Livres - Fantasy

Les illusions de Sav-Loar de Manon Fargetton

Titre : Les illusions de Sav-Loar

Auteur : Manon Fargetton

Editeur : Milady (Fantasy)

Année de parution : 2017 (édition poche)

Nombre de pages : 861

Histoire : Plusieurs versions de la naissance de Sav-Loar circulent dans le royaume. Toutes racontent comme de jeunes magiciennes poursuivies par les capes d’or se réfugièrent dans la forêt des Songes et y érigèrent une ville secrète. Sans être entièrement fausses, ces légendes sont approximatives, car les fondatrices de cette ville n’avaient rien des adolescentes terrifiées et à peine pubères qu’elles décrivent. Elles étaient des femmes dans la fleur de leur féminité, à l’apogée de leur art, au zénith de leur colère. Elles étaient d’anciens membres du Clos traquées par leurs pairs, ayant assisté au massacre de deux centres d’entre elles par la peur de la différence et la soif de domination. Sav-Loar, le lever de lune, devint le pendant clandestin d’Astria l’éclatante. Ainsi débuta la nuit des magiciens.

Mon avis :

Je viens juste de terminer ce long roman qui fut un gros coup de coeur. J’ai adoré l’univers. Je me suis énormément attachée aux personnages. Et je suis fan de l’écriture féministe de Manon Fargetton qui est toute en nuances et parle tellement bien des questions hommes/femmes qui agitent notre société. Ce roman est une vraie perle et j’espère qu’elle continuera à creuser cet univers dans d’autres titres.

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Livres - Fantasy·Livres - Science-Fiction

Les livres de la Terre fracturée de N.K. Jemisin

Titre : Les livres de la Terre fracturée

Auteur : N.K. Jemisin

Editeur vf : J’ai Lu – Nouveau Millénaires

Année de parution vf : Depuis 2017

Nombre de tomes vf : 1 (en cours)

Résumé du tome 1 : La terre tremble si souvent sur votre monde que la civilisation y est menacée en permanence. Le pire s’est d’ailleurs déjà produit plus d’une fois : de grands cataclysmes ont détruit les plus fières cités et soumis la planète à des hivers terribles, d’interminables nuits auxquelles l’humanité n’a survécu que de justesse. Les gens comme vous, les orogènes, qui possédez le talent de dompter volcans et séismes, devraient être vénérés. Mais c’est tout l’inverse. Vous devez vous cacher, vous faire passer pour une autre. Jusqu’au jour où votre mari découvre la vérité, massacre de ses poings votre fils de trois ans et kidnappe votre fille. Vous allez les retrouver, et peu importe que le monde soit en train de partir en morceaux.

Mes avis :

Tome 1 : La Cinquième Saison

Je suis une grande fan de la précédente série de N.K. Jemisin, La trilogie de l’héritage. J’y avais beaucoup aimé la plume de l’auteur, les thèmes qu’elle y avait développés et sa sensibilité. Quand j’ai vu que cette nouvelle saga qui tirait vers la science-fiction avait reçu le prix Hugo du meilleur roman, j’ai absolument voulu la lire. Malheureusement les débuts furent très compliqués, j’ai cru pendant un temps que ce serait une déception, mais finalement l’auteure a tout fait basculer et j’ai frôlé le coup de coeur.

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Livres - Fantasy

Fleurs au creux des ruines de Chloé Chevalier

Titre : Fleurs au creux des ruines

Auteur : Chloé Chevalier

Editeur : Moutons électriques (Coll. Hélios)

Année de parution : 2016

Nombre de pages : 120

Histoire : Sur le futur royaume du Demi-Loup, au cours des siècles précédant les Récits… que l’on connaît, peuples et cultures se succèdent, au gré des événements politiques et des caprices de la nature. Des terres encore sauvages, les premières pierres que l’on y pose, une nouvelle guerre, un dernier exil et un ultime espoir : Notre première graine. L’Art ou la Viande, désamour épistolaire, reflet d’une civilisation trop raffinée pour garder l’équilibre, qui n’attend que de choir.
Quand vint la fin des temps, quand le sol trembla et les montagnes crachèrent leur souffre, ruinant tout ce qui fut, Lors chantèrent les bêtes. La tour sous le Gris ou un monde de cendres, qui ne demande qu’à renaître, grâce à l’amitié de Varelle et Jojo, deux adolescents fort différents.

Mon avis :

Ce petite livre est un recueil de nouvelles se passant dans l’univers des Récits du Demi-Loup. Avant de me lancer dans l’aventure de cette saga, je voulais me frotter à la plume de l’auteur à travers ce court ouvrage. Au final, je ne suis jamais rentrée dans l’univers que je trouve vraiment mal présenté ici et du coup je ne peux pas dire que je me suis fait une idée sur ce que je vais découvrir ensuite dans la saga principale.

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Livres - Fantasy·Livres - Science-Fiction

La horde du Contrevent d’Alain Damasio

 

Titre : La Horde du Contrevent

Auteur : Alain Damasio

Editeur : La Volte (grand format) / Folio SF (poche)

Année de parution : 2004 (grand format) / 2007 (poche)

Nombre de pages : 521

Résumé : « Imaginez une Terre poncée, avec en son centre une bande de cinq mille kilomètres de large et sur ses franges un miroir de glace à peine rayable, inhabité. Imaginez qu’un vent féroce en rince la surface. Que les villages qui s’y sont accrochés, avec leurs maisons en goutte d’eau, les chars à voile qui la strient, les airpailleurs debout en plein flot, tous résistent. Imaginez qu’en Extrême-Aval ait été formé un bloc d’élite d’une vingtaine d’enfants aptes à remonter au cran, rafale en gueules, leur vie durant, le vent jusqu’à sa source, à ce jour jamais atteinte : l’Extrême-Amont. Mon nom est Sov Strochnis, scribe. Mon nom est Caracole le troubadour et Oroshi Melicerte, aéromaître. Je m’appelle aussi Golgoth, traceur de la Horde, Arval l’éclaireur et parfois même Larco lorsque je braconne l’azur à la cage volante. Ensemble, nous formons la Horde du Contrevent. Il en a existé trente-trois en huit siècles, toutes infructueuses. Je vous parle au nom de la trente-quatrième : sans doute l’ultime. »

Mon avis :

Ça faisait longtemps que j’entendais parler de ce titre. On me l’a souvent présenté comme un OVNI, un objet livre, une expérience livresque à faire avec un style qu’on adore ou qu’on déteste. C’est exactement ça !

