Le ciel au-dessus du Louvre de Bernard Yslaire et Jean-Claude Carrière

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Titre : Le ciel au-dessus du Louvre

Auteurs : Bernard Yslaire et Jean-Claude Carrière

Editeurs : Futuropolis et le Musée du Louvre

Année de parution : 2009

Nombre de pages :

Histoire : C’est l’histoire d’un tableau, au temps de la Révolution Française.
Celle du portrait de l’être suprême, commandé par Robespierre à David. Un tableau qui ne sera jamais peint. C’est aussi l’histoire d’une autre oeuvre, que le peintre laissera inachevée : le portrait de Bara, un jeune éphèbe de 13 ans, martyr de la République. De l’inauguration du musée du Louvre à la fête de l’Être suprême, d’août 1793 à la mort de Robespierre, c’est aussi l’évocation, écrite et dessinée en vingt  » tableaux  » urgents, eux aussi inachevés, d’un face à face entre deux acteurs majeurs d’une révolution trop pressée.
Jean-Claude Carrière avait déjà abordé le sujet de la Terreur sous la Révolution dans le film de Danton de Wajda. Pourtant, son regard, confronté à celui de Bernar Yslaire, renouvelle le sujet. Robespierre apparaît à la fois éclairé et perdu, tandis que David accomplit son destin : celui d’un peintre tiraillé entre engagement politique et ambition artistique. Le ciel au-dessus du Louvre est une plongée fascinante dans la Révolution Française sous l’angle, inédit, de sa représentation, au sein même d’un atelier d’artiste.

Mon avis :

Je suis le travail d’Yslaire depuis une quinzaine d’année déjà et ce titre m’intriguait depuis sa sortie de par la mention du Louvre. Je n’avais pas creusé plus que ça avant de le recevoir à Noël. La surprise a donc été totale.

J’ai beaucoup aimé découvrir un pan de la Révolution française sous un angle nouveau, cette période de l’Histoire étant ma préférée. En effet, Le ciel au-dessus du Louvre est l’histoire de la commande par Robespierre du tableau de l’Être suprême à David. Les auteurs retracent donc la relation qui unissait les deux hommes mais aussi toute la folie mégalomaniaque de Robespierre autour de cette figure de l’Être suprême. On suit la chute de ce dernier et des personnages qui l’entouraient. C’est passionnant à lire et comme toujours avec Yslaire c’est de toute beauté. Il y a un vrai attachement à faire en sorte que les décors et les costumes soient le plus réalistes possible. Ainsi les scènes dans les rues ou à l’Assemblée s’inspirent de tableaux et gravures de l’époque et sont très fidèles. On s’y croirait presque. La patte d’Yslaire est tout de même bien présente dans le côté très poétique et mélancolique du récit avec l’obsession de David pour le jeune Jules. On retrouve aussi sa palette si reconnaissable avec ses pointes de rouge écarlate et ce filtre un peu grisâtre.

J’ai vraiment passé un excellent moment à lire ce titre et je compte me pencher quand j’aurai le temps et le budget sur Le ciel au-dessus de Bruxelles, en espérant que ce soit dans la même veine ^^

Ma note : 19 / 20

Culottées de Pénélope Bagieu

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Titre : Culottées – Des femmes qui ne font que ce qu’elles veulent

Auteur : Pénélope Bagieu

Editeur : Gallimard – Bande dessinée

Années de parution : 2016-2017

Nombre de tomes : 1 / 2 (le 2e est prévu pour janvier 2017)

Résumé : Quinze récits mettant en scène le combat de femmes d’origines et d’époques diverses, qui bravèrent les normes sociales de leur temps : Margaret, une actrice hollywoodienne, Agnodice, une gynécologue de l’Antiquité grecque qui se fit passer pour un homme afin d’exercer sa profession, Lozen, une guerrière et chamane apache, etc.

Mes avis :

Tome 1

J’ai connu Pénélope Bagieu il y a des années de ça à travers son blog BD et depuis je suis ses publications de Joséphine à California Dreamin’ en passant par Cadavre Exquis. J’ai donc été ravie de découvrir qu’elle s’embarquait dans un nouveau projet avec les Culottées, un ensemble de petits récits qui paraissaient chaque semaine sur le site du Monde.

Si le format sur le site était parfois peu agréable à lire (je trouvais certains récits très longs), cela passe bien mieux avec le format livre et en plus Pénélope nous offre en bonus une double page couleur à la fin de chaque histoire. J’ai donc beaucoup aimé ma lecture / relecture de ces 15 récits de femmes qui n’en font qu’à leur tête. L’objet livre est de toute beauté avec sa couverture turquoise et les reflets rouge cuivré des portraits de ses femmes. Le papier est de qualité et le grand format permet de mettre en valeur les dessins de l’artiste. J’ai tout particulièrement aimé les doubles pages couleur qui illustrent bien le nouveau style graphique de Pénélope, très vif, coloré, sorte de revisite du pop art américain avec ses jeux de découpages et de couleurs.

