Heartless de Marissa Meyer

Titre : Heartless

Auteur : Marissa Meyer

Editeur vo : Feiwel & Friends

Année de parution vo : 2016

Résumé : Il y a longtemps avant de devenir la terreur du Pays des Merveilles, l’infâme Reine de Cœur ; c’était une jeune fille qui voulait juste tomber amoureuse. Catherine fait partie des filles les plus désirée de tout le Pays des Merveilles, et une des favorites du futur Roi de Cœur. Mais ses intérêts résident ailleurs. Boulangère de talent, elle rêve d’ouvrir une boutique avec sa meilleure amie et de fournir au Royaume de Cœur de délicieuses pâtisseries et de confiseries. Mais selon sa mère, un tel objectif est impensable pour la jeune femme qui pourrait être la future Reine. Lors du bal royal où Cath s’attend à recevoir la demande en mariage du Roi, elle rencontre le beau et mystérieux Jest, le bouffon de la cour royal. Pour la première fois, elle ressent l’attraction du véritable amour. Au risque d’offenser le Roi et de décevoir ses parents, elle et Jest se retrouvent au cœur d’une liaison intense et secrète. Cath est déterminée à faire sa propre destinée et de tomber amoureuse à ses termes. Mais dans un monde remplie de magie, de folie et de monstres, le destin lui réserve autre chose pour elle…

Mon avis :

J’ai acheté ce livre sur un coup de tête parce que je connaissais l’auteur (cf ma chronique de Cinder) et que je trouvais l’objet livre sublime. Si je n’ai pas été déçue de ce côté-là, le livre est vraiment très beau dans sa version reliée avec sa jaquette aux légers reliefs de ronces et sa couverture rigide rouge et noir aux motifs d’un échiquier, par contre j’ai trouvé le contenu plus discutable.

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The Winner’s Curse de Marie Rutkoski

Titre : The Winner’s Curse

Auteur : Marie Rutkoski

Editeur vf : Lumen // vo : Bloomsbury

Année de parution vf : Depuis 2017 // vo : 2015-2016

Nombre de tomes vf : 1 (en cours) // vo : 3 (série terminée)

Résumé du tome 1 : Fille du plus célèbre général d’un empire conquérant, Kestrel n’a que deux choix devant elle : s’enrôler dans l’armée ou se marier. Mais à dix-sept ans à peine, elle n’est pas prête à se fermer ainsi tous les horizons. Un jour, au marché, elle cède à une impulsion et acquiert pour une petite fortune un esclave rebelle à qui elle espère éviter la mort. Bientôt, toute la ville ne parle plus que de son coup de folie. Kestrel vient de succomber à la  » malédiction du vainqueur  » : celui qui remporte une enchère achète forcément pour un prix trop élevé l’objet de sa convoitise.
Elle ignore encore qu’elle est loin, bien loin, d’avoir fini de payer son geste. Joueuse hors pair, stratège confirmée, elle a la réputation de toujours savoir quand on lui ment. Elle croit donc deviner une partie du passé tourmenté de l’esclave, Arin, et comprend qu’il n’est pas qui il paraît… Mais ce qu’elle soupçonne n’est qu’une infime partie de la vérité, une vérité qui pourrait bien lui coûter la vie, à elle et à tout son entourage.
Gagner sera-t-il pour elle la pire des malédictions ? Jeux de pouvoir, coups de bluff et pièges insidieux : dans un monde nouveau, né de l’imagination d’une auteure unanimement saluée pour son talent, deux jeunes gens que tout oppose se livrent à une partie de poker menteur qui pourrait bien décider de la destinée de tout un peuple.

Mes avis :

Tome 1 : The Winner’s Curse

Nouvelle lecture en vo, j’ai été attirée par ce titre à cause de sa superbe couverture qui n’a pourtant rien à voir avec le contenu. En effet, l’histoire de ce livre prend place dans une Antiquité revisitée à la sauce fantasy. L’auteure nous dépeint une société de guerriers, les Valerians,  qui ont vaincu il y a une dizaine d’année les Herrans. Ils ont réduit ces derniers en esclavage et vivent désormais dans leurs villas tout en continuant à faire la guerre aux peuples voisins.

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Three Dark Crowns de Kendare Blake

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Titre : Three Dark Crowns

Auteur : Kendare Blake

Editeur vo : Harper Teen

Année de parution vo : Depuis 2016

Nombre de tomes vo : 1 (en cours)

Résumé du tome 1 : Sur l’île de Fennbirn, à chaque génération né un groupe de triplettes : trois reines égales dans leur prétention au trône et chacune en possession d’un type de magie différent. Mirabella, une farouche « élémentaire », peut allumer des flammes ardentes ou lancer de terribles tempêtes d’un claquement de doigt. Katharine, « l’empoisonneuse », peut avaler des quantités mortelles de poison en ayant à peine mal au ventre ensuite. Arsinoe, « la naturaliste », est censée pouvoir faire fleurir les plus rouges des roses et contrôler les plus féroces des lions. Mais pour être couronnée Reine, il ne suffit pas d’avoir du sang royal. Chaque soeur doit se battre pour ça et il ne suffit pas juste de gagner… gagner est une question de vie ou de mort pour chacune d’elle. La nuit où les soeurs auront 16 ans, la lutte va commencer et la dernière qui sera encore debout gagnera le droit de porter la couronne. (résumé traduit par mes soins ^^) 

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Mon avis :

Je crois définitivement que le Young Adult n’est pas pour moi en ce moment… Malgré des avis ultra positifs sur la toile, je vais me montrer bien plus réservée avec cette série de fantasy pour les jeunes adultes, voire les ados.

