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Visionnages de la semaine 2022 #45

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Petite semaine tranquille devant les écrans où au rythme habituel, j’ai vu un film entêtant mais dans lequel il m’a manqué quelque chose (Decision to leave), une série proposant un thriller à un format inhabituel (The Patient), une série doudou dont c’est peut-être la fin (Chesapeake Shore) et un anime de mon enfance que je poursuis avec plaisir malgré ses failles (Attacker You – Jeanne et Serge). Je pense m’orienter vers une certaine expérience Burtonienne la semaine prochaine ainsi que le mystérieux 1899 sur lequel je lis plein de choses contradictoires et qui m’intrigue du coup. Des avis ? Des recommandations ?

Bonne fin de weekend à tous !

(Cliquez sur les titres pour voir de quoi ça parle)

 Decision to Leave de Park Chan Wook (2022) avec Wei Tang, Park Hae Il, Lee Jung Hyun…

Après le visionnage marquant que fut Mademoiselles, j’avais très envie de découvrir le nouveau film du réalisateur, qui en plus avait été présenté à Cannes cette année. Malgré un scénario qui lui aussi avait un je ne sais quoi t’entêtant et dérangeant, je me suis un peu ennuyée cette fois. J’ai eu du mal à trouver le moindre rythme dans ce duel de sentiments qui opposent les deux personnages principaux qui sont attirés l’un par l’autre alors qu’ils ne le devraient pas. Cela efface tout le reste, même l’enquête qui aurait pu, aurait dû, nous accaparer bien plus. Je suis donc assez partagée, ayant beaucoup aimé la façon dont fut narrée cette relation, mais ayant souffert d’un manque d’intrigue à côté.

Hae-Joon, détective chevronné, enquête sur la mort suspecte d’un homme survenue au sommet d’une montagne. Bientôt, il commence à soupçonner Sore, l’épouse du défunt, tout en étant déstabilisé par son attirance pour elle.
Le film est présenté en compétition au Festival de Cannes 2022.

(Cliquez sur les titres pour voir de quoi ça parle)

 The Patient – Saison 1 Épisodes 1 à 8 *Fin de la saison*

Quelle surprise que cette petite série ! D’abord il y a son format court qui surprend, des épisodes de 25-30 minutes pour une série qui n’est pas une comédie, c’est rare. Ensuite, il y a sa narration, où on entre dans la tête d’un tueur en construction à travers sa thérapeute qu’il séquestre et avec qui il a des sessions. Enfin, il y a son final et son déroulement où les scénaristes osent aller jusqu’au bout de leurs idées et je les salue. En revanche, malgré ce format court, il y a eu de nombreux coups de mou, ce que je regrette et le jeu de Steve Carell n’a pas toujours suffit car j’ai trouvé que Domhnall Gleeson, qui lui donnait la réplique, n’était pas toujours très convaincant, tombant parfois dans le surjeu… Mais les fans de thrillers psychologiques devraient se régaler.

 Chesapeake Shores – Saison 6 Épisodes 1 à 10 *Fin de la saison*

Le retour de ma petite série familiale doudou de ces dernières années. C’est un format que j’ai toujours apprécié même si c’est rempli de guimauve et de jeux parfois assez moyens, mais j’aime les émotions de ces relations familiales et fraternelles. Ici, on a tous : une belle maison familiale, des frères, soeurs et parents avec des histoires familiales à n’en plus finir, des histoires annexes : fraude financière, projet de film, recherche d’un crédit pour faire fructifier un projet, projet bébé, crise cardiaque, découverte d’un père supposé mort, et j’en passe. J’ai pris plaisir dans cette saison à continuer à suivre chacun des enfants : Abby dans sa nouvelle relation même si je trouve celle-ci bien trop guimauve et irréaliste pour moi ; Mick et Megan, les parents, qui se retrouvent et le premier qui lutte contre une addiction ; Jess qui consolide son projet avec David qui a maille à faire avec son père ; Bree et son projet de film + la construction de sa relation avec Luke, un repris de justice ; Kevin et son projet bébé + sa réorientation et Connor et ses nouveaux amours + son burnout. Tout cela est très riche, la série offre la part belle à tous et même un peu à l’une des filles d’Abby, ce qui est rare ici (à tort). Cela pourrait très bien se conclure ici, on aurait une bien jolie fin.

