Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

Vampire Dormitory d’Ema Toyama

Titre : Vampire Dormitory

Auteur : Ema Toyama

Editeur vf :  Pika (shojo – purple shrine)

Année de parution vf : Depuis 2020

Nombre de tomes vf  : 1 (en cours)

Histoire : Orpheline, Mito est à la rue où elle survit, travestie en garçon à l’insu de tous. Alors le jour où elle perd son emploi, son univers s’effondre ! Surgit alors Luka, un vampire distingué, qui lui propose de l’héberger dans son pensionnat contre un don de sang régulier. Problème : comme Mito n’a jamais connu l’amour, son sang est infect… Mais Luka, que les filles dégoûtent, refuse d’abandonner pour si peu et compte bien résoudre le problème de Mito à grand renfort d’affection ! Si Mito veut garder un toit sur la tête, il va donc lui falloir préserver son secret à tout prix…

Mon avis :

Tome 1

Les amateurs de shojo funs et sexy connaissent sûrement déjà le travail d’Ema Toyama, autrice phare du catalogue de Pika qui nous revient ici avec sa dernière série en date. Moi aussi, il y a longtemps de ça, j’ai été séduite par l’humour, le décalage et le petit côté sexy de ses titres mais je m’en étais éloignée car elle proposait un peu toujours la même chose. Cependant, puisque Pika m’offre la chance de voir ce qu’elle est devenue depuis, c’est avec plaisir que j’ai lu le premier tome de Vampire Dormitory.

Que l’on soit de suite d’accord, Vampire Dormitory est avant tout un titre de pur divertissement dans lequel il ne faut pas chercher plus loin. Le but est d’être fun, sexy et le décor apporte une touche d’originalité par rapport au restant de son oeuvre, puisqu’ici elle revisite gentiment le thème du vampire en faisant de son héros un otaku allergique aux femmes en 3D. Alors en mettant de suite de côté toute aspiration à une oeuvre plus profonde et en considérant ce titre comme un pur produit de détente, j’ai passé un bon moment.

J’ai trouvé amusant la façon dont l’autrice revisitait le mythe du vampire, à l’aide d’un héros censé être magnétique mais que je trouve bien souvent immature et ridicule. Luka recherche un donneur de sang homme, en attendant de trouver son âme soeur, car il n’aime pas du tout les filles en 3 dimensions, lui ce qu’il aime ce sont les filles issues d’animes. Il tombe par hasard sur Mito (j’adore le double sens de son nom en français pour le coup) qu’il prend pour un garçon, car vivant seule elle préfère se faire passer pour tel pour s’en sortir, et dont il fait son fournisseur exclusif de sang. Problème : son sang a un goût infect car Mito ne connait pas l’amour, pour le rendre meilleur, Luka doit donc le lui faire découvrir.

Franchement, on a les bases d’une bonne comédie rien qu’avec ces gros clichés et c’est vraiment drôle. L’autrice joue à fond sur les codes du genre vampirique en accentuant à dessein, je pense, le ridicule des scènes où Luka prend du sang à une Mito au bord de l’orgasme. Ne cherchez rien de sérieux ici, c’est juste fait pour faire rire ou émoustiller le lecteur, au choix, moi j’en ai beaucoup ri. On se retrouve ainsi, comme le souligne l’éditeur, dans une sorte de parodie des histoires de vampires mais aussi des romances boys love puisque Mito est censée être un garçon.

Comme l’autrice a de la bouteille, l’histoire est rondement menée. Dès le premier chapitre, tout va très vite entre la rencontre et le pacte des héros ainsi que leur emménagement ensemble, puisque Luka va proposer à Mito de vivre avec lui dans un internat pour faciliter les choses. Un peu comme dans Parmi Eux, on va donc se retrouver avec une héroïne déguisée en garçon dans une école de garçon, et les schémas scénaristiques classiques de ce type d’histoire vont vite se retrouver placés dans l’intrigue, à savoir l’autre garçon androgyne jaloux, les moments où elle est sur le point de se faire percer à jour, le rival qui a des doutes et va probablement finir par craquer lui aussi, le héros qui doute de ses sentiments : aime-t-il un garçon, etc. C’est classique, mais Ema Toyama manie bien les classiques pour pondre une histoire qui se laisse très bien lire : drôle, dynamique et un peu sexy.

