Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

Au-delà de l’apparence de Fumie Akuta

Titre : Au-delà de l’apparence

Auteur : Fumie Akuta

Editeur vf : Kana (shojo)

Année de parution vf : Depuis 2017

Nombre de tomes : 2 (en cours)

Résumé du tome 1 : Chitose s’est façonné un masque derrière lequel elle a pris l’habitude de se cacher pour être appréciée de tous. Mais sa vie va complètement changer le jour où Itsuki, un bel inconnu, lui vient en aide.
Fascinée par son regard, elle décide de le suivre et se retrouve devant les portes d’une école d’art. Armée de son plus beau sourire, Chitose demande à son sauveur de lui faire visiter les lieux, mais ce dernier voit clair dans son jeu : impossible de lui mentir !

Mes avis :

Tome 1

Sous ces très belles couvertures et le joli coup de crayon de cette nouvelle mangaka se cache une histoire au pitch original mais au déroulé on ne peut plus classique malheureusement. J’ai en effet craqué en voyant les couvertures et en découvrant le dessin à l’intérieur qui est tout aussi beau. J’ai été attirée par l’histoire de Chitose qui s’est construit un vrai masque pour caché ses failles et qui tente maintenant de s’en défaire. J’ai par contre eu plus de mal avec le héros qui l’accompagne et le déroulement de leur histoire.

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Our Summer Holiday de Kaori Ozaki

Titre : Our Summer Holiday

Auteur : Kaori Ozaki

Editeur : Delcourt-Tonkam (shonen)

Année de parution : 2017

Nombre de tome : 1 (terminé)

Résumé : Natsuru, 11 ans, est la star de son collège et jeune espoir du football. Il se retrouve mis à l’écart le jour où il refuse les chocolats que lui offre la plus jolie fille de l’école. Seul, il fait la connaissance de Rio, une fille de sa classe qui est rejetée par ses camarades à cause de sa très grande taille. Ils vont petit à petit se rapprocher et Rio va alors lui avouer son lourd secret.

Mon avis :

Quelle histoire poignante ! Je ne connaissais l’auteure que pour Immortal Rain que je n’avais pas lu à l’époque trouvant la série trop légère, et pourtant ici elle nous livre un récit qui prend aux tripes, qui est très beau et très juste.

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Le chant des souliers rouges de Mizu Sahara

Titre : Le chant des souliers rouges

Auteur : Mizu Sahara

Editeur vf : Kazé (seinen)

Année de parution vf : Depuis 2017

Nombre de tomes vf : 2 (en cours)

Résumé du tome 1 : Kimitaka rêve de devenir basketteur et Takara danseuse de Flamenco. Malheureusement, l’un comme l’autre manque de talent pour exceller dans sa passion. Un jour, ils se retrouvent par hasard sur le toit du collège alors que Kimitaka est sur le point de jeter ses basket rouges et Takara ses souliers rouges de Flamenco. Bien qu’ils ne se connaissent pas vraiment, la conversation s’engage. Chacun dévoile son envie de changer de vie et, comme pour symboliser cette volonté, ils échangent leurs souliers et décident d’embrasser la passion de l’autre. Une nouvelle vie s’offre désormais à eux…

Mes avis :

Tome 1

Nouveau titre de Mizu Sahara, auteur du recueil de nouvelles Un bus passe que j’avais particulièrement aimé. J’ai retrouvé ici son trait de crayon si typique et l’ambiance poétique et un brin morose mais pleine d’espoir qui caractérise son oeuvre.

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Séries Tv - Films

13 reasons why

Titre : 13 reasons why

Série américaine créée par : Diana Son

Diffusée en : 2017 sur Netflix

Durée : 50-60 minutes par épisode

Nombre d’épisodes : 13 (série terminée)

Genre : Drame, Harcèlement scolaire, Adolescence

Avec : Dylan Minnette, Katherine Langford, Kate Walsh, Christian Navarro, Brandon Flynn, Alisha Boe, Miles Heizer, Justin Prentice…

Histoire : Clay Jensen découvre sous son porche au retour du lycée une mystérieuse boîte portant son nom. À l’intérieur, des cassettes enregistrées par Hannah Baker, une camarade de classe qui a disparu tragiquement deux semaines auparavant. Les enregistrements révèlent que la jeune fille, dont il était amoureux, a décidé de mettre fin à ses jours pour treize raisons. Clay est-il l’une de ces raisons ?

