Quatre filles et un château de Julia Quinn, Eloisa James et Connie Brockway

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Titre : Quatre filles et un château

Auteurs : Julia Quinn, Eloisa James, Connie Brockway

Editeur vf : J’ai lu (Aventures & Passions)

Année de parution vf : 2016

Résumé : Par une nuit de tempête – sans doute un peu trop arrosée au whisky -, Taran, laird du clan Ferguson, a décrété que ses neveux Robin et Byron devaient se marier dans les plus brefs délais. Les héritières n’étant pas légion dans la campagne écossaise, il décide de faire un saut au domaine voisin et d’enlever quatre jolies filles. Par inadvertance, il a également kidnappé le duc de Bretton, fort mécontent de cette mésaventure. Et toute cette compagnie se retrouve coincée par la neige au château de Finovair, forteresse délabrée en proie aux courants d’air.

Mon avis :

Voici le genre de petit livre que typiquement j’aime lire au moment des fêtes. D’abord, c’est un huis clos, ce qui se prête bien à cette saison, je trouve, et en plus ça se passe en Ecosse et ils sont coincés par la neige dans un vieux château ! Je me suis aussi laissé séduire par cette écriture à 6 mains avec notamment 2 auteurs que j’affectionne particulièrement. J’avais déjà tenté l’aventure, en général c’est assez frais et amusant.

Ici, l’exercice n’est pas parfaitement réussi malheureusement. Si l’idée d’un vieil écossais qui enlève des jeunes filles pour trouver des femmes à ses neveux m’a plu, l’exécution m’a moins séduite. En effet, tout le décor de l’histoire dans ce vieux château écossais enveloppé de neige est séduisant, suivre l’une après l’autre trois histoires d’amour, l’est moins. J’aurais vraiment aimé que les auteurs mêlent les romances au lieu de les faire se succéder. J’aurais aimé qu’elles prennent plus leur temps pour les développer même si l’action ne se passe que sur quelques jours. L’ensemble va trop vite et sonne un peu creux.

Du côté de l’histoire comme je l’ai déjà dit, j’ai beaucoup aimé le décor. Les personnages sont tout aussi agréables à suivre. J’ai aimé chaque romance mais avec une petite déception sur la dernière. J’ai bien aimé les deux premières avec le Duc et le Comte. Leur choix d’épouse est judicieux et leur correspond bien. J’ai une tendresse toute particulière pour la deuxième histoire avec le Comte et Fiona parce que j’aime les personnages de laissé pour compte comme elle. J’ai aussi aimé la première parce que les deux personnages sont haut en couleurs, en particulier Catriona dont la relation avec le vieux Laird m’a bien amusée. J’ai eu plus de mal avec la dernière romance que j’ai trouvé plus fade et convenue. L’idée qu’ils aient eu le coup de foudre ne m’a pas paru crédible. Leur comportement à l’un comme à l’autre m’a agacé. Cecily le poursuit trop et lui se flagelle trop ^^ J’ai par contre été amusée par l’attitude de Mariella et de Taran tout au long de l’histoire, ils apportent une vraie légèreté à l’histoire.

Quatre filles et un château est donc une petite romance toute mignonne parfaite pour les Fêtes mais dont il ne faut pas attendre grand chose, les romances avancent trop vite et l’ensemble manque trop de cohésion.

Ma note : 14 / 20

Des années plus tard (Les Bridgerton, tome 9) de Julia Quinn

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Titre : Des années plus tard, La chroniques des Bridgerton, tome 9

Auteur : Julia Quinn

Editeur vf : J’ai lu (Aventures et passions)

Année de parution vf : 2016

Résumé : Que deviennent les héros d’un roman, une fois la dernière page tournée ?
Pour Daphné et Simon, après vingt ans d’un mariage idyllique et quatre beaux enfants, c’est un événement inattendu qui bouleverse leur quotidien. Kate et Anthony doivent s’affronter dans une compétition d’un genre un peu particulier. Eloïse découvre un improbable secret. La vie inflige une épreuve à Francesca et Michael. Et même Violet, la matriarche de la famille Bridgerton, va s’apercevoir que les belles histoires ne s’arrêtent peut-être pas !

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Mon avis :

Ce n’est pas facile de reprendre une série comme celle des Bridgerton surtout pour donner un second épilogue à chaque membre de cette vaste famille, mais Julia Quinn a parfaitement su le faire. En s’aidant des demandes de ses lecteurs, elle est à chaque fois revenue sur un point qu’ils souhaitaient voir approfondi et c’est avec plaisir que nous les avons retrouvés. J’avoue tout de même que malgré ces épilogues, j’aimerais toujours qu’une seconde génération de Bridgerton voit le jour et prenne la relève pour une nouvelle saga ^^

Dans le premier épilogue, nous revenons sur le superbe couple que forment Simon et Daphné et notamment sur l’enfance de Simon et ses problèmes d’élocution. J’ai beaucoup aimé cette nouvelle parce que c’est l’un de mes couples préférés et que j’ai beaucoup de tendresse pour eux. De plus, j’ai aimé la surprise qui attend Daphné et la façon dont Simon surmonte une fois de plus son passé pour aider les autres.

Dans la deuxième nouvelle, c’est au tour d’Anthony et Kate et quelle excellente idée de rejouer avec eux une partie de Pall Mall, sorte de crockett où tout est permis. J’ai beaucoup ri. J’ai adoré retrouvé cette ambiance de douce compétition propre à la fratrie avec leurs piques et leur mauvaise foi. C’était un vrai bol d’air frais !

La suivante concerne bien sûr le couple de Benedict ou plutôt celui en devenir de la « soeur » de Sophie. C’était mignon et je suis contente que Posy ait eu son happy end, mais ça n’a jamais été mon tome préféré et je suis restée sur ma faim. Je trouve cette nouvelle assez dispensable.

La quatrième est consacré à Colin, mon Bridgerton préféré ! Et même si j’ai adoré les retrouver lui et Pénélope, surtout si peu de temps après leur mariage, je suis un peu déçue qu’ils partagent la vedette avec Eloïse. C’est tout de même une bonne idée de revenir sur l’amitié de celle-ci et Pénélope ainsi que sur la révélation du secret de cette dernière, mais j’aurais voulu que ça tourne plus autour du couple.

Pour la cinquième nouvelle, on retrouve Eloïse mais elle partage la vedette avec sa fille adoptive, Amanda. J’ai beaucoup aimé cette nouvelle où j’ai retrouvé un peu de l’espièglerie des Bridgerton. J’aurais quand même peut-être préférée la voir se développer sur un roman pour retrouver aussi Oliver, mais c’était amusant de voir celle-ci tomber amoureuse d’une canaille.

L’histoire qui suit, celle de Francesca est l’une de celles qui m’a le plu émue. Le fait qu’elle se croit stérile alors qu’elle désire tellement un enfant est cruel surtout qu’elle a déjà vécu tellement de souffrances dans sa vie. Heureusement que Julia Quinn ne nous laisse pas en plan comme ça et que Francesca et Michael ont enfin leur happy end qui n’est pas forcément celui auquel je m’entendais, je voyais l’auteur nous pousser dans une autre direction.

J’ai ensuite été fan de l’histoire de Hyacinthe dont la fille est le copie conforme. J’ai tellement aimé ce personnage haut en couleurs comme sa mère que j’aimerais aussi la retrouver dans un tome rien qu’à elle. De plus, c’était amusant de la part de l’auteur de se resservir de l’histoire des bijoux de la famille de Gareth pour cela. Je me suis vraiment amusée en lisant cette nouvelle et en voyant combien Hyacinthe n’avait pas changé ^^

L’avant-dernière histoire est consacrée à Grégory et Lucy et je pensais vraiment que ce serait la dernière. Je n’ai pas trop aimé celle-ci. Son ton volontairement dramatique n’a pas pris avec moi et j’ai trouvé ça de trop. Malgré tout c’était poignant de voir la détresse de Grégory et j’ai aimé que la nouvelle s’ouvre et se ferme sur une lettre de cette chère Hyacinthe.

