Livres - Romance

Briar université d’Elle Kennedy

Titre : Briar université

Auteur : Elle Kennedy

Editeur : Hugo & cie (Poche – New romance)

Année de parution : 2019

Nombre de tomes  : 3 (série terminée)

Histoire : On dit que les opposés s’attirent. Et s’il y en a bien une qui est d’accord avec ça, c’est Summer, parce qu’il n’y a aucune raison logique pour qu’elle soit attirée par Colin Fitzgerald. En règle générale, elle n’aime ni les intellos tatoués, ni les jeux vidéo, ni les joueurs de hockey qui pensent qu’elle est volage et superficielle.
De son côté, Fitz n’est pas persuadé que cette fille solaire, sûre d’elle, en un mot magnifique, soit celle qu’il lui faut.
Et pourtant, il va falloir qu’il s’y fasse car… ils sont colocataires !

Mon avis :

Tome 1 : The Chase

J’ai découvert Elle Kennedy l’an passé avec Off-Campus, une série consacré aux membres de l’équipe de hockey de l’université Briar, j’avais beaucoup aimé le premier tome, moins la suite. L’autrice ayant décidé d’offrir une suite accès un peu sur une deuxième génération mais en mettant en avant, du moins sur les couvertures, des personnages féminins, j’ai eu envie de poursuivre.

Malgré mon appréciation en demi-teinte de la saga d’origine, je dois avouer que je garde un bon souvenir de l’univers d’Off-Campus, je partais donc confiante pour lire cette suite. De plus, j’ai été franchement séduite pour les couvertures qui faisait un beau pendant à celles des garçons de la série mère, j’aime bien l’effet miroir. Cerise sur le gâteau, même sans avoir lu cette dernière, on peut parfaitement suivre ce qui se passe ici même s’il manquera peut-être quelques petits clins d’oeil.

Dans ce premier tome, nous suivons en plus Summer, la soeur de Dean que nous avions pu découvrir dans le tome 3 d’Off-Campus (mon avis est ici) où nous avions déjà entendu parler de ses frasques à travers le regard de son frère. Elle débarque à Briar après avoir été renvoyée de sa fac pour avoir fait bruler la véranda de sa sororité… et est à la recherche d’un lieu où vivre. Dean a la solution parfaite, du moins pour lui, il la propose comme colocatrice là où lui-même et ses potes avaient vécu de grands moments, sauf que maintenant la maison est occupée par 3 hockeyeurs : celui qui plait à Summer mais qui la trouve superficielle, Fitz ; celui qu’elle a embrassé au premier de l’an parce qu’elle déprimait : Hunter ; et le joyeux luron de service qui fait que se prendre des vents : Hollis. A elle, de trouver comme s’adapter au milieu de tout ça.

J’ai de suite beaucoup aimé le personnage de Summer. Comme son prénom l’indique elle est solaire. Au début, on pourrait croire que ce n’est qu’une princesse pourrie gâtée qui ne fait que des bêtises mais elle est bien plus profonde que ça. D’abord, c’est quelqu’un de fragile qui souffre de ses troubles de l’apprentissage et troubles de l’attention, faisant qu’elle se dévalorise sans arrêt. Cependant, elle lutte et fait tout ce qu’elle peut pour s’en sortir. Elle est passionnée par la mode et a un vrai talent pour cela. C’est aussi une artiste qui dessine elle-même les croquis de ses réalisations. Mais surtout, c’est une femme qui assume sa féminité et ses désirs et lutte à sa façon pour le droit des femmes. Avec elle, nous allons voir comment se défendre contre le harcèlement, le dénigrement et les violences ordinaires faites aux femmes. L’autrice ne fait pas ça de manière moralisatrice, mais plutôt de manière sobre et réaliste, avec des situations qui sonnent juste. Summer ne se laisse jamais marcher sur les pieds quand on lui reproche quelque chose parce qu’elle est une femme. Non, elle n’est pas une salope, une allumeuse ou autre insulte du genre si elle aime le sexe, si elle s’habille comme elle aime ou si elle est gentille avec les autres ! C’est une très belle facette de sa personnalité et de l’histoire.

Malheureusement, j’ai peiné malgré tout à suivre son histoire alors que j’aimais beaucoup son personnage. Pourquoi ? Parce que clairement, ça clochait entre elle et Fitz, celui qui l’émoustille. Certes ils étaient attirés l’un par l’autre mais ça ne fonctionnait pas entre eux et tous ceux qui ont gravité autour d’eux, Hunter en tête, n’ont pas aidé. Du coup, pendant les trop longues pages où ils se tournaient autour sans qu’il ne se passe rien de concret à part faire monter la température de quelques degrés, je ne voyais pas où l’autrice voulait en venir, quel genre d’histoire et de relation elle voulait pour eux. Ce n’est que très tard qu’enfin leur romance m’a intéressée et parue évidente… Je suis d’autant plus déçue qu’individuellement chacun d’eux me plaît.