Adapté du livre Treize raisons de Jay Asher

Mon avis :

C’est la série dont tout le monde parle en ce moment et je comprends pourquoi maintenant. Cette série, desservie par un très bon casting et une superbe bande son, a un scénario coup de poing qui ne pourra laisser personne indifférent. Elle parle avec beaucoup de justesse du harcèlement scolaire et de jusqu’où ça peut mener, mais aussi d’autres thèmes difficiles comme le viol, la drogue, l’homosexualité ou les familles dysfonctionnelles.

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Après la pluie de Jun Mayuzuki

Titre : Après la pluie

Auteur : Jun Mayuzuki

Editeur vf : Kana (Big)

Année de parution vf : Depuis 2017

Nombre de tomes vf : 2 (en cours)

Résumé du tome 1 : Akira, 18 ans, travaille après ses cours dans un Family Restaurant. Elle est secrètement amoureuse du gérant, Masami Kondo, un homme de 45 ans, divorcé, ayant un enfant. Il n’est ni beau ni charismatique, juste un homme ordinaire, un peu fatigué, désillusionné, conscient de sa situation et de son âge qui avance. Face à la poésie du sentiment amoureux qu’éprouve Akira, Masami va prendre conscience de l’importance de vivre ses passions.

Mes avis :

Tome 1

Comme beaucoup d’autres personnes qui ont lu ce titre avant moi, je suis tombée sur le charme de la poésie d’Après la pluie. Ce nouveau titre publié chez Kana est une belle romance et une belle chronique sur la fin de l’adolescence. J’ai de suite été attirée par les couvertures, celle du tome 1, toute en douceur met en avant les deux personnages principaux de l’histoire : Akira, jeune lycéenne encore naïve et romantique, et Kondo, le gérant de 45 ans d’un restaurant, un peu blasé par la vie. Ces deux personnages qui ne se ressemblent en rien vont pourtant être le centre de notre histoire.

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Moving Forward de Nagamu Nanaji

 

Titre : Moving Forward – Aruitou

Auteur : Nagamu Nanaji

Editeur vf : Akata (M)

Année de parution vf : Depuis 2017

Nombre de tomes vf : 4 (en cours)

Résumé du tome 1 : Sourire pour quoi ? Sourire pour qui ?
Pour masquer ses blessures… ou exprimer sa joie ?
Kuko, jeune lycéenne, affiche toujours un sourire radieux ! Mais autour d’elle, personne ne semble soupçonner que derrière cette apparente bonne humeur se cache une profonde douleur. Ni son père. Ni Kiyo, son voisin métisse. Ni Ibuki, son amie d’enfance fan de shôjo mangas. Seul Outa, jeune étudiant en école d’art, réussit à lire en elle, au-delà des apparences. Car en réalité, depuis sa plus tendre enfance, Kuko souffre d’une absence : de celle d’une mère décédée lors du grand séisme de Kobé. Alors, pour exorciser tout son mal-être, la jeune fille aime tenir son blog photo, sur lequel elle poste « sa vision du monde », à travers le regard des animaux. Mais l’arrivée dans son quartier d’un garçon plus perspicace que les autres pourrait bien chambouler son quotidien…

Mes avis :

Tome 1

Nanamu Nanaji est une auteur dont j’ai déjà lu et dévoré les précédentes oeuvres, en particulier Parfait Tic ! où j’avais adoré suivre les aventures d’Ichi et Daiya. Mais ici, l’auteure a choisi de changer de direction, de sortir de ses comédies romantiques habituelles pour faire un titre plus sérieux et c’est une franche réussite.

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March comes in like a lion de Chica Umino

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Titre : March comes in like a lion

Auteur : Chica Umino

Editeur vf : Kana (Big)

Année de parution vf : Depuis 2017

Nombre de tomes vf : 4 (en cours)

Résumé du tome 1 : Rei, 17 ans, est un joueur professionnel de Shogi (jeu d’échec version japonaise). Mais Rei est aussi un adolescent meurtri par la mort de ses parents et de sa petite soeur. Alors qu’il vit une vie de solitaire, il fait la rencontre de trois soeurs qui vont lui redonner le goût à la vie. A leur contact il va petit à petit ouvrir les yeux sur lui-même et sur les personnes qu’il rencontre sur son chemin. Il s’ouvre au monde mais découvre aussi la difficulté du chemin qu’il a choisi de suivre.

