Livres - BD / Illustrations

Les Chimères de Vénus d’Alain Ayroles et Étienne Jung

Titre : Les Chimères de Vénus

Auteurs : Alain Ayroles (scénario) et Étienne Jung (dessins)

Editeur : Rue de Sèvres

Année de parution : Depuis 2021

Nombre de tomes : 1 / 3 (en cours)

Histoire : 1873, tandis que les empires terrestres s’affrontent pour la maitrise du système solaire, l’actrice Hélène Martin embarque pour Vénus à la recherche de son fiancé, prisonnier des bagnes de Napoléon III. Dans l’univers du Château des étoiles, la conquête de l’espace continue.

Mon avis :

Tome 1

Ça fait maintenant quelques années que je suis avec plaisir les aventures de Séraphin et ses amis dans Le Château des étoiles d’Alex Alice, saga qui a pris de plus en plus d’ampleur au point d’en être à son 3e diptyque sans que la fin viennent se dessiner. Au contraire, l’univers est de plus en plus riche. J’ai donc été ravie de découvrir que deux artistes indépendants et renommés s’étaient saisis d’un pan de celui-ci pour le développer à leur tour.

Sort en effet aujourd’hui, le premier tome d’un récit parallèle dans l’univers du Château des étoiles : Les Chimères de Vénus. Aux manettes, le grand Alain Ayroles qui fut d’abord connu pour sa saga au long cours De Cape et de Crocs, à laquelle je n’ai pas vraiment adhéré pour ma part…, ainsi que pour le génial Les Indes Fourbes, un récit picaresque qui fut un de mes coups de coeur de l’an passé. A ses côtés, Etienne Jung n’est pas non plus le perdreau de l’année, puisqu’il a participé à plusieurs séries plutôt orientés jeunesse au fil des ans.

Ensemble, ils développe le versant Vénusien de l’univers imaginé par Alex Alice, et ce qui est clair, c’est qu’il vont très vite s’en affranchir. Même s’ils restent dans une ambiance steampunk assumée et indispensable ici, ils y ajoutent également une petite touche bien à eux qui pour moi est un savant mélange de Disney et de Jurassic Park, audacieux mais très réussi !

Le trait et la colorisation d’Etienne Jung sont très différents de ceux d’Alex Alice qui joue sur le côté éthéré de l’aquarelle. Ici, nous sommes avec des couleurs et teintes plus riches, et des dessins plus consistants. Il faut bien cela pour mettre en scène une Vénus peuplée de dinosaures que les plus grandes puissances européennes tentent de se partager à travers des espèces de guerres coloniales.

Les héros ne sont plus des enfants mais des adultes. Il y a la belle Hélène Martin, actrice, qui est à la recherche de son amoureux, envoyé au bagne sur Vénus. Ce n’est clairement pas le même ton que la saga d’origine. Ici les conflits et tensions ont d’autres origines, donnant une teinte très différente au récit, plus intime et plus mature à la fois. Les auteurs parlent de corruptions, de détournements d’argent, de lutte des classes, d’injustices sociales, dans leur récit qui part de la Terre pour arriver sur une Vénus inconnue.

Les chapitres s’enchaînent rapidement. Le rythme est soutenu. Il se passe déjà énormément de choses dans ce premier tome et l’ensemble des personnages est bien présentés et caractérisés pour la suite. Le seul défaut est peut-être que les méchants sont très méchants et les gentils très courageux avec un grand coeur… C’est la petite touche Disney 😉 Plus sérieusement, j’ai beaucoup aimé ce rythme soutenu et ce qu’il apporte au récit qui va droit au but et avance d’un bon pas. Les auteurs maîtrisent parfaitement leur scénario, sachant où ils vont, passant d’un lieu à l’autre, d’une scène à l’autre avec beaucoup de facilité et donc de fluidité, c’est très agréable.

Les choix de mise en page sont aussi très séduisants avec une construction des pages tout sauf classique et souvent un plan très fort sur le décor où cela se déroule quand un chapitre se termine. Les cases virevoltent à travers les pages, le lecteur saute d’un pont à un éthernef, d’un pont à une forêt peuplée de dinosaures menaçants, d’un radeau d’algues à une mer plein de dangers inconnus. Les décors de cette histoire sont vraiment ce que j’ai trouvé le plus séduisant graphiquement parlant. Je suis moins fan du design des personnages parfois un peu irrégulier et avec un trait qui ne me plait pas vraiment.

Les débuts de cette aventures Vénisiennes et jurassiques sont donc forts plaisants et surprenants. On ne se doute vraiment pas de ce qui nous attend quand on commence. J’ai aimé suivre un récit resserré autour du désir de son héroïne de retrouver son amant sur cette planète hostile, sur un fond de critique sociale d’un monde plein d’injustices transportées également sur la nouvelle planète que les humains ont découverte. Tout est maîtrisé ici et l’ambiance peut surprendre quand on ne connait que la série mère mais c’est un développement intéressant montrant que les auteurs se sont bien appropriés l’univers.

Vous êtes fan du Château des étoiles et vous voulez poursuivre l’aventure, n’hésitez pas à plonger dans les mystères des Chimères de Vénus aux côtés de la belle et courageuse Hélène dans ce monde peuplé de dinosaures ressuscités !

Je remercie Rue de Sèvres pour leur confiance et cet envoi !

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7 commentaires sur “Les Chimères de Vénus d’Alain Ayroles et Étienne Jung

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