Livres - Beaux-Livres / Arts·Livres - Illustrations / BD

Le ciel au-dessus du Louvre de Bernard Yslaire et Jean-Claude Carrière

le_ciel_audessus_du_louvre_vignette

Titre : Le ciel au-dessus du Louvre

Auteurs : Bernard Yslaire et Jean-Claude Carrière

Editeurs : Futuropolis et le Musée du Louvre

Année de parution : 2009

Nombre de pages :

Histoire : C’est l’histoire d’un tableau, au temps de la Révolution Française.
Celle du portrait de l’être suprême, commandé par Robespierre à David. Un tableau qui ne sera jamais peint. C’est aussi l’histoire d’une autre oeuvre, que le peintre laissera inachevée : le portrait de Bara, un jeune éphèbe de 13 ans, martyr de la République. De l’inauguration du musée du Louvre à la fête de l’Être suprême, d’août 1793 à la mort de Robespierre, c’est aussi l’évocation, écrite et dessinée en vingt  » tableaux  » urgents, eux aussi inachevés, d’un face à face entre deux acteurs majeurs d’une révolution trop pressée.
Jean-Claude Carrière avait déjà abordé le sujet de la Terreur sous la Révolution dans le film de Danton de Wajda. Pourtant, son regard, confronté à celui de Bernar Yslaire, renouvelle le sujet. Robespierre apparaît à la fois éclairé et perdu, tandis que David accomplit son destin : celui d’un peintre tiraillé entre engagement politique et ambition artistique. Le ciel au-dessus du Louvre est une plongée fascinante dans la Révolution Française sous l’angle, inédit, de sa représentation, au sein même d’un atelier d’artiste.

Mon avis :

Je suis le travail d’Yslaire depuis une quinzaine d’année déjà et ce titre m’intriguait depuis sa sortie de par la mention du Louvre. Je n’avais pas creusé plus que ça avant de le recevoir à Noël. La surprise a donc été totale.

J’ai beaucoup aimé découvrir un pan de la Révolution française sous un angle nouveau, cette période de l’Histoire étant ma préférée. En effet, Le ciel au-dessus du Louvre est l’histoire de la commande par Robespierre du tableau de l’Être suprême à David. Les auteurs retracent donc la relation qui unissait les deux hommes mais aussi toute la folie mégalomaniaque de Robespierre autour de cette figure de l’Être suprême. On suit la chute de ce dernier et des personnages qui l’entouraient. C’est passionnant à lire et comme toujours avec Yslaire c’est de toute beauté. Il y a un vrai attachement à faire en sorte que les décors et les costumes soient le plus réalistes possible. Ainsi les scènes dans les rues ou à l’Assemblée s’inspirent de tableaux et gravures de l’époque et sont très fidèles. On s’y croirait presque. La patte d’Yslaire est tout de même bien présente dans le côté très poétique et mélancolique du récit avec l’obsession de David pour le jeune Jules. On retrouve aussi sa palette si reconnaissable avec ses pointes de rouge écarlate et ce filtre un peu grisâtre.

J’ai vraiment passé un excellent moment à lire ce titre et je compte me pencher quand j’aurai le temps et le budget sur Le ciel au-dessus de Bruxelles, en espérant que ce soit dans la même veine ^^

Ma note : 19 / 20

Livres - Album / Jeunesse / Young Adult·Livres - Beaux-Livres / Arts

Frida de Benjamin Lacombe et Sébastien Perez

couv12414154

Titre : Frida

Auteurs : Benjamin Lacombe et Sébastien Perez

Editeur : Albin Michel

Année de parution : 2016

Résumé : L’une des plus grandes figures de l’art mexicain du XXe siècle inspire Benjamin Lacombe et Sébastien Perez pour leur nouvelle collaboration. Pour lui rendre hommage, Benjamin Lacombe propose une immersion inédite dans le processus créatif de l’artiste. Une succession de pages découpées et un texte poétique nous entraînent dans les profondeurs de l’âme de Frida Kahlo. À la manière d’un recueil de pensées, le livre explore les thématiques qui sont chères à Frida : l’amour, la mort, la terre, les animaux… Sébastien Perez insère dans son texte des phrases extraites des correspondances de Frida pour restituer de la façon la plus sincère et vraie ce que l’artiste ressentait  » par-devers elle et face à elle « .

Mon avis :

Ce livre est avant tout un très bel objet avec sa couverture recouverte de tissu et ses pages découpées de façon artistiques. Mais c’est aussi un très bel hommage à l’artiste qu’était Frida Kahlo.

