen du même genre, ça reste en permanence léger, ça reste en permanence facile et prévisible, mais qu’est-ce que c’est bien huilé.

J’ai aimé retrouver nos amis dans une ambiance de « on risque tout pour nos amis ». Cet esprit de franche camaraderie fait toujours chaud au coeur et permet d’avoir pas seulement des combats mais de beaux moments humains. Oui, c’est classique mais c’est le genre de lecture détente qui fait du bien où est content de retrouver des personnages qu’on aime voir grandir se battre mais aussi aimer et s’amuser.

Tome 17

Dans les shonens souvent après une grosse menace, nous avons un moment plus calme pour faire retomber la tension et repartir à l’aventure, c’est le rôle de ce tome, qui le fait en plus avec un petit twist bienvenu.

Je n’ai pas grand-chose à dire sur l’arc qui se clôt ici. J’ai trouvé que l’auteur allait bien trop vite, ce qui faisait perdre de son impact à cette soi-disant terrible menace, qui au final se dégonfle très vite face à la force de l’amitié. J’ai été un peu déçue. Quand on m’annonce des mages surpuissants, il faut qu’ils le soient vraiment, qu’ils me fassent trembler et le seul moment où ce fut le cas, ce fut lors de la brève défaite de Makarof, les autres ont à chaque fois gagné au final bien trop facilement.

Heureusement l’auteur est un petit malin et il sait nous donner tout de même ce qu’on veut avec des miettes de développement de son univers grâce à l’arrivée 1/ d’un terrible magicien noir 2/ d’un terrible dragon qui vient tout ravager. L’intrigue est alors un temps relancée et la déception oubliée, même si ce n’est pas si nul que ça la force de l’amitié, c’est juste que j’aimerais bien voir autre chose parfois ^^!

Bref, j’ai de loin préféré la seconde partie de ce tome qui est la vraie transition, celle où on prend plus le temps, celle où on voit plus leur nouveau quotidien et les changements qui ont lieu pendant l’ellipse de 7 ans où tous les plus forts de Fairy Tail avaient disparu. J’aime l’idée de repartir de zéro avec d’abord de nouveaux personnages, puis une nouvelle donne et enfin le retour de héros un peu largués. Ça ça me plaît, il y a un certain potentiel scénaristique. En plus, cela signe le retour de Luxus dans la guilde, toujours des interrogations sur les dragons et des mystères autour de ce que le monde est devenu pendant leur absence. Comme quoi, pas besoin de combat à tout va pour se sentir impliqué dans l’histoire et happé par ce qu’il s’y raconte.

Fairy Tail restera maintenant, je pense, une lecture qui me sera sympathique mais que je trouverai trop légère de bout en bout. J’ai pu comprendre au fil de tous ces tomes que la narration de Mashima était trop rapide et répétitive pour moi. Mais tant pis, j’aime les personnages, leur folie, leur joie de vivre et leur attachement à leurs camarades. Ces joyeux drilles m’entraînent toujours vers des aventures amusantes où la réponse est à chaque fois la puissance de leur sentiments pour les autres comme source de leur magie. C’est charmant.

Tome 18

A venir

 

7 commentaires sur “Fairy Tail de Hiro Mashima

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