Séries Tv - Films

Visionnages de la semaine 2022 #2

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Comme avec les bouquins, j’ai compensé ma semaine bof IRL par pas mal de visionnages qui se voulaient en majorité réconfortant avec des univers un peu cocooning. Il n’y a qu’à la fin que j’ai eu envie de me faire un peu bousculer ce qui fut plutôt réussi. J’ai donc terminé ma mise à jour sur une certaine longue série et je vais repartir à la recherche d’une nouvelle maintenant ! Mais surtout, je me suis lancée dans un re-visionnage d’anime de mon enfance et là, ça me fait tout bizarre. Quant aux films, ce fut vraiment deux salles, deux ambiances ^^! Et vous, votre semaine devant les écrans a été bonne ?

Bonne fin de weekend à tous !

(Cliquez sur les titres pour voir de quoi ça parle)

 The Power of the Dog de Jane Campion (2021) avec Benedict Cumberbatch, Kirsten Dunst, Jesse Plemons… ❤️

Je ne suis pas très western, ce n’est clairement pas un genre que j’affectionne, mais quand Jane Campion est aux manettes aux côtés d’un tel casting que Benedict Cumberbatch et Kirsten Dunst, j’ai très envie d’essayer. Très bien m’en a pris, j’ai adoré cette étrange histoire âpre et sordide où on attend tout du long que ça dérape, un peu comme dans Des souris et des hommes que je viens de lire. J’ai adoré le décor de ce ranch dans l’Amérique profonde. J’ai adoré l’opposition du caractère des deux frères à l’origine de tout. J’ai adoré le côté gay refoulé du plus sadique des deux et sa relation ambiguë avec le fils de la veuve que son frère a épousé contre sa volonté. Le rythme est lent, entêtant, l’ambiance pesante mais la mise et la photographie sont lumineuses et quel final ! Excellent !

Originaires du Montana, les frères Phil et George Burbank sont diamétralement opposés. Autant Phil est raffiné, brillant et cruel – autant George est flegmatique, méticuleux et bienveillant. À eux deux, ils sont à la tête du plus gros ranch de la vallée du Montana. Une région, loin de la modernité galopante du XXème siècle, où les hommes assument toujours leur virilité et où l’on vénère la figure de Bronco Henry, le plus grand cow-boy que Phil ait jamais rencontré. Lorsque George épouse en secret Rose, une jeune veuve, Phil, ivre de colère, se met en tête d’anéantir celle-ci. Il cherche alors à atteindre Rose en se servant de son fils Peter, garçon sensible et efféminé, comme d’un pion dans sa stratégie sadique et sans merci…

 Matrix Resurrections de Lana Wachowski (2021) avec Keanu Reeves, Carrie-Anne Moss, Yahya Abdul-Mateen II…

J’avais dit que je ne le regarderais pas et puis l’occasion s’est présentée et je n’ai pas résisté à la curiosité alors que je n’ai apprécié que le premier volet de la saga d’origine et que je trouve qu’il a beaucoup vieilli côté réalisation >< Dans l’ensemble ce nouveau film se laisse voir, même quand, comme moi, on ne se rappelle pas trop de la fin. Malheureusement, le film souffre aussi de beaucoup de longueurs, d’un pseudo discours philosophique et de dialogues parfois lourds qui pèsent sur le plaisir qu’on peut prendre à regarder le film, et de films d’action largement en-deçà de qu’on pouvait attendre.

Cependant, il y a aussi un métalangage particulièrement intéressant de la réalisatrice sur son rapport à son premier film, à ce film qu’elle fait en solo, etc. L’Apprenti Otaku décrypte ça très bien : ICI. Ainsi, même si je ne suis pas une fan de la saga, j’ai trouvé ça intéressant et c’est ce qui m’a fait tenir jusqu’au bout avec quelques trouvailles intéressantes, notamment autour de l’intrication visuelle des différentes réalités ou des décors de SF que j’adore. Alors non, ce n’était pas un super moment de cinéma pour moi, mais passé cela, j’ai aimé ce à quoi ça m’a fait réfléchir.

