Livres - Science-Fiction

Rosewater de Tade Thompson

Titre : Rosewater

Auteur : Tade Thompson

Editeur vf : J’ai Lu (Nouveaux Millénaires)

Années de parution vf : Depuis 2019

Nombre de tomes vf : 2 (en cours)

Histoire : Nigeria, 2066. La ville de Rosewater a poussé comme un champignon autour d’un biodôme extraterrestre mystérieusement apparu quelques années plus tôt et qui, depuis, suscite de nombreuses interrogations parmi la communauté internationale. Les habitants de Rosewater, eux, se fichent bien du comment et du pourquoi, tant que le dôme continue de dispenser ses guérisons miraculeuses lors de son ouverture annuelle. Karoo vit dans cette cour des miracles. Officiellement, il travaille comme agent de répression de la cyberfraude, mais il est aussi un membre du S45, une officine d’État chargée de missions plus ou moins discrètes qui l’a recruté en raison de ses pouvoirs psychiques, sans doute acquis au contact du dôme. Mais aujourd’hui, ses talents font de lui une cible…

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Bilans livresques

Mes meilleures lectures Fantasy/Science-Fiction de 2018

(Illustration de Marc Simonetti)

Après mes bilans sur les mangas la semaine passée, j’ai décidé de vous présenter ceux sur les romans à partir de cette semaine. Et quoi de mieux que de commencer par ceux que je préfère, ceux qui invitent à l’évasion, c’est-à-dire ceux appartenant à la Fantasy et à la Science-Fiction. Voici donc la courte liste de ceux qui m’ont marquée en 2018. Bonnes découvertes !

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Livres - Jeunesse / Young Adult

Nasreddine d’Odile Weulersse et Rebecca Dautremer

Titre : Nasreddine

Auteurs : Odile Weulersse (Texte) et Rebecca Dautremer (Dessins)

Éditeur : Père Castor

Année de parution : 2005 (2008 pour la version poche)

Nombre de pages : 32

Histoire : Nasreddine a bien des ennuis. Quoi qu’il fasse, tout le monde se moque de lui. Qui faut-il écouter? Le grand vizir? Les laveuses? Les vieillards? Ou les enfants du village? A moins que ce ne soit son papa, le sage Mustafa…

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Livres - Jeunesse / Young Adult

Nasreddine et son âne d’Odile Weulersse et Rebecca Dautremer

Titre : Nasreddine et son âme

Auteurs : Odile Weulersse (Texte) et Rebecca Dautremer (Dessins)

Éditeur : Père Castor

Année de parution : 2007 (2018 pour la version poche)

Nombre de pages : 32

Histoire : Ce matin, Nasreddine s’en va au marché, il s’installe sur un tapis, et vante la qualité de ses produits. Mais, pendant ce temps, son âne lui est dérobé. Pour démasquer le coupable, Nasreddine invente une histoire à faire frémir la foule rassemblée…

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Livres - Fantasy / Fantastique

Qui a peur de la mort ? de Nnedi Okorafor

Titre : Qui a peur de la mort ?

Auteur : Nnedi Okorafor

Éditeur vf (poche) : Le livre de poche

Année de parution vf (poche) : 2018

Nombre de pages : 599

Histoire : Afrique, après l’apocalypse. Le monde a changé de bien des façons, mais il est une région où les génocides intertribaux continuent d’ensanglanter la terre.
Une femme survit à l’anéantissement de son village et au viol commis par un général ennemi. Elle erre dans le désert dans l’espoir d’y mourir, mais donne naissance à une petite fille dont la peau et les cheveux ont la couleur du sable. Persuadée que son enfant est différente, extraordinaire, elle la nomme « Onyesonwu », ce qui signifie, dans une langue ancienne : « Qui a peur de la mort ? »
À mesure qu’Onye grandit, elle comprend peu à peu qu’elle porte les stigmates physiques et sociaux de sa violente conception. Des pouvoirs magiques aussi insolites que remarquables commencent à se manifester chez elle alors qu’elle est encore enfant. Sa destinée mystique et sa nature rebelle la poussent à quitter son foyer pour se lancer dans un voyage qui la forcera à affronter sa nature, la tradition, l’histoire, l’amour, les mystères spirituels de sa culture, et à apprendre enfin pourquoi elle a reçu le nom qu’elle porte.

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Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

Les royaumes carnivores de Yui Hata

Titre : Les royaumes carnivores

Auteur : Yui Hata

Editeur : Akata (M)

Année de parution vf : 2017

Nombre de tomes vf : 3 (série terminée)

Résumé du tome 1 : Dans un monde dirigé par la tribu royale, la famille des Lions, les carnivores règnent d’une main de fer sur les autres espèces animales. Véritables tortionnaires sans pitié, ils ne considèrent les espèces végétariennes que comme leur nourriture évidente. Et si la tribu des gazelles de Thomson est épargnée, c’est pour une seule et unique raison : les lions n’aiment pas le goût de leur chair. Asservies au rang d’esclaves, les gazelles servent hélas trop souvent de défouloir à la colère de leurs maîtres. Un jour, face à tant cruauté et à la tyrannie, Buena, jeune gazelle de Thomson, décide de se lever ! Commence alors son voyage, sa quête… à la recherche de la dernière guépard blanche de son espèce, la seule à pouvoir l’aider dans sa lutte.