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Mon avis :

Tome 1

Il y a quelques années, j’avais beaucoup aimé Honey and Clover de la même auteur qui avait vraiment un trait et une ambiance bien particulière. Chica Umino récidive ici avec March comes in like a lion.

Avec ce premier tome, j’ai rapidement été séduite par la mélancolie qui se dégage du titre. On sent très vite toute la souffrance et la peine du personnage principal, Rei, qui ne trouve du réconfort qu’auprès de sa famille d’adoption formée par 3 soeurs orphelines. Ce titre aurait tout pour être une histoire triste à la Dickens si l’auteure n’était pas assez douée pour se détacher de tout ce malheur et nous en parler de façon vraiment lumineuse. En effet, ce n’est pas un titre misérabiliste malgré son sujet, c’est au contre un titre très positif qui, je pense, va plutôt nous montrer comment se sortir de cette apatie qui peut nous prendre quand la vie n’est pas douce avec nous. Aussi bien Rei que les 3 soeurs : Akari, Hinata et Momo, n’ont pas une vie facile. Ils ont tous perdu leurs parents mais ils cherchent quand même à s’en sortir.

On découvre dans ce tome, le héros, Rei. Il est joueur professionnel de shogi et a repris le lycée. Il vit seul depuis qu’il a compris que sans le vouloir il parasitait la famille qui l’avait accueilli à la mort de ses parents et sa soeur. Il va faire la rencontre de 3 soeurs orphelines qui sont de vrais rayons de soleil. Akari, la soeur aînée, travaille dur pour cela et a vraiment le coeur sur la main. Elle adore aider les âmes en peine et c’est pour ça qu’elle a « recueilli » Rei. J’ai adoré les interactions qu’ils ont les uns avec les autres. Chica Umino relate de petits instants de leur vie quotidienne entre douceur et amertume mais toujours avec bienveillance. On sent le passé peser encore sur eux, en particulier sur Rei qui est vraiment très renfermé et assume mal son passé, mais les soeurs par leur joie de vivre font tout pour l’aider à remonter la pente. Le shogi a aussi une place non négligeable dans l’histoire et la vie de Rei. Je pensais au début que c’était une vraie passion pour lui, une bouée de sauvetage pour l’aider à avancer, mais en fait on découvre à la fin que c’est tout le contraire et c’est bien triste.

Dans March comes like in a lion, on retrouve bien les ambiances mélancoliques de Chica Umino mais aussi la luminosité et la fraicheur qu’elle apporte à l’aide de groupes de personnages toujours rayonnants. On retrouve aussi sa passion pour les titres « tranche de vie » qu’elle parvient à sublimer, nous montrant que le quotidien peut aussi faire rêver et enchanter. Et pour finir, j’ai été ravie de retrouver également son dessin tout en douceur et rondeur qui donne une vraie identité à ses titres. J’attends donc la suite avec beaucoup d’impatience.

Tome 2

Comme je l’avais pressenti, ce tome est l’occasion de revenir beaucoup plus longuement sur la relation entre Rei et le shogi. Du coup, le titre fait un peu moins tranche de vie que dans le tome précédent.

J’ai beaucoup aimé en apprendre plus sur la psychologie de Rei et sa relation compliquée avec le shogi qui n’est que le reflet de sa relation compliquée aux autres et à la société en général. On sent vraiment dans ce tome que la perte de ses parents et son adoption dans une famille où le père est passionné de shogi sont des éléments clés dans la définition de sa personnalité présente. On comprend ainsi sa volonté de se faire accepter grâce à ce jeu, mais aussi sa relation d’amour-haine avec lui.

C’est d’ailleurs l’occasion au détour d’une partie de découvrir sa soeur adoptive Kyoko qui est vraiment super bizarre et ambigüe avec lui. On ne sait pas vraiment si elle l’aime ou le déteste. Est-ce qu’elle cherche à l’aider ou à le couler ? Mystère. Je pense qu’elle risque d’être fort présente par la suite et j’espère qu’elle sera plus là pour le pousser même si elle le fait d’un bien drôle de façon.

Ce tome est aussi l’occasion d’approfondir ses relations avec les autres, aussi bien son meilleur ami auto-proclamé, que la petite Hinata qui veut apprendre le shogi que celui qu’aime ce dernier qui lui permet de parler de son rapport à son statut pro. J’ai vraiment aimé la façon dont Chica Umino fait interagir tout ce petit monde même si j’ai trouvé les 3 soeurs plus en retrait cette fois-ci et que ça m’a attristée. A l’inverse, j’ai beaucoup aimé lui découvrir d’autres adversaires de shogi. Ils ont permis à chaque fois de montrer une nouvelle facette de Rei.