Enfin, la dernière nouvelle, celle que je n’attendais pas concerne Violet, certainement l’un des plus beaux personnages de l’histoire. Je suis tellement contente que Julia Quinn revienne sur sa rencontre et ses premiers émois avec Edmund mais j’aurais tellement voulu là aussi qu’un roman entier leur soit consacré. C’était tellement amusant de retrouver l’espièglerie et le caractère si particulier de leurs enfants chez eux quand ils étaient plus jeune. Je suis fan des petis Violet et Edmund et j’aurais tellement aimé que l’auteur n’aille pas si vite sur leurs retrouvailles une fois adultes. En attendant, elle livre une conclusion parfaite à leur histoire dans les dernières pages où Violet explique pourquoi elle est restée seule depuis la mort de son mari.

Julia Quinn a donc eu une très bonne idée en nous donnant ces seconds prologues. Certains sont plus aboutis que d’autres, plus dans l’esprit de la série originale. Certains donnent très envie qu’un roman leur soit consacré, tandis que d’autres sont un peu plus anecdotiques. Mais je suis plus que ravie de les avoir une nouvelle fois retrouvés !

Ma note : 16 / 20

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Prince captif de C. S. Pacat

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Titre : Prince captif

Auteur : C. S. Pacat

Editeur vf : Milady

Années de parution vf : 2015-2016

Nombre de tomes : 3 (série terminée)

Résumé du tome 1 : Damen est un héros pour son peuple et le légitime héritier du trône d’Akielos. Mais lorsque son demi-frère s empare du pouvoir, Damen est capturé, dépouillé de son identité et offert comme esclave au prince d’un royaume ennemi.
Beau, manipulateur et létal, son nouveau maître, le prince Laurent, incarne ce qui se fait de pire à la cour de Vere. Mais dans la toile mortelle de la politique Vérétienne, les apparences sont trompeuses, et lorsque Damen se retrouve pris dans un jeu de pouvoir pour le trône, il doit s’allier à Laurent afin de survivre et sauver son royaume.
Sans jamais oublier une règle vitale : cacher sa véritable identité à tout prix. Car l’homme dont il a besoin est celui qui a le plus de raisons de le haïr…

Mes avis :

Tome 1 : L’esclave

Après avoir lu plusieurs critiques mitigées, j’avais vraiment peur de tester le tome 1 de cette série malgré les bons avis sur la suite mais ce fut un vrai coup de coeur. J’ai dévoré ce premier tome en une petite journée (alors que je travaillais pourtant…) et j’ai été dégoûtée de ne pas avoir la suite sous la main de suite.

J’ai de suite été happée par l’univers créé par C. S. Pacat et son écriture très vive et dynamique. Le monde dans lequel navigue Damen est à mi-chemin entre le récit historique initiatique, la romance et la fantasy (pour le côté aventure). Le contexte est riche et bien construit. On découvre deux nations autrefois en guerre qui tentent de se réconcilier avec l’avènement d’un nouveau roi qui s’est très vite débarrassé de son rival en le donnant comme esclave au pays avec lequel il souhaite conclure une alliance. La politique est l’un des enjeux clés de l’histoire et j’avoue avoir adoré suivre les méandres de celle-ci à la cour de Vère.

Cependant, ce n’est pas la seule richesse de cette saga. Les personnages sont aussi très charismatiques. J’ai de suite été sous le charme de Damen qui ne baisse jamais les bras et qui est fidèle à ses convictions malgré la situation précaire dans laquelle il se trouve. Mais il ne serait rien sans son Némésis : Laurent, qui est le personnage emblématique de la saga pour moi. Il a l’apparence d’un gamin pourri gâté et son attitude parfois, mais c’est un grand stratège et politicien qui sous sa froideur semble cacher de profondes blessures. La relation entre les deux est explosive vu qu’ils ont des personnalités très fortes. J’ai donc adoré suivre leurs prises de bec. Mais ce ne sont pas les seuls personnages intéressants de la saga, j’ai également beaucoup aimé voir Damen interagir avec son « entourage » au harem ainsi qu’avec le Mignon du Régent, avec celui-ci (même si je le trouve plus classique et moins intéressant) ou encore avec les puissances étrangères. L’oeuvre est riche en personnages intéressants à suivre.

L’ambiance est un autre élément de la réussite de la série. Dès les premières pages, j’ai été happée par la noirceur du récit. J’ai vraiment eu la boule au ventre et la nausée parfois. J’ai souvent eu peur pour Damen et j’ai été écoeurée par les pratiques de la cour de Vère. Pourtant, en même temps, cela a créé une vraie urgence dans ma lecture, me faisant tourner les pages à toute vitesse dans l’angoisse de la suite. L’ambiance perverse, érotique et nauséabonde de Vère donne une saveur toute particulière au récit. On suit avec appréhension les machinations de Laurent. On se demande comment va tourner sa relation avec Damen, tout en espérant qu’il trouve le repos avec lui. Et surtout, j’ai trouvé génial que les relations LGBT apparaissent si ouvertement normales dans ce récit, ça fait du bien un peu d’ouverture d’esprit. J’ai même trouvé amusante la présentation qui est faite des relations entre nobles et mignons/maîtresses à la cour de Vère qui contribue avec une grande force à l’ambiance à la fois sordide et très politique du titre.

J’ai donc été complètement séduite par tous les aspects de la série malgré ma réticence première et j’attends l’arrivée de la suite de pied ferme pour découvrir vers quelles aventures s’est embarqué Laurent en affrontant son oncle.

Ma note : 17 / 20

Tome 2 : Le guerrier

Je suis partagée concernant ce tome, autant j’ai adoré le développement des relations des personnages, autant la tension du premier tome et les intrigues politiques m’ont manqué.

J’ai trouvé le début assez perturbant avec le départ en campagne et le troupe complètement désunie et faite de bras cassés, mais j’ai été ravie de voir comment Laurent va la reprendre en main avec l’aide de Jord et Damen. Ces deux derniers m’ont vraiment plu. J’ai adoré voir la façon dont chacun gagne sa place de chef. J’ai aussi trouvé que l’évolution de la relation Laurent-Damen était le gros point fort de ce tome. Je me suis beaucoup amusée de leurs petites escapades. J’ai aimé voir Laurent changer, devenir moins froid et apprendre à faire confiance à Damen. Bien sûr, du coup, j’ai trouvé la fin parfaite avec la reconnaissance des talents de Damen et l’apothéose de leur relation. Les quelques pages où ils passent une nuit à l’auberge et celle où ils passent la nuit ensemble après la dernière bataille sont superbes ! Un vrai coup de coeur où chacun révèle ses failles à l’autre.

Par contre, j’ai eu un vrai manque du côté des intrigues politiques. Malgré le côté glauque de l’ambiance à la cour de Vère celle-ci en me gardant sur le qui-vive était passionnante à suivre. Ici, l’ambiance est plus fade, plus classique avec la mise au pas de la troupe de soldats et les tentatives du Régent mais celle-ci étant au loin la pression est moins présente. Les jeux d’alliances qui se mettent en place sont sans surprise et même la trahison qui arrive à la fin n’a rien de vraiment surprenante, je suis un peu déçue de ce côté-là. J’ai vraiment trouvé ce tome moins palpitant à cause de tout ça mais la fin est telle qu’on ne peut qu’avoir envie de lire la suite et que je l’attends de pieds fermes.

Ma note : 16 / 20

Tome 3 : Le roi

Un dernier tome magistral à la hauteur de cette saga qui fut un vrai coup de coeur et qui a su combler toutes mes attentes !

J’ai retrouvé dans cet ultime tome une grande partie de la tension et des intrigues politiques du tome 1 que j’avais tant aimées. Suivre Laurent et Damen dans leur reconquête était passionnant. Je me suis souvent laissé mener par le bout du nez et j’ai souvent été surprise par les retournements de situation dont l’auteure n’a pas été avare. J’ai beaucoup aimé le mélange qui s’est opéré entre la guerre et la politique dans ce tome, faisant se rejoindre ces deux traits qui avaient été développés dans les tomes précédents. De plus, le duo Laurent – Damen mène parfaitement la danse et j’ai encore été surprise par les méandres de la pensée de Laurent mais aussi par les brefs coups de génie de Damen. Ainsi les 100 dernières pages sont juste passionnantes à suivre et on ne peut alors lâcher le livre.

