Livres - Histoire

Noir : Histoire d’une couleur de Michel Pastoureau

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Titre : Noir : Histoire d’une couleur

Auteur : Michel Pastoureau (2008)

Editeur : Point (édition poche)

Année de parution : 2014 (édition poche)

Résumé : Histoire du noir dans les sociétés européennes mettant l’accent sur sa place dans les pratiques sociales, dans les lexiques, la teinture, le costume, etc., et sur ses enjeux artistiques. Souligne l’ambivalence du noir, symbole positif de fertilité, dignité, autorité, humilité, ou symbole négatif de tristesse, deuil, péché, enfer, etc.

Mon avis :

Je suis partagée… J’ai beaucoup aimé le style et l’écriture qui sont très agréables à lire en étant simple et précis à la fois. Mais je suis un peu déçue par le contenue. Je m’attendais vraiment à avoir une histoire exclusivement de la couleur noire. Or, je me suis retrouvée avec une histoire des couleurs en général, avec juste le noir en dominance parfois. Cela donne l’impression que lors de certains pan de l’histoire, l’auteur manquant de matière pour parler de la couleur noire, il digresse allègrement sur les autres couleurs et j’avoue que cela m’a bien gênée. Alors certes, j’ai appris plein de choses, d’autres que je savais déjà ou que je soupçonnais ont été mises en lumière grâce à son savoir, mais je ressens un manque à la fin de ma lecture. En plus, j’ai également senti un gros déséquilibre entre les périodes histoires, la préhistoire et l’antiquité étant expédiée en début de volume (faute de sources je suppose) tout autant que l’époque contemporaine à la fin (alors que là, il y avait de quoi faire) en moins de 40 pages chacune ; tandis que le Moyen Âge – violon d’Ingres de l’auteur – est vu en long en large et en travers et parasite même l’Epoque moderne, qui pour le coup voit certaines périodes littéralement survolées. Enfin ce qui a aussi beaucoup dérangé ma lecture, ce sont les nombreuses répétitions dont il fait preuve, comme si le lecteur allait oublier ce qu’il avait juste quelques pages auparavant…

Bref, je ne suis pas aussi ravie après ma lecture que je m’attendais à l’être, et j’ai peur de retrouver maintenant les mêmes défauts dans son autre monographie consacrée au Bleu que j’ai également acheté.

Ma note : 13 / 20

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Livres - Histoire

La Reine Oubliée de Françoise Chandernagor

couv63749883.gifTitre :  La Reine Oubliée

Auteur : Françoise Chandernagor

Editeur : Le livre de poche

Années de parution : Depuis 2013 (pour la version poche)

Nb de tomes : 2 (série en cours, prévue en 3 tomes)

Résumé du tome 1 : « En ce temps-là, le monde était jeune, et Alexandrie, la plus belle ville du monde. Au ras des flots, la « Très-Brillante » éblouissait par sa blancheur. Blanches, les terrasses de pierre tendre, les colonnes d’albâtre, les avenues pavées de marbre, et blanc, le grand Phare… Alexandrie : joyau d’un empire qu’Antoine et Cléopâtre vont entrainer dans leur chute. »
Des amours de l’Imperator et de la reine d’Egypte étaient nés trois enfants : Séléné et Alexandre, des jumeaux fille et garçon, brun et blond, et le petit Ptolémée. Princes éphémères, qui grandissaient dans la pourpre et l’encens du Quartier-Royal auprès de leur demi-frère, l’enfant-pharaon né de César. Tous si jeunes encore, si fragiles, quand la tourmente s’abattit sur eux. Quatre enfants au destin tragique.
Séléné, l’unique rescapée, n’oubliera jamais l’anéantissement de son royaume, de sa dynastie, de ses dieux. Prisonnière en terre étrangère, elle vivra désormais pour venger ses frères et faire survivre dans le monde des vainqueurs la lignée des vaincus…
Avec la sensibilité d’écriture et la force romanesque qui ont fait de L’Allée du Roi un classique, François Chandernagor s’empare de la vie méconnue de la dernière des Ptolémées, la Reine oubliée. Explorant les dits et les non dits de l’Histoire avec une érudition qui n’empêche pas l’empathie, elle questionne un passé deux fois millénaire. Un récit singulier, haletant. Une fresque grandiose.