Mes avis :

Tome 1

La première surprise de ce mois-ci. Je ne pensais pas tester le titre parce que ça ne me disait trop rien de suivre les aventures d’un groupe d’animaux mais la bonne critique de Manganews m’a donné envie de tester et j’ai eu raison.

Les royaumes carnivores est un titre très original avec une narration très bien maîtrisée, des dessins superbes, un découpage des planches dynamique et une histoire avec un vrai message. On est de suite happé par l’histoire de ces gazelles qui vivent sous la coupe des lions, comme des esclaves, pour échapper à leur mise à mort. L’auteur s’applique au fil des pages à nous décrire le fonctionnement si particulier de cette société animale qui sur fond de « loi du plus fort » brosse aussi un portrait très critique de notre propre société. On sent bien que Yui Hata fait de vrais parallèles entre cette société animale et la nôtre. Il dénonce la main mise des plus forts sur les plus faibles et la façon dont ils les exploitent. C’est universel et ça touche.

Bien sûr, il fait cela sous couvert d’une histoire fort originale puisqu’on suit Buena, un jeune gazelle, dont toute la famille est soumise aux lions. On découvre comment les gazelles sont exploitées, soumises et humiliées au détour du retour de la chasse des lionnes. Puis avec la perte de son frère, Buena se sent pousser des ailes et décide de se rebeller contre cet état de fait. On entre alors encore un peu plus dans cette société animale en découvrant « la tanière » des lions, les interactions entre les mâles et les femelles, la société hiérarchisée qui s’est organisée entre eux et autour d’eux avec les gazelles mais les hyènes aussi. Et comme toute bonne histoire, il y a bien sûr une menace encore plus grande qui pèse sur les lions : la démone blanche, dernier guépard blanc, dont les lions ont exterminé la famille et qui veut s’en venger.

Les personnages bien qu’animaux sont très charismatiques du fait qu’ils sont très humanisés. Le débat sur la bipédie est d’ailleurs très intéressant. J’ai aussi beaucoup aimé découvrir les différentes races, l’auteur ne se contentant pas de ce qui se passe dans la ville construite par les gazelles pour les lions, mais parlant également des autres espèces de la savane qu’ils peuvent croiser. L’histoire est très riche et se déploie peu à peu pour notre plus grand régal. J’ai trouvé son déroulement vraiment bien maîtrisé nous faisant peu à peu passer d’une petite histoire à une histoire plus vaste. Le souffle de la rébellion se fait vite sentir et nous emporte vers un prochain tome que j’attends avec impatience surtout que la série est terminée en 3 tomes.

Tome 2

Dans ce nouveau tome, nous continuons à suivre le souffle de révolte porté par la démone blanche et notre chère petite gazelle. Les bases de l’univers ayant été posées dans tome précédent, on peut désormais se concentrer sur le conflit violent et âpre qui opposent les Lions aux autres espèces. Cependant l’auteur fait ici le choix de quelque chose de moins ouvert que je l’aurais espéré. En effet, dans ce tome 2, elle plante le décor en plein coeur d’une forêt occupée par les chimpanzés. Le conflit va dont désormais opposer ceux-ci aux terribles lions. Le changement de décor permet de renforcer l’aspect brutal du titre, donnant la vision de Lions de plus en plus répressifs et prêts à tout pour l’emporter. J’ai de suite été intéressée par le chef du clan des Chimpanzés, Mad, qui a beaucoup de pragmatisme mais aussi de vrais idéaux à défendre. Du coup, je comprends assez facilement son rapprochement avec certains de nos protagonistes. Cependant, je n’avais pas vu venir le secret qu’il cache et qui ramène encore un peu de tension dans le titre. Ce changement de décor est aussi l’occasion de montrer de très belles scènes de chasse en pleine forêt, les lions et les chimpanzés rivalisant d’ingéniosité pour se poursuivre et s’attaquer, chacun utilisant toutes les ressources à sa portée.

Mais cet affrontement entre Mad et Marsias, l’émissaire des lions, a aussi tendance à nous faire un peu oublier que le conflit est plus vaste que ça, que les Lions oppriment toutes les espèces et qu’il est grand temps que ça change. Il faudrait donc dans le dernier tome qu’une révolution plus vaste et globale les emporte et qu’on sorte de cette forêt pour cela. J’espère que cela sera le cas mais j’ai peur que ce ne soit un peu précipité vu que ce sera le dernier tome. A suivre.