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Livres - Fantasy

La voie des oracles d’Estelle Faye

Titre : La voie des oracles

Auteur : Estelle Faye

Editeur : Folio sf (format poche) / Scrineo (grand format)

Année de parution : Depuis 2017 (en poche) / 2014-2016 (grand format)

Nombre de tomes : 2 (en cours, en poche) / 3 (fini, en grand format)

Résumé du tome 1 : La Gaule, au début du cinquième siècle après Jésus-Christ.
Cerné par les barbares, minés par les intrigues internes et les jeux malsains du pouvoir, l’Empire romain, devenu chrétien depuis peu, décline lentement.
Dans une villa d’Aquitania, perdue au milieu des forêts, vit Thya, seize ans, fille du général romain Gnaeus Sertor. À cinq ans, elle a manifesté pour la première fois des dons de devin. Mais dans l’Empire chrétien, il ne fait plus bon être oracle, et à cause de ce secret qu’elle doit garder, Thya est devenue une adolescente solitaire, à l’avenir incertain.
Lors d’une des visites en Aquitania, Gnaeus tombe sous les coups d’assassins à la solde de son fils Aedon qui souhaite s’emparer de son siège au sénat. Il est ramené à la villa entre la vie et la mort et Thya cherche dans ses visions un moyen de le sauver. Son don lui permet d’apercevoir la forteresse de Brog, dans les montagnes du nord, là où, autrefois, Gnaeus a obtenu sa plus grande victoire contre les Vandales. Elle comprend alors qu’elle doit s’y rendre et s’enfuit dans la nuit.
Sa route sera pavée de rencontres, Enoch, un jeune et séduisant barbare, ou encore un faune, un être surnaturel issu du monde païen, et Thya va évoluer et découvrir un monde en mutation qui n’est pas exactement celui que lui décrivait son père…

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Mes avis :

Tome 1 : Thya

Avec cette nouvelle saga dont j’ai souvent entendu le plus grand bien, elle a notamment eu un prix sur Elbakin, je redonne sa chance à de la fantasy dans un univers antique. J’avais déjà essayé auparavant avec Le Roi d’Ys et cela c’était soldé par un échec. Ici l’univers et surtout la plume d’Estelle Faye n’ont rien à voir.

Dès les première page, j’ai été emportée par l’histoire qui naissait sous mes yeux. Pourtant, on ne peut pas dire qu’au départ ce soit une grande histoire. C’est même plutôt assez classique avec cette Thya qui a des dons d’Oracle mais qui doit les cacher dans la Gaule chrétienne des premiers siècles de notre ère. Quand elle a une vision où elle se voit perdre son père, elle comprend que pour le sauver, elle doit se rendre à Brog, le lieu de la plus grande victoire de celui-ci quand il était général. Cela reste donc assez flou, je trouve, on ne voit pas trop ce qu’elle va y trouver et ce qui la convainc vraiment de tout lâcher pour y aller. C’est en plus une quête assez personnelle à l’enjeu limité se dit-on.

Mais tout le talent d’Estelle Faye, c’est à partir de là, d’arriver à tisser la toile d’un univers bien plus riche. On ne suit pas seulement Thya en route vers Brog. On la voit aussi tenter d’échapper à la tyrannie de son frère, Aeron, et de la société patriarcale romaine. On croise également, le jeune Enoch, maquilleur de profession, mais au passé bien plus trouble. Ce fils d’une prêtresse Node est vraiment trompeur. Au départ, comme Thya, je ne l’appréciais pas et puis petit à petit, il a su se montrer plus fort et plus humain que je le croyais et il a révélé un vrai potentiel, notamment grâce à ses liens avec la magie Node. Car en effet, en plus de suivre Thya et ses visions, on découvre tout un univers mystique peuplé de divinités et autres créatures magiques comme les Ondines, les Sylvains…

Estelle Faye nous brosse un portrait très vivant et mystérieux de cette Gaule tout juste christianisée. C’est peut-être ce que j’ai préféré dans le titre. J’ai vraiment beaucoup aimé l’ambiance fantastique qui s’en dégage. C’est plein de mythes, de magie et de mystères. On ne sait jamais vraiment à quoi s’attendre et on se laisse vite emporter dans ce monde enchanteur. Et quand on retombe de pleins pieds dans la réalité comme parfois, la magie n’est jamais bien loin pour nous ramener dans ce monde magique.

Estelle Faye a vraiment une plume enchanteresse qui m’a plu du début à la fin. J’ai aimé son univers. J’ai aimé ce qu’elle a réussi à faire naître à partir d’une histoire un peu simple et banale. J’ai aimé voir ces personnages grandir et faire de nouvelles rencontres mais aussi vivre des pertes, mais toujours lutter contre leur Destin pour créer celui dans lequel ils préfèreraient vivre. Ma seule déception est peut-être le côté un peu trop léger parfois. On sent que l’histoire et les personnages gagnerait à être un peu plus creusés et un peu plus sombre. Et surtout, je regrette d’avoir pris la version poche dont les couvertures sont bien loin d’être aussi belles que celles du grand format…

Ma note : 16 / 20

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Tome 2 : Enoch

Tout comme je n’aime pas la couverture de ce deuxième tome en poche, j’ai moins aimé et adhéré à l’histoire que dans le tome 1. J’ai trouvé que l’auteure allait beaucoup trop vite et que parfois les décisions des personnages n’avaient ni queue ni tête. De plus, le fait d’ajouter de nouveaux personnages, de ne pas forcément approfondir ceux qu’on connaissait déjà et de donner à entendre les voix des personnages secondaires ne m’a pas convaincue.