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Mes avis :

Tome 1 : Les enfants d’Alexandrie

Avec cette saga, F. Chandernagor crée une oeuvre assez atypique, non tant par le sujet même si le choix de prendre une héroïne à la fois connue et inconnue est particulier, mais plutôt dans la forme. Il faut savoir avant de commencer la lecture de ce livre que même si c’est avant tout un roman historique, l’auteur a voulu à tout prix rester le plus proche possible des sources et des travaux des historiens, ainsi en fin de tome elle explique les différents aspects de sa démarche – ce qui est très intéressant – mais on retrouve aussi en plein milieu de l’histoire des paragraphes où elle nous parle directement et nous explique ses choix. C’est un peu déstabilisant au début mais on s’y fait vite et on commence même à apprécier et attendre ses moments par la suite.

Un fois cette étrangeté passée, on peut de plein pied sauter dans l’histoire. Et F. Changernagor a fait le choix astucieux ici de nous la raconter du point de vue de Séléné, fille d’Antoine et Cléopâtre, ce qui permet à la fois de combler imaginairement des pans de l’histoire que l’on ignore et en même temps de justifier parfois les manques qui surgissent puisque Séléné n’en est pas le témoin direct. Cela donne un récit différent de pas mal de romans historiques que j’ai pu lire, il faut dire que Séléné est très jeune au début. En plus, même si je connaissais l’histoire d’Antoine et Cléopâtre dans les grandes lignes, j’ai l’impression de complètement la redécouvrir. J’ai plongé avec joie dans leur quotidien pas toujours très rose et même assez souvent cruel pour leurs enfants. J’ai aimé découvrir leurs habitudes vestimentaires, alimentaires, sociales même et la façon dont ils voyageaient, la place qu’avait les enfants dans leur vie… Mais mon seul reproche, c’est qu’on m’a vendu cette histoire comme celle de Séléné, et qu’ici elle est très très en retrait et que c’est plutôt l’histoire de ses parents que l’on suit tout au long de ce tome. C’est un peu long pour une issue que l’on connait d’avance en plus. J’ai donc dû ronger mon frein à plusieurs reprises, pestant que ça n’aille pas assez vite pour arriver à ce que je ne connais pas, l’après Alexandrie, mais ce ne sera pas pour ce tome malheureusement. Leur histoire sinon est palpitante, on redécouvre d’un autre oeil les événements qui peuplent l’enfance de Séléné. On redécouvre aussi les personnages de Cléopâtre et Antoine qui sont assez différents de l’image romanesque que je leur connaissais, et plus proche de leur image historique. On voit l’Alexandrie des Ptolémée revivre sous nos yeux, on redécouvre la ville (il aurait été agréable d’avoir un plan de celle-ci d’ailleurs pour mieux localiser les lieux évoqués…). C’est vraiment une grande fresque historique qui débute ici, dans laquelle Séléné n’est encore qu’une poupée inanimée qui observe ce qui se passe autour d’elle. J’attends qu’elle prenne enfin vie dans le prochain tome et je serai sûre de me régaler.