Je ne connaissais pas Kendare Blake avant de découvrir ce titre et j’ai trouvé qu’elle avait une plume assez pauvre mais qu’elle avait pas mal d’imagination. L’univers qu’elle parvient à créer dans Three Dark Crowns est très intéressant et assez original. Nous sommes dans une société matriarcale où la Reine se retire à chaque fois après avoir accouchée de triplettes pour que l’une d’elle 16 ans plus tard prenne sa place après avoir tuée ses deux soeurs. Chaque soeur a un pouvoir en sommeil qui est déterminé à sa naissance et dès l’âge de 6-7 ans, elle est élevée dans la famille de son pouvoir : « les naturalistes », les « empoisonneurs » et les « élémentaires ». Sauf que dans la génération en cours, seule une soeur a fait la démonstration de son pouvoir et que les deux autres considérée comme des faibles sont susceptibles de se faire éliminer par l’institution qui chapeaute tout ça : le Temple et ses prêtresses.

L’univers est donc particulièrement intéressant à mon sens mais malheureusement tout reste bien trop en surface et rien n’est vraiment développé. Rien n’est approfondi tout est balancé vite fait sans creuser et même l’ambiance reste assez froide. Je ne suis jamais vraiment parvenue à rentrer dans l’histoire à cause de ça. J’ai même trouvé que les personnages étaient fades ce qui est fort dommage parce que c’est la devanture de tout titre. Les trois soeurs sont peu approfondies et ne varient pas vraiment d’un bout à l’autre du tome. Par contre, j’ai apprécié chacune d’elle à sa façon que ce soit Mirabella, la plus puissante, qui ne veut pas tuer ses soeurs ; Katharine, la fragile empoisonneuse qui tombe amoureuse sans le vouloir mais est trahie ; ou ma favorite : Arsinoe, la naturaliste garçon manqué pour qui l’amitié compte énormément et qui s’attache facilement les gens. Par contre, il y a pas mal de personnages secondaires et si j’arrive à les remettre quand leurs noms viennent sur le tapis, je suis incapable de m’en rappeler après avoir fermé le livre…

En parlant des personnages, j’ai eu beaucoup de mal avec les potentiels fiancés et amoureux de nos trois soeurs, enfin surtout avec un : Joseph, le coeur d’artichaut. Ami d’enfance d’Arsinoe, il me plaisait bien au début parce qu’il l’avait aidée à essayer de s’enfuir. Malheureusement au détour d’un naufrage, il tombe sur Mirabella et s’en trop savoir comment, ils finissent par coucher ensemble et tomber amoureux. C’est complètement ubuesque et pas du tout crédible et en plus, ça met en l’air une bonne partie des personnages et de l’intrigue, rendant celle-ci beaucoup trop cul cul pour ce type d’histoire. Du coup, l’auteur nous pollue l’histoire avec leur romance régulièrement et ça m’a vite agacée. D’un autre côté, il y a Billy, un autre prétendant, officiel cette fois, dont j’ai beaucoup aimé la personnalité et la relation avec Arsinoe. Je le trouve très prometteur et j’espère que leur amitié va changer de nature parce que c’est un chic type sur qui on peut compter. Et puis enfin, il y a Pietyr, qui est sensé apprendre à Katharine à attirer les hommes mais qui finit par tomber amoureux d’elle mais qui va aussi la trahir, ce qui me rend curieusement pour la suite.

Mais le coeur du roman et ce que j’ai préféré, c’est tout le processus pour que l’une des triplettes devienne Reine. J’ai aimé l’idée de ce Temple qui contrôle tout, qui a sa favorite et qui veut la faire gagner à tout prix. J’ai aimé l’idée de ce show où chacune se présente au peuple et à ses prétendant et fait montre de son pouvoir. Et surtout, j’ai aimé toute la préparation en amont dans chaque famille pour mettre en avant les qualités de sa prétendante ou pour camoufler ses faiblesses. On sent bien tous les éléments de politique et les alliances qu’il y a derrière même si c’est balancé assez vite et qu’une fois de plus rien n’est vraiment approfondi. De ce fait, on sent bien que dans les dernières 50 pages, l’auteur accélère énormément le tempo, avec des chapitres de plus en plus court, pour faire monter la tension et finir son premier tome en apothéose avec trois soeurs que la vengeance dévore.

A final, Three Dark Crown, est le début d’une série à l’univers prometteur mais qui souffre d’une plume immature. L’auteure n’a pas assez creusé son univers, elle se contente de l’exposer superficiellement et c’est fort dommage. Les personnages sont à l’aune de l’histoire, tout va trop vite et les romances sont pour le moment très agaçantes et polluent trop l’histoire. Je donnerai quand même sa chance à la suite pour voir.

