Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

Sarissa of Noctilucent Cloud de Miki Matsuda et Kome

Titre : Sarissa of Noctilucent Cloud

Auteurs : Miki Matsuda et Kome

Editeur vf : Panini (Shonen)

Année de parution vf : Depuis 2021

Nombre de tomes : 1 (en cours)

Histoire : Une mystérieuse créature géante appelée Tensho, vole dans la stratosphère supérieure. On ignore d’où elle vient et ce qu’elle veut, mais on sait qu’aucun être humain ne peut lui résister. Shinobi embarque donc dans l’avion militaire affrété pour détruire la « chose » . La jeune fille est une « Fire ball » , littéralement, un enfant boule de feu. Comme d’autres enfants dans le monde, elle possède un pouvoir mis au service de l’armée.
Shinobi va permettre à l’appareil de détruire l’ennemi potentiel en le rendant invisible, car la jeune fille, souvent trop discrète, a le pouvoir « d’effacer » , de rendre et de se rendre invisible. Seul Dunk, son mystérieux coéquipier est capable de la voir lorsqu’elle utilise son pouvoir.

Mon avis :

Tome 1

Depuis sa remise en route à la fin de l’année passée, Sarissa of Noctilucent Cloud est probablement le premier vrai titre inédit que propose Panini et quel titre ! Les deux auteurs, Miki Matsuda (scénario) et Kome (dessins), remettent au goût du jour les fameux manga à base de robots et/ou gamins avec des pouvoirs surnaturels combattants des envahisseurs extraterrestres.

La dessinatrice, Kome, vient de l’univers des maquettes et des livres illustrés, Sarissa est sa première série en manga. Cela s’en ressent dans le soin qu’elle porte aux scènes de combats et dans les détails des engins qui s’y engagent. Miki Matsuda, elle, s’est spécialisée dans les mangas de genre « mecha » et là aussi elle fait parler toute son expérience ici. Sarissa est donc un titre bien huilé aux mains de deux expertes du genre.

Le titre démarre sur Shinobu, une jeune fille qui se sent invisible aux yeux de tous, qui se retrouve poursuivie par des membres du gouvernement qui veulent l’enlever pour l’impliquer dans une mission top secrète. En effet, son impression d’être invisible est en fait un vrai pouvoir et plusieurs enfants de par le monde, 13 exactement, ont vu le jour le même jour avec d’étranges pouvoirs. Ils ont tous été recruté par la mystérieuse « Mum » afin de lutter contre une menace inconnue de l’humanité mais qui fait des ravages : les Arpenteurs, des créateurs célestes immenses qui vivent dans les plus hautes sphères de notre atmosphère. Ces 13 enfants, appelés Fireballs, sont les seuls à pouvoirs les contrecarrer avec leurs pouvoirs.

Ce début vous rappelle quelque chose ? C’est tout à fait normal, il est dans la droite ligne de ce que l’on connait dans les titres du même genre qui sont déjà arrivés chez nous en France. Est-ce dérangeant ? Absolument pas dans mon cas car cela faisait un moment que je n’en avais pas lu, alors je suis ravie de replonger dans ce genre d’univers.

Le premier tome est une longue mise en bouche dans laquelle les auteurs nous font plonger tête la première dans les mystères de cet univers. L’héroïne se fait brutalement enrôler de force et doit directement participer à son premier combat. Nous découvrons rapidement à ses côtés la menace qui pèse sur l’humanité et comment les gouvernements du monde entier réussissent à répliquer à l’aide de ces fameux enfants. Au fil des chapitres, nous en apprenons un tout petit peu plus sur l’organisation, les autres enfants, les méthodes de combats, etc. Mais c’est encore très très succinct.

Le titre m’a fait bonne impression d’emblée. J’en ai aimé le rythme alternant phase de combats et phase de développement des personnages. Même si ceux-ci sont très mal dessinés, ne nous le cachons pas, l’autrice débute dans le genre et c’est plus plus qu’approximatif pour ne pas dire vide et maladroit…, ils proposent déjà des thématiques intéressantes. Il y a l’héroïne et son sentiment d’abandon. Il y a son coéquipier Danke et leur relation qui reproduit celle d’un parent et d’un enfant mais pas que. Il y a aussi la solitude des autres Fireballs. Et probablement bien d’autres thèmes qui vont être développés par la suite.

Du point de vue de l’univers, je suis forcément intriguée par ces Arpenteurs célestes, dont j’ai aimé le design évanescent et effrayant en même temps par leur gigantisme. Les combats aériens sont bien menés mais ils regorgent d’acronymes, pour faire genre, qui surchargent la narration et qui ne sont pas toujours utiles. J’avais trouvé Tenjin, dans le genre combats aériens, bien plus digeste lors de ces phases-là et plus intense également. Ici au final quand on y regarde bien peu de cases à chaque fois y participent vraiment. C’est un peu léger pour l’instant.

Cependant quand je compare le titre à ses aînés chez nous, je pense bien sûr à Evangelion et Bokurano, je dois avouer que je le trouve un peu lisse. Il semble, pour l’instant, surtout cocher les cases d’un cahier des charges mais il lui reste encore à affirmer sa singularité.

Sarissa of Noctilucent Cloud propose donc une jolie entrée en matière intrigante pour les fans de mangas en manquent d’histoires de mecha à la Evangelion ou Bokurano. Cependant ne vous attendez pas pour le moment à la richesse et à la profondeur de ces deux titres, nous sommes sur quelque chose de beaucoup plus lisse. Mais le titre renferme de belles promesses du côté de ses personnages, je demande donc à voir.

(Merci à Panini et Sanctuary pour cette lecture)

Ce diaporama nécessite JavaScript.

6 commentaires sur “Sarissa of Noctilucent Cloud de Miki Matsuda et Kome

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s