Tome 2 : Les dames de Rome

Sur le même principe que le premier, nous découvrons dans ce tome la suite de l’histoire à travers les yeux de Séléné. Celle-ci se fait toujours aussi discrète, se plaçant en second plan après les grandes figures que sont Octave/Auguste et Octavie, sa soeur. C’est fort dommage, mais c’était un peu obligé au vu de la démarche de F. Chandernagor. En effet, elle se sert du petit personnage que fut Séléné pour nous raconter la grande Histoire du changement de régime de la Rome antique, et cela est passionnant. Passionnant parce qu’on découvre une facette complètement glaçante et perturbante d’Auguste. Il me fait vraiment froid dans le dos et les chapitres qui racontent ses rencontres avec Séléné sont parmi les pires, les plus effrayants et malsains que j’ai pu lire. F. Chandernagor a un vrai talent pour raconter les horreurs que subissent les enfants comme dans son magistral : La chambre, il y a quelques années. En tout cas, ces passages m’ont vraiment frappée, tout comme le triste sort de ses frères et le manque de considération envers les enfants en général. Ils ne sont que des pions sur un échiquier, c’est triste. Le statut de Séléné l’écarte un temps de ce schéma mais son sort n’en est pas moins triste, puisqu’on lui refuse son statut de femme. Par contre, j’ai beaucoup aimé découvrir la femme que fut Octavie, une femme forte, maligne, astucieuse et manipulatrice parfois mais toujours pour le bien de ses enfants et de sa famille. Je l’admire énormément. Au contraire de Livie que j’ai détesté tout comme son mari. J’ai aussi adoré découvrir toutes les manigances qu’il y a eu en coulisses autour et au sein de cette famille pour pouvoir garder et étendre son pouvoir. J’ai ainsi redécouvert d’une façon totalement différente le règne d’Auguste, comme si je le voyais enfin de l’intérieur. Et je me trouve bien triste de devoir le quitter dans le prochain tome pour suivre la suite des aventures de Séléné dans une autre contrée.

Ma note : 16,5 / 20

Livres - Album / Jeunesse / Young Adult·Livres - Histoire

La Préhistoire pour les plus jeunes

Comme je compte bientôt travailler sur la Préhistoire avec mes élèves (des CE1), j’ai fait une petite sélections d’ouvrages que l’ont pourra utiliser. Et je partage donc mon avis sur ceux-ci avec vous ^^

En allant du plus simple au plus complexe, voici :

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Les Dinosaures de Stéphanie Ledu (pour les textes) et Eric Gasté (pour les dessins)

Paru en 2014, chez Milan, dans la collection Mes P’tits Docs

29 pages

7.40 €

Résumé : Très, très longtemps avant les hommes, les dinosaures vivaient sur Terre. Le tyrannosaure était le plus dangereux, le diplodocus était énorme.
Des documentaires illustrés qui répondent à toutes les questions des petits curieux de 4 à 6 ans. Des textes courts et instructifs, de belles illustrations et un papier indéchirable font de cette nouvelle collection un outil idéal pour accompagner et guider nos enfants dans la découverte du monde. 

Mon avis :

Petit ouvrage très court, mais joliment illustré, qui fait rapidement le point sur les différentes familles de dinosaures ayant existé. Les textes sont courts, simples et faciles à comprendre pour les plus jeunes. Les éléments clés de chaque page sont mis en couleur pour les repérer plus facilement. Les dessins complètent parfaitement le texte.

Idéal pour commencer à aborder cette notion avec les plus jeunes.

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Les hommes préhistoriques de Cécile Jugla (pour les textes) et Robert Barborini (pour les dessins)

Paru en 2013, chez Nathan, dans la collection Questions Réponses !

29 pages

6.80 €

Résumé : Les Cro-magnons savaient-ils parler ? Comment peignaient-ils les grottes ? Pourquoi les mammouths ont-ils des poils si longs ?  Toutes les réponses aux questions que vous vous posez sur eux sont dans ce livre !

Mon avis :

Ouvrage un peu plus conséquent que le précédent. En peu de pages, l’auteur fait le tour des questions que les enfants peuvent se poser sur la vie des hommes préhistoriques. Chaque double page tourne autour d’un thème, par exemple : « l’installation du campement », et elle cherche à répondre aux questions que les enfants pourraient se poser en voyant l’image qui l’accompagne. Ainsi texte et image se complètent à merveille. Les questions sont brèves, tout comme les réponses, allant à l’essentiel, et il y a quelques petites informations supplémentaires dans un cadre jaune à droite. Pour rendre le tout attractif, elle a également ajouté un petit jeu : dans chaque double page, il faut chercher trois éléments, ce qui enrichit le vocabulaire des jeunes lecteurs en les amusant. J’aime vraiment beaucoup le concept de cet ouvrage, les thématiques choisies sont en plus assez complètes. Ils ont même pensé à parler du déroulement des fouilles.

Coup de coeur pour un livre simple mais très efficace !