Ma note : 13 / 20

Six Of Crows de Leigh Bardugo

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Titre : Six of Crows

Auteur : Leigh Bardugo

Editeur vo : Henry Holt and Company

Années de parution : 2015-2016

Nombre de tomes : 2 (série terminée)

Résumé du tome 1 : Ketterdam : une ville grouillante de malfrats où tout s’achète si on y met le prix. Ce principe, personne ne l’a fait autant sien que Kaz Brekker, dit « les Mains Sales ». Quand le voleur se voit offrir une mission impossible mais qui le rendra riche, il réunit son équipe : un soldat assoiffé de vengeance, un tireur d’élite accro au jeu, un jeune fugueur des beaux quartiers, une espionne défiant les lois de la gravité, et une Grisha aux puissants pouvoirs magiques. Six dangereux hors-la-loi seuls capables de sauver le monde – s’ils ne s’entretuent pas avant…

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Mes avis :

Tome 1 : Six of Crows

Nouvelle lecture en Vo avec cette duologie. J’ai craqué devant le beau coffret que vous voyez en photo plus haut, comparé à l’édition française toute simple. Et même si je n’étais pas entièrement convaincu par le résumé, je lui ai laissé sa chance.

J’ai d’abord eu du mal lors des premiers chapitres. J’avais l’impression d’avoir été propulsée dans un monde dont je ne connaissais rien mais que les autres semblaient connaître, c’est sûrement dû au fait que cette duologie fait suite à la trilogie Grisha qui se déroule dans le même univers. De plus, le fait que le tome se découpe en chapitres alternant le point de vue des 5 protagonistes principaux n’aide pas vraiment au début à bien se plonger dans l’histoire. Mais petit à petit, la mayonnaise prend et on est de plus en plus accro à leurs aventures et leurs histoires.

L’histoire de départ est assez simple, réunir une bande de malfrats pour aller libérer un scientifique ayant inventé une dangereuse drogue, mais très vite s’y ajoute des histoires de vengeance, de politique, de coeur… On est rapidement plongé dans les bas-fonds de Ketterdam où Kaz fait un peu la loi et on apprend à faire connaissance avec ses acolytes : Inej/Wraith, Jesper et Nina, les deux filles ayant une forte personnalité ce qui fait plaisir. En plus, elles vont avoir une place centrale dans l’histoire, notamment après l’arrivée des autres acolytes : Wylan (le plus effacé pour le moment) et Matthias. Mais leur mission principale va vite recouvrir plein d’autres petites missions qui vont à chaque fois prendre un autre tour que prévu. L’histoire est donc assez prenante. On suit l’avancement de leur mission et tout ce qui s’y greffe. On n’a pas un moment pour souffler et l’auteur parvient à garder un bon rythme tout du long. L’histoire est donc l’un des points forts de ce premier tome puisqu’on ne sait jamais vraiment à quoi s’attendre.

L’autre gros point fort, c’est clairement les personnages. J’ai eu du mal avec eux au début. Je trouvais qu’ils faisaient beaucoup trop jeunes et un peu toc, mais au fur et à mesure des chapitres, je me suis accrochée à eux. J’ai aimé la façon dont ils se dévoilent au fil des missions et j’ai eu un vrai coup de coeur pour les deux couples : Nina-Matthias et Inej-Kaz. Le premier couple est typique de ce que j’aime. Des gens qui se détestent au début mais qui en apprenant à se connaître évoluent, s’acceptent et tombent amoureux. Comme en plus, l’un est Fjerdan et l’autre Grisha, ça m’a donné très envie de lire la série précédente de l’auteur. Le second couple met plus de temps à se mettre en place mais leur relation est d’autant plus forte surtout quand on connait leur passé respectif. Et les dernières pages le mettent au coeur du prochain tome pour mon plus grand plaisir. En dehors de ces 4 personnages, il y a aussi Jesper et Wylan dont les rôles sont plus effacés malheureusement, et aussi tout plein de petits rôles qui tiennent bien leur place sans être trop développés.

J’ai également fini par apprécier l’ambiance de la série entre intrigues politiques, conflits interraciaux, romances compliquées, petites pointes de magie et casse du siècle. Le titre n’est cependant pas exempt de défauts : les personnages sont trop jeunes, Ketterdam est décevante par rapport à une Camorr par exemple (cf. Les salauds gentilshommes), l’ensemble est un peu léger et rapide parfois. Mais l’auteur sait vraiment faire monter la pression et nous rendre addict petit à petit, nous donnant très envie de lire la suite et fin.

Ma note : 15 / 20

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Tome 2 : Crooked Kingdom

J’ai donc enchainé directement avec le second et dernier tome de la série. Tout comme avec le premier, j’ai un avis un peu partagé. Par rapport à tout ce que j’ai pu lire en Young Adult, cette série fait clairement partie du haut du panier parce que l’auteur n’a pas infantilisé ses lecteurs, qu’elle a construit une histoire forte et cohérente avec des personnages plutôt crédibles et très bien développés. Mais il y a un gros bémol sur les multiples rebondissements qu’on vit encore dans cette suite, qui font qu’au bout d’un moment, on se lasse un peu des tours et détours qu’on doit faire pour arriver au but final. En plus, j’ai trouvé le décor et l’ambiance bien moins prenant que dans le premier tome, il faut dire que Ketterdam manque cruellement de charisme par rapport à la Cour des Glaces.