Concernant ces deux personnages, j’ai vraiment été super touchée par leur rapprochement et la façon dont ils baissent la garde dans ce tome pour se mettre entièrement à nu l’un devant l’auteur. C’est juste sublime ! L’alchimie qu’il y a entre eux était palpable malgré des débuts assez froids dont j’avais bien deviné la raison ^^ Du coup, dès qu’ils sont réellement ensemble je trouve que l’histoire devient bien plus lumineuse et que ça les change véritablement, on sent qu’un poids est parti. Les révélations sur le passé de Laurent, cependant ne sont pas une découverte pour moi, l’auteure ayant laissé trainer de nombreux indices mais même si cela est horrible, c’était nécessaire à la construction de ce personnage si beau et si complexe.

Enfin, j’ai une fois de plus beaucoup aimé les personnages secondaires avec cette fois en plus de Jord, le grand ami de Damen : Nikandros et le médecin de Laurent : Paschal, ils se sont révélés d’une grand fidélité et d’un grand courage. J’ai aussi été ravie de retrouver le Régent que je trouve vraiment diabolique et que j’ai adoré détester. Par contre, j’ai trouvé Kastor très décevant, il était bien trop faible au final, alors que Jocaste, elle, était bien plus complexe et intéressante.

Maintenant que j’ai terminé cette saga, je suis triste que ce soit déjà fini et j’aurais aimé avoir quelques chapitres supplémentaires pour voir Damen et Laurent régner un peu ensemble.

Ma note : 17 / 20

Les Ravenel de Lisa Kleypas

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Titre : Les Ravenel

Auteur : Lisa Kleypas

Editeur vf : J‘ai Lu (Aventures et passions)

Années de parution vf : Depuis 2016

Nb de tomes vf : 2 (en cours)

Résumé du tome 1 : Une canaille, c’est ainsi que Devon Ravenel se définissait à l’époque où il menait une vie futile et égoïste. Ce qui lui convenait tout à fait. Jusqu’au jour où la mort inattendue de son cousin Théo fait de lui le nouveau comte de Trenear. Un destin auquel rien ne l’a préparé. Du jour au lendemain, le voici criblé de dettes, à la tête d’un gigantesque domaine comptant plus de deux cents familles de métayers. Accablé par tant de responsabilités et conscient de son incompétence, Devon décide aussitôt de tout vendre pour reprendre son existence bohème. N’est-ce pas ainsi qu’agirait tout bon vaurien de sa trempe ?
Mais c’était avant de rencontrer Kathleen, la veuve de son cousin, une jeune femme courageuse, pétrie de grands principes, qui va révéler le héros qui sommeillait en lui…

Mes avis :

Tome 1 : Coeur de canaille

Pour une fois, j’ai eu beaucoup beaucoup de mal à entrer dans cette histoire de Lisa Kleypas. Cette dernière est pourtant l’une de mes auteures préférées de romance, mais ici la mayonnaise n’a pas prise. Pourtant il y avait tout pour me plaire : des personnages qui se prennent le bec, deux frères qui vivent en dilettante, une histoire de famille haute en couleur. Cependant, je n’ai pas du tout accroché aux deux héros.

Je n’ai pas aimé le côté prude et coincée ainsi que donneuse de leçon de Kathleen. Je n’ai pas aimé le côté évaporé du héros qui finalement va prendre ses responsabilités. Je n’ai pas non plus aimé leur romance. Je trouve que Devon tombe amoureux d’elle de façon incompréhensible pour quelqu’un qui n’a jamais eu de tels sentiments pour une femme et qui au contraire s’en débarrasse dès que celles-ci s’attachent. Du coup, je n’ai rien compris à leur histoire, je n’ai jamais été touchée par elle surtout qu’ils étaient loin l’un de l’autre la plupart du temps. Je n’ai pas aimé que Devon cherche à dicter sa conduite à Kathleen, s’impose à elle, et qu’elle le laisse faire. A croire qu’elle change complètement de personnalité juste parce qu’elle couche avec lui. Déplorable !

A côté de ça, j’ai adoré le frère de Devon qui lui change de façon claire et logique. Je l’ai trouvé très touchant à vouloir autant aider son frère et à se mettre à prendre ses responsabilités sans s’en rendre compte, même si quand il s’en rend compte on sent bien que ça le gène de ne plus être le même. J’ai surtout adoré les jeunes belles-soeurs de Kathleen. Les jumelles sont de vraies bout-en-train qui j’en suis sûre vont les rendre fou quand on pourra lire leur histoire. Je sens que ça va être loufoque et farfelu avec elle, plein de rire et de fraicheur. Il me tarde de lire les tomes qui leur seront consacrés. J’ai aussi adoré l’histoire naissante entre la soeur aînée Helen et le beau Rhys. Elle promet d’être très belle et passionnée. J’espère que le prochain tome leur sera consacré.

C’est donc un premier tome qui me laisse un sentiment mitigé. J’ai préféré les personnages et les histoires secondaires que les héros et leur romance…

Ma note : 14 / 20

Tome 2 : Une orchidée pour un parvenu

Encore une fois, ce n’est pas le coup de coeur attendu et j’en suis vraiment désolée. Je ne retrouve pas le piquant, que j’aime d’habitude chez Lisa Kleypas, dans les romances de la famille Ravenel.  Pourtant la famille elle-même ne manque pas de piquant, leurs relations et leurs échanges ainsi que les situations dans lesquelles ils se mettent sont drôles et amusants, mais malheureusement les romances sont ultra fades.

Celle d’Helen et Rhys suit le même chemin que celle de leurs aînés. Je n’ai pas reconnu le Rhys du premier tome, je l’ai trouvé bien trop vulgaire, et j’ai trouvé Helen très fade et bien trop soumise. Leur romance étant déjà lancée dans le tome précédent, il n’y avait pas ce que je préfère habituellement dans ce type de titre. Leur histoire s’est donc vite approfondie et la suite n’a fait que traîner en longueur. Franchement à part, la dépuceler, puis attendre qu’ils puissent se marier pendant qu’Helen se ronge les sangs pour avouer son secret, il ne se passe pas grand-chose entre eux. Aucun ne change fondamentalement et le secret d’Helen est bateau. En plus, on sait très bien comment va réagir Rhys alors ça n’a que peu d’intérêt. Seules les petites scènes de celui-ci avec la soeur d’Helen à la fin ont relevé le niveau.

Ce n’est donc pas la romance qui m’a fait lire ce tome mais plutôt les autres relations entre les personnages. Je suis toujours aussi fan des jumelles dont il me tarde de lire les histoires, surtout Pandora – la créatrice de jeux. J’ai aussi adoré découvrir « la mère adoptive » de Kathleen, lady Berwick, une vieille dame forte et sûre d’elle mais un peu excentrique comme je les aime. J’ai aussi été intriguée par « l’ami » de Rhys, Severin que j’espère retrouver. Et Devon et Kathleen que je n’aime pas trop sont peu présents heureusement, j’ai largement préféré voir le frère de ce dernier, Weston, qui me semble vraiment être un garçon prometteur. Enfin, même si elle n’apparait pas longtemps, j’ai eu le coeur serré par la petite Carys.

Ce sont donc leurs séjours à Londres, leur visite du magasin de Rhys, du British Museum et tous les petits moments qu’ils passent ensemble que j’ai trouvé savoureux grâce à l’exubérance et la tendresse de chacun d’eux. Mais la romance, elle, m’a profondément ennuyée.

Ma note : 14 / 20

Les héritières de Tessa Dare

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Titre : Les Héritières

Auteur : Tessa Dare

Editeur vf : J’ai lu (Aventures & Passions)

Année de parution vf : 2016-2017

Nb de tomes vf : 3 (en cours)

Résumé du tome 1 : Petite, Isolde Goodnight croyait aux histoires merveilleuses de son père, un écrivain à succès. À vingt-six ans, l’adversité lui a fait renoncer à ses rêves d’enfant. C’est alors qu’une lettre lui annonce un héritage inattendu. Pleine d’espoir, Isolde puise dans ses derniers deniers pour rejoindre Gostley Castle. Là-bas, elle est terriblement déçue : son parrain ne lui a pas légué d’argent, mais un château sinistre ! Pire, l’ancien propriétaire y réside toujours. Un malotru balafré, qui se présente comme le duc de Rothbury et… qui est aveugle. Comment pourrait-elle décemment le chasser de cette demeure, désormais leur seul refuge à tous deux ? Le conte semble tourner au cauchemar, mais les bonnes fées ont plus d’un tour dans leur baguette.