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L’imagerie : Dinosaures et Préhistoire d’Emilie Beaumont (pour les textes) et Marie-Christine Lemayeur et Bernard Alunni (pour les dessins)

Paru en 2013, chez Fleurus, dans la collection l’Imagerie

123 pages

11.70 €

Résumé : Avec cette imagerie, l’enfant découvre le monde fascinant des dinosaures : du redoutable tyrannosaure à l’énorme diplodocus. Avec les hommes préhistorique, il fait un fabuleux voyage dans le temps à la recherche de nos lointains ancêtres. Comment vivaient-ils ? Comment ont-ils évolué ?

Mon avis :

Un livre très très complet qui se partage en deux parties : une sur les dinosaures et animaux préhistoriques, et une sur les hommes préhistoriques (en plus avec des pages de couleur différente pour mieux les repérer). Chaque partie est richement illustrée et documentée. Chaque page ou double page part d’un thème ou d’une question pour essayer d’y répondre le plus complètement et simplement possible, avec des illustrations complétant à merveille le texte.

Quand ils présentent les familles de dinosaures, ils les présentent en les rassemblant par catégories (long cou, à épines…) et ont la bonne idée de mettre une petite vignette les comparant à un homme adulte. Ils avancent aussi leurs propos comme étant le résultat du travail de recherche de scientifiques, donc comme n’étant pas inscrit à jamais dans le marbre. Ainsi, ils présentent les différentes théories qui ont cours sur la disparition des dinosaures (même si je ne suis pas forcément d’accord avec leur conclusion). Et j’ai aimé qu’ils nous montrent les autres animaux préhistoriques qui sont apparus après les dinosaures.

En ce qui concerne les hommes, ils partent également du travail des fouilles, ce qui me plait beaucoup. Puis ils décrivent les modes de vie de chacun des hominidés et hommes connus, avec des illustrations riches en détails. Parfois certains thèmes prennent un peu trop de place à mon goût – comme la découverte du feu sur 6 pages – mais au moins c’est très très complet. Ils abordent même le néolithique, lui offrant une place conséquente, ce qui n’était pas le cas dans l’ouvrage précédent. Ici, on voit bien l’évolution de l’homme vers la sédentarisation, l’agriculture et la domestication des animaux. Chaque aspect de leur vie est abordée : la nourriture, l’habillement, l’habitat, l’apprentissage, la religion, la mort, l’art, la fête…

Et petit plus : à la fin de l’ouvrage, ils donnent des adresses de sites/lieux à visiter !

Une ouvrage vraiment intéressant et très complet, mais dont la lecture doit vraiment être accompagnée tant elle foisonne de détails.

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La Préhistoire de Christine Sagnier (pour les texte) et Jean-Noël Rochut et Jacques Dayan (pour les dessins)

Paru en 2006, chez Fleurus, dans la collection La grande imagerie

27 pages

6.95 €

Résumé : Richement illustrée, la grande imagerie historique initie les jeunes lecteurs à l’histoire des peuples et des civilisations. Deux pages d’images détachables avec leurs légendes pour la documentation scolaire.

Mon avis :

Plus court que le précédent en nombre de pages, mais tout aussi complexe, si ce n’est plus. L’ouvrage a pris pour parti de ne s’intéresser en fait qu’à l’homme préhistorique et de ne pas parler des dinosaures. Il s’ouvre et se ferme sur des vignettes représentant des moments clés de l’histoire des hommes, qui peuvent également servir pour une frise chronologique si on le souhaite. Ensuite chaque double page est consacrée à un thème sur lequel l’auteur a choisi des focus souvent illustrés par une documentation scientifique, parfois par des dessins, le tout est vraiment richement illustré. Les textes sont plus adaptés à des enfants de 8-10 ans parce qu’ils sont clairement complexes et utilisent le vocabulaire scientifique de manière décomplexée. Ainsi même un adulte qui voudrait se remettre rapidement à jour sur ce sujet, pourrait utiliser ce livre. Il permet de revoir aussi bien les premiers hominidés, que la vie des différentes évolution de l’homme, comme l’homo habilis, le premier artisan, ou celui qu’on appelle l’homme de néandertal, ou encore l’homme moderne et l’homme de cro-magnon. On fait un tour assez complet en peu de pages. Par contre, je le trouve plus dur à utiliser parce qu’il possède moins d’images que le précédent par exemple et que pour les enfants il est parfois dur de s’imaginer donc de comprendre ce qui est raconté.