Dans ce tome, nous continuons donc à suivre les péripéties de Kaz et sa bande, qui après s’être fait avoir à la fin du tome 1, cherchent à se venger et à récupérer ce qui leur avait été promis. Bien sûr, cela va vite se révéler plus compliqué que prévu. Contrairement au tome 1, j’ai trouvé qu’on restait un peu trop en vase clôt. Cela n’a pas l’envergure que cela devrait avoir puisque l’on se contente d’une petit guéguerre entre les différents gangs de Ketterdam et une maigre intervention du Cercle des Marchands et des puissances étrangères. C’est dommage parce qu’on sent pourtant que l’univers pourrait être très riche s’il était mieux exploité. Peut-être le retrouverons-nous dans de futures parutions de l’auteure, en tout cas, j’espère ! Pour en revenir à l’histoire, nous suivons donc les différents plans de Kaz pour se venger et avant tout récupérer Wraith, ce qui ne tarde pas. Sa vengeance est plus complexe à mettre en branle et va devoir impliquer tout le monde. Ils vont une nouvelle fois risquer leur vie mais c’est aussi ce qui fait le sel de la série et aucun ne sera à l’abri comme le démontre la terrible fin qu’on va vivre ! (Pourquoi a-t-il fallu qu’elle choisisse de faire mourir CE personnage ? Je suis très déçue, je l’aimais vraiment beaucoup…)

Mais c’est encore une fois du côté des personnages que le plus gros du travail est fait et donc que j’ai pris le plus de plaisir. J’ai beaucoup aimé le développement des personnages de Jesper et Wylan dans ce tome, je les trouvais trop en retrait avant et je suis ravie que l’auteur en ait fait quelque chose d’intéressant. Leur petit couple, que j’avais bien vu venir, est très bien trouvé, ils se complètent à merveille. J’ai aussi beaucoup aimé, comme dans le tome 1, les 2 autres couples. D’abord celui de de Nina et Matthias qui continue à se développer dans ce tome. Matthias aide Nina a lutter contre son addiction d’abord, puis à comprendre et accepter ses nouveaux pouvoirs. Celle-ci l’aide à accepter celui qu’il est vraiment et à trouver sa voie, dommage que ça leur prenne autant de temps… Le second, celui formé par Kaz et Inej m’aura vraiment déchiré le coeur tout au long du tome, mais j’en aurai été récompensée dans les dernières pages et je suis contente d’avoir pu voir leur petit happy end.

Cette série n’aura pas été le coup de coeur attendu mais j’ai beaucoup aimé suivre les aventures du gang de Kaz. Les personnages sont vraiment attachants et l’auteure a su développer un univers vraiment addictif que j’espère bien retrouver !

Ma note : 15 / 20

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Petit Renard de Hua Xiang

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Titre : Petit Renard

Auteur : Hua Xiang et Studio One

Editeur vf : Les éditions Fei

Année de parution vf : 2015

Nombre de pages : 35

Histoire : Non loin de la Sibérie, au bord d’un grand fleuve, un vieux couple vivait dans une cabane faite de bois et de fourrure. Ils n’avaient ni enfants ni biens. Un beau jour, le vieil homme pénétra dans la forêt et tomba nez-à-nez avec un petit renard inerte, gelé par le froid et la neige, qu’il s’empressa de ramener chez lui. Sauvé de la mort par le vieux couple, le petit renard, très reconnaissant, chercha tous les moyens de devenir un vrai petit garçon. Il décida de pénétrer dans la forêt la plus dangereuse du pays pour trouver la déesse qui pourrait exhausser son vœu.

Mon avis :

Je tenais tout d’abord à remercier les Fleurs de Sakura et les éditions Fei de m’avoir permis de gagner cet album lors de leurs jeux spécial Noël ^^

J’avais déjà lu un autre album de leur collection Minorité, la Fille de la Cascade et avec Petit Renard, je retrouve la même qualité que ce soit au niveau de l’histoire ou de l’ouvrage. En effet, celui se présente sous un format à l’italienne avec une très belle couverture cartonnée qui donne de suite envie. Cependant, elle n’est pas forcément très représentative des dessins à l’intérieur qui sont eux, plus classiques si je puis dire. C’est, je dois dire, ce qui me déçoit le plus dans cette collection. Je suis à chaque fois attirée par les histoires et les belles couvertures mais ce n’est pas à la hauteur à l’intérieur. Les dessins sont un peu ternes et la mise en page n’est pas très moderne, ni le choix de la police d’écriture qui donne un côté un peu amateur, ce qui est fort dommage.

L’histoire est pourtant pleine de potentiel avec ce petit renard qui, comme Pinocchio, cherche à devenir un petit garçon pour faire plaisir au couple qui l’a sauvé et élevé. J’ai beaucoup aimé ses aventures au milieu de la campagne Ewenkis où il rencontre tour à tour un méchant loup (décidément quelle réputation ils ont partout dans le monde !), le dieu-oiseau, le dieu-arbre et le dieu-cerf. Sans trop savoir si c’est parce qu’ils sont touchés par son histoire ou autre, chacun d’eux lui promet de l’aider puisqu’ils ne peuvent pas exaucer son souhait. Et à la fin, même s’il ne devient pas un petit garçon, il arrive tout de même à offrir un beau cadeau au couple qui l’a sauvé.

C’est mignon et ça a tout pour plaire aux plus jeunes en plus de permettre de découvrir de manière originale l’ethnie des Ewenkis.

