Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

Kitaro : Le repoussant de Shigeru Mizuki

Titre : Kitaro : Le repoussant

Auteur : Shigeru Mizuki

Editeur vf : Cornelius

Années de parution vf : Depuis 2007

Nombre de tomes vf : 11 / 12 (en cours)

Résumé : Amoureux des contes populaires et du merveilleux qui s’infiltre dans les interstices du quotidien, Shigeru Mizuki a placé les yôkaï, ces êtres surnaturels qui peuplent les coulisses de notre monde, au centre d’une création qui oscille constamment entre fantastique, humour et poésie.
Immensément populaire au Japon, où pas un enfant ne grandit sans dévorer ses aventures, Kitaro le repoussant est le héros emblématique d’une œuvre qui se penche sur les monstres pour mieux parler des hommes. Sa description fait dresser les cheveux sur la tête : ultime descendant d’une tribu de morts-vivants, Kitaro est né borgne, en rampant hors de l’utérus du cadavre de sa mère, condamné à errer dans un monde qui ne veut pas de lui…
Pourtant, loin du tragique étouffant que laisse présager ce funeste résumé, Kitaro le repoussant est une série pétillante de drôlerie. Les tribulations de ce gamin chargé de résoudre les conflits opposant les humains aux yôkaï sont un plaisir rare mariant subtilement la noirceur à la légèreté. Les lecteurs français de NonNonBâ ne manqueront pas de retrouver dans ce monument de la bande dessinée japonaise l’humour et l’inspiration qui les avaient fait chavirer de bonheur.

Mes avis :

Tome 1

Dans le Panthéon du manga, il y a plusieurs titres érigés au rang de classiques et je pense que Kitaro le repoussant du célébrissime Shigeru Mizuki en fait partie. Il était donc plus que temps que j’ose franchir le pas et que je me lance dans cet univers même si au premier abord ce n’est pas vraiment pour moi ^^!

Shigeru Mizuki est un auteur dont la vie et le parcours m’intéressent beaucoup. Né en 1922, dessinateur prodige, il dû participer malgré lui à la guerre et y vécu des expériences traumatiques. Il ne revint donc au dessin que 10 ans plus tard, à une époque où c’était le futur plus que le passé qui intéressait les lecteurs. Or, lui, il avait avait envie de raconter une histoire empreinte des traditions et du folklore de son enfance. Il réussit cependant à se faire une place malgré tout et Kitaro est à ce jour un titre culte au Japon, qui a inspiré bien des auteurs comme Hiroyuki Takei dans Shaman King, si je dois citer celui qui me semble le plus évident.

Lire Kitaro de nos jours est cependant un brin différent. L’auteur a écrit l’histoire ou plutôt les histoires de son héros comme on les écrivait à l’époque, avec une narration et une mise en scène typique d’alors qui pourra ou non plaire au lecteur actuel. Pour ma part, je n’ai pas été totalement séduite.

Dans ce premier tome édité en 2007 par les éditions Cornélius, se trouvent des nouvelles écrites dans la seconde moitié des années 60, que l’éditeur a agencées pour tenter de nous donner un cheminement logique. Il commence ainsi par le récit de la naissance du héros avant de nous présenter plusieurs de ses aventures, où tel un enquêteur-détective, il aidera son prochain avec ses problèmes surnaturels. Prise séparément, elles sont toutes assez dispensables en dehors de la première, ce sont plutôt des petits récits indépendants mettant en scène le héros dans ce qu’il sait faire, mais c’est tout.

Pour être honnête, on m’avait vendu Shigeru Mizuki comme le maître des yokaïs, je m’attendais donc à ce que ceux-ci occupent une place plus importante et marquante dans ses histoires. Je pensais trouver LES grandes figures du monde des yokaï que j’avais croisés, or ils m’étais tous inconnus. Ainsi, je les ai trouvés parfaitement échangeables et inoubliables. C’est probablement dû à mon manque de culture en ce domaine mais ça ne m’a pas emballée.

J’ai donc trouvé les histoires fort banales, avec à chaque fois un yokaï qui embête un humain, et Kitaro qui lui vient en aide, démêlant un peu l’histoire, trouvant son point faible, etc. Mais personnellement je m’attendais à plus.

C’est dommage parce que le ton trouvé par l’auteur est fort sympathique, lui. Il nous offre à suivre un anti-héros. Le récit de sa naissance est d’ailleurs saisissant. Puis malgré le sérieux des situations vécues, tout est toujours raconté avec un humour grinçant et pince sans rire, grâce à un dessin comique dans des décors qui ressemblent beaucoup au Japon de la première moitié du XXe, avec sa misère et ses croyances fantastiques. De ce côté, l’auteur a vraiment réussi à me marquer.

J’ai aussi beaucoup aimé son coup de crayon. Son mélange de décors réalistes, tels des gravures, et de figures cartoonesques est très sympa. J’ai une affection toute particulière aussi bien pour les premiers que pour les seconds. Je trouve sa technique très réussie et je pense qu’il en a inspiré pas mal depuis, si j’en crois ce que je vois. Il a également une variété de créatures assez intéressante et divertissante. Seule sa narration, sa mise en scène graphique est un peu trop simple pour moi et manque d’originalité et d’impact.

Ainsi, je m’attendais à vivre une petite expérience en lisant ce titre culte. Au final, je reste un peu sur ma faim. J’ai aimé le ton humoristique, j’ai aimé l’ambiance fantastique, j’ai aimé le mélange détonnant des dessins, mais j’ai trouvé l’ensemble trop anecdotique et avec une narration un peu datée. L’avantage, c’est qu’étant une suite de nouvelles, je peux arrêter le titre à ce premier tome sans le moindre regret ^^!

>> N’hésitez pas à lire aussi le dossier de Manganews et les avis de : Stéphanie, Mo’, Vous ?

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5 commentaires sur “Kitaro : Le repoussant de Shigeru Mizuki

  1. Perso j’adore Kitaro mais je comprend parfaitement tous les points qui t’ont déçue et que tu expliques d’ailleurs très bien. Pour les Yokais, j’aime bien le coté très confidentiels de certains, limite anecdotique parfois, quelque part le héros c’est Kitaro et les yokais juste un prétexte et un « fond » pour son manga.

    C’est aussi pour ca, que pour découvrir Kitaro, je conseille plutot Mic-Mac aux enfers qui est une longue histoire assez sombre. Si un jour, tu veux retenter du Kitaro…

    Aimé par 1 personne

    1. C’est toujours noté dans un coin de ma tête si jamais je le croise en librairie, car je n’aime pas rester sur un échec.
      Merci pour le compliment et effectivement, je vois ce que tu veux dire pour les yokais, ça tombe sous le sens, mais je regrette quand même ><

      J’aime

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