Pourtant comme dans le premier tome, j’ai beaucoup aimé l’ambiance de ce tome. Ambiance qui, de plus, devient de plus en plus sombre, au fur et à mesure des épreuves qui attendent Thya. J’ai trouvé remarquable la façon dont on passe de la Gaule romaine à l’Empire bigarré de Constantinople et des différentes peuplades d’Orient. Malgré tout la transition fut brutale, peut-être trop pour moi.

C’est vraiment ce que je reproche à ce nouveau tome, les transitions trop brusques entre les différentes péripéties de Thya et les lieux qu’elle visite. On passe de l’un à l’autre avec beaucoup de brusquerie et on ne s’attarde pas vraiment assez pour bien creuser les choses. Je comprends la volonté de l’auteure de montrer l’urgence de sa quête vers les anciens dieux pour échapper à son frère mais ça m’a dérangée.

J’ai quand même beaucoup aimé la voir utiliser de plus en plus ses pouvoirs, la voir également apprendre à les redouter et en souffrir. J’ai aimé son trio avec Aylus et Enoch. La perte brutale de celui-ci est par contre l’un des passage raté du tome. Je n’ai rien ressenti à ce moment-là et même après alors que Thya est pleine de rage à cause de cela. J’ai par contre apprécié son rapprochement avec Adur que j’ai trouvé vraiment logique et bien amené. La transformation d’Enoch par la suite était bien trouvée aussi, de même que l’intervention de plus en plus importante d’Hécate auprès des différents personnages. Estelle Faye a vraiment réussi à peupler son monde de tout un bestiaire mythologique crédible et intéressant.

La fin, elle, est amenée bien trop rapidement. Elle est vraiment précipitée mais elle donne très envie de lire le dernier tome pour voir ce que la décision de Thya va changer pour leur avenir.

En conclusion, ce deuxième tome au rythme trop rapide manque de maîtrise. L’univers est toujours aussi intéressant et l’ambiance est réussie. L’histoire reste prenante et le développement de la mythologie est intéressante. Maintenant j’attends le dernier tome en poche en impatience.

Ma note : 15 / 20

Tome 3 : Aylus

A venir…

Livres - Fantasy

L’Épée des ombres de J. V. Jones

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Titre : L’épée des ombres

Auteur : J.V. Jones

Editeur vf : Le livre de poche

Année de parution vf : 2011-2013 (poche)

Nombre de tomes vf : 4 (série terminée ?)

Résumé du tome 1 : Les Maleterres. Un lieu hostile, figé dans un éternel hiver. Au Nord, des clans guerriers en conflit. Au Sud, des seigneurs avides qui convoitent les territoires des clans. À 16 ans, Raif est un archer accompli. Sa vie bascule le jour où, de retour de la chasse, il découvre que les hommes du clan, parmi lesquels son père, ont été horriblement massacrés. Ash est la fille adoptive de Penthero Iss, haut-seigneur d’une forteresse. À 15 ans, elle est une très belle adolescente, mais elle est hantée la nuit par des cauchemars de glace et de sang. Ensemble, Raif et Ash s’enfuiront sur les Maleterres enneigées, poursuivis par les sbires de Penthero Iss…

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Mes avis :

Tome 1 : La caverne de glace noire

Je ne sais pas pourquoi, je n’ai à aucun moment accroché à ce premier tome malgré les bons avis que j’en avais lu. J’ai trouvé l’histoire et les personnages très très classiques, trop pour moi. Je n’ai pas ressenti la moindre surprise à la lecture de ce premier tome et je n’ai pas adhéré à l’univers clanique de Raif. On m’avait promis un univers sombre et il l’est parfois mais pas de quoi fouetter un chat. Les quelques éléments sur lesquels j’ai accrochés : la « malédiction » d’Ash, le rôle de L’Homme-sans-nom, ont été noyé sous le reste.

J.V. Jones a une plume très volubile. Il parle beaucoup trop. Il entre trop dans les détails et son récit manque de peps. On s’ennuie, il n’y a pas de rythme, tout est mou. Les personnages sont assez plats, les méchants sont terribles, les gentils jouent les héros. Il n’y a pas de nuance.

L’histoire est au début axée autour de trois directions : Raif, le jeune membre d’un clan où il ne se sent pas à sa place ; Ash, la fille adoptive d’un Grand seigneur assez louche veut gagner sa liberté ; et enfin l’Homme-sans-nom et Pentharos Iss qui sont la caution magie, mystère et torture de la série ^^ J’ai trouvé Raif fade, sans saveur. Je n’aime pas son côté héroïque à l’extrême que je ne trouve pas du tout crédible. Par certains côtés il manque de maturité et à d’autres il l’est un peu trop. J’ai par contre bien aimé Ash, que j’ai trouvé assez courageuse mais trop étouffée par les hommes qui l’entourent. J’espère qu’on la verra un peu indépendamment d’eux plus tard. J’ai vu du potentiel dans son histoire de Malédiction et son rôle de Clé avec les voix qu’elle entend mais ce n’est pas beaucoup développé pour le moment malgré le grand nombre de pages passés à lui trouver une sorte de refuge. J’ai aussi vu du potentiel dans la magie et la folie de son père adoptif Pentharos Iss, ainsi que chez l’Homme-sans-nom qui semble se rattacher à la malédiction mais ça reste encore trop flou. De même, le mystérieux peuple des Sulls m’intéresse mais pareil au final on en apprend trop peu sur eux. A la place, l’auteur a préféré nous bassiner en long, en large et en travers sur les affaires du clan de Raif que je trouvé inintéressant à part peut-être sa petite soeur et ses dons de « médium ».