Ma note : 14 / 20

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Miss Peregrine et les enfants particuliers de Ransom Riggs

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Titre : Miss Peregrine et les enfants particuliers

Auteur : Ransom Riggs

Editeur vf : Bayard

Années de parution vf : 2012-2016

Nombre de tomes : 3 (série terminée)

Résumé du tome 1 : Jacob est un ado comme les autres, excepté qu’il se pose des questions sur son mystérieux grand-père. Quelles sont ces étranges photos d’enfants qu’il lui montrait quand il était petit ? Les histoires qu’il lui contait sur eux étaient-elles vraies? Et pourquoi disparaissait-il aussi souvent ?
Tout s’accélère le jour où il le retrouve blessé dans son jardin. Jacob a vu des monstres, il en est sûr, et personne ne veut le croire. Il ne lui reste qu’à suivre les dernières instructions qu’a murmuré son grand-père avant de rendre son dernier souffle…

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Mes avis :

Tome 1

Ça faisait un moment que j’étais intriguée par ce livre, tout d’abord parce que c’est un très bel objet (il manque juste une version reliée et ce serait parfait) mais aussi parce qu’il a été choisi par Tim Burton pour l’adapter en film. Je n’ai pas encore vu le film mais en général même si la réalisation est ratée, j’aime les choix de ce réalisateur.

Je m’attendais donc à être conquise dès les premières pages mais ce ne fut pas le cas. L’histoire est très bien écrite, j’ai beaucoup aimé le style de Ransom Riggs. Mais il y a un gros soucis, l’histoire met très très longtemps à démarrer. Franchement, il ne se passe pas grand-chose avant le dernier quart du livre et c’est long. L’auteur perd trop de temps à poser l’ambiance de sa saga. Il se répète et tourne un peu en rond. Le rythme est trop lent, trop mou, c’est vraiment dommage. La suite, elle, sans être follement rythmée et palpitante, est déjà bien plus intéressante. On a enfin un enjeu qui se dessine et un peu d’action même si l’ensemble reste assez simple.

Pourtant, j’ai beaucoup aimé le décor de cette histoire. C’est une histoire fantastique dans la plus pure tradition avec un garçon qui voit sa vie basculer d’un coup. J’ai beaucoup aimé la façon dont sa déprime et sa perte de repères étaient rendues. J’ai aimé voir ses parents s’inquiéter pour lui et chercher à l’aider, même maladroitement. Ce côté adolescent incompris est un grand classique mais c’est assez bien fait ici et ça rend bien service à l’histoire. Puis le changement de décor avec le départ pour la petite île britannique où a vécu son grand père est très bien amorcé. Là aussi, l’ambiance est très prenante, on sent bien le côté bizarre de l’île ainsi que son côté reculé, un peu hors du temps. Les habitants ne sont peut-être qu’esquissés mais ils peuplent parfaitement ce décor et le rendent plus crédible. La quête de Jacob pour comprendre son grand-père est touchante. J’ai aimé sa découverte progressive de la vieille bicoque, puis de ses habitants et de leurs particularités. C’était comme si un épais brouillard s’écartait enfin.

Justement au niveau des personnages, là, je suis plus mitigée. Autant j’aime bien Jacob et son grand-père d’après ce que j’apprends de lui, ainsi qu’Emma Bloom – mon coup de coeur de l’histoire !-. Autant j’ai du mal à cerner les autres. Je trouve que Ransom Riggs passe trop rapidement sur eux, ne présentant en gros que leur particularité et les faisant intervenir quand ils sont nécessaires à l’intrigue. C’est un peu dommage qu’ils ne soient pas plus creusés mais peut-être cela viendra-t-il par la suite. – Je fais d’ailleurs une parenthèse ici. Il m’a semblé que dans le film, ils avaient échangé les personnages d’Emma et Olive. Est-ce juste une impression ou ai-je raison ? Si oui, je ne comprends pas le pourquoi de ce changement… –

Enfin au sujet de l’intrigue qui démarre si tardivement, j’ai été ravie de découvrir que leur monde ne se limite pas à cette boucle temporelle en 1940 et que les particuliers ont aussi en leur sein des dissidents qui veulent pouvoir vivre comme tout le monde. J’ai un peu peur qu’avec leur sortie de la boucle, les protégés de Miss Peregrine vieillissent trop vite mais j’ai espoir qu’ils trouvent refuge dans une autre boucle avant. Et même si l’histoire a été longue à commencer maintenant que leur quête contre les Estres et les Creux est partie, il me tarde de lire la suite pour savoir s’ils vont pouvoir soigner Miss Peregrine, sauver les autres Ombrunes et aider les autres particuliers.

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Tome 2 : Hollow City

Tout comme avec le tome 1 mais pour des raisons différentes, je n’ai pas eu le coup de coeur que j’attendais pour cette suite. J’ai à nouveau trouvé des gros soucis de rythme dans ce deuxième tome. On passe de longs moments sans qu’il ne se passe grand-chose et d’un coup l’histoire avant rapidement et est pleine d’action. C’est vraiment dérangeant et cela freine régulièrement la lecture. De plus, au final, il n’y a de l’action et des surprises que dans les 100 dernières pages, exactement comme dans le tome 1. Le reste du tome est consacré au voyage des particuliers pour tenter de sauver Miss Peregrine et vu la longueur du récit, on ne dirait pas que seuls quelques jours sont passés… Il faut vraiment que l’auteur s’améliore sur ce point.

Surtout que comme précédemment, j’ai à nouveau beaucoup aimé l’ambiance de ce tome. C’est différent du précédent, cette fois on est dans une Angleterre en guerre et c’est parfaitement rendu. Entre la campagne ravagée où tout le monde est sur le qui-vive, le rationnement, les transports chaotique, la capitale bombardée, les enfants envoyés à la campagne ou laissés livrés à eux-mêmes, la ville en ruine, on y est parfaitement ! C’est ce qui fait toute la richesse du tome d’ailleurs.