Du côté des histoires, il n’y a pas vraiment de surprise. Nous suivons le récit de la vie de ces 15 femmes hautes en couleurs. Certains sont plus long que d’autres mais tous sont marqués par leur détermination à faire évoluer le monde. Certains m’ont aussi plus intéressés que d’autres, parmi mes préférés, je retiens les portraits de Nzinga (Reine du Ndongo), Margaret Hamilton (Actrice terrifiante), Annette Kellerman (Sirène), Delia Akeley (Exploratrice), Tove Jansson (Peintre, créatrice de trolls), Agnodice (Gynécologue), Giogina Reid (Gardienne de phare), Christine Jorgensen (Célébrité) et Wu Zetian (Impératrice). J’en connaissais déjà certaines, d’autres étaient de parfaites inconnues, mais j’ai aimé découvrir la vie de chacune d’elle. Ce n’est pas une oeuvre hagiographique mais juste le récit simple de leur vie et de ce qui fait qu’elles sortent de l’ordinaire.

Mon seul regret, c’est qu’il n’y ait pas un appareil critique qui accompagne chacune d’elle avec un petit texte d’historien ou bien des références bibliographiques, ça aurait été alors parfait.

Ma note : 16 / 20

Pour ceux qui souhaitent admirer le travail de Pénélope (désolée pour la pauvre qualité des photos ><) :

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Les Trop Super : Jurassic poule de Nathalie Choux et Henri Meunier

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Titre : Les Trop Super : Jurassic poule

Auteurs : Nathalie Choux et Henri Meunier

Editeur : Acte Sud Junior

Année de parution : 2015

Nombre de pages : 25

Histoire : Une nouvelle série de petits albums en bande dessinée, mêlant aventure, humour et sensibilité à l’environnement. Super Tigre et Tortue Flash sont des super-héros mais aussi de vrais enfants qui ont l’âge de leurs lecteurs. Faire régner l’ordre et la justice, c’est après l’école ! Dans cette première mission, les Trop Super affrontent une poule monstrueuse dotée de dents énormes. Où l’on apprend que ces gallinacés sont bien des descendants des dinosaures.

Mon avis :

Sous sa couverture bien épaisse qui rappelle celle des premiers livres pour enfants, voici une façon amusante de se lancer dans la BD et de revisiter à la fois l’univers des super-héros et celui des dinos. Nathalie Choux et Henri Meunier avec un humour détonnant permettent aux plus jeunes de faire leurs premiers pas dans la BD grâce à cet album très simple à lire, peu de cases, peu de bulles, mais le tout avec un petit côté rétro très punchy. Les aventures de Super Tigre et Tortue Flash sont très drôles et rappellent celles des héros de romans d’aventures français comme Fantomette ou les Totally spies. En plus, les dialogues et les préoccupations des deux héros parlent complètement aux plus jeunes. Les dessins sont jolis, frais et dynamiques. L’histoire se passe sur peu de pages mais est bien complète et amusante, même si elle va à l’essentiel et fait parfois des raccourcis qui me dérangent un peu, moi fan d’Histoire. Mais j’ai passé un très bon moment et il me tarde de la faire découvrir à mes élèves.

Ma note : 16 / 20

 

Le château des étoiles d’Alex Alice

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Titre : Le château des étoiles

Auteur : Alex Alice

Editeur : Rue de Sèvres

Années de parution : Depuis 2014

Nb de tomes : 3 (en cours)

Résumé du tome 1 : Et si la conquête de l’espace avait un siècle d’avance ?
1868. Au seuil d’une incroyable découverte à bord de son ballon de haute altitude, la mère de Séraphin disparaît mystérieusement à la frontière de l’espace. Un an plus tard, une lettre anonyme révèle que son carnet de bord a été retrouvé…
Séraphin et son père, échappant de justesse à un enlèvement, suivent la piste du carnet jusque dans les contreforts des Alpes. C’est là, à l’ombre d’un château de conte de fées, que le roi Ludwig de Bavière a entrepris la construction d’un engin spatial de cuivre et de bois qui s’apprête à changer le cours de l’histoire…

Mes avis :