Mes avis :

Tome 1 : Il était une fois un Duc

Il y a des livres où des les premières pages, on sait qu’on va adorer et passer un excellent moment, Il était une fois un Duc est de ceux-là. Dès les premières pages, j’ai adhéré à cette nouvelle série de Tessa Dare, dont j’avais déjà beaucoup aimé Le Club des gentlemen, Les demoiselles de Spindle Cove et dans une moindre mesure les Trois destinées.

Ici, nous suivons les aventures d’Isolde Goodnight dont le père fantasque a fait une éternelle célibataire. A la mort de celui-ci, elle se retrouve sans le sou mais grâce à un héritage, la voilà dotée d’un château qui pourrait tout changer. Malheureusement, le maître du château est toujours en vie, lui, et est bien décidé à ne pas lui céder une demeure qu’il n’a pas vendu. Voilà donc Isolde et le duc de Rothbury forcés de cohabiter dans cette vaste demeure qui tombe désormais en ruine faute de soin, mais qui pourrai être LE lieu où Isolde pourrait réaliser ses rêves.

Dès le début, j’ai beaucoup aimé le caractère très réaliste et terre à terre d’Isolde/Izzy. C’est une jeune femme qui ne se laisse pas marcher sur les pieds, qui affronte ses peurs et veut avancer dans la vie. Elle a une forte personnalité qui va lui être bien utile face au duc de Rothbury, Ramson, que la vie n’a pas épargné non plus. Celui-ci est une sorte de Heathcliff, blessé par la vie et ses semblables, il est devenu un vrai misanthrope et telle une bête blessée et traquée s’est retranchée dans ce vieux château pour être enfin en paix. Leur rencontre est donc explosive, aucun ne voulant céder, il va leur falloir quand même faire des concessions. Tout ce travail qui va les obliger à apprendre à ce connaître est drôle et touchant. Ils ne peuvent s’empêcher de s’envoyer des piques, de jouer au jeu du chat et de la souris ce qui est très amusant. Ramson, en plus, a très vite compris comment la titiller et s’en sert allègrement à la fois pour l’embêter mais aussi pour la séduire, car même sans l’avoir vue (il est presque aveugle), il ne peut s’empêcher d’être attiré par elle. De son côté, Izzy voit en lui l’homme dont elle a toujours rêvé, enfin jusqu’à ce qu’il ouvre la bouche et jure à tout bout de champ lol  Ce sont donc deux fortes personnalités, opposées et complémentaires, qui vont se rencontrer, s’affronter et se trouver.

A côté de cette jolie romance au cours de laquelle chacun va se trouver, panser ses plaies et avancer, Tessa Dare a su créer un univers drôle et fantasque grâce aux Contes de minuit qui avec les différentes apparitions de ses fans crée un vrai décalage avec le sérieux de la situation dans laquelle Izzy et Ransom sont plongés. Cela apporte un vent de fraîcheur et d’humour. J’ai beaucoup ri lors de leur première incursion où le château et ses hôtes deviennent une attraction pour tous ces fans. Et par la suite, cela a donné une autre dimension aux lieux et décors entre parc d’attractions et château  gothique sorti tout droit des romans anglais du XIXe. La révélation finale sur ces Contes est en soit assez prévisible et je m’en doutais depuis un petit moment ^^

Enfin, voilà donc une très jolie romance, drôle, fantasque, piquante et attachante que j’ai dévoré. J’espère que les prochains tomes avec les autres héritières me feront passer un aussi bon moment.

Ma note : 17 / 20

Tome 2 : Des fleurs pour la mariée

Je suis un peu déçue par ce tome parce que je n’ai pas eu le coup de coeur escompté après celui du tome 1. Pourtant plein de conditions étaient réunies pour que ça me plaise mais il a toujours manqué le petit truc en plus.

Tout d’abord dans cette nouvelle romance, nous suivons les aventures de Clio Whitmore, jeune fille fiancée depuis 8 ans à Piers, un diplomate, mais qui n’a jamais fait l’effort de venir l’épouser et qu’elle depuis sous les moqueries de la haute société. Mais Clio a enfin fait un héritage et elle peut désormais vivre librement comme elle l’a toujours souhaité. Elle décide donc d’aller trouver Rafe, le frère de Piers, qu’elle connait depuis toujours pour lui demander de la libérer de ses fiançailles. Rafe est en quelque sorte le mouton noir de la famille. Il est devenu boxer contre l’avis de tous et défraie la chronique. Tout ne va donc pas se passer comme Clio l’avait escompté. Il va au contraire tout faire pour la convaincre qu’elle veut de ce mariage et qu’elle le mérite. Venu la retrouver dans le château dont elle a hérité, ils font le pari qu’il l’aura convaincu d’ici une semaine.

J’ai beaucoup aimé les caractères des deux héros dans cette nouvelle histoire. Clio est une jeune fille bien sous tout rapport, qui s’est laissée enfermer dans un carcan dont elle ne veut plus. On va donc la voir s’en libérer peu à peu pour retrouver la fougue et la liberté de sa jeunesse, tout ça sous les yeux de Rafe. Rafe, lui, est convaincu qu’il ne vaut rien, qu’il fera toujours du mal aux gens qu’il aime et qu’il ne mérite pas d’être aimé. Mais sans s’en rendre compte, il va au contraire tout faire pour mériter l’amour de Clio, se comportant ed façon vraiment charmante avec elle. Il va la pousser à redevenir elle-même, il va lui offrir tout qu’elle désire et même plus. A côté d’eux, il y a aussi les deux soeurs si particulières de Chloé. Si je n’ai pas aimé Daphné, trop peste et pimbêche à mon goût, j’ai beaucoup aimé Phoebe et sa vive intelligence qui la distingue tant des autres. Je me suis aussi beaucoup amusé d’Ellingworth, le chien de Rafe et Piers. Quant à ce dernier, je pense que je l’aurais aimé si on m’avait laissé le temps de le découvrir.

La romance entre les deux héros est très belle et surtout tellement naturelle que c’est peut-être ça qui m’a gênée. J’ai trouvé qu’elle manquait un peu de relief malgré les épreuves qu’ils avaient à surmonter : en gros, Piers et la haute société. On connaissait leurs sentiments depuis le début, du moins ceux de Rafe et du coup l’ensemble a manqué du piquant que j’aime tant dans ce genre d’histoire. Pourtant la tendresse qu’ils ont l’un pour l’autre, la passion qui irradie d’eux et le courage qu’ils ont pour toujours se dépasser m’ont beaucoup plu. Clio aide Rafe à s’accepter et se trouver, Rafe fait de même pour elle. Leur couple est solide mais on retombe trop souvent dans le « non, on ne peut pas, il y a Piers… » ce qui est aussi fort agaçant. Heureusement la fin relève le niveau avec un Rage qui apprend enfin de ses erreurs et est bien plus décidé. Le petit tour qu’il joue à Clio à la fin m’a bien amusée.

Enfin, tout comme dans le premier tome, j’ai pris beaucoup de plaisir avec le décor de cette histoire. J’ai aimé le château médiéval de Clio avec sa herse. J’ai aimé qu’elle ait un talent caché et qu’elle veuille s’en servir pour monter une brasserie. J’ai aimé la relation de Rafe avec son sport de prédilection : la boxe. L’ensemble était vraiment original, dommage qu’elle m’ait manqué ce petit plus.

Ma note : 16 / 20

Tome 3 : Mariage à l’écossaise

Malgré sa couverture qui est la moins belle de la saga selon moi, c’est le tome que j’ai préféré. J’ai aimé aussi bien l’ambiance, que les personnage, la romance et les valeurs défendues.

Dans ce troisième tome, Tessa Dare nous conte l’histoire de Madeline, une jeune fille qui souffre de phobie sociale sévère. Le jour où elle réalise qu’elle va devoir faire son entrée dans le beau monde, elle s’invente un fiancé qu’elle aurait rencontré à Brighton. Elle échange sous les yeux de sa famille une correspondance fictive avec celui-ci pendant des années, ce qui la met à l’abri des bals et autres sorties en public et lui permet de se consacrer aussi à sa passion pour le dessin et les petites bêtes. Mais un jour, il faut bien faire mourir le capitaine pour pouvoir poursuivre sa vie. Sauf que des années plus tard, dans le château écossais dont elle a hérité, se présente devant elle Logan MacKenzie en chair et en os. Celui qu’elle croyait avoir inventé de toute pièce existe bel et bien et a reçu ses lettres au fil des années.