Les auteurs et amis ont parfaitement su retranscrire l’univers de l’oeuvre de Frida, la complexité qui se cachait derrière ses tableaux et les thèmes récurrents qui l’obsédaient. J’ai donc trouvé ce livre particulièrement beau et poignant. La tragédie et la douleur qui sont au coeur de l’oeuvre de Frida ont résonné dans mon coeur à la lecture de cet ouvrage. J’ai ressenti sa grande souffrance aussi bien physique qu’émotionnelle. En cela, j’ai trouvé que les pages consacrées à sa relation avec Diego étaient les plus belles et les plus saisissantes que ce soit concernant leur amour et leur désir d’avoir un enfant. En cela, ce livre est le parfait complément au film qui était sorti il y a quelques années sur elle. L’idée d’utiliser des citations de celle-ci et de retravailler ses tableaux est très ingénieux, un peu comme l’avait déjà fait B. Lacombe dans son livre sur Marie-Antoinette et sa BD sur Leonard de Vinci. De même, j’ai beaucoup apprécié la postface où il relate sa relation à Frida. C’est vraiment un livre très beau et très riche, indispensable pour tous les amateurs d’art ou de Benjamin Lacombe.

Ma note : 17 / 20

Et je vous laisse admirer ci-dessous quelques illustrations tirées du livre :

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Livres - Album / Jeunesse / Young Adult·Livres - Beaux-Livres / Arts

Le bois dormait de Rebecca Dautremer

couv44126274

Titre : Le bois dormait

Auteur : Rebecca Dautremer

Editeur : Sarbacane

Année de parution : 2016

Nombre de pages : 64

Histoire : Un prince et son compagnon de voyage découvrent une ville comme figée dans le temps. Au cours de leur progression ils trouvent tous les habitants plongés dans le sommeil. Une relecture de «La belle au bois dormant».

Mon avis :

Mon achat annuel de Rebecca Dautremer. C’est encore un très beau livre et une belle découverte. L’objet en lui-même est superbe. On retrouve le style si typique de Rebecca Dautremer dans la veine de Yéti ou de sa Bible illustrée avec des illustrations dans des tons sépia par endroit mais avec également des touches de couleurs qui les rendent très lumineuses. Une ambiance mélancolique se dégage de l’ensemble des dessins qui sont ici mis en avant comme ils le seraient dans un artbook.

L’oeuvre, elle, est originale. L’auteure a choisi de revisiter à sa façon le conte de La belle au bois dormant, en le transposant dans une petite ville « Le Bois » où tout le monde est endormi et dans laquelle se promènent deux personnages qui s’interroge sur ce qu’il se passe. Ce sont tous les deux le fil directeur de l’oeuvre. D’ailleurs elle nous les présente au tout début de l’ouvrage à l’aide d’un petit message fort original et on les suit comme s’ils étaient deux observateurs extérieurs, un peu comme des personnages de BD, ou bien des personnages qui viendraient se rajouter par-dessus. C’est très original à lire mais malheureusement il y a fort peu de texte, ce que j’avais déjà déploré dans Yéti. J’ai l’impression que plus ça va, plus ses livres tendent à être avant tout de beaux objets avec un petit grain d’originalité, le tout pour mettre en avant ses illustrations, mais le tout au dépend d’une vraie et belle histoire. C’est un peu dommage. J’avais pourtant beaucoup aimé sa relecture de Cyrano, celle de Babayaga ou encore l’originalité de son titre : L’amoureux.

Ma note : 17 / 20

N’hésitez pas aussi à aller lire le très bon avis de Lupiot : ici

Un petit aperçu de l’intérieur :

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Livres - Album / Jeunesse / Young Adult·Livres - Beaux-Livres / Arts

Le Yéti de Rébecca Dautremer et Taï-Marc Le Thanh

le-yeti-9782012202832_0

Titre : Yéti

Auteurs : Rébecca Dautremer et Taï-Marc Le Thanh

Editeur : Gautier-Langereau

Année de parution : 2015

Histoire :

Mon avis :