Tome 1 : 1869 – La conquête de l’espace

Voici une bien belle découverte. J’ai de suite été séduite par les couvertures de cette série, aussi bien dans son édition simple et que « deluxe » et par l’ambiance qui en ressortait, mélange de romantisme et de découverte. L’intérieur est tout à fait à la hauteur. J’ai beaucoup aimé tout l’univers créé par Alex Alice qui se rapproche énormément de Jules Verne et de Miyazaki dont il semble s’être inspiré. Cela donne une ambiance très douce et mélancolique à l’oeuvre, propice à la rêverie. J’ai dont suivi avec grand plaisir les aventures de Séraphin, qui sur les traces de sa mère, cherche à percer les secrets de l’éther pour pouvoir se rendre dans l’espace. L’auteur joue très bien sur les rêves d’enfant que beaucoup d’entre nous ont au fond d’eux. Du coup, on plonge tête la première dans ses aventures qui ne sont pas non plus sans rappeler celles dans lesquelles était souvent embarqué Tintin contre son gré. Ici, entre perte de sa mère, réception d’une lettre mystérieuse, fuite pour échapper à des kidnappeur et rencontre d’un grand personnage dans un décor plus que fantastique, le lecteur ne sera pas déçu. Le tout se lit avec beaucoup de plaisir et de facilité. Les personnages sont sympathiques, on s’y attache vite et le petit groupe s’entend bien. J’ai un énorme faible pour Ludwig, la figure du romantisme germanique par excellence, ainsi que pour le père un peu bourru de Séraphin. Du côté des dessins, je suis plus mitigée. Même s’il me faut reconnaître qu’ils sont très beaux, j’ai beaucoup de mal avec l’influence du manga et de l’anime qui s’y ressent, cela manque de personnalité, notamment du côté du design des personnages. Je préfère largement les paysages et autres décors que je trouve magnifiques. En plus, l’édition « deluxe » leur rend parfaitement honneur avec son grand format, sa reliure luxueuse et ses bonus.

Tome 2

La suite de l’histoire est tout aussi entraînante. Nous voilà maintenant avec tout le petit groupe dans l’espace maintenant qu’ils ont percé le secret de l’éther et surtout qu’ils ont dû fuir la terre ferme. J’ai beaucoup aimé la confrontation entre les rêves scientifiques et philosophiques des personnages et la réalité politique de l’époque avec cette marche vers l’impérialisme de Bismarck sur le monde germanique. Ces apports historiques sont très bien amenés et donnent une vraie profondeur à l’histoire pour bien l’implanter dans un monde qui nous est familier, afin que ce ne soit pas juste un rêve. Parce qu’il faut reconnaître quand même que celui-ci est très très présent dans ce tome, notamment avec le passage du petit groupe sur la face cachée de la Lune et les découvertes qu’ils y font. L’aventure est un peu plus resserrée et moins diversifiée ici, mais je l’ai encore suivie avec plaisir. J’ai aimé voir les relations avec les personnages s’approfondir. Le choix de Ludwig ne m’a pas surpris vu le personnage mais j’attends de voir les conséquences pour les autres personnages puisqu’à la fin de ce tome, on reste sur une fin très ouverte sûrement en vue d’une nouvelle série, un nouvel arc, que l’auteur devrait bientôt sortir.

Tome 3 : Les chevaliers de Mars

Ça y est le second cycle est disponible. Nous reprenons l’histoire exactement où elle s’était arrêtée et l’édition est toujours d’aussi bonne qualité, même si de mon côté je n’ai acheté que l’édition simple et que la deluxe n’a pas l’air disponible pour le moment. Je suis toujours aussi charmée par la qualité de conteur d’Alex Alice mais aussi et surtout par ses qualités graphique. Les dessins sont sublimes, plein de poésie . Sa vision de la campagne bretonne m’a charmée et celle de Mars m’a ravie.

Dans ce second cycle, l’auteur décide de nous emmener sur Mars après nous avoir emmener sur la Lune. La guerre de l’éther fait rage sur Terre. Les Prussiens sont prêts à tout pour en user afin d’asseoir leur pouvoir et de régner sur le monde et l’espace. Séraphin et Sophie sont tranquillement chez le grand-père du premier, en Bretagne, pour le moment et creusent leurs connaissances de l’éther et de l’éthérite (une pierre qu’ils ont découvert). Mais des événements, qui les dépassent et concernent les grandes puissances européennes, vont les pousser à revêtir leur veste de voyageurs et d’aventuriers.

Tous les événements s’imbriquent encore à merveille pour former un récit très cohérent et plein d’aventures. Leur nouveau voyage me fait encore plus rêver que le premier. Et les premières images que nous avons de Mars sont intrigantes et inquiétantes à souhait. Il me tarde vraiment de lire le prochain tome avec peut-être plus de mystères et des retrouvailles j’espère.

Ma note : 16 / 20

Benjamin Lacombe

Il est temps de vous présenter celui que je considère comme le meilleur illustrateur français pour la jeunesse : Benjamin Lacombe.

Je l’ai découvert par hasard il y a quelques années et depuis je ne peux m’empêcher de suivre tout ce qu’il sort. Alors je ne lis pas forcément tous ces ouvrages, mais je les admire toujours parce que c’est avant tout son art qui m’intéresse. Et quel art ! Je vous laisse admirer…

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Titre : La petite Sorcière

Auteur : Benjamin Lacombe

Paru en 2009 chez Seuil

Résumé : Alors qu’elle explore le grenier de sa grand-mère, Lisbeth découvre un étrange et poussiéreux grimoire. En tournant les pages, elle apprend que sa douce grand-mère Olga serait une sorcière. Et la petite fille n’est pas au bout de ses surprises.

