Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

Le Vaisseau Étoilé de Yoshimi Uchida

Titre : Le Vaisseau Étoilé

Auteur : Yoshimi Uchida

Traduction : Alexandre Fournier

Éditeur vf : BlackBox

Année de parution vf : 2022

Nombre de pages  : 185

Résumé : Plongez dans l’univers fascinant, onirique et merveilleux de l’autrice Yoshimi Uchida grâce à cette collection d’histoires courtes en trois volumes ! Découvrez de nouvelles facettes de cette autrice de génie tirant tant son influence des contes de fées que des romans anglais du XIXe siècle, entre autres. Une collection à la croisée des genres pour rêver et s’émerveiller.

Mon avis :

Après ma découverte du singulier Liddell l’an passé, j’avais très envie de retrouver le trait si poétique et onirique de Yoshimi Uchida. Alors même si le format choisi : le recueil de nouvelles, n’est pas celui que je préfère, j’ai replongé avec bonheur dans son univers toujours aussi particulier mais si beau !

Dans ce premier recueil : Le vaisseau étoilé, paru en 1977 au Japon, nous retrouvons 4 histoires de longueurs inégales mais qui tournent toujours autour d’un thème commun : l’imagination. Dans un ton très mélodramatique emprunté à une certaine façon d’écrire les récits à l’époque, on suit ainsi quatre récits de vie fortement inspirés de la littérature européenne et en particulier anglaise du XIXe, ce qui donne une ambiance très particulière, qui personnellement me rappelle les animés de mon enfance. J’ai donc été ravie de retrouver cela.

Les quatre histoires de ce recueil sont inégales. Inégales en longueur, inégales aussi en qualité et implication de ma part. On y retrouve dans chacune le trait très longiligne de l’autrice mais dans une version beaucoup plus vivante et moins froide que Liddell. Ici chacun de ses couples de héros se retrouve à plonger tête la première dans son imaginaire pour se donner l’énergie nécessaire pour vivre et avancer, ce qui est très beau. On retrouve ainsi un peu la même fougue dramatique qu’il y avait dans des titres comme Glass no Kamen (Laura ou la passion du théâtre), Candy ou Georgie, qui s’inspirent eux-même de cette littérature européenne. Les héros sont confrontés à des drames à leur niveau et c’est suite à une rencontre, qu’ils vont se retrouver à se réconcilier avec leurs rêves.

Avec une mise en page très poétique, l’autrice nous invite ainsi à plonger dans la tête de ses personnages, souvent après avoir découvert un présent un peu morne, soit dans une école de filles où l’héroïne se sent mal, soit avec un héros qui voit celle qu’il aime lui échapper, soit avec un frère qui en a marre d’avoir la responsabilité de sa jeune soeur, ou soit avec un jeune garçon confronté à la mort prochaine de sa petite voisine. Chacun va faire la rencontre de quelqu’un, fille ou garçon, qui va soit le réconcilier avec son rêve d’autrefois et le pousser à renouer, soit littéralement l’y plonger. Ainsi une petite touche de fantastique vient inexorablement se glisser, avec plus ou moins de force selon les récits, l’un d’eux est par exemple une réinterprétation d’Alice et du Magicien d’Oz, au choix, le tout sublimé par le trait de l’autrice.

En effet, celle-ci a quelque chose de magique qui transpire dans les pages et pardonne bien des erreurs de proportion dans ces personnages parfois maladroitement trop longs… La narration est comme je l’aime dans les shojo, alambiquée avec une nécessité d’avoir le regard un peu partout et de suivre ses circonvolutions qui se calent sur les pensées agitées des héros. J’adore suivre ces arabesques narratives qui couplées à la poésie du texte m’emmène ailleurs, me fait voyager, m’émeut et me fait réfléchir sur le sens de la vie entre autre.

Le thème principal est effectivement de vivre sa vie pleinement, d’oser décevoir certaines attentes pour se faire plaisir à soi et être heureux, mais également de redonner du courage aux autres, quitte à défier le monde et les autorités. C’est plein d’espoir et si certaines histoires se finissent mal, il y a toujours une note positive pleine d’espoir dans l’aventure qui y a mené.

Le Vaisseau étoilé n’est pas un récit parfait. C’est un enchaînement d’histoires courtes souvent anecdotiques, mais c’est un vrai plaisir de retrouver l’ambiance vintage des années 70 dans un trait fin et poétique avec une ambiance rappelant les animés de mon enfance qui s’inspiraient eux-même d’une littérature européenne qui me parle et que j’aime. Alors, je suis ravie que BlackBox poursuive sa politique d’auteurs avec Yoshimi Uchida et j’ai espoir que d’autres autrices d’autrefois me soient accessibles grâce à eux. En tout cas, j’achèterai !

>> N’hésitez pas à lire aussi les avis de : …, Vous ?

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