Je dois dire que j’ai su d’emblée que ce titre allait me plaire. J’ai de suite était séduite par la personnalité fragile et fantasque de Maddie. J’ai aimé sa passion pour le dessin et le naturalisme. J’ai aimé ses difficultés à affronter la société qui dans une moindre mesure m’ont rappelé les miennes. J’ai trouvé également que c’était paradoxalement un personnage très fort, plein d’amour à donner mais juste inadapté au cadre où on voulait la faire entrer. Sa force, elle en a besoin pour affronter Logan quand il revient. Celui-ci est LE plus beau personnage de la saga. Il est vraiment complexe. Il fait croire qu’il est sûr de lui alors que ce n’est pas du tout le cas. Il a des blessures profondément ancrées en lui dont il ne se rend même pas compte au début. Mais il est d’une grande abnégation et compassion pour les autres. Il aide à la fois ses anciens soldats et Maddie à atteindre leur rêve. C’est un homme avec un coeur énorme et beaucoup de douceur et de tendresse sous ses apparence frustre d’Highlander.

La romance entre les deux commence exactement comme je l’aime avec des étincelles. Ils s’affrontent, se tournent autour, se domptent et finissent par s’aimer et se comprendre. Ce n’est pas simple au premier abord parce que Logan met beaucoup de barrières pour ne pas être à nouveau blessé comme il l’a été autrefois par son abandon. Et il faut bien toute la patience et l’amour de Maddie pour l’aider à surmonter ça. Mais dès le début, on sent bien qu’il s’est attaché à elle grâce aux lettres qu’il a reçues. Il la comprend et la soutient dans tout. J’adore !

Enfin, j’ai également beaucoup aimé tout le décor autour de leur histoire, que ce soit le château en Ecosse et ses terres autour, la tante de Maddie : Théa, un chouette petit bout de femme, les compagnons de route de Logan et surtout les deux homards apprivoisés de Maddie : Fluffy et Rex qui m’ont tant fait rire. Cette histoire est le parfait équilibre entre humour fantasque, situations cocasses, romance passionnée et compréhension bienveillante. Un must !

Ma note : 18 / 20

Pennyroyal Green de Julie Anne Long

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Titre : Pennyroyal Green

Auteur : Julie Anne Long

Editeur vf : J’ai Lu (Aventures & passions)

Année de parution vf : 2016

Nb de tomes : 2 (série en cours)

Résumé du tome 1 : Au village de Pennyroyal Green, personne n’est vraiment surpris lorsque ce vaurien de Colin Eversea est accusé du meurtre d’un Redmond. Les deux familles ennemies s’entretuent depuis des siècles. Et à Newgate où il attend d’être pendu, Colin sait qu’il est vain de clamer son innocence, car le seul témoin susceptible de le disculper a disparu. Il va pourtant s’évader in extremis grâce à une belle inconnue. Madeleine Greenway dit avoir obéi aux ordres d’un commanditaire anonyme, mais il devient vite évident que celui-ci a l’intention d’éliminer la jeune femme. Dès lors, Colin et Madeleine n’ont plus qu’à unir leurs forces pour tenter de découvrir qui les a piégés. Et, dans l’aventure, leurs destins respectifs vont être sérieusement chamboulés…

Mes avis :

Tome 1 :

A venir

Tome 2 : Pour un simple baiser

Une fois n’est pas coutume, je commence cette série avec le tome 2 dont le résumé m’avait beaucoup plu, mais mon avis sera plus nuancé.

J’ai tout d’abord été séduite par le décor de cette série qui prend place dans un petit village anglais à l’ambiance chaleureuse et un peu excentrique dans lequel deux familles se livrent une guerre sans merci comme les Montaigu et les Capulet ^^ L’ambiance joyeuse et bonne enfant que cela donne fait souffler un vent de fraicheur direct sur l’histoire. Dès les premières pages, tandis qu’on retrouve les héros dans la petite auberge du village, j’ai été sous le charme de l’endroit. Il se dégageait un je ne sais pas quoi très chaleureux qui me donnait l’impression de retrouver une bande d’amis au coin du feu.

Malheureusement pour moi, cette bonne ambiance générale a vite disparu avec l’arrivée de héros fort peu charmant… Pris avec ses amis, Miles Redmond, le héros de l’histoire, est charmant et intéressant, surtout grâce à sa passion pour les insectes. Il avait un fort potentiel pour me faire succomber, mais il se transforme malheureusement en crétin patenté dès qu’il est en présence de sa dulcinée, la belle Cynthia. Il devient alors pédant et arrogant, trop sûr de lui et pas du tout fidèle à l’image qu’il m’avait d’abord donnée. Quelle déception ! Ajoutez là-dessus, une héroïne, Cynthia donc, qui est elle aussi très pédante et superficielle au premier abord et vous avez une idée de la douche froide que j’ai prise. En effet, quand nous la découvrons, on nous la présente comme une chasseuse de dot et une femme volage. Elle n’a pas la langue dans sa poche et n’a aucune des qualités que j’apprécie habituellement chez mes héroïnes. Alors avec ce départ raté, il a été très dur de suivre leur histoire.

L’auteur a bien tenté au fil des pages de changer la donne, de creuser leur personnalité à chacun pour nous les rendre plus sympathiques mais personnellement je n’ai jamais vraiment réussi à faire abstraction de cette mauvaise première impression. Certes Miles est surtout un homme amoureux et très maladroit. Cynthia est une femme que la vie a malmené et qui ne peut compter que sur elle et qui s’est donc construit une véritable armure. Mais je ne trouve pas que la mayonnaise prenne entre eux. Jusqu’au dernier moment, je me suis même demandée si Julie Anne Long n’allait pas avoir le culot de ne pas les caser ensemble. Pourtant leur histoire avait de quoi séduire avec cette nouvelle rencontre lors d’une partie de campagne organisée par la famille du héros avec des personnages tous plus caricaturaux les uns que les autres : la belle au coeur de pierre, la belle excentrique, le jeune dandy, le vieux amoureux de chiens, le vieux paternaliste et rigoriste, la femme adultère… Mais en dehors de la soeur de Miles dont l’excentricité et la force de caractère m’ont beaucoup plu, les autres m’ont plutôt laissée de marbre. Je me suis juste amusée de leurs déconvenues. L’histoire d’amour qui nait au fil des pages est dramatique et romantique à souhait mais je l’ai trouvée fade.

Une histoire, donc avec beaucoup de potentiel, qui m’a donné envie de découvrir les autres tomes de la série de par son ambiance, mais dont les deux héros ne m’ont pas du tout plu.

Ma note : 13 / 20

L’héritière de Bellecombe de Liz Carlyle

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Titre : L’héritière de Bellecombe

Auteur : Liz Carlyle

Editeur vf : Harlequin (Victoria)

Année de parution vf : 2016

Résumé : Être l’héritière d’un domaine majestueux et désargenté n’est pas de tout repos, mais lady Kate a l’habitude : depuis toujours, c’est elle la pragmatique de la famille. En revanche, s’occuper d’un inconnu qu’une chute de cheval a rendu amnésique est une autre affaire. A mesure que le mystérieux Edward retrouve ses forces, sa beauté virile ne manque pas d’éveiller les rumeurs. Kate doit prendre garde, car sa réputation et celle de sa sœur, qui doit bientôt se marier, pourraient bien en souffrir.
Dans une atmosphère intimiste, Liz Carlyle dépeint avec finesse les dilemmes d’une héritière aux prises avec ses nombreux devoirs.

Mon avis :

Deuxième titre que je teste dans la nouvelle collection d’Harlequin et celui-ci est bien plus réussi que le précédent (La perle rare de Laura Lee Guhrke). Cela doit tenir de l’auteur, Liz Carlyle, que je suis depuis un petit moment déjà. J’ai dû lire la plupart de ses titres sortis en français : la saga des Secrets dévoilés, L’ange nocturne, Mésalliance, Une nuit dans tes bras, Un baiser diabolique. Et en général, j’aime bien le grain de folie de l’auteur.