Mon avis :

Une petite histoire très touchante sur les secrets de famille. B. Lacombe et S. Perez ont eu une très bonne idée d’écrire sur une famille de sorcières à notre époque, surtout à travers les yeux d’une petite fille qui n’est au courant de rien. Ça donne lieu à de très jolis moments, et à une belle réflexion sur les différences et le fait d’aimer quelqu’un qui n’est pas comme tout le monde. Les dessins sont toujours aussi beaux (magnifique vue des toits en ouverture) et envoûtants. Et l’on sent qu’ils ont créé ici un univers très riche à la portée aussi bien des enfants (pour une fois !) que des adultes, avec pas mal de références. Il me tarde maintenant de lire le Grimoire qui le complète ^^ Mais petit bémol : la fin est un peu abrupte comme souvent dans ses albums…

Ma note : 17 / 20

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Titre : Grimoire de sorcières

Auteur : Benjamin Lacombe

Paru en 2009 chez Seuil

RésuméSi ce livre est tombé par erreur entre vos mains, refermez-le immédiatement et fuyez. Si toutefois vous décidez de le lire, réfléchissez bien car ce grimoire est un livre maudit !

Mon avis :

Livre qui complète à merveille la Petite sorcière où il en est fait référence. Ici, les auteurs revisitent notre histoire et ses grands personnages, de même que certains contes et mythes en donnant un aspect tragique au destin de ces femmes, transformant ainsi parfois l’histoire qu’on leur connaissait (le plus bel exemple pour moi est Méduse). Le tout est couplé avec de superbes illustrations une fois de plus que font presque plus tenir l’ouvrage de cabinet de curiosités que de livre. La richesse des détails est assez incroyable. On sent qu’ils cherchent à la fois à intéresser un jeune public curieux de tout, qu’un public adulte friand de références culturelles. En tout cas, c’est une grande réussite !

Note : Je recommande pour découvrir ces 2 ouvrages, le coffret Généalogie d’une sorcière qui les regroupe dans un beau cartonnage avec en prime une illustration qu’on peut encadrer.

Ma note : 18 / 20

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Titre : Ondine

Auteur : Benjamin Lacombe

Paru en 2012 chez Albin Michel

Résumé : Benjamin Lacombe revient avec le mythe d’Ondine à ses amours romantiques et pré-raphaélites. Inspiré par les textes de Friedrich de La Motte-Fouqué et la pièce de Jean Giraudoux, il propose sa version du conte, où prédominent des images très picturales faisant écho aux peintures de Millais ou Waterhouse. Par un savant jeu de calques imprimés, il fait émerger toute la sensualité et la transparence de cet univers aquatique. Vibrant pour le beau chevalier Huldebrande, Ondine se noie dans les tumultes de l’amour, ses marivaudages et ses trahisons. Un grand conte, une épopée romantique dont les thématiques résonnent de manière étonnamment moderne.

Mon avis :

Magnifique album qui revisite d’une superbe façon l’Ondine de Giraudoux. Une fois de plus le travail de B. Lacombe est incroyable, entre calques élégamment utilisés, planches naviguant entre la passion et la tragédie, un trait toujours aussi doux et vif à la fois et des couleurs rayonnantes même dans leur noirceur. Il faudrait plus d’albums comme ça !

Ma note : 19 / 20

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Titre : Cerise Griotte

Auteur : Benjamin Lacombe

Editeur : Seuil Jeunesse (existe en poche)

Parution : 2006 (et 2014 pour la version poche)

Mon avis :

Petite histoire sympathique qui doit dater des débuts de Benjamin Lacombe. On retrouve son univers toujours un peu tristounet mais très émouvant. Cerise est une petite fille bien solitaire que le destin n’a pas gâtée. Heureusement, elle se trouve un bon ami en Griotte, le chien. Mais cette rencontre ne met pas vraiment fin à sa solitude, c’est plutôt l’évènement amené brutalement à la fin qui l’aidera, mais cela on ne le verra pas. On n’aura que l’espoir que cela arrivera. Du coup, j’ai quand même trouvé la fin trop abrupte, il me manque quelques pages. Quant aux dessins, ils m’ont rappelé ceux de Rebecca Dautremer par moment, notamment dans les robes des filles et leurs coiffures.