Ce premier tome est donc pour moi une grosse déception. Il est trop long, trop fouillis et ne développe pas les parties qui auraient pu être intéressantes. J’ai les deux tomes suivants dans ma PAL mais honnêtement je ne sais pas si j’aurais l’envie ou le courage de continuer…

Ma note : 10 / 20

(pour le potentiel…)

Livres - Fantasy

L’Empire Brisé de Mark Lawrence

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Titre : L’empire brisé

Auteur : Mark Lawrence

Editeur vf : Milady (poche)

Années de parution vf (poche) : Depuis 2015

Nombre de tomes : 3 (série terminée)

Résumé du tome 1 : A treize ans il est le chef d’une bande de hors-la-loi sanguinaires. Il a décidé qu’à quinze ans, il serait roi. L’heure est venue pour le prince Jorg Ancrath de regagner le château qu’il avait quitté sans un regard en arrière, et de s’emparer de ce qui lui revient de droit. Depuis le jour où il fut contraint d’assister au massacre de sa mère et de son frère, il avance porté par sa fureur. Il n’a plus rien à perdre. Mais, de retour à la cour de son père, c’est la traîtrise qui l’accueille. La traîtrise et la magie noire. Or le jeune Jorg ne craint ni les vivants ni les morts. Animé d’une volonté farouche, il va affronter des ennemis dont il n’imagine même pas les pouvoirs. Car tous ceux qui ont pris l’épée doivent périr par l’épée.

Mon avis :

Tome 1 : Le prince écorché

Ce livre est une vraie arnaque !

Je trouvais le résumé vraiment accrocheur et je m’attendais à une bonne histoire bien sombre où la politique et la vengeance se mêleraient autour d’un groupe de hors-la-loi violent mais soudé autour du futur roi. Je n’ai eu droit qu’à l’histoire d’un sale gosse vulgaire et violent qui ne pense qu’à lui. J’ai dès les premières pages détesté ce nouveau anti-héros. Il n’est pas original, il est caricatural et passe son temps à mal parler, à faire n’importe quoi et à être violent sans raison particulière. Les autres personnages ne sont qu’esquissés, c’est lui qu’on voit tout le temps, qui est tout le temps mis en avant et franchement c’est très agaçant. Qui peut croire qu’il n’a que 14 ans quand on lit ce qu’il fait / a fait ? Ce n’est pas du tout crédible !

Côté histoire, elle est d’un classique ! Je me suis vraiment ennuyée. Ce n’est qu’une suite de scènes plus abracadabrantesques les unes que les autres. C’est aussi assez prévisible au niveau du déroulement  et quand on voit où on est amené à la fin du tome 1, on se dit un tiers de l’histoire juste pour ça ?! Non, décidément je n’ai pas du tout accroché et ce n’est pas l’univers qui va faire changer les choses avec ce mélange d’Histoire européenne revisitée grâce aux petites mentions de livres et philosophies bien connues, le reste est vraiment pauvre. L’auteur dépeint à peine les lieux où se rendent les personnages et on a l’impression d’avancer presque en aveugle dans ce monde ou en tout cas avec de bonnes grosses œillères. Côté magie, c’est la portion congrue également avec ces « mages » qui « envoûtent » leurs victimes pour les manipuler. Quant à l’intrigue politique, elle est vue et revue.

Vous l’aurez compris, cette lecture a été un désastre, j’ai dû me forcer pour terminer ce roman, je vais donc m’arrêter là et juste remercier Milady de n’avoir proposé ce roman qu’à 3€99 !

Pas de note

Livres - Album / Jeunesse / Young Adult·Livres - Fantasy

A Court of Thorns and Roses de Sarah J. Maas

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Titre : A court of thorns and roses (Un palais d’épines et de roses)

Auteur : Sarah J. Maas

Editeur vo : Bloomsbury

Années de parution vo : Depuis 2015

Nombre de tomes vo : 3 (série terminée) – mais une suite ou des spin-off sont annoncés

Résumé du tome 1 : Lorsque Feyre, une chasseuse de 19 ans, tue un loup dans la forêt, une créature bestiale arrive et lui réclame une rétribution pour cela. Traînée dans un monde perfide et dangereux qu’elle ne connaît que d’après les légendes, Feyre découvre que son ravisseur n’est pas un animal, mais Tamlin, l’une des dangereuses et immortelles faeries qui régnait autrefois sur leur monde.
Alors qu’elle demeure sur son domaine, l’hostilité qu’elle ressentait pour Tamlin se transforme peu à peu en une intense passion qui brûle tous les mensonges et les avertissements qu’elle a reçus à propos du beau, mais dangereux, monde des Faes. Mais une ancienne force maléfique grandit dans l’ombre du monde des Faes et Feyre doit trouver un moyen de l’arrêter… ou Tamlin – et son monde – seront condamnés pour toujours.
(Traduction : Lybou)

Mon avis :

Tome 1 : A court of thorns and roses

Ce premier tome est une petite déception. J’attendais tellement de cette série après voir lu les avis positifs de plusieurs bloggeurs que j’en attendais beaucoup or je ne fus pas du tout emportée par l’univers de A court of thorns and roses. J’ai été très déçue par le style de l’auteur on ne peut plus banal mais surtout le titre souffre d’un cruel manque de rythme. L’histoire ne devenant intéressante que dans les 50 dernières pages environ…

L’univers est intéressant. J’aime bien l’idée de mélanger la réécriture de la Belle et la Bête avec le monde des Faes mais on reste trop en surface. Du coup, l’écriture fait très Young Adult même si on m’avait dit que c’était du New Adult ce qui fait que je m’attendais à quelque chose de plus proche de la fantasy pour adultes que je lis habituellement or ce n’est pas le cas.

Les personnages sont tous intéressants. J’ai aussi bien aimé Feyre qui a un très fort caractère et est vraiment une belle personne, que Tamlin et son respect des principes, Lucien et sa loyauté, ou encore Rhys le mystérieux Fae à la langue bien aiguisée. Les personnages secondaires sont bien construits aussi comme les domestiques de la cour de Tam ou la mystérieuse Amarantha qui révèle toute sa cruauté et sa folie dans la dernière partie. Ils sont donc attachants et intéressants à suivre.