Ici, nous suivons les aventures de Kate, jeune baronne d’Allenay, qui a hérité du titre après la mort de son frère. Elle mène les rênes de son domaine d’une main de maître, mais elle se sent terriblement seule après ses fiançailles ratées avec un ami de la famille. Un beau jour alors qu’elle vient de se disputer avec sa jeune soeur, Nancy, qui souhaite épouser le pasteur du domaine, elle provoque la chute d’un beau cavalier. Devenu amnésique, celui-ci va passer sa convalescence à Bellecombe et les deux jeunes gens vont rapidement se rapprocher.

Ce que j’ai aimé dès le début de l’histoire, c’est la famille très singulière de Kate. Avec sa soeur, elles vivent à la campagne, abandonnées depuis toujours ou presque par leurs parents. Leur père était un coureur, un noceur et un parieur, leur frère aussi, et leur mère passe d’amant en amant et est très fantasque même si elle cache son vrai caractère derrière tous ces artifices. Nancy, la plus jeune des soeurs, est belle et a oublié d’être bête. Elle sait ce qu’elle veut et c’est la simplicité qu’elle recherche. Les deux soeurs s’entendent à merveille, ce que j’ai beaucoup aimé pendant cette lecture. De même, j’ai trouvé très agréable cette omniprésence des domestiques et amis de la famille. Ils forment tous un petit groupe très soudé qui m’a donné le sourire de bout en bout.

Bien sûr, la romance est aussi LE gros point fort de ce roman. La relation de confiance que tissent Kate et Edward pendant la convalescence de celle-ci est extrêmement touchante. J’ai adoré voir Edward flirter avec elle, la titiller et la chercher jusqu’à ce qu’elle craque. Le surnom de Déesse Vesta qu’il lui donne lui va à merveille. Edward la voit réellement telle qu’elle est : une jolie femme pragmatique, avec la tête sur les épaules, et un coeur gros comme ça. Il est de suite attiré par ses qualités, pressentant sûrement qu’il n’a jamais rencontré une femme pareille. Elle de son côté est séduite par son charme bien sûr, mais aussi par sa franchise et sa belle âme. Pourtant, elle ne sait rien de lui et même quand elle découvre qui il est vraiment, elle ne se laisse pas influencer. Elle reste persuadée que celui qu’elle a découvert est le vrai Edward et non le personnage public que les autres connaissent. J’ai beaucoup aimé la complicité et l’alchimie qui existait entre eux. Leur relation est belle et profonde, faite de compréhension et de confiance. La première partie est pétillante, la seconde (une fois qu’il retrouve la mémoire) plus émouvante et touchante. C’est une petite merveille à suivre, même les petites péripéties de la fin, très classiques dans ce type de titre, n’ont pas gâché mon plaisir.

Ma note : 16 / 20

La perle rare de Laura Lee Guhrke

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Titre : La perle rare

Auteur : Laura Lee Guhrke

Editeur vf : Harlequin (Victoria)

Année de parution vf : 2016

Résumé : Comment marier un marquis orgueilleux, libertin et sans fortune ?
Dans les salons de la bonne société londonienne, un faux pas ne pardonne pas. C’est pourquoi lady Belinda aide les jeunes Américaines en quête d’époux à éviter les erreurs de débutantes, et à reconnaître la perle rare : un lord fiable, sérieux, dont le titre leur assurera un avenir glorieux. L’exact opposé de ce lord Trubridge, qui vient lui demander sans détour un riche parti pour renflouer ses caisses. C’est bien mal la connaître, car Belinda n’a aucune intention de sacrifier ses principes à un tel cynique.
De sa plume piquante, Laura Lee Guhrke explore avec humour les rouages du mariage dans l’aristocratie de la Régence.

Mon avis :

Pour lancer sa nouvelle collection, Harlequin s’est payée des auteurs qui ont fait les beaux jours de leurs rivaux chez J’ai lu. Laura Lee Guhrke est l’une d’elles et malheureusement même s’il y a beaucoup d’ingrédients pour faire une bonne histoire ici, il manque un petit je ne sais quoi pour en faire une grande histoire. L’aventure qu’elle nous livre ici reste trop sage et me laisse clairement sur ma faim.

J’ai d’abord été séduite par le résumé. Les premiers chapitres semblaient me donner raison. J’ai de suite aimé lord Trubridge. Par contre, j’ai eu beaucoup beaucoup de mal avec Belinda et la romance qui s’est dessinée entre eux en plus d’arriver tardivement, ne m’a jamais convaincue. J’ai donc plus suivi l’histoire pour découvrir quels changements allaient s’opérer chez Nicholas que pour me sentir emporter par son histoire d’amour avec Belinda. La froideur et les hésitations de celle-ci m’ont beaucoup gênée et ont sans doute participé au manque d’alchimie que j’ai perçu entre eux. Par contre quand ils étaient rivaux et cherchaient à l’emporter l’un sur l’autre, là j’ai passé un très bon moment.

J’ai beaucoup aimé le passé et le caractère que Laura Lee Guhrke a donné à Nicholas. C’est un garçon charmant qui ne fait pas du tout son âge. Il a encore la naïveté de ses 20 ans et vu ce qu’il lui est arrivé à cet âge-là, c’est tout à fait compréhensible. J’ai aimé sa franchise, sa fraicheur, ses joutes avec Belinda, son charme, son humour, bref je suis tombée sous le charme. L’horrible passé qu’il partage avec son père a  forgé son caractère mais avec l’aide de Belinda, il va changer drastiquement et se reprendre. J’ai autant aimé l’ancien que le nouveau Nicholas, surtout que désormais il fait ses propres choix et ne se laisse plus influencer par son père. L’idée de la brasserie tombe un peu trop du ciel pour être crédible, mais elle est amusante et elle relance l’histoire sur la fin.

Du côté de Belinda, je l’aime bien en tant que marieuse. Elle est drôle et piquante quand elle veut mettre des bâtons dans les roues de Nicholas. Mais toutes ses réticences dues à son passé m’ont vite agacée ainsi que ses jugements hâtifs. Même si elle aussi change au fil des pages, ce n’est pas suffisant. J’ai vraiment du mal à la voir avec Nicholas. Leur relation ne me convainc pas.

J’ai donc passé un moment agréable à suivre Nicholas mais je n’ai pas réussi à rentrer dans la romance.

Ma note : 14 / 20

La chronique des Bridgerton de Julia Quinn

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Titre : La chronique des Bridgerton

Auteur : Julia Quinn

Editeur vf : J’ai lu (Aventures et passions)

Année de sortie vf : 2009-2011

Nb de tomes : 9 (série  terminée)

Résumé du tome 1 : À la naissance de son fils, le duc de Hastings jubilait. Hélas, l’enfant bégaie ! Affront insupportable pour le duc, qui l’a renié sans pitié. Le jeune Simon a grandi, solitaire et assoiffé de revanche. Après de brillantes études, il a bourlingué de par le monde jusqu’à la mort de son père, et c’est désormais porteur d’un titre prestigieux qu’il rentre en Angleterre. Il est aussitôt assailli par une horde de mères prêtes à tout pour marier leurs filles. Mais Simon ne s’intéresse pas aux débutantes. Sauf peut-être à Daphné Bridgerton, qu’il a rencontrée dans des circonstances cocasses. Comme Simon, elle voudrait juste qu’on la laisse en paix. Une idée machiavélique naît alors dans l’esprit du jeune duc…

Mes avis :

Tome 1 : Daphné et le Duc

Je profite de la réédition de la série pour la relire. Elle m’avait laissé un très bon souvenir et cela n’a pas changé.