Ma note : 15 / 20

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Titre : Léonard & Salaï

Auteurs : Benjamin Lacombe & Paul Echegoyen

Paru chez Noctambule en 2014

Résumé du tome 1 : Ce roman graphique atypique nous entraîne dans l’intimité d’un homme devenu l’incarnation du génie créateur, un artiste au talent jamais égalé.
Qui pourraient être mieux placés que deux hommes, deux artistes, pour vous conter l’histoire d’amour qui lia, pendant près de trente ans, Léonard de Vinci à un jeune apprenti qu’il baptisa Salaï (« petit diable »).
Immergez-vous au cœur de cette évocation romanesque qui présente une autre vision de Léonard de Vinci, de son entourage et de sa vie. Au-delà du mythe, de ses incroyables inventions et de sa modernité (fervent écologiste, végétarien, humaniste…), il était détesté par ses pairs, autant pour son immense talent que pour son physique avantageux, ou encore pour la cour qui l’encerclait.
Comment a-t-il vécu, aimé, souffert ? L’histoire s’intéresse à son amour pour Salaï, personnage oublié, écorché vif, petit voyou fainéant au grand talent, et dont on attribua certaines œuvres au Maître, à son Maître.
Réalisée à quatre mains, avec un grand soin du détail, cette tragédie en deux actes est servie par des graphismes somptueux au lavis et à la gouache signés Benjamin Lacombe – figure de proue en Jeunesse qui a rapidement connu la célébrité – et Paul Echegoyen.
Cet univers où règne la grâce, remarquable par son ampleur et sa profondeur, résonne à notre époque de façon étonnamment moderne. Un portrait sensible et fascinant d’un artiste jamais égalé…

Mon avis :

Tome 1
Un travail époustouflant entre deux artistes de grand talent, dont le mariage donne une grande richesse graphique au récit. Je suis ravie de découvrir avec eux ce pan de l’histoire de Léonard. Le rendu des décors, des scènes et des tableaux (revisités par B.Lacombe) est à couper le souffle. Et j’ai adoré le petit plus de l’interview sur l’envers des décors. Vivement le tome 2 !

Ma note : 19 / 20

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A lire aussi, mes avis sur :

Les Amants Papillons

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Blanche Neige

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Il était une fois

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Madame Butterfly

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Marie-Antoinette, Carnet secret d’une Reine

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Facéties de chats

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Et une oeuvre un peu à part où Benjamin est juste au texte :

Le carnet rouge

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Blake et Mortimer Tomes 06 et 22

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Titre : Blake et Mortimer, tome 22 : L’onde Septimus

Auteurs : Jean Dufaux & Antoine Aubin & Etienne Schréder

Année de parution : 2013

Editeur : Blake et Mortimer

Résumé : Mortimer ne parvient pas à percer le mystère de l’onde Mega et le fonctionnement du Télécéphaloscope de Septimus lui échappe. Qu’est-ce qui peut bien provoquer toutes ces interférences ? Cela pourrait-il avoir un lien avec cet inconnu en chapeau melon qui arpente les rues de Londres en demandant après Guinea Pig ? Jean Dufaux et Antoine Aubin, aidés d’Étienne Schréder, revisitent La Marque Jaune. Ils prolongent le mythe et signent le grand retour d’Olrik sur les quais de la Tamise.

Mon avis :

Petite déception pour moi. J’en attendais beaucoup et certes j’ai retrouvé l’esprit so british de la série avec ses petits moments de décalages, mais globalement, j’ai eu du mal avec la narration. Le fait que les cartouches soient redondants avec les images m’a vraiment agacée. Le manque de finesse et de subtilité aussi. Quant à l’histoire, elle n’apporte pas vraiment grand-chose de novateur. Bof…

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Titre : Blake et Mortimer, tome 06 : La Marque jaune

Auteur : Edgar P. Jacobs

Année de parution : 1978

Editeur : Dargaud

Résumé : Depuis quelques temps déjà, Londres ne baigne plus dans la sérénité. Pourquoi ?
La faute en revient à un homme,  » La marque Jaune » qui menace de plus en plus la sécurité des citoyens et nargue les forces de l’état en leur indiquant quel délit il projette de faire et à quel moment.

Nous nous retrouvons donc à une heure du matin, à Big Ben sous une pluie battante…

Là, des hommes sont en train de deviser et discuter à propos de ce mystérieux individu qui a prévenu qu’il volerait la couronne royale. Quand soudain ….
Plus de lumière, le garde surveillant l’entrée, évanoui… la couronne volée !

Qu’a t-il pu se passer ? Blake est immédiatement mis sur l’affaire et en informe son ami le professeur Mortimer. Il faut dire que ce dernier est bien placé pour émettre un avis tant l’intelligence de leur adversaire semble inouïe !

Mon avis :

Nouvelle déception. Histoire intéressante mais narration et découpage des planches atroces, le tout est beaucoup trop statique, ça manque cruellement de dynamisme. Je vais donc m’arrêter là de ma découverte de Blake et Mortimer en BD et me contenter de leurs adaptions en dessins animés qui étaient bien plus réussies.