Tome 3

Ici, nous nous concentrons de plus en plus sur le shogi et la carrière de Rei ce qui nous permet de découvrir de nouveaux personnages hauts en couleurs.

Le volume s’ouvre sur un Rei malade qui est sauvé, puis soigné par les trois soeurs. Leurs bons soins rouvrent des blessures en lui sans qu’elles le veuillent. Il se rappelle le temps où il avait encore sa famille et a peur de se laisser trop couver et de souffrir à nouveau. Il prend donc la décision de s’assumer pleinement et d’arrêter de vivoter mais cette résolution est encore fragile.

Il prend donc plus au sérieux sa carrière dans le shogi et les matchs à venir. Il sait qu’il s’est trop laissé aller et que s’il continue, il risque de tout perdre et de retomber dans cette noirceur qu’il fuit. C’est avec une nouvelle force qu’il affronte ses adversaires mais malheureusement il tombe vite de haut en voulant aller trop vite et en prenant des raccourcis. C’est intéressant de voir comment il galère pour réaliser ses rêves alors que souvent dans les mangas c’est bien trop facile. Ici, ce n’est pas celui qu’on croyait le plus fort qui gagne, c’est un type qui est discret et ne paie pas de mine mais qui est prêt à tout donner le moment venu sans sous estimer son adversaire. J’ai beaucoup aimé ce personnage, monsieur Shimada et je pense qu’il aura un rôle clé dans le devenir de Rei. C’est quelqu’un de calme et posé, toujours près à aider, bienveillant mais qui adore le shogi. Son affrontement avec Gôto est dantesque. Même si je ne comprends pas grand-chose au shogi, leur rencontre m’a fait vibrer et j’ai trouvé Chica Umino très douée pour rendre compte du contre-coup d’après match.

Ce tome s’est encore une fois révélé plein d’émotion, que ce soit grâce aux soeurs Kawamoto, qui sont devenues le havre de paix de Rei, ou grâce à sa rencontre déterminante avec Shimada qui est un grand monsieur. Je prends toujours autant de plaisir à découvrir cette série.

Tome 4

C’est le premier tome où je suis un peu déçue. Je n’ai pas eu l’impression que l’histoire avançait et le shogi a pris tellement de place que j’ai trouvé ça indigeste.

Pourtant j’étais contente dans le précédent tome de voir Rei se concentrer sur sa carrière, rejoindre un groupe d’étude et se trouver des amis partageant la même passion. Le problème c’est que presque tout l’aspect relationnel passe au second plan dans ce tome, noyé sous des données inintéressantes sur le shogi pour la néophyte que je suis. C’est vraiment dommage parce qu’il y a un gros potentiel là-dessous. Heureusement dans le dernier chapitre on retrouve cette émotion grâce au soutien que Rei apporte à M. Shimada.

Ce dernier est le personnage qui m’a touché dans ce tome encore une fois. Le shogi est sa passion depuis tout petit, la seule chose qu’il ait vraiment réussi, et il est prêt à tout pour elle. C’était intéressant de voir son parcours et d’entendre ce qu’il pense de son adversaire, le Meijin, qui a quelque chose de divin, il faut bien le dire, tellement il survole tout le monde. J’espère bien qu’on reverra ce dernier à l’avenir parce que j’ai beaucoup aimé ce qu’il dégageait.

Enfin parce que l’histoire n’a pas perdu toutes ces qualités non plus, j’ai aimé chacune des interventions des trois soeurs, qui sont vraiment l’un des piliers de la vie de Rei. C’est pour ça que j’aimerais les voir plus et pas juste de temps en temps pour des scènes comiques ou mélodramatiques… J’ai aussi aimé les interventions de « sa famille ». La petite conversation avec « son père » en dit beaucoup, elle leur permet de renouer et de plus se parler. J’espère qu’on continuera à le voir. De même, j’ai trouvé sa relation avec « sa soeur » plus apaisée et en passe de devenir plus normale même si celle-ci est quand même bien compliquée.

J’ai donc encore une fois aimé tout le côté relationnel de l’histoire mais elle n’était pas assez bien équilibrée avec le shogi dans ce tome, ce qui a un peu plombé ma lecture.