Les Bridgerton, c’est avant tout une saga familiale avec une fratrie comme l’on en fait plus. On va donc suivre le temps de huit tomes les aventures de chacun des enfants de Violet, qui a eu l’idée de les prénommer dans selon l’ordre de leur arrivée. Daphné donc on va suivre l’histoire dans le 1e tome est donc la 4e enfant de la fratrie mais la 1e fille. Avec son frère aîné, Anthony, ce sont les premiers à subir la pression maternelle pour se marier ^^ Mais Daphné qui a toujours vécu dans une famille pleine d’amour ne veut pas se contenter d’un banal mariage, elle veut aimer son mari et surtout fonder une famille nombreuse, elle aussi, et avec les frères dont elle est affublée, il n’est pas simple de trouver des prétendants. En effet, les frères Bridgerton, en plus de se ressembler énormément, sont tous très athlétiques et impressionnants, et adorent leur petite soeur ! Celle-ci est un vrai bout-en-train et passe plus pour un bon camarade que pour une fille désirable auprès des messieurs. Mais un jour, l’un des meilleurs amis d’Anthony va revenir de ses voyages pour reprendre sa place et il va trouver Daphné à son goût. Simon, qui ignore qui elle est, est de suite séduit par la lumière que dégage Daphné. Ils s’entendent très vite comme larron en foire et décident de se jouer de tous en faisant semblant de s’intéresser l’un à l’autre. Mais ils vont se retrouver pris à leur propre piège et Simon, surtout, est moins simple qu’il le laisse paraitre. Daphné va avoir fort à faire pour obtenir ce qu’elle désire le plus : un mariage d’amour et des enfants.

Daphné porte vraiment toute l’histoire. Elle est fraiche, gaie, amusante, lumineuse. Simon, lui, est plus sombre, renfermé, peu loquace. Il n’a pas eu une enfance heureuse, loin de là, et cela a laissé des séquelles. Il doit apprendre à s’ouvrir, faire confiance, et laisser le passé derrière lui. La première partie où ils s’apprivoisent est parfaite ! Drôle, piquante, enjouée, j’ai adoré. La seconde partie où ils vont devoir relever leurs manches et affronter leurs problèmes est moins bonne, moins lumineuse avec des petites choses qui m’ont agacée comme l’entêtement de Simon, la « trahison » de Daphné. Heureusement, la famille de celle-ci vient se mêler de tout ça et secouer le cocotier pour les remettre dans le droit chemin. Ainsi la fin renoue avec le début et j’ai beaucoup ri de l’intervention des frères et surtout de Violet.

Pour un premier tome, c’est une très bonne introduction pour cette jolie saga.
(Bonus : les scènes hilarantes de la visite à Greenwith et la discussion avec Violet la veille des noces ^^)

Ma note : 16 / 20

Tome 2 : Anthony

Encore mieux que Daphné et le Duc, voici l’histoire d’Anthony et de Kate ! On reprend l’histoire quelques mois après le mariage de Daphné, Anthony a décidé à son tour de convoler en justes noces. Et quand Anthony prend une décision, il s’y attelle vite fait, bien fait. Il faut dire que plane sur lui la « malédiction » des Bridgerton. Il pense que comme son père et son oncle, il va mourir jeune et il veut donc vite fonder une famille. Malheureusement, tout ne va pas se passer comme prévu. La demoiselle sur qui il va jeter son dévolu, Edwina, a décidé de suivre d’abord les conseils de sa soeur aînée, Kate, avant de choisir un époux. Et Kate déteste Anthony qu’elle considère comme un vrai libertin qui va briser le coeur de sa petite soeur. Anthony va donc devoir séduire la soeur pour pouvoir épouser Edwina, mais alors qu’il devrait se comporter en vrai gentleman avec elle, il ne peut s’empêcher de faire ressortir ses plus mauvais côtés dès qu’il est près de Kate. Nous allons donc assister pour notre plus grand plaisir à un vrai duel entre les deux, aucun ne voulant céder à l’autre et chacun faisant preuve d’un grand esprit de répartie. Je me suis beaucoup amusée à suivre les joutes verbales ainsi que leurs aventures toutes plus drôles les unes que les autres (Ah, la balade avec Newton et l’épisode de l’abeille !).

Kate est un personnage féminin comme je les aime, qui a le coeur sur la main, une grande sincérité et honnêteté et beaucoup d’intelligence. Il ne se laisse pas impressionner par Anthony, elle lui répond du tac au tac. Elle s’entend aussi à merveille avec Colin, le trublion des Bridgerton. Mais elle cache un grand manque de confiance en elle à force d’être comparée à sa soeur que pourtant jamais elle ne jalousera. Avec Anthony, ils forment un duo détonnant. Celui-ci se montre très pompeux et arrogant avec elle au début, mais lui aussi se cache derrière ce masque. C’est un homme qui idolâtrait le père qu’il a perdu et qui maintenant veut vraiment prendre soin de sa famille. Cependant comme il a peur de mourir jeune, il ne veut pas tomber amoureux, ni avoir quelqu’un qui est amoureux de lui parce qu’il sait le mal que sa perte fera subir. J’aime beaucoup l’évolution de son personnage au fil de l’histoire, ses questionnements, ses peurs et les décisions qu’il prend. Il ne m’a pas agacée comme Simon a pu le faire dans le tome 1 avec Daphné. Il ne s’est jamais montré vraiment cruel avec Kate, au contraire, alors que pourtant elle le faisait vraiment enrager au début.

L’histoire avance sans temps mort. J’ai autant aimé la première partie où ils se découvrent que la seconde où ils doivent vaincre leurs peurs. J’ai encore passé un très bon moment et j’ai beaucoup ri de tous les malheurs qui leur sont tombés dessus ^^
Bonus : l’épisode de la fontaine (décidément, l’auteur aime l’eau xD), celui dans le bureau d’Anthony, la partie de Pall Mall, la piqûre de l’abeille…

Ma note : 17 / 20

Tome 3 : Benedict

Je suis moins fan de ce tome-ci. Le personnage de Benedict n’a été qu’à peine effleuré dans les histoires précédentes. Il représente juste le 2e frère Bridgerton, on n’en sait pas vraiment beaucoup plus sur lui, du coup je n’étais pas impatiente de découvrir son histoire. Et l’influence de Cendrillon sur celle-ci m’a à la fois amusée et agacée.

Tout commence lorsque Sophie, jeune bâtarde élevée par son père comme sa pupille, rencontre sa nouvelle belle-mère. Très vite, ses espoirs de jouer et s’entendre avec cette dernière et ses filles sont déçus. Et lorsque son père meurt, sa méchante belle-mère la prend sous son aile comme servante, sans rien lui dire de l’héritage que lui a laissé son père. Sophie va donc devoir subir les demandes toutes plus exigeantes de sa belle-mère et ses filles… Quand je vous disais que ça ressemblait à Cendrillon ^^ Mais un beau jour, les autres domestiques l’aident à s’habiller pour se rendre au bal donné par les Bridgerton. Elle y fait la rencontre de Benedict, c’est un vrai coup de foudre. Mais elle doit vite rentrer à minuit et elle s’enfuit, le laissant en plan, esseulé. Celui-ci ayant enfin trouvé une femme qui lui plaît et ne le considère pas juste comme le n°2 fait tout pour la retrouver en vain. Les années passent et par le plus grand des hasards, ils retombent l’un sur l’autre mais celui-ci ne la reconnait pas du tout. Il lui vient tout de même en aide et décide de la prendre sous son aile jusqu’à ce qu’il lui trouve un poste comme domestique chez sa mère. Cependant, une chose en entraînant une autre, il se rend très vite compte qu’il est fortement attiré par elle et il va tout faire pour la séduire malgré les réticences de celle-ci.

Comme vous pouvez vous rendre compte, l’histoire est très téléphonée, sans la moindre surprise. Cependant, on en vient quand même à s’attacher à Benedict et Sophie. Celui-ci en a marre qu’on ne voit en lui qu’un Bridgerton, il voudrait être reconnu pour lui, ce qu’il trouve avec Sophie. Mais au début il est tiraillé par son désir pour elle qui s’entrechoque avec celui qu’il avait ressenti pour la belle inconnue. Sophie, elle, le considère un peu comme son prince charmant. Du coup, elle ne veut pas que sa réputation ternisse la sienne. Ils vont donc longuement se tourner autour, ce qui m’a un lassée. J’ai aussi été déçue que la fibre artistique de Benedict qu’on découvre ne soit pas plus exploitée et mise en lumière. Par contre, j’ai beaucoup aimé les réactions de la famille que Benedict qui l’ont soutenu malgré la différence de classe sociale.

Bref, c’est une jolie histoire mais dont les personnages ne sont pas assez fouillés et qui tient plus de l’exercice de style qu’autre chose. Je n’ai pas beaucoup retrouvé l’humour des premiers tomes, dommage.

Ma note : 14 / 20

Tome 4 : Colin

Voici venu le temps de l’histoire qui m’avait le plus marquée. Colin est définitivement mon chouchou dans la fratrie Bridgerton. Depuis le premier tome, j’ai le sourire à chacune de ses interventions et ça ne s’est pas démenti ici.