A tester aussi :

Mes P’tites questions : Les dinosaures (Milan)

Mes P’tites questions : La Préhistoire (Milan)

Mes P’tits Docs : Les Cro-Magnon (Milan)

Questions Réponses : La Préhistoire (Nathan)

La petite imagerie : Au Temps de la Préhistoire (Fleurus)

La grande imagerie : Les animaux préhistoriques (Fleurus)

La grande imagerie : Lascaux (Fleurus)

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Livres - Beaux-Livres / Arts·Livres - Histoire

Marie-Antoinette : Carnet secret d’une reine de Benjamin Lacombe

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Titre : Marie-Antoinette : Carnet secret d’une reine

Auteur : Benjamin Lacombe (avec Cécile Berly pour la Préface)

Editeur : Soleil

Collection : Métamorphose

Année de parution : 2014

Résumé : Qui n’a jamais rêvé de s’immerger dans l’intimité de Marie-Antoinette, archiduchesse d’Autriche, dernière reine de France et de Navarre, femme célèbre et controversée devenue un véritable mythe ? Sous la forme d’une belle édition à la fabrication soignée, nous vous proposons de découvrir son journal intime. Porté par Benjamin Lacombe, accompagné par le regard de Cecile Berly, historienne, spécialiste de Marie-Antoinette, ce carnet d’une richesse graphique inouïe (peintures, aquarelles, crayonnes) mêlera certaines des lettres authentiques de Marie-Antoinette, à celles, fictives, du Comte Fersen avec lequel elle entretenait une relation privilégiée. Un livre exceptionnel pour les amateurs d’Histoire et de beaux ouvrages illustrés.

Mon avis :

Benjamin Lacombe oblige, il me fallait ce livre ! Celui-ci est un superbe ouvrage doté d’une couverture rigide avec un dos en tissus vert où le titre est inscrit en doré (comme les Contes Macabres et Notre-Dame de Paris qu’il a déjà illustrés). De plus, les illustrations qui parcourent le livre sont un vrai plaisir pour les yeux, entre tableaux et gravures de l’époque redessinés et réinterprétés par l’auteur et petites illustrations inédites savoureuses, le tout dans une ambiance mi-frivole, mi-tragico-macabre, bref du grand Benjamin Lacombe ! (dont je mettrai quelques extraits plus bas).

Au niveau du texte, je suis un peu plus déçue. Grande fan de cette période que j’ai étudié de près, je n’ai strictement rien appris. J’ai trouvé d’ailleurs que le contenu historique était un peu bâclé, l’auteur ne se concentrant que sur des événements très connus qu’il pouvait ensuite illustrer dans son style si particulier, je pense. Cela donne un texte assez décousu avec de longues coupes dans l’histoire de la Reine, ce qui empêche de s’attacher au personnage voire même de la comprendre. Et ça me gêne vraiment pour un ouvrage vendu comme un « carnet secret », sorte de journal intime… Par contre, j’ai beaucoup aimé la préface de Cécile Berly qui est un vrai plus pour expliquer la démarche de l’artiste.

Quant au style, j’ai été gênée par la dichotomie entre les lettres (dont le texte et donc le style sont d’origine) et les extraits inventés par l’auteur. Le fossé entre les deux styles se fait trop sentir (même si je me doute que ce n’est pas facile de faire autrement) et cela casse le rythme de lecture.

Bref, un ouvrage qui m’aura énormément séduit par son côté bel objet, mais qui m’aura déçue sur le fond.