Matrix Resurrections nous replonge dans deux réalités parallèles – celle de notre quotidien et celle du monde qui s’y dissimule. Pour savoir avec certitude si sa réalité propre est une construction physique ou mentale, et pour véritablement se connaître lui-même, M. Anderson devra de nouveau suivre le lapin blanc. Et si Thomas… Neo… a bien appris quelque chose, c’est qu’une telle décision, quoique illusoire, est la seule manière de s’extraire de la Matrice – ou d’y entrer… Bien entendu, Neo sait déjà ce qui lui reste à faire. Ce qu’il ignore en revanche, c’est que la Matrice est plus puissante, plus sécurisée et plus redoutable que jamais. Comme un air de déjà vu…

(Cliquez sur les titres pour voir de quoi ça parle)

 Creamy Merveilleuse Creamy – Épisodes 1 à 12

Je poursuis les revisionnages des animes de mon enfance et adolescence et ici, c’est la trouvaille d’un coffret de l’intégrale à petit prix ainsi que la parution d’un spin-off sur l’antagoniste chez Kurokawa (Dans l’ombre de Creamy), qui m’a donné envie. Ne mentons pas, l’anime a horriblement vieilli. L’animation est très datée, tout comme la mise en scène et les thèmes, mais cela a un charme tout désuet et ça me plaît bien le matin en déjeunant de suivre une ou deux aventures de cette petite fille et de ses amis, sur fond de mélodie pop bien vitaminée. Un divertissement charmant.

Yû Morisawa a 10 ans. Un soir, elle aperçoit quelque chose d’étrange qui traverse le ciel alors qu’elle était en train de rêver de Charlie, le garcon qu’elle aime : c’est l’arche de l’étoile merveilleuse. Elle y rencontre un elfe : Pinopino. Il lui confie pour un an, un objet magique qui lui permet de se transformer en une ravissante jeune fille de 16 ans et deux petits chatons, Sinon et Sissi, que seul Yû peut entendre parler. Alors que Yû, transformée en jeune fille se promène, elle est remarquée par le président des productions Parthénon : Jingle Tachibana. Chantal, sa vedette principale doit se produire en public, mais elle est bloquée dans les embouteillages. Creamy doit donc la remplacer. Après sa dernière prestation, Creamy disparaît : le « mystère Creamy » s’épaissit. Avec l’aide inopinée de Charlie et de son ami Bouffetout, Jingle la retrouve et tente de la persuader de devenir chanteuse. Ainsi la vie de Yû est totalement bouleversée et les épisodes racontent les aventures de la jeune fille dans le monde de la musique (le nom de Creamy vient du fait que les parents de Yû tiennent un magasin de glace appelé ainsi) et dans le monde de tous les jours …

Chesapeake Shores – Saison 4 Épisodes 1 à 6 + Saison 5 Épisodes 1 à 10 *Fin des saisons*

Saison 4 : Une saison beaucoup plus courte à cause de la pandémie, une saison sous le signe du renouvellement. J’ai aimé voir enfin Abby tirer un trait sur Treys et passer à autre chose avec l’instit (?) de l’école de ses filles. J’ai aimé voir les autres frères et soeurs avancer eux aussi dans leurs romances respectives que ce soit en se mariant, en se lançant dans un nouveau projet ou en se séparant. On ne s’ennuie pas et comme on s’est attaché à eux avec le temps c’est toujours sympathique même si ça ne révolutionne pas le genre. La nouveauté de la saison, c’est la relation des parents qui prend plus de place. Et ma déception, c’est l’évolution de la relation de Bree V.V Sinon, c’était toujours aussi drôle et cocasse parfois, émouvant et touchant bien souvent. Vraiment un bon visionnage détente.

Saison 5 : Et voilà, j’ai rattrapé sur les saisons sorties à ce jour et j’espère bien que la série sera renouvelée vu le cliffhanger sur lequel elle se termine. La série étant désormais bien installée, j’ai vraiment pris plaisir à suivre les nouveaux tournants de chacun des membres de la fratrie dans cette saison. J’ai été contente de voir Abby rebondir et se lancer dans une nouvelle aventure avec son père, faisant une rencontre intéressante. Elle change totalement de celle qu’elle était (la fille inintéressante) quand elle était avec Trey. J’ai souri aussi de la nouvelle romance qui pointe pour Bree (même si je la préférais avec Simon ><), tout comme c’était mignon de suivre Jess et sa nouvelle maison d’hôte. C’était chouette aussi de voir le plus jeune, Connor, se trouver enfin un but. J’ai moins aimé tous les drames de fins de saisons : fraude fiscale, perte d’un enfant, crise cardiaque, accident…

En attente de renouvellement !