Mais le gros point noir, c’est le mauvais développement des relations des uns avec les autres. J’ai trouvé le départ de la romance entre Feyre et Tamlin très artificiel et pas du tout crédible, de même que l’amitié qui semble se développer entre elle et Lucien. Par contre, la relation ambigüe qu’elle crée avec Rhys à la fin est très bien amenée et c’est celle que j’ai préféré dans l’histoire. J’espère vite les retrouver ensemble.

Pour terminer, autant je me suis assez ennuyée pendant les trois quarts du livre, autant je n’ai pas décrochée dans les dernières pages. J’ai beaucoup aimé la révélation de toute la malédiction qui pèse sur Tamlin et les autres High Lords, ainsi que les épreuves auxquelles était soumise Feyre. C’était bien plus dynamique que le reste. Cependant malgré cet avis en demi-teinte, je suis impatiente de lire la suite et je l’attends de pieds fermes surtout que les éditions hardbacks originales sont de toute beauté !

Ma note : 14 / 20

Tome 2 : A court of myst and fury

J’ai d’abord mis longtemps à ouvrir ce livre après mon souvenir assez mitigé du tome 1, puis j’ai mis énormément de temps à le lire mais la fin en valait vraiment le coup.

Avec cette suite Sarah J. Maas fait preuve des mêmes défauts et des mêmes qualités que dans son premier tome, à savoir un début assez fade puis une montée progressive de la tension scénaristique et une fin époustouflante. J’ai trouvé le début (les 200 premières pages) très très longues. Je me suis profondément ennuyée et j’ai mis un temps fou à en venir à bout. J’ai vraiment détesté le personnage de Tamlin, un vrai macho dans toute sa splendeur, qui traite celle qu’il aime de la pire des façons. Du coup, cela pèse énormément sur l’ambiance de départ et ça plombe tout même si je comprends très bien l’intention de l’auteur. Heureusement la suite est d’un tout autre calibre et on se laisse vite prendre au jeu une fois que Feyre prend son envol et se retrouve. On sent alors tout l’élan féministe qui anime Sarah J. Maas dans ce tome et surtout la superbe histoire d’amour qui se noue et qu’on avait pu voir poindre dans le tome précédent. En effet, l’auteur nous fait un retournement complet de ce côté-là et ce n’est pas pour me décevoir loin de là.

Si j’ai pu détester Tamlin et son côté homme de Cro-Magnon qui veut absolument contrôler « sa femme » et l’enfermer dans l’idéal qu’il s’est fait d’elle, j’ai adoré Rhysand qui s’est révélé complètement différent. Ce personnage est le personnage clé du tome 2. Je l’avais découvert et adoré dans la dernière partie du tome 1. Sa relation pleine d’étincelles avec Feyre avait été ce qui m’avait poussée à continuer et ici ce fut également le cas. J’ai adoré les retrouvailles entre les deux et ce que l’auteure en a fait. Elle s’est en effet servie de leur relation naissante pour ouvrir tout un pan à son histoire. En plus de la superbe relation qui se noue entre Feyre et lui, on découvre l’univers des Fae sous un tout autre angle. On apprend enfin à connaître ce High Lord et son cercle intime tous plus attachants les uns que les autres. Je suis complètement fan de Mor, de Cassian, d’Azriel et d’Amren (même si cette dernière est plus en retrait). J’adore la relation d’égal à égal qu’ils ont avec Rhysand. J’adore le rêve qu’il partage et j’adore la façon dont ils intègrent Feyre à leur monde. J’ai vraiment eu un gros coup de coeur pour ce petit groupe.

Bien sûr ce qui a le plus fait battre mon coeur, c’est le rapprochement entre Feyre et Rhysand qui n’était pas gagné d’avance tant ils se sont tirés la bourre dans le précédent tome, mais on sentait déjà une vraie attirance entre eux. Le fait que Rhysand l’aide à regagner sa liberté sans rien demander en échange est un vrai bol d’air. Ce fae est l’homme parfait pour moi. Il se comporte divinement avec Feyre, la poussant à se dépasser tout en l’aidant à guérir de ses plaies sans jamais s’imposer. Et ainsi peu à peu, ils apprennent à se faire confiance, à s’apprécier et bien sûr à s’aimer. Toute la seconde partie du livre dégage une tension de fou les concernant. J’ai souvent eu le souffle coupé lors de leurs scènes et j’ai eu du mal à reprendre ensuite. Je suis ébahie par la façon dont Sarah J. Maas a manigancé leur histoire de main de maître, la rendant si parfaite. Je suis totalement fan de ce couple pour une fois qu’une auteur choisie le mâle qui me plaisait le plus et pas forcément le beau prince des contes de fées.

C’est aussi en cela que l’auteure a été très maligne. Elle ne s’est pas contentée de revisiter le conte de la Belle et la Bête, elle l’a aussi complètement retourné et remodelé à sa sauce, le rendant bien plus moderne. La princesse n’est plus une pauvre demoiselle en détresse mais une femme forte qui s’émancipe et apprend à utiliser ses pouvoirs jusqu’à gagner la place qu’elle mérite comme le révèle l’une des surprises finales de ce tome.

Enfin, j’ai aussi beaucoup aimé tout l’aspect politique avec la lutte contre le Chaudron et Hybern même si parfois j’ai eu du mal à tout suivre et que j’ai trouvé leur quête une peu nébuleuse. Cependant les 50 dernières pages viennent tout faire exploser et rebattent les cartes de la meilleure des façons, annonçant un troisième (et dernier ?) tome explosif que je suis très très impatiente de lire.

Ma note : 16 / 20

(à cause de ce début si mou et soporifique…)

Tome 3 : A Court of Wings and Ruin

Dernier tome de la saga, A Court of Wings and Ruin, est certainement celui que Sarah J. Maas a le plus maîtrisé dans sa réalisation. On sent dès le début que l’auteur tient bien son sujet et qu’elle sait où elle va. Il n’y a pas de problèmes de rythme cette fois, pas de début mou pendant lequel on s’ennuie. Au contraire, c’est un tome où on a du mal à souffler et à reprendre notre souffle tellement il se passe de chose et c’est bien normal puisque nous voilà à la fin de la saga et qu’il faut bien que tout ce qui couvait prenne vie et se conclue. Du coup, j’ai beaucoup aimé ce tome que j’ai trouvé mieux construit et plus équilibré que les précédents même si je n’ai pas eu un coup de coeur comme cela avait été le cas lors de certains passage du tome 2.