Astérix – Nouvelle version de Didier Conrad et Jean-Yves Ferri

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Titre : Astérix, tome 35 : Astérix chez les Pictes

Auteurs : Didier Conrad & Jean-Yves Ferri

Année de parution : 2013

Editeur : Albert René

Résumé : Le 24 octobre 2013, Astérix chez les Pictes débarque dans toutes les librairies du Monde Connu ! Les Pictes ? Oui, les Pictes ! Ces peuples de l’ancienne Ecosse, redoutables guerriers aux multiples clans, dont le nom, donné par les Romains, signifie littéralement « les hommes peints ». Astérix chez les Pictes, c’est donc, dans la meilleure tradition des aventures du plus célèbre des Gaulois, un voyage épique vers une contrée riche de traditions, et la découverte d’un peuple dont les différences culturelles se traduiront en gags et jeux de mots mémorables. Sur les forums de lecteurs, les paris sont ouverts et les discussions impatientes s’enchaînent… Du whisky ? Des lancers de troncs ? Des cornemuses ? Des noms en Mac ? Les origines du mur d’Hadrien et du monstre du Loch Ness enfin dévoilées ? Et même, qui sait, des Gaulois en kilts… Le suspense est entier !

Mon avis :

Sympathique, on retrouve l’esprit des premiers Astérix. Le déroulement est copié-collé sur certains albums plus anciens donc pas de mauvaises surprises de ce côté-là. J’ai aimé le peuple Picte et surtout leurs noms qui donnent un coup de jeune à la série même si c’est parfois un peu artificiel. Les auteurs ont très bien su se couler dans le moule, à voir ce que ça donnera par la suite.

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Titre : Astérix, tome 36 : Le papyrus de César

Auteurs : Didier Conrad & Jean-Yves Ferri

Année de parution : 2015

Editeur : Albert René

Résumé : Deux ans après le succès d’Astérix chez les Pictes, les personnages créés par René Goscinny et Albert Uderzo sont de retour dans un nouvel album écrit par Jean-Yves Ferri et dessiné par Didier Conrad. Tous les ingrédients de la potion magique Astérix sont au rendez-vous : l’Histoire de Rome et des Gaulois est revue et corrigée à coups de gags et de jeux de mots en pagaille ! Par Toutatis ! En octobre 2015, toute la Gaule sera occupée… A lire LE PAPYRUS DE CESAR !

Mon avis :

Comme lors du précédent tome, les nouveaux auteurs se coulent dans le moule des anciens Astérix, mais ici, il n’y a plus l’effet nouveauté et c’est moins bien réussi. J’ai trouvé la narration bien fichue, l’histoire drôle, mais l’humour très très lourd et répétitif n’a pas fait mouche. J’ai été agacé comme certains par les nouveaux noms tournant autour du monde moderne et des nouvelles technologie. J’ai été agacé par les problèmes de situations temporelles et les sempiternels « plus tard » qui ont fleuri dans les cadres narratifs. De plus, le sujet est moins le Papyrus de César que le méfait des médias qu’il est de bon ton de critiquer ces derniers temps pour changer… Je n’ai donc pas été séduite par cette nouvelle aventure.

Forever, Bitch & Autobiographie d’une fille Gaga de Diglee

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Titre : Forever, Bitch

Auteur : Diglee

Année de parution : 2013

Edition : Tapas

Résumé : Louise, bientôt la trentaine, en couple, partage ses drames émotionnels avec son BGF (Best Gay Friend) et ses deux meilleures potesses aux caractères diamétralement opposés : Maud, Mère Teresa du plan cul depuis sa rupture avec l’ex-potentiel-homme-de-sa-vie, et Audrey, maquée avec son prince charmant… au grand dam de Maud, viscéralement mais secrètement jalouse de tant de niaiserie doucereuse.

Mon avis :

Bof bof, pas fan de cet album, un humour beaucoup trop cru (crade ?) pour moi, des perso stéréotypés et une histoire bateau. Heureusement que les dessins sont là pour relever le tout, mais je ne suis pas sûre d’acheter un autre album si ça reste de cet acabit… Déçue.

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Titre : Autobiographie d’une fille Gaga

Auteur : Diglee

Année de parution : 2011

Editeur : Marabout

Résumé : Je m’appelle Diglee, j’ai 22 ans, une sœur dingo et géniale, un homme roux, une Best Friend Forever qui me supporte depuis 10 ans, une mère super canon, et trop de cellulite pour mon IMC, malgré mes chorées diaboliques sur Lady Gaga. Et comme ma vie intéresse tout le monde, hein, bah .. J’en ai fait un blog. Et puis de ce blog, j’en ai fait un livre. Voilà.

Mon avis :

Par contre ici, on retrouve tout ce qui fait le sel de son blog : son univers drôle et girly, les moments simples entre copines et avec son chéri… Même si le titre parle de fan de Lady Gaga, pas besoin d’en être une pour apprécier.  Donc on retrouve les dessins de son blog ainsi que quelques nouveaux dessins. Bref, je préfère largement ce type de livre. (Mais beurk la couverture orange !)

