Livres - Classique

Le Horla de Guy de Maupassant

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Titre : Le Horla

Auteur : Guy de Maupassant

Année de parution : 1886-1887

Version lue : Folio

Résumé : Invisible, indéfinissable, malfaisante, la « chose » rôde déjà autour de lui. L’homme est pris de fièvres, d’insomnies, de cauchemars. L’eau de sa carafe disparaît, la tige d’une rose se brise sous ses yeux, les pages de son livre tournent d’elles-mêmes. Perd-il la raison ? A l’angoisse succèdent la peur et bientôt l’épouvante. Une lutte démoniaque se prépare entre l’homme et cette image maléfique de lui-même qui le dévore peu à peu et s’empare de lui. Qui est cet autre qui maintenant crie son nom, « le Horla » ? « C’est lui qui me hante ! Il est en moi, il devient mon âme ; je le tuerai ! »

Mon avis :

C’est après avoir entendu un invité de France Inter parler de cette nouvelle que j’ai eu envie de la lire. Une première quand on sait à quel point j’ai du mal avec les auteurs français du XIXe ^^

Alors qu’en est-il ? J’ai bien aimé la façon dont est traité le sujet du basculement dans la folie. C’est intéressant de lire le journal de celui qui sombre peu à peu sans s’en rendre compte et en essayant de toujours rationaliser ce qu’il « voit » et ressent. Mais j’ai trouvé que c’était très mou surtout pour une nouvelle. J’ai même préféré la version « conte » qui a été publiée en premier. Au niveau de l’histoire, je ne sais pas si à l’époque c’était censé faire peur mais en tout cas ce ne fut pas mon cas. Le style est trop détaché pour être effrayant. Cependant, j’ai bien aimé ce mélange de surnaturel et de science-fiction si on peut dire avec Le Horla. Le style de Maupassant, lui, est assez passe partout. Il y a quelques phrases percutantes (les premières de la nouvelle ou bien la célèbre « Ce sont mes jours qui mangent mes nuits.« ) mais dans l’ensemble cela reste assez plat.

Ma note : 11 / 20

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Livres - Classique

Les Dames à la licorne de René Barjavel & Olenka de Veer

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Titre : Les Dames à la licorne

Auteurs : René Barjavel & Olenka de Veer

Edition poche vf : Pocket

1e parution : 1974

Résumé : Une terre de légendes : l’Irlande.
Un descendant de roi, chef rebelle en fuite Hugh O’Farran. Une jeune sauvageonne au prénom étrange : Griselda… Griselda qui rêve, en cette fin du XIXe siècle, d’un destin extraordinaire loin de cette île de Saint-Albans où elle vit avec ses quatre soeurs et ses parents…
Voici les personnages principaux d’un magnifique roman d’amour inspiré d’une histoire vraie. Une histoire qui pourrait commencer par « Il était une fois cinq filles dans une prison d’eau… » tant elle a la beauté et le mystère d’un conte…

Mon avis :

Cette lecture fut une énorme déception. J’attendais énormément de l’auteur après la lecture il y a des années de la Nuit des temps que j’avais adoré et dévoré, mais ici la magie n’a pas pris. D’abord, on est loin des habitudes de l’auteur, le roman ne se situe pas dans un avenir plus ou moins lointain mais dans le passé et un passé très peu intéressant pour moi.

Les premiers chapitres sont clairement anecdotiques et sont juste là pour essayer de donner un décor et une touche de fantastique à la suite, ce à quoi ils échoueront. Ils n’apportent rien au fond. Ensuite, le choix de faire des chapitres relativement courts m’a déplu parce que rien n’a le temps de se développer. Enfin, peut-être que je ne me rappelle plus de style de l’auteur, ou bien je suis devenue plus difficile, mais j’ai trouvé le récit long mais long… surtout à cause des nombreuses descriptions de tout et n’importe quoi. A croire que l’auteur avait besoin de décrire tout ce qui lui tombait sous les yeux :/ Vous comprendrez que je n’ai pas du tout aimé le style et les partis pris de Barjavel.

Au niveau de l’histoire, déjà elle tarde à vraiment commencer, puis il ne s’y passe vraiment pas grand-chose au vue de sa longueur. C’est très très mou. Les personnages en plus ne sont pas attachants pour un sou et Barjavel les rend trop distants par rapport à nous. C’est cette distance qui m’a vraiment profondément gênée. A aucun moment je n’ai apprécié un personnage de l’histoire et je n’ai eu envie de le suivre, ce qui n’est pas bon signe pour un roman chez moi.