Ma note : 15 / 20 

(20 pour les dessins ; 10 pour le texte)

Quelques extraits :

Livres - Histoire

La Mort n’est pas une fin d’Agatha Christie

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Titre : La Mort n’est pas une fin

Auteur : Agatha Christie

Année de parution : 1944

Editeur vf : Le livre de poche

Résumé : Elle est bien belle, la concubine qu’Imhotep a ramenée de son voyage dans le Nord.
Mais elle n’est qu’une étrangère, et on ne l’aime pas. D’ailleurs, depuis qu’elle a ensorcelé le maître, rien ne va plus au domaine. Et ce démon va finir par décider de tout si l’on n’y prend pas garde. Il faut agir avant qu’il ne soit trop tard. Si elle venait à disparaître, le cœur d’Imhotep retournerait à ses fils. Il suffirait d’écraser le serpent, et tout redeviendrait comme avant. Est-ce bien certain ? Le mal vient-il seulement de l’étrangère ? On dirait qu’un poison intérieur ronge aussi la maison du maître…

Mon avis :

Plutôt déçue de voir à quel point l’aspect historique n’est qu’une couverture pour une histoire banale où le meurtrier se découvre bien trop rapidement. ça se lit aussi vite que ça s’oublie. Je ne suis pas prête de relire un de ses romans…

Livres - Histoire

Les reines au temps des Valois de Simone Bertière

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Titre : Les reines au temps des Valois

Auteur : Simone Bertière

Année de parution : 1994

Editeur : Le livre de Poche

Nb de tomes : 2 (série terminée) mais il y a une suite dans Les reines de France au temps des Bourbons 

Résumé du tome 1 : Quelle place était faite aux reines dans la France régie par la loi salique ? Epouses ou mères du roi régnant, vouées à la seule procréation ou associées au gouvernement, timides ou impérieuses, elles offrent dans leur diversité une image contrastée de ce que fut leur condition. Après le  » beau XVIe siècle « , où elles concourent au rayonnement de la monarchie mais n’accèdent que rarement aux responsabilités, voici les  » années sanglantes « , dont l’horreur culmine à la Saint-Barthélemy : trente-cinq ans de guerres civiles, alimentées par les ambitions nobiliaires et le fanatisme religieux, tandis qu’agonise la dynastie des Valois. Pour les cinq ici concernées, la vie privée est désormais indissociable des péripéties qui déchirent la France. Trois d’entre elles sont entrées dans la légende. Omniprésente, la reine mère Catherine de Médicis, que le veuvage métamorphose en homme d’Etat, dirige le royaume au nom de ses fils. Elle pèse de tout son poids sur le destin des autres. Sa première bru, Marie Stuart, et sa plus jeune fille Marguerite de Valois – la fameuse  » Margot  » – se brûlent aux feux de l’amour et de la politique. A côté d’elles, la douce Elisabeth d’Autriche ne compte guère. Mais Louise de Lorraine, épouse aimante et aimée de Henri III, est à redécouvrir. Adoptant tour à tour le point de vue de chacune d’elles, mais scrupuleusement fidèle à l’histoire, ce récit vif et animé tente de ressusciter la tragédie des guerres de religion, mais aussi d’en démonter les ressorts et de mettre en lumière le rôle qu’y jouèrent les femmes.

Mes avis :

Les reines au temps des Valois, tome 1 : Le beau XVIème siècle
Je suis ravie d’avoir découvert cette auteure. Elle a effectivement une très belle plume, simple, sobre et précise. Elle a su me rendre cette période vibrante et me passionner pour la vie de ces reines un peu oubliées. Le tout est d’une grande précision historique, l’auteur essayant de dépasser les légendes pour se rattacher aux sources. Il me tarde de lire la suite.

Les reines au temps des Valois, tome 2 : Les Années sanglantes
J’ai trouvé ce tome plus ardu que le précédent, peut-être faute du sujet (ça traite beaucoup des guerres de religion qui ne sont guère ma passion) ou bien parce qu’on suit surtout UNE personnalité : Catherine de Médicis. Bref, je l’ai trouvé plus lourd et long à lire et j’ai moins accroché. Il n’empêche que c’est toujours aussi richement documenté et que c’est un must pour les curieux de l’époque.