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Buffy contre les Vampires Saison 8 – Comics

Certainement l’une de mes plus grosses déceptions BD – Comics – Mangas. Alors oui, je ne suis pas une adepte des comics mais là avec des couvertures pareilles et un tel scénario de base, je m’attendais à bien mieux… Et ici, il y a clairement tromperie sur la marchandise sur tous les points è_é

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Titre : Buffy contre les Vampires Saison 8 – Comics

Auteurs (scénario + dessins): Joss Whedon & Georges Jeanty &  Brian K. Vaughan & Drew Goddard & Jeph Loeb & Karl Moline &  Jane Espenson & Brad Meltzer & Isaac Wens

Années de parution vf : 2008-2011

Editeur vf : Panini

Nb de volumes : 8 (saison terminée)

Résumé des tomes 1-2 : Une mystérieuse menace nommée  » crépuscule  » plonge Buffy et ses compagnons dans leur aventure la plus spectaculaire…

Lorsque les forces du mal recrutent une Tueuse débutante, Rupert Giles fait appel à Faith, la troisième Tueuse. Dangereuse et peu digne de confiance, il lui demande cependant de combattre cette nouvelle menace. En échange, Il fera table rase de son passé et la réhabilitera. Mais Buffy veille, elle n’a pas oublié que Faith a tenté de la tuer…

Mon avis :

J’ai été très déçue au final par cette saison. Sans les superbes illustrations de Jo Cheng, je n’aurais sûrement pas été jusque là. Parce qu’il y a vraiment tromperie sur la marchandise. L’intrigue est bidon et l’évolution des personnes, complètement invraisemblable. Bref, la suite se fera sans moi.

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La famille Sambre d’Yslaire

Voici LA série de BD franco-belge que je suis avec assiduité à chacune de ses sorties !

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Sambre est une série de bande dessinée créée par Yslaire et Balac, puis déclinée en plusieurs saga retraçant les méandres des histoires de cette famille.

HistoireTrès sombre et mélancolique, Sambre nous raconte l’histoire d’une famille bourgeoise rurale du XIXe siècle et plus particulièrement celle de Bernard Sambre, épris de Julie, une jeune vagabonde aux yeux rouges que sa famille exècre au point de les porter au rang de superstition. Les destins, les esprits et les corps s’expriment, se croisent et se blessent. Nul ne peut échapper à son destin…

La série est découpée comme suit :
Sambre deuxième génération (1847-1848) – Bernard & Julie
1. Plus ne m’est rien, avec Balac (scénario), 1986, réédité en 2003
2. Je sais que tu viendras, avec Balac (participation au scénario), 1990, réédité en 2003
3. Révolution, révolution…, 1993, réédité en 2003 sous le titre Liberté, liberté…
4. Faut-il que nous mourions ensemble ?, 1996, réédité en 2003

Sambre troisième génération (1856-1862) – Bernard-Marie & Judith
5.Maudit soit le fruit de ses entrailles, 2003
6. La Mer vue du Purgatoire, juin 2011
7. Fleur du pavé, septembre 2016
8. Celle que mes yeux ne voient pas, (à paraître en 2017)
9. Nos Yeux, nos cheveux, nos fiertés, (à paraître en 2018)

Sambre dernière génération (1862-1871) – Nelson & Judith
10. Au large des amers, à paraître
11. Les Cerises de Mademoiselle Dyeu, à paraître
12. Toutes les rages de l’espérance, à paraître
13. Le Dernier des Sambre, à paraître

La Guerre des Sambre Première génération (1830-1847) – Hugo & Iris
1. Le mariage d’Hugo, Yslaire, Jean Bastide, et Vincent Mezil (2007)
2. La passion selon Iris, Yslaire, Jean Bastide, et Vincent Mezil (2008)
3. La Lune qui regarde, Yslaire, Jean Bastide, et Vincent Mezil (2009)

La Guerre des Sambre Premier degré d’ascendance (1768-1769) – Werner & Charlotte
1. L’Éternité de Saintange, Yslaire et Boidin (2010)
2. La Messe rouge, Yslaire et Boidin (2011)
3. Votre enfant, comtesse…, Yslaire et Boidin (2012)

La Guerre des Sambre Génération de Cujus (1789-1794) – Maxime-Augustin & Constance
1. La fiancée de ses nuits blanches (2014)
2. Le petit jour de la divorcée, à paraître (2015)
3. Le regard de la veuve, à paraître (2016)

La Guerre des Sambre livre III (-40 000 av JC) – Aam & Yev
1. La Genèse, à paraître
2. Au commencement, à paraître
3. Ecce homo oculis, à paraître

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Mes avis :

1e série : La série d’origine est clairement celle que je préfère. C’est avec elle que j’ai découvert les Sambre et sa richesse aussi bien graphique que scénaristique. Grâce à des rouges profonds, les malheurs des personnages sont rehaussés et mis en avant à la manière des grands écrivains romantiques du 19e. On suit leurs passions à travers le XIXe et son histoire, elle aussi, agitée. Une énorme réussite !