Et c’est d’autant plus dommage que l’histoire avait tout pour me plaire, entre le décor : l’Irlande, l’ambiance : un peu mystérieuse et mélancolique, et un mélange entre mythe et réalité qui aurait être bien mieux réussit. Mais malheureusement cela n’a pas suffit face à tous les défauts que je lui ai trouvé, ce qui m’embête puisque désormais j’hésite aussi bien à relire son chef d’oeuvre et à découvrir ses autres titres.

Ma note : 08 / 20

Livres - Classique

L’Étrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde de Robert Louis Stevenson

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Titre : L’Étrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde

Auteur : Robert Louis Stevenson

Année de parution : 1886

Editeur vf : Le livre de poche

Résumé : La ruelle est sombre, la silhouette furtive, l’homme pressé.rnUne fillette, par mégarde, le heurte. Et l’irréparable se produit : l’homme la jette à terre, la piétine et s’éloigne, sans cesser de sourire… Hélas, on ne compte plus à Londres les épouvantables crimes de l’étrange Mr Hyde. Étrange ? Plutôt diabolique, songe le brave notaire Utterson. Et quel sinistre lien unit son ami, le pauvre Dr Jekyll, à cet individu dont la seule vue fait frémir ? Car si jamais visage a porté l’empreinte de Satan, c’est bien celui de Mr Hyde…

Mon avis :

Un classique vraiment intéressant à lire, avec un style sobre et tranchant. L’histoire est bien connue désormais, mais on sent quand même que l’auteur cherche à nous balader pour créer une ambiance brumeuse et mystérieuse, très londonienne et victorienne. J’ai vraiment apprécié. Juste dommage que ce soit si court – j’ai du mal avec le format « nouvelle ».

Livres - Classique

La princesse de Montpensier suivi de La comtesse de Tende de Madame de La Fayette

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Titre : La princesse de Montpensier suivi de La comtesse de Tende

Auteur : Madame de La Fayette

Année de parution : 1662

Edition : Librio

Résumé : A la fin de la Renaissance, le duc de Guise s’éprend de Mlle de Mézières.
Mais bien qu’elle l’aime aussi, la jeune fille est contrainte d’épouser le prince de Montpensier. Trois ans plus tard, un jour qu’il a perdu son chemin près du château de la princesse, le duc la rencontre au bord d’une rivière où elle est venue se reposer : elle rougit à sa vue, et lui-même comprend aussitôt que sa propre passion n’est pas morte. Publié en 1662, le court récit de La Princesse de Montpensier fonde l’art classique de la nouvelle.
Plus concise encore, et sans doute écrite la première, La Comtesse de Tende, qui resta inédite jusqu’au XVIIIe siècle, raconte elle aussi l’histoire d’un amour adultère, mais d’une noirceur plus grande. Car la noblesse et la magnificence des personnages ne doivent pas nous tromper. Mme de Lafayette jette sur la condition humaine un regard sombre et les deux héroïnes sont précipitées à l’abîme : La Princesse de Clèves leur fera bien plus tard écho.

Mon avis :

J’avais envie d’une lecture un peu historique, je me suis laissé tenter par cette auteur, mais malheureusement je ne l’ai pas trouvé à la hauteur de sa réputation. L’histoire est plaisante mais le style est affreusement plat, on s’ennuie à périr. On dirait un résumé rapide, même les dialogues sont mal intégrés et on peine à ressentir la passion que les personnages sont supposés éprouver. Déçue.

A noter pour la 1e nouvelle : La princesse de Montpensier, il existe un film avec le très bon Lambert Wilson dans le rôle du Contes de Chabannes où il est excellent !

Livres - Classique

La Dame en Blanc de W. Wilkie Collins

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Titre : La Dame en Blanc

Auteur : W. Wilkie Collins

Année de parution vo : 1860

Editeur vf : Phebus

Résumé : Les Français avaient oublié ce roman, ancêtre de tous les thrillers, qui fascinait Borges et rendit jaloux Dickens (roman publié ici pour la première fois en version intégrale). Il nous révèle une sorte de  » Hitchcock de la littérature  » : suspens, pièges diaboliquement retors, terreurs intimes, secrètes inconvenances – rien n’y manque. Pourtant le chef-d’oeuvre de Collins n’a jamais cessé d’être dans les pays anglo-saxons un succès populaire : l’un des plus sûrs moyens, en tout cas, d’empêcher l’innocent lecteur de dormir.

Mon avis :

Très belle lecture. J’ai découvert un vrai polar comme on en fait peu. Jusqu’au dernier moment, je me suis posée bien des questions. On s’attache vite aux personnages, certains font froid dans le dos, d’autres sont émouvants. On retrouve un peu la même ambiance mystérieuse que dans Jane Eyre.