Livres - Romance

Gods of Love d’Eugénie Dielens

Titre : Gods of Love

Auteur : Eugénie Dielens

Editeur vf : Hugo & cie (Poche – New romance)

Année de parution : 2021

Nombre de pages : 350

Histoire : Peut-il vraiment réparer tous les cœurs brisés ?
Éros et l’amour, c’est une histoire qui dure. Cela fait des millénaires qu’il l’insuffle aux âmes meurtries et leur redonne goût à la vie, laissant des esprits soulagés dans son sillage. Il est fait pour ça, il est né pour ça. Ironiquement, ce sentiment lui est pourtant interdit. Alors à force d’assister aux histoires des autres, c’est presque par nécessité qu’il vole au secours des cas les plus désespérés, pour leur apporter ce que lui ne pourra jamais vivre.
Lorsqu’il rencontre Kaléa, il sent qu’il pourra lui procurer l’aide dont elle a besoin: le cœur brisé, la jeune femme refuse farouchement de se laisser bercer par ses beaux mots et sa voix envoûtante. La faire de nouveau aimer devient un défi personnel qu’Éros est prêt à relever. Peu importe le prix.
Mais si, avant de vouloir guérir le cœur des autres, Éros devait avant tout apaiser le sien ?

Mon avis :

Quand j’ai entendu parler de cette romance se déroulant dans un contexte mythologique mais à notre époque, vous n’imaginez pas l’enthousiasme qui s’est saisi de moi. J’adore la mythologie et je suis souvent frustrée de ne pas assez la retrouver (à mon goût) dans la littérature fictionnelle pour adulte. Malheureusement mon emballement était peut-être un peu exacerbé et finalement je n’ai pas trouvé ici ce que j’attendais.

On ne peut pas dire que cette romance soit mal écrite. Le style d’Eugénie Dielens est simple et efficace avec une belle sobriété et pas une once de vulgarité comme on aurait pu le craindre, car souvent on retrouve la mythologie en bit-lit et certaines autrices n’y brillent pas par la recherche de leur niveau de langage… Or, ici, ce n’est pas du tout le cas. Nous avons en fait une romance dramatique assez classique, juste zestée d’un peu de mythologie.

Cette mythologie, on la trouve dans la présence d’un dieu : Eros, et de ses frères : les Erotes, des dieux de l’amour dont la mission est de redonner l’espoir en l’amour chez les êtres humains qui l’ont perdu afin qu’ils trouvent leur âme soeur. Peut-être ai-je lu le résumé un peu trop rapidement mais je pensais que j’aurais droit à une romance piquante entre Eros et sa cible : Kaléa, qui est une jeune femme qui ne croit plus du tout en l’amour après avoir eu le coeur brisé au pire moment de sa vie, au point qu’elle ne ressemble en rien aux autres femmes que le dieu a aidé. Leur première rencontre et leurs premiers échanges m’ont fait espérer une romance pimentée avec une pointe d’humour. J’ai vite déchanté.

En effet, l’autrice a fait le choix, hasardeux pour moi, de donner une particularité que je n’aime pas du tout à son héroïne : un gros problème médical. Autant vous dire, je ne suis pas du tout fan des histoires où l’un des héros est malade, a sa vie en danger, etc. C’est quelque chose que je fuis en fiction, le réel me suffisant amplement. Je n’aime pas du tout ça. Et ici, ce fut un vrai tue l’amour. J’ai trouvé que cela enlisait totalement l’histoire dans quelque chose lourd et maussade, de bout en bout. Exit l’humour. Exit le piquant. Place au mélo encore et toujours.

Alors certes, j’ai aimé la façon dont Eros et Kaléa se sont rencontrés, puis ont appris à se connaître autour du projet de rénovation de l’appartement de celui-ci. J’adore quand ça parle de décoration d’intérieur et d’architecture. J’ai trouvé plaisant le rôle de la meilleure amie sourde de l’héroïne, qui va la pousser à oser se lancer et redémarrer sa vie. J’ai aimé l’idée d’une jeune femme trahie qui réapprend à faire confiance. J’ai aimé le noeud gordien qui reposait au-dessus d’eux quant à la façon dont les dieux de l’Olympe allait réagir à tout ça. Il y avait plein de petites choses sympathiques, ça n’a juste pas matché ensemble.

J’ai eu l’impression que l’autrice n’avait pris ces éléments mythologiques que comme décor mais qu’elle ne les avait pas pleinement exploités, d’où ma frustration. Son histoire aurait parfaitement pu s’écrire sans eux, alors que si on enlève les problèmes médicaux de Kaléa, il ne reste plus grand-chose, et c’est bien mon regret. Quand on me vend une histoire sur fond de mythologie et de coeur brisé à recoller, c’est ce que je veux, et non une histoire dramatique sur fond de maladie…

Je suis la première déçue de ne pas avoir adhéré au concept de l’histoire. J’avais sûrement tiré trop de plans sur la comète et la frustration de ne pas voir ceux-ci se réaliser a fortement joué sur mon appréciation. Quelqu’un, qui n’a pas les mêmes soucis que moi avec la maladie et qui n’en attend pas trop côté mythologie, pourra passer un très chouette moment avec les héros car Eros et Kaléa sont deux personnages touchant, l’un découvrant l’amour, l’amour réapprenant à oser se laisser aller. A vous de voir de quel côté vous penchez 😉

> N’hésitez pas à lire aussi les avis de : Alice neverland, Carole My Books, Vous ?

11 commentaires sur “Gods of Love d’Eugénie Dielens

  1. Ton avis avait commencé par me titiller car, personnellement, la présence de handicap ou de problèmes médicaux me séduisent assez souvent mais le fait que la mythologie ne soit que trop peu intégrée à l’histoire me laisse perplexe. Cela aurait dû faire de ce roman, une œuvre assez atypique, quasiment unique dans le genre sauf qu’il n’en est rien finalement. Je verrais si je craque lors d’une bonne occasion.
    Merci à toi 😉

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  2. Le résumé m’intriguait d’autant que tu ôtes mon doute quant à la vulgarité que je ne supporte plus et qui semble ici absente. Mais comme toi, je fuis à des kilomètres quand la maladie s’immisce dans un roman, du moins, quand la maladie menace la vie d’un protagoniste… Et dommage que le côté mythologique ne soit pas vraiment développé, avec le titre, on peut s’y attendre !

    Aimé par 1 personne

    1. Pas simple de se faire une idée dans ce cas-là. Je pense que ça doit clairement dépendre du passif de chaque lecteur et de ce qu’on attend, mais clairement vu nos goûts assez communs en la matière, je crains que ça ne le fasse pas plus avec toi ^^!

      Aimé par 1 personne

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