Ma note : 16 / 20

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Masked Noise de Ryoko Fukuyama

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Titre : Masked Noise

Auteur : Ryoko Fukuyama

Editeur vf : Glénat (shojo)

Année de parution vf : Depuis 2016

Nb de tomes vf : 7 (en cours)

Résumé du tome 1 : La petite Nino adore chanter. Lorsqu’elle est obligée de se séparer de Momo, son premier amour et de Yuzu, un jeune compositeur, les deux garçons lui font une promesse : ils la retrouveront grâce à sa voix… Depuis ce jour, Nino continue à chanter. Et c’est à son entrée au lycée que leurs chemins se recroisent, entraînant nos trois amis dans le monde de la musique !

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Mes avis :

Tome 1

Une histoire d’amour contrariée sur fond de musique ? Voilà, un titre pour moi ! Oscillant entre drame, humour, romance et amitié, c’est titre qui sort de suite du lot.

J’ai été happée par l’histoire dès les toutes premières pages. Il faut dire qu’il se dégage une ambiance très forte de ce titre qui tient aussi bien à l’histoire qu’au design. Ce dernier est vraiment très réussi. Il suffit de voir les couvertures ultra dynamiques, percutantes et classes. Les pages d’ouvertures des chapitres sont aussi très réussi et surtout j’adore le look des personnages. Ils sont vraiment dignes des groupes de rocks auxquels ils appartiennent avec ce côté un brin rebelle qui se dégage d’eux. Je suis fan ! (Regardez les images que je vous ai mises, de pures merveilles !)

Côté histoire, le premier et long chapitre introduit parfaitement l’univers dans lequel on va être plongés. C’est une histoire qui remonte à loin, à l’enfance de Nino. Sa famille et celle de son voisin Momo ne sont pas simples. Les parents se disputent régulièrement et de chaque côté les enfants en souffrent et trouvent du réconfort en chantant l’un avec l’autre. En grandissant leur dépendance s’accroit comme s’ils n’étaient en sécurité que l’un avec l’autre, alors quand l’un d’eux part sans rien, celui qui est laissé derrière s’effondre. C’est ce qui arrive à la jeune Nino qui a désormais le sentiment que si elle enlève son masque, elle ne pourra que crier sa souffrance au monde entier. Mais elle fait alors la connaissance de Yuzu, un génie de la composition, dont les chansons vont lui permettre à nouveau de respirer et surtout qui vont lui donner un objectif. Voyez, rien que le début de cette histoire prend vraiment aux tripes. Il aborde des sujets douloureux avec beaucoup de justesse et de finesse. J’ai vraiment été touchée.

La suite est tout autant à la hauteur. On s’éloigne un peu de toutes ces souffrances, de ce carcan étouffant, pour retrouver les personnages à leur entrée au lycée. Nino continue à porter son masque, mais chante aussi régulièrement. Elle n’a malheureusement pas retrouvé Momo. Et Yuzu, lui, a monté un groupe de rock avec ses amis, mais il a perdu l’inspiration. Tout est en place pour qu’une belle histoire sur fond de drame se mette en place. Nino et Yuzu se retrouvent, se remettent à chanter ensemble, ce qui redonne l’inspiration à Yuzu. Mais ce serait trop simple si ça s’arrêtait là. L’un comme l’autre souffrent toujours, on le sent bien. Nino est malheureuse, elle vit souvent dans son monde et manque cruellement de confiance en elle, un peu comme Yuzu. C’est leur duo, je pense, qui va leur redonner confiance et foi en eux-même. J’adore déjà le duo qu’ils forment mais je sens qu’il va être contrarié par l’ombre de Momo qui plane sur eux. Celui-ci est aussi dans le même lycée qu’eux même si Nino ne le sait pas encore et il risque encore de tout chambouler.