J’ai d’abord beaucoup aimé les débuts grâce à une histoire qui reprend là où on l’avait laissée avec Feyre qui joue les espionne et les fauteurs de trouble dans la Cour de Tamlin pour se venger de celui-ci et de son alliance avec Hybern. J’ai vraiment apprécié la voir oeuvrer dans l’ombre et manipuler tout le monde pour faire capoter le monde de Tamlin. Celui-ci le méritait bien après tout ce qu’il lui avait fait. Je ne me suis donc pas ennuyée comme la dernière fois où elle avait été avec lui, au contraire. J’ai même trouvé ce passage presque trop court mais cela se comprend avec tout ce qu’il reste à raconter.

Parce que le coeur de ce tome, c’est tout de même l’affrontement entre la Cour des Rêves de Feyre et Rhys, et Hybern qui veut tuer tous les hommes et soumettre les Fae grâce au Chaudron. Cet affrontement prend presque toute la place mais cela ne m’a pas déplu au contraire. J’ai aimé voir les préparatifs qui se font dans le camp de Feyre et Rhys, ce qui permet de retrouver toutes les créatures et les puissances rencontrées dans les tomes précédents. J’ai aimé voir les alliances se faire et se défaire, les plans avancer, puis échouer et se modifier pour mieux nous surprendre. J’ai trouvé l’ensemble vraiment entraînant et palpitant. J’ai beaucoup aimé les scènes de batailles et les stratégies en jeu. Il y avait un vrai côté dramatique dans la mise en scène qui rendait les chapitres très addictifs. L’intrigue est donc rondement menée, pleine de surprises et de drames. On sent que Sarah J. Maas avait bien pensé à tout et qu’elle ne laisse rien au hasard mais maîtrise tout. Sans vouloir trop entrer dans les détails, j’ai aimé la lente montée en puissance de ce tome grâce à l’inquiétude grandissante qui repose sur la menace qu’est le Chaudron et l’utilisation que veut en faire Hybern. J’ai aimé les vraies scènes de batailles mais aussi celles où la magie intervenait. Et j’ai trouvé la fin parfaitement à la hauteur, telle que je l’attendais avec du suspens, du drame, des sentiments exacerbés. Bref, je me suis régalée. J’aurais juste aimé que l’auteur poursuive l’après bataille sur quelques pages supplémentaires parce que j’ai trouvé la fin un peu aride mais sa promesse de suite et/ou spin-off l’an prochain me rassure.

L’autre gros point fort de ce tome, ce sont les relations entre les personnages qui sont encore une fois très bien développées ici. Certes Rhys et Feyre sont au centre de l’intrigue mais les autres ne sont pas en reste. J’ai adoré le rapprochement qui s’est opéré entre Cassian et Nesta, j’ai adoré le dénouement de l’histoire entre Azriel et Mor, cette dernière m’a énormément touchée, j’ai bien ri de la relation entre Amren et Vassian, et j’ai aimé les débuts de l’histoire entre Lucien et Elain que j’espère bien retrouver plus tard. J’ai même été agréablement surprise par l’évolution de Tamlin au final et j’ai été contente que l’auteur n’oublie pas non plus Julian. Les relations amoureuses sont une vraie réussite dans ce titre. Après, j’ai trouvé le couple phare un peu en retrait dans ce tome. Je n’ai pas autant vibré pour eux que lors des tomes précédents, sûrement parce que leur relation est inscrite dans la pierre maintenant. Mais surtout, j’ai trouvé que certains moments manqués cruellement de romantismes et tombaient un peu à plat, sauf dans les dernières pages. De même, j’ai trouvé l’auteure très maladroite lors des scènes de sexe ou même de simple tendresse. J’avais bien plus vibré dans le tome 2. C’est ma petite déception de ce tome alors que pourtant j’adore les personnages et leur évolution. Pris individuellement, Rhys et Feyre, ainsi que Cassian, Azriel, Nesta et Mor sont de gros coup de coeur.

J’attends donc avec beaucoup d’impatience ce que Sarah J. Maas nous prépare pour 2018 en espérant qu’elle revienne sur les couples formés ou pas par les personnages secondaires et qu’on ait le droit ainsi grâce à eux de revoir un peu Rhys et Feyre que j’ai tant aimés.

Ma note : 16 / 20

Livres - Fantasy·Livres - Romance / Romance historique

Prince captif de C. S. Pacat

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Titre : Prince captif

Auteur : C. S. Pacat

Editeur vf : Milady

Années de parution vf : 2015-2016

Nombre de tomes : 3 (série terminée)

Résumé du tome 1 : Damen est un héros pour son peuple et le légitime héritier du trône d’Akielos. Mais lorsque son demi-frère s empare du pouvoir, Damen est capturé, dépouillé de son identité et offert comme esclave au prince d’un royaume ennemi.
Beau, manipulateur et létal, son nouveau maître, le prince Laurent, incarne ce qui se fait de pire à la cour de Vere. Mais dans la toile mortelle de la politique Vérétienne, les apparences sont trompeuses, et lorsque Damen se retrouve pris dans un jeu de pouvoir pour le trône, il doit s’allier à Laurent afin de survivre et sauver son royaume.
Sans jamais oublier une règle vitale : cacher sa véritable identité à tout prix. Car l’homme dont il a besoin est celui qui a le plus de raisons de le haïr…

Mes avis :

Tome 1 : L’esclave

Après avoir lu plusieurs critiques mitigées, j’avais vraiment peur de tester le tome 1 de cette série malgré les bons avis sur la suite mais ce fut un vrai coup de coeur. J’ai dévoré ce premier tome en une petite journée (alors que je travaillais pourtant…) et j’ai été dégoûtée de ne pas avoir la suite sous la main de suite.