Voici le livre annuel de Rébecca Dautremer, cette fois avec son acolyte Taï-Marc Le Thanh. Comme d’habitude, le duo nous livre un ouvrage très poétique desservi de superbes illustrations. Mais je reste un peu sur ma fin tant le texte est court et l’histoire tient en une phrase. Je suis même un peu déçue, je l’avoue. On est loin du si beau Cyrano. Bien sûr, c’est une jolie histoire que celle de cette jeune fille qui rêve d’évasion et d’aventure et qui décide d’aller à la poursuite du Yéti, tout en ignorant que celui-ci se trouve tout près d’elle. D’ailleurs, la fin ouverte nous laisse libre d’interpréter selon nos souhaits la présence réelle ou fictive de cette grande bête ^^ Du côté des dessins, on est plutôt dans la veine et la palette des derniers ouvrage de Rébecca, avec ce très beau choix de couleurs qu’on lui connaît bien (avec les rouge, bleu, vert) et de doux camaïeux de beige/sable. Le trait a un petit côté américain avec une ambiance triste et solitaire mais pleine d’espoir. C’est vraiment un joli livre, d’autant plus qu’il y a de nombreuses doubles pages qui mettent parfaitement en valeur les illustrations. C’est donc plus un livre d’image qu’un livre racontant une histoire pour moi. J’attends maintenant le prochain Rébecca Dautremer avec une nouvelle impatience, celle d’avoir une histoire plus fournie.

Ma note : 14 / 20

Livres - Album / Jeunesse / Young Adult·Livres - Beaux-Livres / Arts

Facéties de chats de Benjamin Lacombe et Sébastien Perez

9782954115788

Titre : Facéties de chats

Auteurs : Benjamin Lacombe (illustrations) Sébastien Perez (textes)

Editeur : Margot

Année de parution : 2015

Résumé : Le chat… Quel animal mystérieux que celui-là ?
Vous êtes-vous déjà demandé quelles pensées secrètes fleurissent derrière leurs yeux envoûtants ? Quelles idées farfelues leur passent par la tête ? Ou bien s’ils vivent des aventures extraordinaires lorsque vous avez le dos tourné ? Eux seuls le savent mais voici imaginées ici pour vous quinze facétieuses histoires de chats.

12003998_1112448898783860_8765364858792701473_n

Mon avis :

Voici encore un très joli livre réalisés par la paire de copains : B. Lacombe et S. Perez. Pour ne pas changer, ils nous ont pondu un livre diablement poétique, un brin nostalgique et surtout totalement indispensable pour tout fan de ce duo. Facéties de chat raconte les tribulations de nos amis les chats grâce à un joli poème et de belles illustrations accompagnant chaque fois le portrait de l’un d’eux (regardez mes préférés ci-dessous). C’est à la fois drôle, tendre et amusant à lire, même si ça se lit très vite. Les poèmes et les illustrations se complètent à merveille. L’écriture est aussi facétieuse que les aventures de nos bêtes à poils (ou pas). Les deux auteurs ont su reprendre à leur compte idées reçues, superstitions et légendes urbaines pour en jouer et servir leurs propos. J’ai beaucoup aimé l’ambiance doucement régressive de cet ouvrage et la beauté des illustrations une fois de plus, avec une petite préférence pour les histoires de Maxwell, Aristide, Virgile, Paul & Gaétan, Samuel-Hubert & Gaston et enfin Nikki (excellente la référence aux comics vu le passé des auteurs ><).

Encore une réussite, bravo !

Ma note : 18 / 20

Une petite galerie pour le régal des yeux :

12142392_110018796026063_1358275736_n

Livres - Album / Jeunesse / Young Adult·Livres - Beaux-Livres / Arts

Princesses oubliées ou inconnues… de Rebecca Dautremer & Philippe Lechermeier

couv39924152

Titre : Princesses oubliées ou inconnues…

Auteurs : Rebecca Dautremer & Philippe Lechermeier

Editeur : Gautier-Languereau

Année de parution : 2004

Résumé : Dans Princesses, il y a Cendrillon et quelques autres célébrités mais on y trouve surtout des princesses oubliées, des princesses injustement ignorées. Ce n’est pas tout. Dans Princesses, il y a des histoires, des anecdotes, des secrets et des portraits. Il y a des choses qui font rire, qui font peur, d’autres encore qui font rêver. Et ce n’est pas tout. Dans Princesses, il n’y a pas que des princesses. Il y a aussi des cailloux, des ombrelles et des baisers. Des jardins, un prince, des papillons noirs. Un planisphère, des mystères. De l’amour. Comme toujours. Mais il n’y a pas que ça. Princesses parle de princesses comme personne ne l’a jamais fait, les montre comme vous ne les avez jamais vues. Mais ce n’est pas tout… 

Mon avis :

Très joli livre divertissant, présentant des princesses atypiques qui permettent aux petites filles de s’identifier au moins à l’une d’entre elles. Il est magnifiquement illustré et j’aime le jeu entre le texte et les images. Le texte est d’ailleurs savoureux, plein d’humour, de jeux de mots et de légèreté. Un régal à lire et à regarder !