Du coup, même si dans le fond pas mal de choses me dérangent comme le caractère trop soumis de l’héroïne, sa sexualisation récurrente, son acceptation trop rapide de la situation, l’évolution trop rapide des sentiments de chacun, le cliché du vampire au look vaurien face au sauveur et son look de chic type, etc, je me suis aussi amusée lors de cette lecture. Vu que j’ai pris ça pour une parodie, je me suis amusée de tous ces clichés.

Graphiquement, les amateurs d’Ema Toyama ne seront pas dépaysés par les grands yeux plein d’étoiles de son héroïne, ni par le look plus ciselé un brin sexy de ses héros que tout oppose physiquement, et encore moins par la rondeur et le musc des scènes voulant être sexy. Le découpage des planches est dynamique. L’autrice aime utiliser plein de trames à effet girly et kawai. C’est typique du magazine japonais dont le titre tiré, à savoir le Nakayoshi.

Si vous cherchez une lecture fun et légère pour cet été avec une pointe de sexy et de fantastique avec un vampire rigolo et non effrayant, ainsi qu’un futur triangle amoureux, vous trouverez votre plaisir ici. Si vous cherchez une belle romance profonde, dramatique et positive, ou un titre sombre et chiadé avec des vampires vous vous êtes trompés de titre. A vous de voir ce que vous cherchez 😉

(Merci à Sanctuary et Pika pour cette lecture.)

Ma note : 14 / 20

Ce diaporama nécessite JavaScript.

© 2019 Ema Toyama / ©2020 Editions Pika

8 commentaires sur “Vampire Dormitory d’Ema Toyama

  1. Comme tu le soulignes, tout va très vite dans ce premier tome mais justement, ça m’a bien plu. Ca permet de rapidement développer les personnages et l’univers et même si je n’ai pas senti une énorme originalité (alors même que je ne suis pas un gros lecteur de shojo), j’ai vraiment passé un excellent moment avec ce premier tome. Pour moi c’est une très bonne surprise !

    Aimé par 1 personne

    1. Tant mieux si ça peut faire passer un bon moment aux lecteurs, mais j’avoue que par exemple, ce n’est pas un titre dont je ferai la pub pour faire découvrir le genre, il est trop passe partout et léger. Je pense que dans quelques années, il sera totalement oublié ^^!

      J'aime

  2. Finalement, ton avis me semble positif sur ce manga à condition de le prendre comme une grosse comédie et de ne pas s’offusquer des clichés 🙂 J’aime beaucoup l’idée d’un vampire otaku allergique aux femmes en 3D ! Peut-être la pointe d’originalité pour différencier, même un peu, ce manga des autres du genre ?

    Aimé par 1 personne

    1. Oui, j’ai essayé de trouver des points positifs car même s’il m’a semblé parfaitement dispensable, je n’ai pas non plus passé un mauvais moment en le lisant. Du coup, l’angle de la comédie marche bien pour l’analyser et le présenter 😉

      Aimé par 1 personne

  3. Je passe mon tour pour ce titre, et à mon avis tous les titres à venir d’Ema Toyama, on n’est plus du tout sur la même longueur d’ondes xD J’avais beaucoup aimé les débuts de Love Mission et ce côté où elle ne laisse pas marcher sur les pieds, mais c’était rapidement parti en cacahuètes, en revanche je lis Our Little Secrets qui est tout aussi classique, mais beaucoup plus mignon à suivre, mais je pense que ce sera mon dernier titre venant d’elle… L’histoire a l’air sympa, le dessin aussi, mais je sens que l’on va pas s’entendre du tout xD En tout cas bonne découverte pour la suite 😉

    Aimé par 1 personne

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s