J’ai de suite été happée par l’univers créé par C. S. Pacat et son écriture très vive et dynamique. Le monde dans lequel navigue Damen est à mi-chemin entre le récit historique initiatique, la romance et la fantasy (pour le côté aventure). Le contexte est riche et bien construit. On découvre deux nations autrefois en guerre qui tentent de se réconcilier avec l’avènement d’un nouveau roi qui s’est très vite débarrassé de son rival en le donnant comme esclave au pays avec lequel il souhaite conclure une alliance. La politique est l’un des enjeux clés de l’histoire et j’avoue avoir adoré suivre les méandres de celle-ci à la cour de Vère.

Cependant, ce n’est pas la seule richesse de cette saga. Les personnages sont aussi très charismatiques. J’ai de suite été sous le charme de Damen qui ne baisse jamais les bras et qui est fidèle à ses convictions malgré la situation précaire dans laquelle il se trouve. Mais il ne serait rien sans son Némésis : Laurent, qui est le personnage emblématique de la saga pour moi. Il a l’apparence d’un gamin pourri gâté et son attitude parfois, mais c’est un grand stratège et politicien qui sous sa froideur semble cacher de profondes blessures. La relation entre les deux est explosive vu qu’ils ont des personnalités très fortes. J’ai donc adoré suivre leurs prises de bec. Mais ce ne sont pas les seuls personnages intéressants de la saga, j’ai également beaucoup aimé voir Damen interagir avec son « entourage » au harem ainsi qu’avec le Mignon du Régent, avec celui-ci (même si je le trouve plus classique et moins intéressant) ou encore avec les puissances étrangères. L’oeuvre est riche en personnages intéressants à suivre.

L’ambiance est un autre élément de la réussite de la série. Dès les premières pages, j’ai été happée par la noirceur du récit. J’ai vraiment eu la boule au ventre et la nausée parfois. J’ai souvent eu peur pour Damen et j’ai été écoeurée par les pratiques de la cour de Vère. Pourtant, en même temps, cela a créé une vraie urgence dans ma lecture, me faisant tourner les pages à toute vitesse dans l’angoisse de la suite. L’ambiance perverse, érotique et nauséabonde de Vère donne une saveur toute particulière au récit. On suit avec appréhension les machinations de Laurent. On se demande comment va tourner sa relation avec Damen, tout en espérant qu’il trouve le repos avec lui. Et surtout, j’ai trouvé génial que les relations LGBT apparaissent si ouvertement normales dans ce récit, ça fait du bien un peu d’ouverture d’esprit. J’ai même trouvé amusante la présentation qui est faite des relations entre nobles et mignons/maîtresses à la cour de Vère qui contribue avec une grande force à l’ambiance à la fois sordide et très politique du titre.

J’ai donc été complètement séduite par tous les aspects de la série malgré ma réticence première et j’attends l’arrivée de la suite de pied ferme pour découvrir vers quelles aventures s’est embarqué Laurent en affrontant son oncle.

Ma note : 17 / 20

Tome 2 : Le guerrier

Je suis partagée concernant ce tome, autant j’ai adoré le développement des relations des personnages, autant la tension du premier tome et les intrigues politiques m’ont manqué.

J’ai trouvé le début assez perturbant avec le départ en campagne et le troupe complètement désunie et faite de bras cassés, mais j’ai été ravie de voir comment Laurent va la reprendre en main avec l’aide de Jord et Damen. Ces deux derniers m’ont vraiment plu. J’ai adoré voir la façon dont chacun gagne sa place de chef. J’ai aussi trouvé que l’évolution de la relation Laurent-Damen était le gros point fort de ce tome. Je me suis beaucoup amusée de leurs petites escapades. J’ai aimé voir Laurent changer, devenir moins froid et apprendre à faire confiance à Damen. Bien sûr, du coup, j’ai trouvé la fin parfaite avec la reconnaissance des talents de Damen et l’apothéose de leur relation. Les quelques pages où ils passent une nuit à l’auberge et celle où ils passent la nuit ensemble après la dernière bataille sont superbes ! Un vrai coup de coeur où chacun révèle ses failles à l’autre.

Par contre, j’ai eu un vrai manque du côté des intrigues politiques. Malgré le côté glauque de l’ambiance à la cour de Vère celle-ci en me gardant sur le qui-vive était passionnante à suivre. Ici, l’ambiance est plus fade, plus classique avec la mise au pas de la troupe de soldats et les tentatives du Régent mais celle-ci étant au loin la pression est moins présente. Les jeux d’alliances qui se mettent en place sont sans surprise et même la trahison qui arrive à la fin n’a rien de vraiment surprenante, je suis un peu déçue de ce côté-là. J’ai vraiment trouvé ce tome moins palpitant à cause de tout ça mais la fin est telle qu’on ne peut qu’avoir envie de lire la suite et que je l’attends de pieds fermes.

Ma note : 16 / 20

Tome 3 : Le roi

Un dernier tome magistral à la hauteur de cette saga qui fut un vrai coup de coeur et qui a su combler toutes mes attentes !

J’ai retrouvé dans cet ultime tome une grande partie de la tension et des intrigues politiques du tome 1 que j’avais tant aimées. Suivre Laurent et Damen dans leur reconquête était passionnant. Je me suis souvent laissé mener par le bout du nez et j’ai souvent été surprise par les retournements de situation dont l’auteure n’a pas été avare. J’ai beaucoup aimé le mélange qui s’est opéré entre la guerre et la politique dans ce tome, faisant se rejoindre ces deux traits qui avaient été développés dans les tomes précédents. De plus, le duo Laurent – Damen mène parfaitement la danse et j’ai encore été surprise par les méandres de la pensée de Laurent mais aussi par les brefs coups de génie de Damen. Ainsi les 100 dernières pages sont juste passionnantes à suivre et on ne peut alors lâcher le livre.