Mention spéciale au très beau personnage de Mandrake, le majordome d’Evan, petit-ami d’Abby, mon coup de coeur !

Jeanne et Serge – Épisodes 15 à 33

Ça me fait toujours bizarre de replonger dans cet anime de mon enfance mais avec mon regard d’adulte. La série est bourrée de défaut et pourtant je passe un très bon moment à la redécouvrir et à découvrir les passages scabreux ou violents qui avaient été supprimés lors de la diffusion chez nous autrefois.

Cette fois, on s’attache à l’après-lycée. Jeanne est entrée dans une équipe pro et on assiste à ses nombreux matchs avec elle, ses entraînements pour la faire progresser et les nouvelles relations qu’elle nous, amicales ou rivales. Les scénaristes vont très vite, ils enchaînent les matchs à vitesse grand V et notre héroïne s’intègre et progresse vite à ce niveau pourtant bien supérieur au précédent. Elle y retrouve d’ailleurs ses amies et rivales et toujours et en voit s’ajouter d’autres. Ce rythme qui peut sembler trop rapide m’a plu au final car il m’a permis de voir plein de scènes d’action même si ça a un côté un peu superficiel. J’aime voir les filles monter au filet et défendre, enchaîner les nouvelles attaques, services et tactiques. C’est enthousiasmant de la voir tant progresser et les bonnes relations qu’elle noue avec ses coéquipières font plaisir à voir.

Il y a toujours cependant ce problème avec la violence de certains entraîneurs trop passée sous silence et presque cautionné par moment, tandis que c’est dénoncé à d’autres. Il faudrait faire un choix. Il y a toujours aussi ces moments où les scénaristes en font trop et rendent l’héroïne ridicule, rappelant les héros de shonen obsédés par le sexe opposé. Ça a un côté schizophrène avec le sérieux dont elle est capable de faire preuve 2 secondes plus tard. L’animation est aussi particulièrement datée, on voit les plans réutilisés plein de fois, on voit les gestes saccadés, on voit les erreurs de colorimétrie… Et pourtant, cela conserve sa saveur et avant Haikyu, c’était LE seul animé, pour moi, qui faisait date sur le volley. Cela reste donc à voir en ayant tout ça en tête 😉

 Bons visionnages à vous aussi. A la semaine prochaine.

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5 commentaires sur “Visionnages de la semaine 2022 #45

  1. Ah « Jeanne et Serge » toute une époque ! Je ne sais pas si j’arriverai à revoir cette série ! Je me souviens de passage assez dur avec l’entraineur au bâton, ça me rendait malade…
    De mon côté, petite semaine sur laquelle j’ai vu quelques épisodes de « Nodame Cantabile » (12 à 16), l’épisode 3 de « Hawkeye », l’épisode 1 de « Arcane » et la saison 2 (13 épisodes) de « Kimi ni todoke ». Un seul film au programme : « Disenchanted » qui ne m’a pas convaincue. Le scénario est intéressant et tient la route mais ils ont trop attendu avant de la faire… L’âge des acteurs est problématique, trop âgés pour être crédibles dans le rôle de jeunes parents, trop âgés pour ne pas paraître presque ridicules quand ils dansent et chantent, et vraiment trop de chansons. Malgré quelques bons passages, je n’ai pas retrouvé la magie du premier.

    Aimé par 1 personne

    1. Moi aussi, j’ai beaucoup de mal avec cet entraîneur justement…
      Nodame à l’inverse, c’est un tel bonbon acidulé. Pareil pour Kimi no todoke dont j’ai bien aimé la version papier.
      Arcane fut un coup de coeur. Cette animation !
      Je n’avais déjà pas trop aimé Il était une fois alors Disenchanted ne m’attirait pas, ton avis le confirme ^^!
      Bon dimanche à toi ☺️

      Aimé par 1 personne

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