Parce que sinon les sempiternels questionnements des particuliers sont assez pénibles à lire et relire. J’ai tout de même trouvé que les personnages secondaires étaient un peu mieux développés ici. On n’en a pas que pour Emma et Jacob même s’ils restent les héros bien sûr. On apprend aussi à apprécier les autres particuliers chacun ayant son petit moment de grâce dans la lutte contre les Creux ou leur de leur voyage. De plus, on en apprend aussi un peu plus sur leur univers en découvrant d’autres boucles, d’autres particuliers plus ou moins reconnus, et une autre ombrune. On sent vraiment que Ransom Riggs maîtrise bien son univers et ça fait plaisir, ça fait rêver.

Maintenant, la surprise des toutes dernières pages est vraiment inattendue et bien trouvée. Elle relance complètement l’histoire et nous embarque dans une autre direction, faisant encore faire un nouveau voyage aux particuliers. Du coup, forcément, j’ai très envie de lire la suite mais ça m’agace de m’ennuyer pendant les 3/4 du tome pour arriver à chaque fois sur une fin qui, elle, est palpitante.

Tome 3 : La bibliothèque des âmes

Dernier tome de la saga, la Bibliothèque des âmes ne m’a pas plus convaincue que les précédents et peut-être même moins. Ce tome est très long et en même temps il ne se passe pas tant de choses que ça.

L’histoire démarre pile là où on l’avait laissé, alors qu’Emma, Jacob et Addisson sont poursuivis dans le présent par des Estres et des Creux qui souhaitent les capturer eux aussi. C’est alors que Jacob commence à prendre pleinement conscience de ses pouvoirs et à les utiliser, ce qui leur sort une belle épine du pied. Ils décident bien sûr ensuite de tout faire pour libérer leurs amis. Voilà en quelques lignes le début de ce dernier tome et comme le pressentiront certains, l’auteur use et abuse de toutes les ficelles qu’il connait pour faciliter les aventures de nos jeunes particuliers. Tout va très vite, les obstacles n’en sont jamais vraiment, ils s’en sortent toujours avec une grande facilité et l’ensemble fait donc un peu carton pâte. Bien sûr, on ne s’ennuie pas puisque l’action est au rendez-vous mais j’ai très vite trouvé qu’on prenait pas mal de temps et surtout de pages pour raconter des événements qui pourraient l’être bien plus rapidement.

L’auteur ne maîtrise vraiment pas sa narration et c’est dommage parce que à côté de ça, comme dans les précédents tomes, l’ambiance est au rendez-vous avec ce petit côté ancien qui peut rappeler l’Europe des années 30 avec la montée des extrêmes. C’est sale, c’est angoissant, c’est effrayant, c’est sombre et c’est glaçant aussi parfois, ce qui fait toute la réussite de ce tome. Ransom Riggs peint vraiment un portrait saisissant de la dernière boucle dans laquelle atterrissent les Particuliers. J’ai beaucoup aimé cela. J’ai aimé découvrir l’Arpent et sa noirceur. J’ai aimé découvrir les nouveaux personnages qu’on y a croisé : Sharon, Mère Poussière, Bentham. J’ai aimé découvrir ce qu’on pouvait faire de terrible aux Particuliers. J’ai aimé découvrir les expériences de Bentham mais aussi celles de Caul. J’ai aimé toute la mythologie derrière la folie de Caul, qui enrichit vraiment la genèse des Particuliers. Toute cette partie est très intéressante et saisissante, vraiment. Mais tant, tant de pages, juste pour ça, c’est dommage. Tout le reste des aventures de Jacob et Emma m’a très vite lassé parce que c’est plat et répétitif et leur relation aussi, voire pire quand ils jouent les amoureux transis séparés par le destin…

Bref, la fin est satisfaisante. L’auteur répond bien à toutes nos questions. Il va jusqu’au bout de son idée. Mais l’ensemble est bien trop inégal. L’univers est intéressant, l’ambiance géniale, mais la narration complètement ratée. Je ne me suis jamais vraiment attachée aux personnages et je n’ai pas aimé les facilités utilisées par l’auteur. La saga des Enfants particuliers était une jolie découverte et en même temps une petite déception vu tout le potentiel gâché. C’est dommage.

Ma note : 14 / 20

Red Rising de Pierce Brown

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Titre : Red Rising

Auteur : Pierce Brown

Editeur vf : Hachette

Année de parution vf : 2015-2016

Nombre de tomes : 3 (série terminée)

Résumé du tome 1 : « J’aurais pu vivre en paix. Mes ennemis m’ont jeté dans la guerre. »
Darrow n’est pas un héros. Tout ce qu’il souhaite, c’est vivre heureux avec l’amour de sa vie. Mais les Ors, les dirigeants de la Société, en ont décidé autrement. Ils lui ont tout enlevé : sa raison de vivre, ses certitudes, jusqu’à son reflet dans le miroir.
Darrow n’a plus d’autre choix que de devenir comme ceux qui l’écrasent. Pour mieux les détruire. Il va être accepté au légendaire Institut, y être formé avec l’élite des Ors, dans un terrain d’entraînement grandeur nature.
Sauf que même ce paradis est un champ de bataille. Un champ de bataille où règnent deux règles : tuer ou être tué, dominer ou être dominé.