Ma note : 17 / 20

Petite galerie non exhaustive des princesses :

Livres - Album / Jeunesse / Young Adult·Livres - Beaux-Livres / Arts

Le carnet rouge d’Agata Kawa & Benjamin Lacombe

Agata-Kawa_Couverture-du-Carnet-Rouge

Titre : Le carnet rouge

Auteurs : Agata Kawa (dessins) & Benjamin Lacombe (texte)

Editeur : Seuil Jeunesse

Année de parution : 2010

Résumé : Le jeune William est envoyé l’année de ses quatorze ans en pension au Malborough College. Un univers au départ intimidant, au milieu duquel William va laisser parler sa créativité en observant et en dessinant la nature environnante.
Ainsi naîtra sa vocation…

Mon avis :

Encore un très bel ouvrage avec des illustrations au diapason de l’histoire. Le style de l’illustratrice se mariant à merveille avec le sujet : l’art & craft. L’histoire est certes très enfantine, celle d’un petit garçon partant en pensionnat, ayant du mal à s’adapter et se réfugiant dans sa passion, mais c’est bien fait et on ne s’ennuie pas. Le fait qu’il soit l’un des précurseurs de l’Art nouveau – William Morris – oriente forcément le regard et donne un niveau de lecture supplémentaire pour le lecteur adulte. De même que les petites phrases poétiques qui parcourent ses images (sauf celle où il lit à la bibliothèque ^^) qui sont sûrement des extraits du fameux carnet de l’artiste. Mais l’histoire peut aussi se lire pour ce qu’elle est quand on est enfant. L’atmosphère est tendre et bienveillante, pour une fois je n’ai pas été gênée par la morale qu’on sent vite poindre. Une belle lecture et une belle façon de découvrir cet artiste.

Ma note : 16 / 20

Galerie d’illustrations :

Livres - Beaux-Livres / Arts

Madame Butterfly de Benjamin Lacombe

9782226250872-j

Titre : Madame Butterfly

Auteur : Benjamin Lacombe

Editeur : Albin Michel

Année de parution : 2013

Résumé : L’inoubliable histoire de Madame Butterfly, souvent contée sous différentes formes (le célèbre opéra de Giacomo Puccini, la pièce de David Belasco ou le récit intimiste de Pierre Loti), vous est ici présentée dans une version totalement inédite et magistrale. Benjamin Lacombe réinterprète ce drame amoureux, narré à la première personne par un Pinkertown rongé par le remord d’avoir brisé les ailes de la délicate femme papillon, et nous entraîne dans un Japon révolu, à la beauté et l’exotisme intacts. Madame Butterfly est aussi un livre d’artiste de grand format et à la fabrication exceptionnelle. Tissus, papiers précieux et reliures à la japonaise pour ce livre-objet où s’épanouissent d’éblouissantes peintures à l’huile d’un côté et de l’autre se déploie, sur près de 10 mètres de long, une fresque au crayon et à l’aquarelle.

Mon avis :

Ce livre est une véritable œuvre d’art tant par le fond que par la forme. B. Lacombe reprend l’opéra de Puccini et le récit de Loti pour n’en garder que le meilleur et le sublimer de son art. Comme un opéra, l’histoire est en 3 actes, actes au cours desquels nous assistons à la chute inéluctable de cette pauvre Butterfly trompée par un américain bien lâche. La tragédie pointe le bout de son nez dès le début de l’histoire et ne fait que s’amplifier. Les dessins soulignent ce drame notamment avec l’omniprésence des papillons symbolisant cette mort qui rode mais aussi cette liberté que pourrait avoir Butterfly mais qu’elle s’empêche d’avoir. Et aussi bien dans l’histoire que dans les dessins, on la sent peu à peu sombrer dans une douce folie. Cet état est renforcé par la fresque qui prend forme au dos de l’histoire, fresque superbe toute en lavis de bleu, rouge, orange et qui fait près de 10 m de long une fois déployée. L’artiste a vraiment beaucoup d’affinité avec le Japon. Un chef d’œuvre !

