Séries Tv - Films

Visionnages de la semaine 2022 #22

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Même si quantitativement, j’ai l’impression de ne pas avoir grand-chose à vous présenter, il n’en va pas de même qualitativement où j’ai vécu 3 grands moments de cinéma et de deux moments forts avec mes séries de la semaine. J’ai tapé juste ! J’ai d’abord réussi à voir 3 films, ce qui est assez rare et en plus chacun ayant quelque chose à m’apporter, que ce soit l’émotion de celui clôturant mon visionnage de Fruits Basket, la beauté de ma plongée dans le Pocahontas de Terrence Malick, ou l’étrangeté dérangeante de Birth de Nicole Kidman. Il en va de même avec les séries. Je me régale du revisionnage d’un animé de mon adolescence : Laura ou la passion du théâtre et j’ai adoré retrouver pour la 3e fois Elena et Lila dans L’Amie prodigieuse, une superbe saga italienne. Mais que vais-je regarder la semaine prochaine ? J’hésite beaucoup entre un K-drama pour changer et la nouvelle saison de Gentleman Jack, sachant qu’il y a aussi Miss Scarlett, Love Victor et Love & Anarchy qui débarquent pour de nouveaux épisodes. Il va falloir faire des choix >< Une idée ?

Bonne fin de weekend à tous !

(Cliquez sur les titres pour voir de quoi ça parle)

 Fruits Basket : Prélude (2022)

Après avoir terminé sur un coup de coeur (et en larme) la série télé, la semaine dernière, il me fallait voir ce film qui promettait d’adapter l’histoire des parents de Tohru. Si comme prévu, j’ai pleuré en regardant leur histoire, j’ai quand même eu deux déconvenues…

Tout d’abord, on appelle ceci un film alors que pour moi cela n’en est pas un. Les 30 premières minutes ne sont qu’un résumé de la série du point de vue de la relation Kyo-Tohru et Kyo-Kyoko. Et la suite n’est ni plus ni moins qu’un long épisode consacré à l’histoire des parents de Tohru qui avait été évacué de l’histoire principale dans la série. Donc seconde déception, alors que je m’attendais à un matériel inédit pour « ce film », je n’ai rien eu de plus par rapport à ce que je connaissais dans le manga…

Après laissant cela de côté, j’ai passé un très beau moment. C’était poignant de voir l’évolution lumineuse puis tragique de la vie de Kyoko, comment elle est passé de jeune fille mal aimée par ses parents, délinquante rejetée, à femme aimée par son ancien professeur dont elle deviendra la femme, avec qui elle créera un foyer, avant que tout s’écroule à nouveau et qu’elle retrouve la force de se relever grâce à sa petite fille. C’était déchirant. On a également enfin les explications de ce qu’elle a voulu dire à Kyo lors de ses derniers instants et ça transperce le coeur. C’est donc une très belle histoire larmoyante mais émouvante comme sait en écrire la mangaka et rien que pour ça, j’ai adoré ! Bonus, j’ai adoré découvrir la personnalité si particulière de Katsuya, sorte de mélange des côtés black et doux de Shigure et Yuki ><

Alors qu’elle est encore au collège, Kyôko fait partie de ces jeunes filles que la société considère comme « perdues » : elle ne va pratiquement plus en cours, participe à des bagarres de rue, etc.
Un jour, alors qu’elle se rend au collège pour la première fois depuis des semaines, elle est intriguée par un jeune professeur stagiaire : Katsuya Honda.

 Birth de Jonathan Glazer (2004) avec Nicole Kidman, Cameron Bright, Danny Huston…

Cette semaine, Arte proposait un cycle Nicole Kidman. Si j’ai raté les premiers que je compte regarder autrement du coup, j’ai réussi à voir le dernier et pas le moins marquant. Dans ce film assez court mais qui parait bien long, nous suivons l’étrange histoire d’une femme confrontée à la possible réincarnation chez un enfant de son mari décédé alors qu’elle est sur le point de se remarier. J’ai trouvé ça glauque et dérangeant à souhait mais avec un jeu extrêmement fort et subtile, des scènes qui gratouillent tellement elles mettent mal à l’aise et une Nicole Kidman saisissante avec ses cheveux courts rappelant Jean Seberg. J’ai eu du mal à cerner le propos de l’auteur mais j’ai vécu un grand moment de cinéma.