A côté, nous avons aussi les membres du groupe de Yuzu qui sous leur légèreté ont l’air chacun de porter leur croix. Il y a d’abord Mio, qui décide de quitter le groupe pour que Nino puisse les rejoindre en temps que chanteuse. Il est vrai que sa voix à l’air de filer des frissons à tout le monde dès qu’on l’entend tant elle y projette tous ses sentiments, ce qui est parfaitement rendu dans le manga. Ensuite, il y a le beau (enfin, pas pour moi ><) Haruyoshi qui est amoureux de Mio et pour qui la musique compte plus que tout. Enfin, il y a Kuro, qui a l’air d’être le bon vivant du groupe mais doit bien cacher quelque chose, je pense. Ensemble avec Yuzu, ils forment un groupe d’amis qui se serre les coudes et qui ont l’air d’avoir un lourd passif. Leur groupe de rock a une vraie identité avec le look qu’ils se sont donnés et j’adore le fait que le nom de la chanteuse soit une sorte d’hommage à Nino que Yuzu appelle toujours Alice ^^

Bref, maintenant que Nino les a rejoint, il me tarde que leurs aventures musicales et sentimentales débutent vraiment puisque ce tome était avant tout une mise en bouche très réussie.

Tome 2

On reste encore un peu dans l’introduction avec ce tome. L’histoire n’a pas encore vraiment démarré mais j’ai beaucoup aimé les interactions entre Nino et Yuzu. Ils sont vraiment complémentaires tous les deux et en même temps ils se ressemblent énormément. C’est pour ça que j’ai été très touchée quand Yuzu a avoué à Nino qu’il avait perdu sa voix et comptait sur elle pour la remplacer. Ce moment où ils « chantent » ensemble est très beau et il est à l’image du tome. Chacun d’eux compte sur l’autre pour avancer, Nino avec les chansons et les conseils de Yuzu pour enfin toucher Momo, et Yuzu avec la voix de Nino pour remplacer celle qu’il a perdue. J’ai d’ailleurs aimé tous ces moments autour de la musique, ceux où ils chantent ensemble, ceux où Nino prend des cours avec Mio, ceux où Nino cherche à atteindre Momo, l’auteur les rend vraiment beaux et prenants.

Au niveau de l’histoire, Mio a décidé de quitter le groupe pour laisser sa place à Nino mais celle-ci n’est pas encore au courant. Elle ne se rend même pas compte qu’il existe une rivalité entre elles et elle fait plutôt le choix de devenir amie avec Mio. En parallèle, elle découvre une piste pour retrouver Momo et décide de la suivre malgré ses appréhensions, mais la découverte qu’elle fait n’est pas celle qu’elle attendait. Forcément au bout de 6 ans, ils ont changé tous les deux. J’ai aimé les explications de Momo qui trouve qu’il a trop changé et qu’il n’est plus le Momo que Nino a connu, et que donc il vaut mieux qu’il ne se retrouve pas. Mais Nino est une fille forte, elle persévère et parvient à l’atteindre. Oh, comme j’aimerais entendre la voix dont ils parlent tous, elle a l’air vraiment particulière et puissante. En même temps, elle découvre également le secret de Yuzu et d’Inohari qu’elle va enfin rejoindre. Il me tarde de les voir sur scène, j’espère voir l’alchimie que je pressens entre eux à l’oeuvre. D’ailleurs, j’ai adoré voir Nino et Yuzu essayé de tout concilier et celle-ci ne pas faire passer Momo en premier. Sa relation avec Yuzu est vraiment la plus belle actuellement, elle compte beaucoup pour moi et j’espère la voir encore s’approfondir.

Tome 3

Punaise, ce tome envoie encore du lourd ! J’ai quasiment lu ce tome en apnée tant il est chargé émotionnellement. J’ai été très touchée par la profondeur de la tristesse des personnages. Chacun souffre vraiment que ce soit dû au passé ou au présent.

Bien sûr, Nino/Alice, notre héroïne est celle qui est le plus mis en avant. J’ai adoré la façon dont la mangaka décortique et révèle la façon qu’elle a de fuir la réalité, de fuir son passé, de fuir ses sentiments. C’est tellement beau et triste à la fois. La musique lui apporte à la fois douleur et réconfort et le rendu graphique de ces moments est de toute beauté avec ces envolées de notes.

Mais Nino n’est pas la seule à souffrir, on sent bien que Momo, son ami d’enfance, étouffe lui aussi mais j’ai l’impression qu’il part dans une meilleure direction. Sa relation avec « sa gardienne » est chouette. Celle-ci cherche vraiment à l’aider et la conversation qu’il a eue avec Nino, même si elle était loin d’être sincère, était nécessaire. Je suis par contre triste que son identité ait déjà été révélée à Yuzu parce que j’aimais bien l’amitié qui se tissait entre eux.

