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Seven Little Sons of the Dragon: A Collection of Seven Stories de Ryôko Kui

Titre : Seven Little Sons of the Dragon: A Collection of Seven Stories

Auteur : Ryôko Kui

Traduction : Taylor Engel

Éditeur Us : Yen Press

Année de parution vf : 2019

Nombre de pages vf  : 240

Résumé : Ryoko Kui, the master storyteller behind the beloved manga series Delicious in Dungeon, pens seven brand-new tales that will delight fantasy fans and manga devotees equally. Covering a broad range of themes and time periods, no two stories in this collection are alike!

Mon avis :

 Parfois ne trouvant pas mon bonheur en vf, je me tourne aussi vers le marché américain qui a la chance de voir se publier (mais pas toujours en version papier) de vraies petite pépites. C’est le cas ici avec ce recueil de oneshots à la couverture envoûtante : Seven Little Sons of the Dragon, des histoires fantastiques d’une autrice de seinen au trait fin et varié.

Ryoko Kui est une autrice de seinen qui aime les mondes de l’imaginaire et publie dans des magazines seinen au Japon. En 2012, on lui offre la possibilité de regrouper plusieurs de ses histoires avec des créatures fantastiques dans un recueil et elle les articulera autour de cette très jolie couverture présentant chacune d’entre elles.

Ses histoires sont toutes différentes, elles ne mettent pas en scène les mêmes créatures, ni les mêmes personnages, ni les mêmes lieux, ni les mêmes époques et à chaque fois, l’autrice adapte sur son trait et son ton pour que cela colle à l’ambiance qu’elle veut nous décrire. Mais toutes semblent avoir en commun une même émotion et une même envie de célébrer le lien qui pourrait unir l’humain à l’autre, qu’il soit dragon, sirène, esprits ou juste autre être humain. J’ai beaucoup aimé cette variété et ces doux sentiments.

Pourtant l’autrice nous propose des histoires qui ont toujours un petit quelque chose de sombre. On se retrouve bien souvent face à une nature humaine assez excluante, qui a peur de celui qu’elle combat, peur de celui qu’elle ne connaît pas, peur de celui qu’elle trouve étrange, peur d’elle-même qu’elle ne comprend pas. Il y a donc une belle richesse cachée à chaque fois.

Son trait s’adapte donc à chaque histoire. Quand elle est dans un univers médiéval, son trait se rapproche de celui d’un Glouton et dragon, quand elle est aux côtés d’un peintre traditionnel d’autrefois, elle les peint comme des estampes, quand elle est dans un monde plus moderne, son trait se simplifie et se rapproche de nous. C’est un bel exercice fort réussi.

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Les histoires, elles, ne sont pas toutes égales. Forcément, il y en a certaines que j’ai préféré à d’autres, certaines qui m’ont plus touchée que d’autres. J’ai en particulier beaucoup aimé la première où deux pays s’affrontent mais sont forcés de faire une pause parce qu’un dragon niche sur leur frontière et les attaque quand ils veulent passer. C’était bien pensé de développer des sentiments entre la fille d’un soldat d’un camp qui manque de tout pour préparer de bons plats et un soldat qui joue les ravitailleurs à ses risques et périls, avec comme lien cet attachement qu’ils vont développer pour le dit dragon et leur rêve de voir la mer. Il y a beaucoup de sensibilité dans cette nouvelle.

Celle consacrée à la sirène avec un jeune garçon faisant tout pour l’aider à réaliser son rêve alors que dans son monde moderne les sirènes sont objet de discrimination et que certains cherchent à leur donne les mêmes droits que nous alors que d’autres non. Il est courageux et c’était touchant, surtout dans une ambiance chaude estivale.

J‘ai aussi aimé celle plus tendre autour d’un jeune loup-garou que sa mère a toujours couvé, peut-être un peu trop, et qui lui reproche un peu ses troubles et son manque de relation aux autres, alors qu’en fait il ne se rend pas compte de tout ce qu’elle fait pour lui. Cette nouvelle histoire dans notre monde moderne était drôle et mignonne tout plein.

Humour que j’ai retrouvé, par exemple, dans la dernière histoire avec deux soeurs jumelles appartenant à une famille où chacun a des pouvoirs assez extraordinaires. Mais l’une d’elles a juste comme pouvoir de changer les vêtements des gens en pyjamas ce qui la chagrine, sauf que quand un invité joue les détectives chez eux, sans connaître l’existence de leurs pouvoirs, elle est bien utile. C’est amusant et cocasse.

Je pourrais encore continuer comme ça sur chaque histoire mais je préfère vous laisser aussi le plaisir de les découvrir.

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Pour ma part, j’ai beaucoup aimé cette petite incursion dans l’univers fantastique de l’autrice où chaque époque, chaque monde côtoie des créatures fantastiques avec plus ou moins de facilité, mais avec toujours des hommes et femmes pour tenter de faire le lien et réparer les erreurs des autres plus sectaires. Je regrette peut-être que les créatures ne soient pas plus mises en avant car au final ce sont les humains qu’on retient et qu’on voit plutôt qu’eux. Je regrette aussi peut-être qu’il n’y ait pas plus de dragons au vu du titre annoncé. Mais pour le reste, j’ai aimé ton, dessin et ambiance et je replongerais volontiers dans ce genre de douces histoires.

> N’hésitez pas à lire ou regarder aussi les avis (en anglais) de : The Book Finch, Keep it in canon, Yattatachi, Vous ?

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3 commentaires sur “Seven Little Sons of the Dragon: A Collection of Seven Stories de Ryôko Kui

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