Livres - BD / Illustrations

Les Quatre de Baker Street de Jean-Blaise Djian, Olivier Legrand et David Etien

Titre : Les Quatre de Baker Street

Auteurs : Jean-Blaise Djian, Olivier Legrand (scénario), David Etien (dessins et couleurs)

Editeur vf : Glénat – Vents d’ouest

Année de parution : Depuis 2009

Nombre de tomes  : 8 (en cours)

Histoire : Trois détectives en herbe pour une enquête digne du maître de Baker Street !
Billy, Charlie et Black Tom sont inséparables. Et pour cause : impossible de survivre seul dans l’East End londonien, peuplé de faux mendiants, de vrais ruffians et de franches canailles ! Heureusement, les trois amis peuvent compter sur la protection d’un certain Sherlock Holmes, pour lequel ils font parfois office d’espions des rues… Mais lorsque la fiancée de Black Tom est kidnappée sous leurs yeux, nos héros vont devoir mettre au plus vite à profit les leçons de leur mentor pour la retrouver saine et sauve… en s’adjoignant les services d’un quatrième larron pour le moins inattendu. Place aux Quatre de Baker Street, la plus jeune équipe de détectives de l’époque victorienne !

Mon avis :

Tome 1 : L’affaire du rideau bleu

Nouvelle découverte que je dois aux 48h de la BD, décidément il y avait des titres bien sympas cette année et avec des thèmes qui me plaisaient. Après, le M.O.R.I.A.R.T.Y de la semaine dernière mettant en scène Sherlock dans un univers de steampunk, voici Les Quatre de Baker Street où cette fois on se retrouve du côté des jeunes informateurs du célèbre détective.

C’est un beau trio que nous avons aux manettes, deux amis : Jean-Blaise Djian et Olivier Legrand au scénario, et un jeune artiste qu’ils connaissent bien aux dessins et couleurs : David Etien. Si vous ne les connaissez pas, Loisel les présente au détour de 2-3 phrases bien senties dans la préface de ce tome 1. Jean-Blaise Djian est sûrement le plus connus des trois grâce à ses très nombreuses participations au scénario de plus de 70 albums au bas mot !

Contrairement au M.O.R.I.A.R.T.Y dont je vous ai déjà parlé, nous sommes ici en présence d’un pur titre pour la jeunesse où les héros ne sont donc pas les adultes que l’on connait mais les jeunes informateurs de Sherlock, des enfants de la rue qui sont de vrais aventuriers et ici, ils vont en vivre une belle, ou du moins trépidante, aventure !

Un beau matin, une jeune marchande de fleurs est enlevée à la vue de tous, ni une ni deux, nos trois compères se lancent à sa recherche puisqu’elle est l’amie de coeur de l’un d’eux. Sherlock étant absent pour l’une de ses enquêtes, c’est à eux de se débrouiller et on peut dire qu’ils ont de la ressource.

Nous voilà partis à travers Londres avec nos 3 amis à chercher des indices sur l’identité des kidnappeurs puis sur le lieu de détention de leur amie. Tout se fait avec beaucoup d’allant. Nos jeunes héros comptent aussi bien sur leur astuce que sur leur réseau. On fait avec eux un rapide petit tour de Londres, des bas-fond aux beaux quartiers, en allant des bars aux maisons les plus cossues pour terminer dans une maison close.

Les auteurs connaissent bien leur sujet. Ils ont parfaitement réussi à retranscrire l’époque, que ce soit à travers le rôle de ces enfants qui correspond bien à celui qu’on lit dans les nouvelles de Conan Doyle, ou à travers mille et une anecdotes qui parsèment l’histoire : la mention de Bedlam, l’hôpital des fous, les parcs et rues londoniennes telles qu’elles existaient aux XIXe, un petit saut au 22B Baker Street, une vision de la Tour de Londres et de son pont, les quais de la Tamise, … Tout y est pour s’y sentir au mieux et être vraiment plongé avec eux dans cette époque-là.

Les personnages sont très attachants. En l’espace de quelques planches, on tombe rapidement sous le charme de ces bambins à la langue bien pendue, aux mains habilles et aux jambes rapides. Il y a Billy, le chef de bande sûr de lui qui a la tchache, Charlie, le discret mais observateur au coeur sur la main et aux idées de dernière minute, et Tom, l’irlandais un peu susceptible dont on cherche l’amoureuse. Ils s’entendent et se complètent à merveille. Le fait que ce soit des gosses des rues les rend plus mûrs que leur âge et les rend également plus intéressant du coup, chacun semblant cacher quelque chose de son passé que l’on découvre un peu au détour d’une phrase. En tout cas, ils m’ont donné envie de continuer à les suivre.

Leur aventure dans ce tome 1 est vive et dynamique. Tout démarre sur les chapeaux de roue et le rythme ne ralentit jamais. Tout s’enchaine à merveille. Il n’y a pas de fausse note. On n’a pas l’impression que les auteurs en font trop au vu de l’âge de leurs héros, c’est malheureusement tout à fait crédible de voir une jeune et pauvre fille se faire enlever comme ça en pleine rue, ou encore de voir des gamins des rues trainer dans les bars ou autres tripots pour chercher des infos. La révélation finale est elle aussi tout à fait dans l’air du temps de cette fin XIXe malheureusement. C’est donc très réussi.

Contrairement à M.O.R.I.A.R.T.Y qui m’avait un peu déçue graphiquement, ce n’est pas du tout le cas ici. Alors oui, c’est très classique, je trouve et il n’y a pas de planche qui m’ait réellement émerveillée mais le travail de David Etien est tout à fait honnête. Il est plein de peps, ce qui correspond bien à l’ambiance et au public cible du titre. Tout est réussi, que ce soit le design des personnages, les décors ou la mise en couleur. Il n’y a aucune fausse note ici aussi. En plus, comme c’est le premier album d’une série de 8 à l’heure actuelle, je me dis que les derniers doivent être encore meilleurs !

Vous l’aurez sans doute compris, j’ai trouvé cette lecture enthousiasmante. J’aurais bien aimé mettre la main sur ce genre de titres quand j’étais plus jeune, j’aurais sûrement lu plus de BD franco-belge si j’avais su qu’il en existait de telle. Tout est vraiment très réussi dans ce titre jeunesse : les personnages, le décor, l’ambiance, l’histoire ainsi que les dessins. Je continuerai la série !

Ma note : 16 / 20

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© 2009 Vents d’ouest

5 commentaires sur “Les Quatre de Baker Street de Jean-Blaise Djian, Olivier Legrand et David Etien

  1. Contente que tu aies également aimé !^^ Je te rejoins sur bien des points. Comme tu dis, le trait est joli mais classique. Comme toi, je suppose qu’il va être de plus en plus chouette au fil des tomes !
    Je te rejoins également sur le fait que j’aurais adoré découvrir des titres de ce genre plus jeune.

    Aimé par 1 personne

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