Mes avis :

Tome 1 : Red Rising

Je suis un peu embêtée avec le premier tome de cette nouvelle série. J’ai trouvé que Pierce Brown avait de très bonnes idées mais mon dieu que la mise en oeuvre fut laborieuse. J’ai trouvé les trois quarts du tome lents et poussifs mais surtout j’ai été extrêmement gênée par la pauvreté du style et de la langue. La plupart du temps, je n’aime pas les histoires racontée au présent et c’est malheureusement le cas ici. Tous ces points négatifs ont vraiment ralenti ma lecture.

Pourtant, cela partait bien. J’ai aimé l’univers sale, poussiéreux et humide des premiers chapitres. On se sentait vraiment dans les bas fonds de Mars dans le futur. C’était dur et rude et on comprenait pourquoi. J’ai de suite apprécié le personnage de Darrow même s’il était un peu mou et passif dans les premiers temps, ou plutôt résigné, je devrais dire. Cependant toute cette introduction a trop trainé en longueur et l’événement qui déclenche le changement de Darrow a manqué d’impact pour moi tellement il était attendu et prévisible.

La partie de transition qui suit est un peu plate. Elle permet de mieux découvrir l’univers dans lequel navigue Darrow. On y fait des rencontres intéressantes avec cette Résistance qui cherche à placer l’un de siens pour renverser le système mais l’ensemble reste assez flou et peu convaincant.

J’ai largement préféré à partir du moment où Darrow se fait sélectionner pour rentrer dans « l’école » des Sans Egaux que ce soit les épreuves de sélections, le passage où la guerre entre les différentes maisons qui suit. C’est plein de bonnes idées. On rencontre des personnages divers et charismatiques. Mais encore une fois l’ensemble est très brouillon, ça part dans tous les sens parfois et surtout cela manque de punch. L’auteur a du mal à trouver les moments où il doit faire accélérer les événements pour que son roman devienne plus addictif, du coup le rythme est toujours égal et ça donne un rendu plat et mou.

Parmi les personnages, j’ai beaucoup apprécié le héros, je l’ai déjà dit, même s’il change pas mal au fil du tome. J’ai aimé le voir se construire sa légende et être un si bon meneur d’hommes. Du coup, j’ai aimé sa relation avec ceux-ci, en particulier avec Sevro et Mustang, mais aussi avec son Proctor. J’ai aussi aimé ses rivalités avec les « dieux » de l’Olympe.

Mais ce que je retiendrai surtout de ce titre, c’est l’originalité de l’univers avec ce mélange de science-fiction et de mythologie romaine. C’est prégnant dans tous les aspects du titre et on sent que l’auteur maîtrise sa création.

Ma note : 14 / 20

 

Chroniques lunaires de Marissa Meyer

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Titre : Chroniques lunaires

Auteur : Marissa Meyer

Editeur : Puffin Books (vo) / PKJ (Fr)

Année de parution : 2012-2015 (vo) / 2013-2016 (vf)

Nombre de tomes : 4 (série terminée) + un recueil d’histoires courtes

Résumé du tome 1 : A New Beijing, Cinder est une cyborg. Autant dire une paria. Elle partage sa vie entre l’atelier où elle répare des robots et sa famille adoptive. A seize ans, la jeune fille a pour seul horizon les tâches plus ou moins dégradantes qu’elle doit accomplir pour ses sœurs et sa marâtre.
Mais le jour où le prince Kai lui apporte son robot de compagnie – son seul ami -, le destin de Cinder prend un tour inattendu. La forte attirance qu’éprouvent le beau prince et la jeune cyborg n’a aucune chance de s’épanouir, surtout que le royaume est menacé par la terrible reine de la Lune ! Débute alors pour Cinder une aventure incroyable, où elle découvrira que le sort de l’humanité est peut-être entre ses mains.

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*LECTURE EN VO*

Mes avis :

Tome 1 : Cinder

Cinder est l’un de ces titres dont j’ai souvent entendu parler en bien sur la toile et étant dans une période assez faste niveau lecture jeunesse, j’ai voulu tester. Il faut d’abord savoir que cette série se propose de revisiter à la sauce Y.A et Anticipation les contes de fées de notre enfance. Dans le premier tome, Cinder, c’est bien sûr Cendrillon que Marissa Meyer se propose de réécrire.

J’ai beaucoup aimé l’angle avec lequel elle transforme l’histoire de Cendrillon, c’est original et inattendu et de plus, elle ne reprend pas tels quels tous les éléments du conte mais seulement certains bien choisis qu’elle transforme et plie pour correspondre à son histoire. L’univers futuriste ainsi créé est séduisant. Il rappelle certains films de SF du fait de son implantation dans un Beijing sale et poussiéreux. L’idée du conflit entre les empires terrestres et le royaume de la Lune est bien vu. C’est original et inattendu. Et l’introduction en plus d’une épidémie qui fait des ravages sans qu’on en trouve le vaccin est angoissant à souhait. L’univers de Cinder est donc dense, solide, prenant et intriguant.

Mais ce que je reproche à l’auteur, c’est de s’être trop reposée là-dessus et de ne pas avoir chercher à rendre son histoire et ses personnages plus sombres, plus rudes. L’ensemble reste très lisse et manque de profondeur. Il m’a vraiment manqué le petit plus qui aurait rendu l’histoire si immersive que j’aurais voulu me jeter sur la suite. L’histoire est bien trop Y.A, trop enfantine. Elle manque de noirceur et c’est vraiment dommage. Marissa Meyer essaie pourtant de donner cette dimension aux personnages en créant une méchante saisissante avec Levana et en donnant un passé et un présent bien sordide à Cinder, mais je ne sais pas, je n’ai pas trouvé ça très crédible. De plus, malgré les enjeux, le prince Kai est trop naïf, il manque de carrure et n’a pas l’aura d’un grand leader comme je l’aurais souhaité. La romance entre lui et Cinder a vraiment été de trop pour moi. Elle n’apporte pas grand-chose à l’histoire si ce n’est encore de la mièvrerie. Elle est par trop inconsistante et diffuse pour créer un vrai emballement chez moi. C’est dommage parce que je suis bon public d’habitude.