Il aura fallu des années pour qu’Anna se remette de la mort de son mari Sean. Aujourd’hui, elle est redevenue une femme heureuse, amoureuse. Elle a rencontré Joseph et s’apprête à l’épouser. Tout va pour le mieux, jusqu’à ce qu’elle rencontre un garçon de dix ans, qui, par le plus effrayant des mystères, semble se souvenir de tout ce qu’elle et Sean ont vécu…

 Le nouveau monde de Terrence Malick (2006) avec Colin Farrell, Q’Orianka Kilcher, Christopher Plummer…

Pour continuer sur ma belle lancée de films singuliers mais beaux cette semaine, ayant écouté récemment un podcast de France Culture sur Pocahontas au cinéma, j’ai eu envie d’en voir l’interprétation de Terrence Malick, ce cinéaste réputé pour ses films très longs mais très beaux visuellement.

Alors oui, effectivement, le film fut long, avec peu d’action, peu de tension, mais terriblement beau et poétique. Il propose, non pas une interprétation réaliste comme j’ai pu lire par endroit, on est loin de la vraie histoire de Pocahontas, mais sa propre vision très axée sur la nature et ça c’est superbe. Les amateurs d’histoires d’amour déchirantes et dramatiques seront servis également, car la jeune ‘princesse’ indienne va avoir une sacrée destinée. J’ai beaucoup aimé cette lenteur, cette poésie et ce drame qui finit bien, pour ma part.

En avril 1607, trois bateaux anglais accostent sur la côte orientale du continent nord-américain. Au nom de la Virginia Company, ils viennent établir « Jamestown », un avant-poste économique, religieux et culturel sur ce qu’ils considèrent comme le Nouveau Monde.
Même s’ils ne s’en rendent pas compte, le capitaine Newport et ses colons britanniques débarquent au cœur d’un empire indien très sophistiqué dirigé par le puissant chef Powhatan. John Smith, un officier de l’armée, est alors aux fers pour insubordination.
Déstabilisés, les Anglais préfèrent combattre plutôt que de s’adapter.
En cherchant de l’aide auprès des Indiens, John Smith découvre une jeune femme fascinante. Volontaire et impétueuse, elle se nommée Pocahontas, ce qui signifie « l’espiègle ». Très vite, un lien se crée entre elle et Smith. Un lien si puissant qu’il transcende l’amitié ou même l’amour…

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 Glass no Kamen (Laura ou la passion du théâtre) – Épisodes 1 à 15 ❤️

Découvert sur le tard, plutôt pendant mon adolescence que pendant la période dorée du Club Dorothée de mon enfance, cette série avec des héros passionnés de théâtre m’avait donné envie de lire bien des classiques et m’avait fait découvrir mon coup de coeur suprême : Les Hauts de Hurlevent. Il me fallait donc le revoir un jour !

Adaptation d’un shojo manga fleuve toujours en cours au Japon avec plus de 50 tomes, Laura ou la passion du théâtre, Glass no Kamen en vo est passionnant, mais je dois dire que sa version animée ne lui rend pas pleinement justice. Tout d’abord, l’animation commence à dater et en plus elle n’a qu’une saison de 23 épisodes, ce qui est fort peu. On passe donc assez vite sur bien des rôles et des drames surmontés par l’héroïne. Mais il en reste la substantifique moelle, ce qui fait que je ne peux que le recommander, à savoir la passion d’une jeune fille pour le théâtre, son désir de jouer le maximum de rôle possible pour s’enrichir et obtenir LE grand rôle de sa vie. J’ai adoré cette passion. J’ai adoré sa rivalité avec une autre surdouée. J’ai adoré son amitié avec ses camarades de troupe, sa foi en sa mentor, alors que celle-ci n’est vraiment pas tendre, et surtout toute la richesse du théâtre qu’on nous donne à voir. Ce n’est pas un long fleuve tranquille, il y a plein d’obstacles, de trahisons, d’erreurs dont il faut se remettre. Ça parle de jeu, du fonctionnement du théâtre à bien des niveaux, mais aussi d’amitié, de rivalité et d’amour. C’est vraiment envoûtant et cela a une aura comme seul ont les vieux shojos. J’aimerais tellement que le manga sorte un jour chez nous V.V

 (1984)Laura/Maya est passionnée de théâtre et cherche à devenir l’actrice ultime afin de pouvoir incarner le rôle principal de la pièce La Princesse écarlate. Reconnaissant son potentiel, Chigusa Tsukikage la prend sous son aile malgré son actuel manque de moyens financiers et sa santé déclinante. Au prix d’un entraînement très dur (physiquement et moralement), Laura/Maya arrivera-t-elle à surpasser son éternelle rivale, la bien-née Ayumi, et à convaincre Mme Tsukikage de lui donner ce rôle ?