En effet, Fitz est l’un de ces modèles masculins que j’affectionne. C’est un peu le geek torturé et tatoué de l’équipe de hockey. Fan de jeux vidéos, il en conçoit. Il est aussi fan d’art et peint et dessine très bien. C’est un artiste. Mais il a été détruit par la relation toxique de ses parents désormais divorcés qui se sont servis de lui pour se faire du mal entre eux. Il n’arrive donc plus à faire confiance, à baisser sa garde, à exprimer ses sentiments, de peur que ça se retourne contre lui. Du coup, il a été très chiant dans sa relation avec Summer, se montrant tour à tour jaloux et possessif sans jamais vraiment passer à l’action et en se comportant parfois en lâche, ce qui fut très pénible.

Heureusement, à partir du moment où ils sont enfin ensemble, ça devient un vrai beau couple, chacun ayant en quelque sorte transcendé ses peurs. Ils donnent alors le meilleur d’eux-mêmes chacun dans leur domaine car ils ont l’appui de l’autre, ce que j’ai beaucoup apprécié mais ça intervient un peu tard.

Je pense que je n’aurais pas tenu jusque là sans le décor de Briar que j’ai tant aimé. Car au-delà du thème du harcèlement des femmes, j’ai aimé redécouvrir la vie à l’université. J’ai aimé suivre Summer à ses cours, préparer ses écrits, s’immerger dans son défilé. C’était très sympa de retrouver également l’ambiance de l’équipe de Briar et de recroiser les anciens hockeyeurs de l’équipe. C’était agréable de retrouver l’ambiance des matchs, des entraînements et des soirées même si ce fut assez léger vu que ce n’était pas le coeur de l’histoire. Et j’ai surtout adoré faire la connaissance de Brenna, la fille du coach, qui va devenir la meilleure amie et confidente de Summer. Celle-ci fut mon rayon de soleil. C’est un petit diablotin qui n’a pas la langue dans sa poche. Une fan du noir, qui n’hésite pas à remettre en place les hockeyeurs des équipes adverses. Elle dégage une énergie folle et j’ai beaucoup aimé l’électricité qui circulait entre elle et le capitaine de l’équipe d’Harvard qu‘il me tarde de retrouver dans le tome 2.

Ainsi même si ce ne fut pas un coup de coeur, les retrouvailles avec l’univers de Briar furent très sympathiques. J’aime toujours autant l’ambiance de cette université et des clubs sportifs qui y jouent. Les personnages m’ont beaucoup plu chacun de leur côté, j’ai juste eu du mal à les voir en couple pendant un certain temps. Par contre, tout le travail sur le droit des femmes à dire non et à ne pas se faire insulter ou mépriser était excellent ! Rendez-vous bientôt pour la suite 🙂

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Tome 2 : The Risk

Même si le premier tome n’avait pas été un coup de coeur, j’ai suffisamment aimé retrouver l’univers de nos hockeyeurs de Briar pour remettre le couvert, surtout que le personnage de Brenna, fille du coach, m’intéressait particulièrement par son côté bad girl. Résultat, comme le premier tome, je n’ai pas eu de coup de coeur mais j’ai passé un beau moment avec ce nouveau couple.

Elle Kennedy sait les rouages qui fonctionnent ou non dans son univers mi-sportif mi-universitaire et les utilise et réutilise à souhait. Ainsi si vous avez déjà lu d’autres tomes dans son univers, vous ne serez pas surprise une seconde par cette lecture. Cependant, si vous aimez, vous passerez un bon moment grâce au piquant des deux héros et à la touche féministe que l’autrice semble vouloir développer dans cette saga.

La nouvelle héroïne de l’histoire est la célèbre Brenna, fille du coach, dont nous avons fait connaissance la dernière fois. Brenna, c’est un peu la bad girl dans toute sa splendeur, la fille qui assume aussi bien ses envies et désirs de femme que ses goûts et passions dites « d’homme ». Fan de hockey depuis toujours, elle rêve de devenir journaliste sportive et suit des études dans ce sens à Briar. Au début de l’histoire, entre deux matchs et deux soirées alcoolisées, elle cherche à décocher un stage sur la chaine de ses rêves, ce qui n’a rien de simple quand le patron est ultra mysogyne…