Livres - Histoire

François Ier et la Renaissance de Gonzague Saint Bris

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Titre : François Ier et la Renaissance

Auteur : Gonzague Saint Bris

Année de parution : 2010

Editeur : Le livre de poche

Résumé : Au-delà de l’image convenue du roi chevalier, on découvre un protecteur des arts, féru de philosophie, poète accompli, dessinateur et architecte novateur.C’est aussi un politique visionnaire, à l’écoute des hommes et de la nature, qui lui inspirent une nouvelle façon de régner. Monarque itinérant, il est, en effet, sans cesse sur les routes, à la rencontre des Français. Il affronte,
pendant plus de trente ans, les deux souverains les plus ambitieux de son temps, Charles Quint et Henri VIII. Pour contrer ses rivaux, il sidère l’Europe en nouant avec Soliman le Magnifique et l’Empire
ottoman, une extraordinaire alliance.

Formé, aimé et entouré par des femmes exceptionnelles, il impose la parité à la cour de France. Avec l’édit de Villers-Cotterêts qui instaure le français comme langue officielle ou celui de Châteauregnard qui lance la loterie nationale, ses décisions pèsent encore sur notre quotidien.
Du triomphe de la première campagne d’Italie au désastre de Pavie, du Camp du Drap d’or à la captivité à Madrid et la prise en otage de ses deux fils, François Ier est un prince passionnant dans la victoire comme dans l’échec. Du haut de ses presque deux mètres, il domine la galaxie de la Renaissance. Rabelais, Ronsard, du Bellay, Érasme, Nostradamus, Guillaume Budé, le chirurgien Ambroise Paré ou le navigateur Jacques Cartier, tous sont entraînés par l’irrésistible enthousiasme
avec lequel il veut faire éclore l’Europe des cultures.

Mon avis :

Une vraie découverte ! Une plume que j’ai beaucoup aimée, une narration efficace et un personnage très charismatique (bémol : au point d’éclipser les autres) : les ingrédients parfait pour la vie romancée d’un roi comme François Ier. J’en viens à regretter que l’auteur n’ait pas continué avec son fils et ses descendants. Par contre la faiblesse des références bibliographiques m’a un peu gênée.

Livres - Histoire

Aliénor d’Aquitaine de Régine Pernoud

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Titre : Aliénor d’Aquitaine

Auteur : Régine Pernoud

Année de parution : 2010 (?)

Editeur : Le livre de poche

Résumé : La chronique scandaleuse s’est emparée très tôt du personnage d’Aliénor d’Aquitaine. Les Français lui auraient-ils gardé rancune d’avoir abandonné la couronne de France pour celle d’Angleterre ?
Cette réputation fâcheuse masque pourtant une personnalité hors pair.
Admirablement attentive à son temps, toujours prête à faire face aux situations de crise, elle se montra capable d’organiser la défense d’une forteresse, d’administrer non seulement son duché, mais tout un royaume, et de prévoir l’importance qu’allait prendre, au xiiie siècle, la bourgeoisie des villes.

Mon avis :

J’ai été ravie d’en apprendre plus sur la vie de cette grande dame qui se voit ici réhabiliter par une biographie sérieuse et très fidèle aux sources. J’ai un avis plus mitigé quant au style de l’auteur, je trouve sa narration parfois confuse, faute à trop de digressions qui ont rendu ma lecture pénible parfois. J’aurais préféré qu’elle se concentre plus sur Aliénor que sur le monde médiéval.

Livres - Histoire

Le Crépuscule des rois de Catherine Hermary-Vieille

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Titre : Le Crépuscule des rois

Auteur : Catherine Hermary-Vieille

Années de parution : 2004-2006

Editeur : Le livre de poche

Nb de tomes : 3

Résumé du tome 1 : 1465. La fin du Moyen Age, l’aube de la Renaissance. Entre l’Angleterre, la France et les Flandres, rois, reines, grands seigneurs et aventuriers se déchirent pour le pouvoir. Une époque sombre et mystique, fastueuse et violente, que hantent des personnages hors du commun des femmes jolies et ambitieuses, comme Marguerite d’Anjou, fille du roi René, et la parvenue Elizabeth d’York, des enfants à la dramatique destinée, comme les deux fils du roi Edouard IV, étouffés à la Tour de Londres sur ordre de leur oncle, le très controversé Richard III. La mort tragique de l’ultime descendant des York met un terme à la sanglante guerre des Deux Roses qui opposa de 1455 à 1485 les cousins ennemis, les Lancastre et les York. Héroïsme, lâchetés, amours voluptueuses ou passionnées créent un univers inoubliable, entre ombre et lumière, rédemption et damnation, que ressuscite Catherine Hermary-Vieille avec la rigueur historique d’une biographe et le talent sensuel d’une romancière, dans la lignée des Rois maudits de Maurice Druon.