Ce dernier est pris en plein milieu des problèmes de Nino et Momo et il en souffre lui aussi. Ça m’a vraiment pris aux tripes la façon dont il a réprimé ses sentiments tout du long alors qu’il mourrait d’envie de tout lui dire et qu’il s’y était préparé. En plus, l’attitude de sa mère envers lui est horrible.

Enfin, il ne faudrait pas oublier les autres membres du groupe entre lesquels il se dessine un classique triangle amoureux je sens. Si Mio a déjà été un peu approfondie par Ryoko Fukuyama, les deux autres sont encore un peu en retrait et j’espère bientôt mieux les découvrir.

Il en reste que Masked Noise est vraiment un titre de qualité qui se démarque du paysage shojo actuel par l’intensité des sentiments de ses personnages et la vivacité du trait de l’auteur. Elle mélange à merveilles les affres de l’adolescence et la création musicale. C’est vraiment une petite perle.

Tome 4

Même si je reste fan de la série, je suis un peu moins emballée par ce tome qui nous embarque dans un long flashback sur la création d’Inohurry et qui nous fait suivre une Nino encore une fois perdue dans ce qu’elle doit faire. Je suis un peu déçue qu’elle panique face au baiser de Yuzu et que celui-ci se sente obligé de faire marche arrière, c’est triste. Alors certes, il protège leur amitié mais il n’aide pas Nino à avancer. Je peux comprendre qu’elle soit attachée à son ami d’enfance, mais là ça vire à l’obsession et ce n’est pas très sain. Pareil pour lui, on se rend compte qu’il est encore beaucoup trop accroché à Nino au point qu’il la considère comme sienne et qu’il ne supporte qu’un autre lui prenne alors qu’il l’a ignorée pendant des années. C’est très particulier comme relation. L’auteur essaie de lui donner un tour romantique mais ça ne prend pas avec moi et je sens juste un malaise entre eux qui me rend mal à l’aise.

Leur mal être est encore une fois omniprésent. Nino ne sait pas comment avancer, alors heureusement qu’Haruyoshi passe par là pour la guider. C’est agréable de découvrir un peu plus ce personnage qui était encore trop en retrait et j’espère qu’on découvrira aussi prochainement le dernier membre du groupe. Ici, c’était mignon et touchant de découvrir leur passé même si je ne peux m’empêcher de trouver que la mangaka en fait un peu trop. Ce n’est pas logique (pour le moment) qu’une mère soit aussi intransigeante que celle de Yuzu et interdise à son fils de faire de la musique comme ça. Ryoko Fukuyama essaie de créer ainsi un passé tragique et mystérieux à Yuzu mais ce n’est pas très crédible. Alors certes j’aime déjà le personnage alors ça passe avec moi mais ça pourrait en agacer certains.

Au final dans ce tome, Yuzu recule après son baiser à Nino et reste ami avec elle. Celle-ci apprend comment Inohurry s’est formé et à quel point elle est au centre de tout pour eux et donc qu’elle doit un peu oublier Momo et donner le meilleur d’elle pour eux et non pour lui. Maintenant, prochain objectif : le festival Rock Horizon. Il me tarde de les voir sur scène, ça devrait déménager !

Tome 5

J’ai retrouvé le plaisir des débuts ici avec un tome très intense centré sur la performance d’Inohurry sur scène lors d’un festival. Nino est vraiment à fond dans la musique et son groupe mais ce n’est pas facile pour elle de faire abstraction de sa vie perso et notamment de Momo qui n’arrête pas de venir la perturber avec ses déclarations à la noix. Ce type m’agace profondément, on voit bien qu’il a des soucis avec sa mère, probablement détraquée et qui doit le harceler/lui réclamer des sous, mais ce n’est pas une raison pour vouloir sans cesse couper les ponts comme ça. Ça m’agace et je ne comprends pas l’attachement aveugle de Nino pour lui après toutes ces années. Au final, combien de temps se sont-ils vraiment connus ? N’a-t-elle pas fait d’autres rencontres après toutes aussi marquantes ? J’aimerais vraiment qu’elle s’en rende compte. J’ai cru un instant que c’était le cas lorsqu’elle a écrit sa chanson sur Yuzu mais patatras on revient complètement en arrière à cause de la dernier déclaration de Momo. Elle avait pourtant fait de gros efforts, beaucoup bossé pour être à la hauteur de ce concert. Heureusement qu’elle a vraiment quelque chose de spécial et que les autres membres du groupe la suivent dans sa folie quand elle est déchaînée sur scène, sinon ce serait la fin. L’intensité de ces moments sur scène et la course effrénée de Nino sont parfaitement rendue par la mangaka, c’était génial à voir, on en tremblait nous aussi. Mais j’aimerais la voir donner autant d’énergie sans que Momo soit concerné. Après tout, elle se rend compte que sa relation avec Yuzu est unique… Allez, je garde espoir qu’on va dépasser ça et arrêter de tourner en rond.