Voilà ce qu’annonçait le résumé pour commencer, le souci c’est que ce pan de l’histoire, celui où Brenna va chercher à décocher son stage a mis du temps à venir. L’autrice s’est bien fait prier et à la place, on a eu un chassé croisé assez agaçant entre l’héroïne et le capitaine de l’équipe rivale d’Harvard, l’irrésistible Jake Connelly. Entre eux, l’attirance est immédiate, mais un peu comme Roméo et Juliette, leur amour est interdit. En plus, ils ont tous les deux des caractères très forts et aucun ne veut baisser les armes, du coup c’est souvent assez tendu. Mais c’est également très amusant de voir les « crasses » qu’ils vont mutuellement se faire pour se mettre des bâtons dans les roues tant en essayant de résister à leur attirance. Et il faudra ce petit élément déclencheur que sera l’aide pour obtenir son stage que Brenna va demander à Jake pour les pousser dans les bras l’un de l’autre.

Si j’ai trouvé le début assez longuet, prévisible voire redondant dans l’utilisation de l’univers de Briar que je commence à bien connaitre, j’ai tout de suite accroché aux deux héros aussi bien individuellement qu’ensemble. Brenna est une fille vraiment drôle et piquante avec la pointe de sarcasme que j’aime. Elle ne se laisse jamais démonter mais sait aussi demander de l’aide au besoin. Elle a beau avoir du caractère, elle a aussi le coeur sur la main et sait pardonner au besoin. Jake, lui, est vraiment solaire. C’est LE capitaine par excellence, du moins fait-il tout ce que j’attends de ce type de personne. Il adore rivaliser avec Brenna et du coup, très vite on sent une vraie alchimie entre eux. Ils mettent un certain temps à se mettre ensemble, en plus de façon pas vraiment nette pendant longtemps, mais comme ils aiment bien se tourner autour, ça reste très dynamique à lire pour l’amateur de romance.

En plus, dans ce tome, l’autrice ne se contente pas seulement d’une petite bluette. Comme la dernière fois, elle ajoute le petit truc en plus qui fait tout. Sa nouvelle héroïne a donc elle aussi un secret qu’elle cache et qui explique son caractère, son comportement. Ce secret a un lien à la fois avec sa relation compliquée avec son père, mais également avec celle compliquée aussi avec son ex, Eric. Si j’avais vite deviné de quoi il en retournait, j’ai été très touchée par l’évolution de sa relation avec son père et c’est clairement devenu mon moment préféré à la fin du tome. En revanche, son histoire avec Eric m’a fait lever les yeux au ciel plus d’une fois… Du côté de Jake, c’est sa relation à sa passion qui est au coeur de son développement. Il doit apprendre à laisser de la place à autre chose dans sa vie, ce qu’il avait commencé à faire avec ses amis, mais qu’il n’avait pas encore réussi à faire en amour, vu qu’il découvre ce sentiment. Là aussi, ce fut émouvant, mais peut-être un peu plus fade et banal.

Le cadre de Briar fut aussi sympathique à retrouver. On était moins centré sur le côté « fac » cette fois et plus sur le côté « relation entre les personnages ». Cependant, j’ai souvent eu l’impression de voir le tome 1 se répéter et les personnages patauger. Oui, ça fait plaisir de revoir Summer, Hollis, Davenport, Nate et les autres, mais ils prenaient pas mal de place quand même, ce qui allongeait l’histoire sans que cela fut vraiment nécessaire. En revanche, suivre les matchs et quelques scènes en coulisses de ceux-ci ainsi que la préparation des joueurs fut sympa. J’aurais même aimé en avoir plus.

Avec ce tome, je pense avoir fait à peu près le tour de ce que le monde d’Elle Kennedy avait à m’offrir à Briar. J’ai trouvé la romance vraiment sympa, mais j’ai quand même eu le sentiment qu’elle était un peu noyée par moment sous tout le reste et à d’autres qu’elle tournait en rond et avait du mal à avancer. Ainsi même si c’est addictif, le style est aussi moins percutant qu’à d’autres moments. En revanche, une très belle histoire est née entre Brenna et Jake qui ont vraiment bâti un relation forte et profonde, ce que j’ai adoré. Je ne compte pas lire la dernière histoire pour l’instant mais je garderai un bon souvenir de Briar Université.

Ma note : 14,5 / 20

9 commentaires sur “Briar université d’Elle Kennedy

  1. Le personnage de Summer a l’air particulièrement intéressant, complexe et bien travaillé.
    Quant au travail sur les droits des femmes, c’est intéressant et plus que nécessaire. Alors retrouver ce thème dans une romance, je ne peux que dire un gros oui.
    Dommage que la romance ait mis un peu de temps à te convaincre même si au final, tu sembles avoir passé un bon moment 🙂

    Aimé par 1 personne

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