Mes avis :

Le Crépuscule des rois, tome 1 : La Rose d’Anjou
J’ai été déçue par la rapidité des évènements décrits dans ce roman. L’auteur les survole et ne prend pas le temps de creuser ses personnages pour qu’on s’y attache. C’est vraiment dommage parce que du coup, on reste en surface. Certes l’histoire est passionnante, les intrigues qui se mêlent et se démêlent et les batailles m’ont captivée mais ça manquait de souffle et de passion.

Le Crépuscule des rois, tome 2 : Reines de cœur 
Un 2e tome bien meilleur que le premier. L’auteur prend un peu plus le temps de développer ses personnages, en particulier les reines, filles de roi… C’est une oeuvre éminemment féminine qui retranscrit parfaitement l’esprit de l’époque et la place qu’elles occupaient alors. Le contexte historique est dense mais plus simple à comprendre que précédemment. Vivement la suite avec Henry VIII.

Le Crépuscule des rois, tome 3 : Les Lionnes d’Angleterre
Je ne sais pas si c’est le fait d’avoir vu la série Les Tudors ou d’avoir lu une bio sur Bloody Mary, mais je me suis un peu ennuyée à la lecture de ce tome, je n’y ai presque rien appris de neuf et j’ai trouvé que ça manquait de rythme. Certaines parties étaient trop rapides comme la fin, d’autres lentes et molles. Je n’ai pas retrouvé le souffle qu’il y avait à la fin de la saga des Tudors.

Livres - Histoire

Quattrocento de Stephen Greenblatt

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Titre : Quattrocento

Auteur : Stephen Greenblatt

Année de parution vf : 2013

Editeur vf : Flammarion

Résumé : Et si la Renaissance était née d’un livre ? Un livre perdu, connu par fragments, recopié par quelques moines et retrouve par un humaniste fou de manuscrits anciens ? L’idée, audacieuse, vertigineuse, ouvre les portes de l’histoire de Poggio Bracciolini, dit le Pogge, qui découvrit une copie du De renon nanéra de Lucrèce dans un monastère allemand. C’était a l’aube du XVe siècle. Le Pogge n’était pas seulement un bibliophile passionné et un copiste hors pair. II aimait les arts et il avait écrit des facéties grivoises. Il aimait les femmes et était père de dix – neuf enfants. Il n’aimait pas l’Eglise mais il était secrétaire d’un pape diaboliquement intelligent et corrompu. Ainsi s’ouvre à nous un monde inouï. celui d’une cour papale où s’agitaient agents cupides, moines séducteurs, filous. femmes de petite vertu et humanistes d’exception: un monde a la fois sévère et déprave, contraignant mais libre. En découvrant. copiant et diffusant l’oeuvre de Lucrèce, le Pogge aura levé le voile sur les temps modernes, et influence des esprits aussi puissants que Montaigne ou Machiavel. Car tout, selon Lucrèce, est fait d’atonies en mouvement, qui s’entrechoquent au hasard, se séparent et se rencontrent à nouveau. Telle fut l’intuition géniale du poète latin, une célébration de la danse de la matière et un bréviaire d’athéisme qui allaient bouleverser le Moyen Age finissant. Conteur né, érudit et brillant, Stephen Greenblatt emporte le lecteur au coeur de ce Quattrocento qui fit revivre l’Antiquité pour la porter jusqu’à nous.

Mon avis :

L’auteur livre plus qu’une enquête sur un manuscrit disparut mais profite aussi de l’occasion pour brosser le portrait de l’Europe de la Renaissance et des idées qui la parcourent à mettre en parallèle avec d’autres lectures sur les hommes de l’époque se révèle important. L’auteur remonte habillement chaque fil du passé avec un rare talent pour les entremêler. J’ai été ravie par cette lecture et notamment le portrait fidèle de la religion catholique dans toute sa malignité.