 L’Amie prodigieuse – Saison 3 Épisodes 1 à 8 *Fin de la saison*

J’ai également cette semaine retrouver un autre duo très fort, celui d’Elena et Lila, ces deux jeunes italiennes qu’on suit depuis l’enfance et qui sont désormais femmes, mariée ou sur le point de l’être. Cette saison fut très particulière. J’ai d’abord trouvé qu’on y racontait énormément de choses et que petit à petit de ce fait, on écartait Lila pour se centrer sur Elena, la narratrice. Un choix qui me gênait au début mais plus du tout à la fin. On est arrivé au tournant des années 60-70 avec la question de la libération de la femme. Ça parle donc de pilule, de violence sexuelle, de divorce, d’amour hors mariage, etc.

On voit Lila lutter pour les droits des travailleurs, sortir de sa misère grâce à son intelligence, mais retourner dans les griffes du quartier. Elena, elle, devient une femme mariée et s’enferme un long moment dans ce carcan, laissant son écriture de côté. C’est assez fascinant la façon dont l’écriture de cette partie voit glisser les deux femmes vers des rôles qu’elles ne désiraient pas. C’est en tout cas toujours aussi bien joué par l’ensemble des acteurs, les décors rendent à merveille l’Italie populaire d’alors. Il y a du drame à tous les étages, du drame national, du drame intime, du drame politique, du drame sociétal. J’ai adoré. C’est chouette de les suivre adulte avec des problématiques d’adultes autour notamment de la vie de couple et des enfants, mais également de leur vie de femme. Coeur sur le retour de Nino dans les derniers épisodes ❤️

Quand la plus vieille amie d’Elena Greco semble avoir disparu sans laisser de trace, cette femme férue de littérature décide d’écrire l’histoire de leur amitié. Sa rencontre avec Raffaella Cerullo, qu’elle a toujours surnommée Lila, remonte à leur première année d’école primaire en 1950. Une amitié de plus de 60 ans, avec pour toile de fond la dangereuse et fascinante ville de Naples, que le destin et les décennies tenteront de mettre à mal, alors que les deux amies finiront par prendre des chemins différents dans la vie.
Adapté des romans de la saga L’Amie prodigieuse

 Bons visionnages à vous aussi. A la semaine prochaine.

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17 commentaires sur “Visionnages de la semaine 2022 #22

  1. Je le trouve quand même bien rempli ce bilan visionnage 🙂
    Birth a l’air particulier mais il m’intrigue pas mal. Quant au film Le nouveau monde, je n’en avais jamais entendu parler mais je le note sans hésiter pour sa poésie et puis parce qu’à part le Disney, je n’ai rien vu sur Pocahontas….

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    1. C’est aussi ce que je me suis dit après coup ^^
      C’est aussi cette curiosité étrange qui m’a poussée à regarder Birth.
      Je pensais Nouveau monde plus connu, parce que Terrence Malick quand même, mais bon… Après si Pocahontas t’intéresse, je t’invite à écouter le podcast sur elle, qui est vraiment passionnant ^^

      J’aime

  2. J’ai aussi regardé Birth cette semaine. Je me retrouve énormément dans ton avis, ayant ressenti une sorte de malaise tout du long et en même temps cette impression de visionner quelque chose d’essentiel. Très étrange !
    Quant au Nouveau monde, je dois dire qu’il s’agit de l’un de mes films favoris. Son ambiance unique et contemplative me happe à chaque fois.

    Aimé par 1 personne

    1. Oui c’était malaisant et fascinant en même temps (Birth) et je comprends ton amour pour Nouveau monde, car comme tu dis l’ambiance est unique. En revanche mon âme romantique n’a pas du tout été emballée par les romances au final. Elles sont tellement tristes…

      Aimé par 1 personne

      1. Oh oui ! Décidemment, je ne comprendrais jamais comment ils peuvent s’infliger ça… Comme Courtney Cox, quand je vois son visage maintenant, je trouve ça tellement triste de subir les diktats de la beauté de cette manière. 😞

        Aimé par 1 personne

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