2e série : Elle fait suite à la première et pourrait même y être incluse. Elle est aussi triste et dramatique que la première était passionnée.

Sambre, tome 6 : La mer vue du purgatoire
On plonge à nouveau en pleine turpitude à l’image de cette mer qui se déchaîne puis s’apaise au fil des pages. Les sentiments de Julie nous secouent au plus profond de nous, mais la lumière arrive peu à peu à l’image de ce gris qui reflux pour laisser place à nouveau aux couleurs. Une grande réussite

Sambre, tome 7 : Fleur du pavé
Dernier tome en date, j’ai du mal à réaliser que cela fin déjà 5 ans que le précédent est sorti… J’ai été moins emportée par l’histoire de Judith que je trouve particulièrement sordide. C’est sûrement parce que celle-ci a un côté très superficiel qui m’a vite agacée. Je ne parviens pas à m’attacher à elle alors que j’aime beaucoup son frère qui est bien trop absent de l’histoire ici. Les quelques rares pages où il apparait ont illuminé ma lecture. J’aime beaucoup sa relation avec sa tante et son côté auteur romantique torturé. Il fait bien le lien avec la génération précédente sans que cela soit exagéré comme dans le cas de Judith et du nain. J’ai aussi été contente de revoir, même brièvement, Julie et j’espère qu’on pourra découvrir la suite de son histoire ainsi que celle de son fils. Graphiquement, cela reste une tuerie. Les vues de Paris sont splendides. La double page consacrée aux divertissements qu’on peut y trouver est vraiment vivante et immergeante. Je regrette juste que l’on parte autant vers le sépia et que le contraste entre le rouge et le noir soit moins marqué.

La guerre des Sambre, série 1 avec Hugo et Iris : Je l’ai trouvé un poil fade après les deux autres, malgré un dessin encore plus beau que les tomes précédents grâce à la participation de Bastide et Mezil, sûrement à cause du côté indécis du héros qui se laisse trop porté par les évènements.

La guerre des Sambre, série 2 avec Werner et Charlotte : Ici on relève le niveau et on entre de plein pied dans une atmosphère lourde et malsaine, pleine de malentendus avec des personnages très ambigües. Mais cela rend la lecture d’autant plus addictive. De plus, il est agréable de retrouver à nouveau un fond historique connu (la jeunesse de Marie Antoinette), ce qu’on avait perdu dans la série précédente.

La guerre des Sambre, série 3 avec Maxime Augustin et Constance

La Guerre des Sambre : Maxime et Constance, tome 1 : Automne 1775 de Bernard Yslaire & Marc-Antoine Boidin
Une nouvelle génération arrive avec son lot de coups durs et de drame. Les planches sont toujours aussi belles avec peut-être un peu plus de noirceur ici, l’enfance de Maxime et de Josepha étant vraiment horrible. Après j’attends de voir où veut nous emmener l’auteur vu qu’il pose juste les bases. Mais je serais déçue si c’était vraiment l’ultime trilogie comme il le dit…

La Guerre des Sambre : Maxime et Constance, tome 2 : Hiver 1781

Nous continuons à suivre les aventures de Maxime qui plonge de plus en plus dans la noirceur. Avec un famille et un passé pareils, on comprend qu’il soit perdu, mais ce qu’il fait est vraiment dégueulasse. On sent déjà poindre la folie chez lui. Il est paranoïaque et complètement instable, en témoignent ses relations avec les femmes de sa vie mais aussi avec ses enfants. En filigrane, on commence à voir la fameuse histoire des yeux qui va obséder son fils Hugo. C’est intéressant de voir la genèse de celle-ci, surtout avec la mise en parallèle des « connaissances » de l’époque. Mais surtout je le trouve très angoissant, on ne sait jamais ce qu’il va faire et il fait peser une chape de plomb sur sa famille. Famille qui on le sait va avoir un destin tragique. Il me tarde d’ailleurs de voir enfin en image ce dont on nous parle depuis le premier tome. Du côté des dessins, c’est toujours aussi réussi. Il y a une vraie réflexion sur les couleurs dans cette série et quand c’est nécessaire, elles tranchent vraiment, c’est superbe. Les couvertures sont aussi très bien pensées, montrant parfaitement les différentes facettes de Maxime.

Par contre, les sempiternels changements de noms ou d’idées par rapport au projet original m’embêtent vraiment, et je ne parle pas de l’arbre généalogique qui spoile à mort sur la suite de la série principale…