Cinder est donc un titre prometteur avec un univers intéressant et un déroulement assez prenant mais qui souffre d’un manque d’approfondissement et de noirceur qui rend l’ensemble bien trop gentillet. Dommage.

Ma note : 14 / 20

Tome 2 : Scarlet

A venir

Koulkoul & Molokoloch d’Anne-Catherine De Boel

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Titre : Koulkoul et Molokoloch

Auteur : Anne-Catherine De Boel

Editeur : L’école des loisirs (Lutin poche)

Année de parution : 2002 (2005 en poche)

Nombre de pages : 33

Histoire : Un jour Koulkoul rencontra Molokoloch. Ces deux-là s’entendirent très bien. Si bien qu’ils décidèrent de faire des projets ensemble, et de se reposer ensuite car, tout de même, c’est très fatiguant. Il faut dire que Koulkoul et Molokoloch sont deux paresseux et qu’ils vivent dans un arbre. Jusqu’au jour où…

Mon avis :

J’ai découvert Anne-Catherine De Boel avec ce petit album fort sympathique où elle revisite un conte populaire africain. J’ai l’impression que ce sont des histoires qui lui plaisaient tout particulièrement quand je vois sa bibliographie et je risque de m’y pencher dessus tant j’ai aimé celui-ci.

En effet, Koulkoul et Molokoloch est une histoire très drôle qui raconte avec une tranquillité affolante une journée de deux paresseux. Bien sûr cela rappelle ceux qu’on a pu voir dernièrement chez Disney dans Zootopie, alors ça parle aux enfants, mais ici cela se passe vraiment dans la nature africaine. C’est donc l’occasion à travers un petit conte en randonnée de découvrir quelques animaux de la savane, de voir qui mange qui et à quoi ressemble un guerrier africain. C’est amusant de par la présence des paresseux au début dont l’échange est savoureux mais aussi de par la chaîne alimentaire qui se créé et par la chute finale que je vous laisse le plaisir de découvrir. Je me suis vraiment beaucoup amusée lors de cette courte histoire.

J’ai également fortement apprécié le dessin très marqué de l’auteur qui n’est pas de ceux qu’on voit partout. Ici, il correspond parfaitement à l’histoire avec ses teintes sables et son côté ethnique. De plus, chaque entête de chapitre rappelle une statue africaine. C’est vraiment très réussi et immersif. Il me tarde de faire découvrir ce livre à mes élèves pour voir comment ils vont réagir.

Anne-Catherine De Boel, une auteure à découvrir !

Ma note : 17 / 20

Un petit tour avec Mary Poppins d’Hélène Druvert

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Titre : Un petit tour avec Mary Poppins

Auteur : Hélène Druvert d’après l’oeuvre de Pamela Lyndon Travers

Editeur : Gautier-Languereau (Découpe Laser)

Année de parution : 2016

Nombre de pages : 36

Résumé : Une plongée dans le Londres du début du XXe siècle, tout en découpes laser. Les aventures de Mickaël et de Jane Banks qui jamais ne s’ennuient en compagnie de leur gouvernante préférée, même si souvent très mystérieuse : Mary Poppins !

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Mon avis :

Un petit tour avec Mary Poppins comme tous les titres de la collection « Découpe Laser » de Gautier-Languereau est avant tout un très bel objet. En effet, l’éditeur soigne vraiment cette collection entre ces couvertures cartonnées en noir et blanc, son papier de qualité, bien épais, ses découpes magnifiques dans un papier bien résistant et son encre de qualité qui rend les noirs vraiment profonds et les blancs bien clairs.

C’est une édition de grande qualité qui rend ici un bel hommage à la Mary Poppins d’origine. En effet, avec Hélène Druvert, nous fait vivre quelques unes des aventures des frère et soeur Banks avec leur gouvernante Mary. Nous voici donc à les suivre dans les rues de Londres à travers des lieux célèbres comme Hyde Park, Buckingham Palace ou encore Big Ben et le Westminster Bridge ou encore Picadilly Circus. Chacun des lieux est facilement reconnaissable grâce à un dessin simple et épuré qui rend parfaitement la beauté de ces lieux. Nous sommes plongés dans l’ambiance typiquement anglaise de l’histoire en suivant le parcours tranquille de ces chenapans. Mais l’auteur ne s’arrête pas là, elle nous embarque ensuite dans une histoire bien plus onirique à travers les rêves étoilés des enfants, le tout rappelant fortement ce cher Peter Pan. Le travail de découpe permet de donner un vrai plus à cette histoire toute simple. Il crée une ambiance vraiment magique et un peu légère qui correspond bien à l’univers de Mary Poppins.

Je suis vraiment ravie qu’on m’ait offert ce très beau livre et ça me donne envie de découvrir les autres ouvrages de la collection.

Ma note : 17 / 20

Pour conclure, quelques images issues du jolie site d’Appelez-moi Madame ^^

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