Tome 6

A chaque tome, c’est la même bouffée d’émotions. Ici, il se passe vraiment pas mal de choses. On commence avec la fin du festival où Momo choisi encore d’abandonner Alice. On ressent vraiment bien toute sa détresse, toute son urgence et son envie de transmettre ses sentiments, ce qui rend sa chute d’autant plus terrible. J’ai beaucoup aimé sa course mais surtout le moment où elle réalise qu’il l’a encore trahi en quelque chose et que tous ses efforts semblent n’avoir servi à rien. Ce calme après la tempête, ce moment de découragement était très fort, d’autant plus qu’il coïncide avec le bref retour de Momo qui a hésité un instant et qui se confronte à Yuzu qui a alors bien plus d’assurance que lui. La relation entre les deux garçons est vraiment intéressante, elle aussi, et j’espère qu’elle sera creusée.

Après le festival, c’est l’abattement qui gagne tout le groupe. Les cartes sont rebattues et on est face à bien des changements. D’abord, Yuzu a enfin réussi à gagner l’approbation de sa mère, mais elle a posé une condition qu’on ignore encore et qui semble l’obliger à composer sans cesse. Je le trouve assez fade dans cette partie comme si ses seules composantes étaient ses chansons d’un côté et sa relation avec Nino de l’autre. Il a l’air sans âme jusqu’à ce que Momo le contacte à nouveau et que la musique de celui-ci titille sa jalousie et lui donne envie de faire mieux. A côté de ça, on a aussi une Nino apathique depuis le départ de son amour de toujours. Heureusement Mio se rapproche d’elle et semble vouloir l’aider à reprendre du poil de la bête, même si en étant à son contact, elle se fait du mal à elle aussi. Cette partie est vraiment pleine de souffrances secrètes, de blessures causées aux autres sans le vouloir et d’une certaine forme d’apathie qui coïncide avec leur malaise. Ça en dérangera certain mais moi j’ai bien aimé la peinture de cet aspect de la vie.

Pour terminer, chacun réalise qu’il doit changer pour avancer et ne pas se laisser emporter par sa souffrance, que ce soit Alice, Yuzu, Momo, mais aussi Mio, Haruyoshi ou même Ayumi que l’on découvre alors. Chacun est mal à cause de sa musique et surtout de la personne qu’il aime, mais doit changer quelque chose dans sa vie pour aller mieux et le fait. C’est finalement un message positif, une fois de plus, qui ressort de ce titre, et le concert qu’ils vont donner promet d’envoyer. Vivement la suite fin juin !

Tome 7

Encore une fois, je n’ai pas vu le tome passer. Du point de vue de la musique, il atteint une intensité rarement égalée. J’ai vraiment été soufflée par l’énergie d’Alice dans sa performance du début et par tous les enjeux qui s’y cachaient derrière. J’ai aimé les sentir sur la corde raide, elle et Yuzu. Leur performance n’en était que plus intense avec leurs sentiments à fleur de peau. C’est vraiment une expérience à lire et une fois de plus, je regrette que l’auteure ne pousse pas le concept jusqu’à nous mettre à la fin une playlist de titres à écouter en lisant son histoire, ça rendrait l’expérience encore plus prenante.

En attendant, les choix que font Alice et Yuzu me parlent. Je comprends leur désir de changer, d’évoluer, de s’ouvrir aux autres et de grandir. J’ai aimé voir Alice découvrir qu’il fallait qu’elle cesse d’être égoïste et qu’elle pense plus à son public. J’ai aimé voir Yuzu réaliser qu’il était trop gentil avec elle et qu’il fallait la bousculer. Pour finir, j’ai aimé que leur désir de changement touche aussi Momo qui était un peu trop englué dans sa vie merdique. Je place vraiment beaucoup d’espoir dans ces changements qui s’opèrent.

Pour conclure, je suis contente de voir que, même si le trio reste au coeur de l’histoire, la mangaka n’oublie pas pour autant les autres personnages et qu’eux aussi avancent.

Ma note : 17 / 20

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