Concernant ces deux personnages, j’ai vraiment été super touchée par leur rapprochement et la façon dont ils baissent la garde dans ce tome pour se mettre entièrement à nu l’un devant l’auteur. C’est juste sublime ! L’alchimie qu’il y a entre eux était palpable malgré des débuts assez froids dont j’avais bien deviné la raison ^^ Du coup, dès qu’ils sont réellement ensemble je trouve que l’histoire devient bien plus lumineuse et que ça les change véritablement, on sent qu’un poids est parti. Les révélations sur le passé de Laurent, cependant ne sont pas une découverte pour moi, l’auteure ayant laissé trainer de nombreux indices mais même si cela est horrible, c’était nécessaire à la construction de ce personnage si beau et si complexe.

Enfin, j’ai une fois de plus beaucoup aimé les personnages secondaires avec cette fois en plus de Jord, le grand ami de Damen : Nikandros et le médecin de Laurent : Paschal, ils se sont révélés d’une grand fidélité et d’un grand courage. J’ai aussi été ravie de retrouver le Régent que je trouve vraiment diabolique et que j’ai adoré détester. Par contre, j’ai trouvé Kastor très décevant, il était bien trop faible au final, alors que Jocaste, elle, était bien plus complexe et intéressante.

Maintenant que j’ai terminé cette saga, je suis triste que ce soit déjà fini et j’aurais aimé avoir quelques chapitres supplémentaires pour voir Damen et Laurent régner un peu ensemble.

Ma note : 17 / 20

Livres - Fantasy

Les Salauds Gentilshommes de Scott Lynch

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Titre : Les salauds gentilshommes

Auteur : Scott Lynch

Editeur vf (poche) : J’ai lu

Année de parution vf (poche) : Depuis 2013

Nombre de tomes : 3 (en cours)

Résumé du tome 1 : On l’appelle la Ronce de Camorr. Un bretteur invincible, un maître voleur. La moitié de la ville le prend pour le héros des miséreux. L’autre moitié pense qu’il n’est qu’un mythe. Les deux moitiés n’ont pas tort. En effet, de corpulence modeste et sachant à peine manier l’épée, Locke Lamora est, à son grand dam, la fameuse Ronce. Les rumeurs sur ses exploits sont en fait des escroqueries de la pire espèce, et lorsque Locke vole aux riches, les pauvres n’en voient pas le moindre sou. Il garde tous ses gains pour lui et sa bande : les Salauds Gentilshommes. Mais voilà qu’une mystérieuse menace plane sur l’ancienne cité de Camorr. Une guerre clandestine risque de ravager les bas-fonds. Pris dans un jeu meurtrier, Locke et ses amis verront leur ruse et leur loyauté mises à rude épreuve. Rester en vie serait déjà une victoire…

Mes avis :

Tome 1 : Les mensonges de Locke Lamora

Voici un titre de fantasy qui change un peu de la production habituelle. Avec ce titre, Scott Lynch mélange allègrement les mondes de la magie et des voleurs/arnaqueurs, le tout dans un univers très marqué avec cette ville populeuse de Camorr qui est l’un des héros de l’histoire.

Dans ce titre, c’est vraiment l’ambiance qui m’a marquée. J’ai adoré le côté sale, violent et tordu de Camorr, une ville aux allures très Renaissance pour moi. J’ai aussi adoré suivre une troupe de voleurs et d’arnaqueurs le tout avec une légère pointe de magie. En effet, on pourrait presque oublier qu’on est dans un roman de fantasy tant la magie est au final peu présente sauf avec le Mage et son Faucon. Mais l’ambiance n’est pas la seule chose qui m’ait plu, j’ai aussi beaucoup aimé les personnages avec leur côté mauvais garçon prêts à jouer de mauvais tours mais n’ayant pas mauvais fond. Ils ont un petit côté Gavroche, je trouve, qui me plaît bien et surtout ils sont super filous. Bien sûr, Locke est l’un de mes préférés avec ses tours qui finissent toujours mal et son grand sens de l’amitié. J’ai aussi beaucoup aimé son ami Jean avec qui il forme un joli duo. Les frères Calo et Galdo m’ont plus par leur bonhommie, de même que le petit Moucheron, jeune apprenti qui voulait faire son trou. Ils formaient un joli groupe d’arnaqueurs où chacun avait sa place et son rôle à jouer. Scott Lynch a aussi eu le talent d’introduire des personnages secondaires intéressants et charismatiques, telle que l’Araignée, le père Chain, le Roi Gris ou Barsavi.

Et heureusement que j’ai accroché aux personnages parce que cela a été plus compliquée du côté de l’histoire. J’ai vraiment eu l’impression pendant les deux tiers du volume que celle-ci ne décollait pas. Il faut dire que le choix de la narration qui entrecoupe l’histoire de nombreux flashback n’aide pas celle-ci à accéder à son rythme de croisière. L’auteur ne donne pas un rythme punchy à son histoire mais la laisse avancer tranquillement à son rythme, le temps que tous les événements se mettent en place. Le choix du sujet est assez osé et est plutôt bien traité mais il aurait vraiment pu être casse-gueule. Heureusement il s’en sort plutôt bien en dynamisant la fin de son tome, ce qui m’a donné envie de lire la suite. J’ai beaucoup aimé au final la façon dont Locke et ses acolytes jouaient leurs tours aux nobles de Camorr et j’ai également apprécié les pans du passé de Jean et Locke qu’on a découvert. Je suis même curieuse d’en apprendre plus sur la grande histoire d’amour de Locke dont on nous a parlé à de nombreuses reprises tout en conservant le mystère. Je suis aussi intriguée de découvrir ce qu’ils vont bien trouver à faire par la suite après ce qu’il leur arrive à la fin de ce premier tome où j’ai trouvé courageux de la part de l’auteur d’aller jusque là.

Les Salauds Gentilshommes fut donc une lecture un peu chaotique mais dont l’originalité, le potentiel et la sympathie des personnages m’ont plu. J’ai aussi aimé la plume de l’auteur et son univers et je suis curieuse de lire la suite.

Ma note : 16 / 20

PS/ Je suis fan des couvertures de l’édition poche où chacune semble donner le ton mais la première reste ma préférée avec son côté Venise de la Renaissance ^^