Ma note : 20 / 20

Galerie d’illustrations :

Livres - Album / Jeunesse / Young Adult·Livres - Beaux-Livres / Arts

Il était une fois… de Benjamin Lacombe

3743758408

Titre : Il était une fois…

Auteur : Benjamin Lacombe

Editeur : Seuil

Année de parution : 2010

Résumé : Une interprétation magistrale de contes traditionnels dans de véritables tableaux en volume.
Les volumes subliment le sens profond de chaque conte. La symbolique de Benjamin Lacombe fait écho à celle de Grimm et d’Andersen. Suivez le Lapin Blanc pour ce voyage au Pays des Merveilles…

Mon avis :

Une magnifique mise en mouvement des tableaux de B. Lacombe sur les contes, univers onirique et dramatique qu’il affectionne temps. Cela donne des tableaux vivants qui sont un vrai régal pour les yeux à tout âge. Cela fait rêver aussi bien les grands que les petits. Et on a le plaisir de retrouver les personnages de ces autres oeuvres. Un incontournable pour tout fan de l’artiste ! Mais il manque peut-être un appareil critique plus conséquent comme petit texte pour accompagner chaque tableau et y décrire la démarche de l’auteur. Mes préférés resteront ceux de Madame Butterfly, Alice au pays des merveilles, la Belle au bois dormant et Peter Pan ^^

 Ma note : 18 / 20

Mes illustrations préférées :

Livres - Beaux-Livres / Arts·Livres - Histoire

Marie-Antoinette : Carnet secret d’une reine de Benjamin Lacombe

10247210

Titre : Marie-Antoinette : Carnet secret d’une reine

Auteur : Benjamin Lacombe (avec Cécile Berly pour la Préface)

Editeur : Soleil

Collection : Métamorphose

Année de parution : 2014

Résumé : Qui n’a jamais rêvé de s’immerger dans l’intimité de Marie-Antoinette, archiduchesse d’Autriche, dernière reine de France et de Navarre, femme célèbre et controversée devenue un véritable mythe ? Sous la forme d’une belle édition à la fabrication soignée, nous vous proposons de découvrir son journal intime. Porté par Benjamin Lacombe, accompagné par le regard de Cecile Berly, historienne, spécialiste de Marie-Antoinette, ce carnet d’une richesse graphique inouïe (peintures, aquarelles, crayonnes) mêlera certaines des lettres authentiques de Marie-Antoinette, à celles, fictives, du Comte Fersen avec lequel elle entretenait une relation privilégiée. Un livre exceptionnel pour les amateurs d’Histoire et de beaux ouvrages illustrés.

Mon avis :

Benjamin Lacombe oblige, il me fallait ce livre ! Celui-ci est un superbe ouvrage doté d’une couverture rigide avec un dos en tissus vert où le titre est inscrit en doré (comme les Contes Macabres et Notre-Dame de Paris qu’il a déjà illustrés). De plus, les illustrations qui parcourent le livre sont un vrai plaisir pour les yeux, entre tableaux et gravures de l’époque redessinés et réinterprétés par l’auteur et petites illustrations inédites savoureuses, le tout dans une ambiance mi-frivole, mi-tragico-macabre, bref du grand Benjamin Lacombe ! (dont je mettrai quelques extraits plus bas).

Au niveau du texte, je suis un peu plus déçue. Grande fan de cette période que j’ai étudié de près, je n’ai strictement rien appris. J’ai trouvé d’ailleurs que le contenu historique était un peu bâclé, l’auteur ne se concentrant que sur des événements très connus qu’il pouvait ensuite illustrer dans son style si particulier, je pense. Cela donne un texte assez décousu avec de longues coupes dans l’histoire de la Reine, ce qui empêche de s’attacher au personnage voire même de la comprendre. Et ça me gêne vraiment pour un ouvrage vendu comme un « carnet secret », sorte de journal intime… Par contre, j’ai beaucoup aimé la préface de Cécile Berly qui est un vrai plus pour expliquer la démarche de l’artiste.

Quant au style, j’ai été gênée par la dichotomie entre les lettres (dont le texte et donc le style sont d’origine) et les extraits inventés par l’auteur. Le fossé entre les deux styles se fait trop sentir (même si je me doute que ce n’est pas facile de faire autrement) et cela casse le rythme de lecture.

Bref, un ouvrage qui m’aura énormément séduit par son côté bel objet, mais qui m’aura déçue sur le fond.

Ma note : 15 / 20 

(20 pour les dessins ; 10 pour le texte)

Quelques extraits :