 Vigil – Épisodes 1 à 3 ❤️

Il suffit d’une panne de télécommande d’un lecteur DVD pour tomber par hasard sur une série inattendue pour moi diffusée sur l’excellente Arte, à qui je fais une confiance aveugle pour ces polars / thrillers. Ici, nous sommes plongés dans une double enquête commune où deux femmes mène le jeu, l’une à terre, l’autre dans un sous-marin de la Royal Navy. Un huis clos parfaitement réussi, un thriller écolo d’actualité, des personnages bien campés, un rythme insidieux classique mais bien mené. J’ai tout adoré ! Sauf la diffusion de trois épisodes un soir de semaine où je bosse le lendemain… ^^!

Comment la disparition d’un chalutier de pêche écossais et le décès d’un individu à bord d’un sous-marin nucléaire engendrent un conflit entre la police locale, la Royal Navy et les services de renseignement britanniques ?

 This is Us – Saison 6 Épisode 2

Un épisode centré sur Nick, je dis oui ! Un retour sur la maladie de Rebecca, je redis oui ! Et en prime, un peu de Deja et Malik, qu’on avait oublié, ça fait un bien fou. C’était encore un épisode de transition pour amener au grand final qu’on attend, mais c’était chouette. J’ai surtout adoré la rencontre que fait Nick dans les ultimes minutes >.<

 Bons visionnages à vous aussi. A la semaine prochaine.

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13 commentaires sur “Visionnages de la semaine 2022 #2

  1. Grâce à la mention, je ne loupe pas cet article et j’en suis content. Outre le film de Jane Campion que j’ai très envie de voir aussi, je suis content d’apprendre d’apprendre tu as quand même vu Matrix. Il y a désormais 100 personnes dans le monde qui ont du le voir !
    Plus sérieusement, je peux comprendre tes réserves, déjà si tu n’es pas fan de la saga à l’origine, mais en plus, c’est vrai que ce film demande des efforts sur certains points (le rythme étrange, les scènes d’action assez naze, etc).
    Mais j’ai réussi à apprécier la démarche de Lana Wachowski et y trouver mon plaisir.
    Après, ça restera très clairement le film le plus faible de la saga pour moi, qui peut en plus en être totalement absent que ça ne changera rien, mais je pense que je le reverrai avec plaisir !

    Aimé par 1 personne

    1. Lol j’aime te lire aussi caustique sur une franchise et une réalisatrice que pourtant tu sembles beaucoup aimer. Au moins, toi t’es honnête et tu fais la part des choses avec humour en plus ^^!
      Quant au film de Jane Campion, avec une telle réalisatrice, il ne peut qu’être superbe ! Bon visionnage 😉

      J’aime

  2. Le film de Jane Campion me tente bien parce que j’aime beaucoup Benedict Cumberbatch mais j’ai peur que ce soit plein de souffrance et j’ai pas besoin de ça en ce moment ahah.
    J’ai commencé Vigil aussi, je l’ai vu passer sur Arte ! Pas encore vu le troisième par contre, ça finissait trop tard du coup je l’ai enregistré.
    Bonne semaine à toi 🙂

    Aimé par 1 personne

    1. Non même si c’est sombre, il y a aussi beaucoup d’humour et de sarcasme dans son interprétation donc c’est pas pathos sur pathos sur pathos 😅
      Je ne suis pas surprise que tu aies accroché à Vigil, c’est exactement le genre d’ambiance que je te voyais aimer.

      Aimé par 1 personne

  3. J’ai aussi regardé Vigil par hasard, tiens 😀 Je n’ai regardé que deux épisodes, trop envie de dormir, mais je crois qu’ils sont disponibles sur le YouTube de la chaîne. Il faut que je continue !
    Concernant The power of the dog, je te rejoins amplement. En même temps, Jane Campion ne m’a jamais déçue !

    Aimé par 1 personne

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