Avec ce quatrième tome, Julia Quinn a su toucher mon coeur, car son histoire est celle de Colin, le joyeux foufou des Bridgerton que tout le monde aime grâce à sa bouille de canaille, et de Pénélope, une femme intelligente mais timide et laissée pour compte. Depuis des années, celle-ci cache ses sentiments pour Colin pensant que de toute façon il n’y a aucun espoir pour eux. Mais en vieillissant, elle en a marre de passer pour une cruche et une moche, ce qu’elle n’est pas. Elle décide de prendre la parole, de s’affirmer et de suite cela la rend plus séduisante, ce que Colin va s’empresser de remarquer à son grand étonnement. Leur histoire, c’est un peu celle d’une révélation. La révélation que l’être aimé n’est pas parfait pour l’un, la révélation que la beauté se sache parfois tout près de nous pour l’autre. Et c’est pour cela que j’ai adoré leur histoire alors qu’elle aussi est beaucoup moins drôle que les premières. Colin et Pénélope se connaissent depuis des années, mais ils avaient tous deux une fausse image de l’autre et en étant enfin eux-mêmes, ils se révèlent. Sans trop comprendre pourquoi au début, Colin va être agacé, titillé par Pénélope et toutes les imprudences qu’elle commet selon lui. Il va ainsi se rapprocher d’elle pour jouer les anges gardiens et une chose en amenant une autre, il va réaliser que ses sentiments sont bien plus profonds que ça. Pénélope, elle, va être agacée par ce carcan qu’il va essayer de lui imposer et elle va se rebiffer. Elle va ainsi montrer son caractère fort, passionnée et qui ne se laisse pas marcher sur les pieds. Lui, il va montrer qu’il peut se révéler jaloux, possessif et d’assez méchante humeur, ce qui m’a fait beaucoup rire car il avait toujours été présenté comme un bout-en-train. Je me suis donc beaucoup amusée de leurs prises de bec dans lesquelles on sentait une vraie tension sexuelle. Je suis fan. Et puis, Colin est un peu l’amoureux rêvé de toutes les filles, pour moi parce que mon dieu que ses déclarations d’amour sont belles !

Donc, malgré un humour et une légèreté  moins présents que dans les deux premiers tomes, je me suis régalée parce que le couple et leur histoire sont magnifiques.

Ma note : 17 / 20

Tome 5 : Éloïse

A venir…

Tome 9 : L’épilogue des Années plus tard (Cliquez pour lire mon avis)

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L’agence de Mme Evensong de Maggie Robinson

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Titre : L’agence de Mme Evensong

Auteur : Maggie Robinson

Editeur vf  : J’ai lu (Aventures & Passions)

Années de parution : 2015-2016

Nb de tomes : 3

Résumé du tome 3 :

 » Je sais que vous aimez votre travail à l’agence Evensong, Eliza. Mais mon beau-frère a besoin d’une gouvernante et je n’ai que vous sous la main. »

Comment refuser ce service à lady Raeburn ? Eliza se laisse convaincre et s’en va sonner chez Nicholas Raeburn, jeune peintre excentrique récemment débarqué à Londres avec sa fille. Elle découvre une étrange maison, où déambulent en plein jour des modèles nus. Quel endroit épouvantable pour une fillette de cinq ans ! Nicholas, fidèle à sa déplorable réputation, n’a que faire de ses sermons. Et la suite des événements tourne au cauchemar : tentative de meurtre, scandales, complots… Eliza serait-elle tombée dans l’antre du diable ? Il faut dire que Nicholas a un charme aussi sulfureux qu’irrésistible…

Mes avis :

Tome 3 : Les couleurs d’Eliza

Voici une saga que j’ai entreprise de commencer par le tome 3. Je n’avais pas été séduite par les résumés des tomes précédents mais ici je l’ai de suite été. J’ai d’abord été amusée de débarquer dans cet univers des agences intérims avant l’heure qu’était alors un peu ces agences de placement, mais ici, celle de Mme Evensong va encore plus loin et promet de réaliser nos rêves les plus fous.

Or, Nicholas à qui on offre une gouvernante pour sa fille naturelle, n’en avait jamais rêvé, lui. Il ne s’attendait pas du tout qu’un petit bout de femme comme Eliza chamboule à ce point sa vie. En effet, celle-ci débarque dans la maison d’un artiste on ne peut plus excentrique ou des calamités n’arrêtent pas de lui tomber dessus. Alors entre passage à tabac pour aider une modèle, maladie intestinale dans toute la maison, maison qui se retrouve entourée de journalistes sans scrupule, gouvernantes inrecrutables et ancien ami qui veut les faire chanter, Eliza et Nicholas ont quand même réussi à se rapprocher et appris à faire connaissance. Au début, aucun n’était attiré par l’autre qui est tout le contraire de ce qu’il/elle aime, et pourtant. Nicholas se révèle bien plus que l’étiquette d’artiste excentrique qu’il porte. Eliza est bien moins froide et coincée qu’elle croyait l’être. Et même si honnêtement, j’avais du mal à les voir ensemble, j’avais du mal à croire parfois que leurs sentiments étaient autre chose que du désir, j’ai beaucoup aimé cette romance. Les piques qu’ils se lancent au début, ainsi que les situations rocambolesques dans lesquelles ils tombent sont très drôles. L’action est sans cesse présente. L’entourage de chacun d’eux joue un rôle important, aussi bien la famille que les amis. Je regrette juste de ne pas avoir assez vu Sunny/Domenica qui avait pourtant du potentiel pour agiter tout ce petit monde ^^ Je me lance donc dans l’aventure de cette série et je compte bien lire les épisodes qu’il me manque.

Ma note : 16 / 20

Tome 2 : Accordez-moi une nuit

Comme annoncé, me voilà à lire le tome 2 après le 3 et j’en suis ravie. Je me suis beaucoup amusée lors de cette lecture ce que je n’aurais pas cru en lisant le résumé la première fois. L’histoire tourne autour du frère aîné de Nick : Alec, et de la patronne d’Eliza : Mary. Celle-ci a pris la place de sa tante à la tête de leur agence de placement où Alec va venir demander de l’aide pour piéger l’homme responsable de la mort de sa femme. Débute ainsi une aventure rocambolesque pour piéger le dit docteur.

J’ai beaucoup aimé tout le début de l’histoire et la première partie pendant laquelle Alec et Mary s’allie pour piéger le docteur  Bauer dans sa station thermale. Le décor est haut en couleur, il rappelle des établissements hôtelier que nous connaissons encore de nos jours et il a vraiment de quoi faire rêver. De plus, il est vraiment amusant de voir les multiples rôles que Mary joue à la fois pour piéger Bauer, mais aussi pour masquer ses identités à Alec. Il se développe un vrai jeu du chat et de la souris entre eux, Alec n’arrivant pas à rester loin d’elle comme il le devrait. Il arrive donc toujours à point nommé et dans des situations vraiment gênantes comme lors de la séance de massage (moment le plus drôle de l’histoire sûrement ><). Autour d’eux, nous avons la Grand-mère de Mary qui gagnerait aussi à être connue, j’en suis sûre, et surtout le charmant Oliver, un véritable ami. J’ai beaucoup aimé suivre les aventures de tout ce petit monde et le plan qu’ils mettaient en place. Quand celui-ci s’est concrétisé, par contre, j’ai vraiment eu peur pour Mary.

Dans la seconde partie par contre, le souffle retombe. Tout va un peu trop vite. L’attirance de Mary et Alec se concrétise trop vite et cela manque de romantisme. Je n’aime pas trop quand les héros couchent ensemble sous le coup de la colère. J’aurais aimé que l’auteur accorde plus de temps aux personnages pour se connaître. Là, quand Mary démolit les défense d’Alec, ça fait vraiment superficiel. On a l’impression qu’on final ce n’était pas grand-chose à faire, dommage. Par contre, une fois de plus le décor m’a plu entre la campagne écossaise, le château en travaux et la petite maison du gardien.

Je regrette maintenant qu’il n’y ait pas un quatrième livre qui serait consacré au dernier des frères Raeburn puisqu’on a à peine le temps de l’apercevoir ici et qu’on ne le voit pas du tout dans le tome 3.

Ma note : 16 / 20