Tome 3

Déjà la fin de cette série animalière qui revisite si bien la vie dans la savane africaine. Je suis un peu déçue que l’histoire prenne fin ici alors que j’avais l’impression que ça ne faisait que commencer. Alors j’aimerais vraiment que l’auteur reprenne cet univers et lui apporte une suite.

En effet, dans ce tome le combat entre Marsias, la démone blanche et ses alliés est à son comble. Les scènes d’affrontement sont d’un dynamisme fou. Elles sont percutantes et pleines d’émotions. La lutte de la démone pour son petit est superbe et très intense. J’ai aimé que l’auteur fasse intervenir tous les animaux qu’on avait croisés et qu’il les fasse revenir à leur instinct premier pour tenter de l’emporter sur les lions dans cette lutte désespérée.

Au final, le titre aura plus été l’occasion de montrer la prise de conscience des animaux sous le joug des lions qu’une révolte à proprement parler. Celle-ci est en germe à la fin du tome et elle ne demande qu’à se concrétiser. J’aurais tout de même aimé la voir en action après cet épisode avec la démone blanche qui n’est que l’un des déclencheurs, mais peut-être le mangaka en a-t-il été empêché.

Les royaumes carnivores (Jasmin en VO) aura été un titre fort et original avec un vrai message, des dessins et une mise en page superbes, que je recommande malgré son côté inachevé ou sa fin ouverte selon comment on l’interprète.

Ma note : 16 / 20

 

Livres - Jeunesse / Young Adult

Koulkoul & Molokoloch d’Anne-Catherine De Boel

9782211078665

Titre : Koulkoul et Molokoloch

Auteur : Anne-Catherine De Boel

Editeur : L’école des loisirs (Lutin poche)

Année de parution : 2002 (2005 en poche)

Nombre de pages : 33

Histoire : Un jour Koulkoul rencontra Molokoloch. Ces deux-là s’entendirent très bien. Si bien qu’ils décidèrent de faire des projets ensemble, et de se reposer ensuite car, tout de même, c’est très fatiguant. Il faut dire que Koulkoul et Molokoloch sont deux paresseux et qu’ils vivent dans un arbre. Jusqu’au jour où…

Mon avis :

J’ai découvert Anne-Catherine De Boel avec ce petit album fort sympathique où elle revisite un conte populaire africain. J’ai l’impression que ce sont des histoires qui lui plaisaient tout particulièrement quand je vois sa bibliographie et je risque de m’y pencher dessus tant j’ai aimé celui-ci.

En effet, Koulkoul et Molokoloch est une histoire très drôle qui raconte avec une tranquillité affolante une journée de deux paresseux. Bien sûr cela rappelle ceux qu’on a pu voir dernièrement chez Disney dans Zootopie, alors ça parle aux enfants, mais ici cela se passe vraiment dans la nature africaine. C’est donc l’occasion à travers un petit conte en randonnée de découvrir quelques animaux de la savane, de voir qui mange qui et à quoi ressemble un guerrier africain. C’est amusant de par la présence des paresseux au début dont l’échange est savoureux mais aussi de par la chaîne alimentaire qui se créé et par la chute finale que je vous laisse le plaisir de découvrir. Je me suis vraiment beaucoup amusée lors de cette courte histoire.

J’ai également fortement apprécié le dessin très marqué de l’auteur qui n’est pas de ceux qu’on voit partout. Ici, il correspond parfaitement à l’histoire avec ses teintes sables et son côté ethnique. De plus, chaque entête de chapitre rappelle une statue africaine. C’est vraiment très réussi et immersif. Il me tarde de faire découvrir ce livre à mes élèves pour voir comment ils vont réagir.

Anne-Catherine De Boel, une auteure à découvrir !

Ma note : 17 / 20

Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

Ad Astra, Scipion l’africain & Hannibal Barca de Mihachi Kagano

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Titre : Ad Astra, Scipion l’africain & Hannibal Barca

Auteur : Mihachi Kagano

Années de parution vf : 2014-2018

Éditeur vf : Ki-oon (seinen)

Nombre de tomes : 13 (série terminée)

Résumé du tome 1 : Sicile, 241 avant J.-C. Après deux décennies de conflit avec Rome, l’armée carthaginoise menée par Hamilcar Barca doit déposer les armes. Son fils, Hannibal, a six ans quand il assiste à cette bataille. Mise en déroute, Carthage doit un tribut astronomique au vainqueur, et l’enfant est témoin, impuissant, de l’humiliation des siens.
Mais le jeune Hannibal refuse l’échec : élevé dans la haine de Rome, il va vouer son existence entière à la destruction de l’ennemi. Commence alors l’affrontement exceptionnel d’un des plus grands tacticiens de tous les temps et de son alter ego romain, le génie militaire Scipion l’Africain. Traversée des Alpes à dos d’éléphant, pillages impitoyables et combats parmi les plus sanglants de mémoire d’homme : un duel à mort qui a marqué l’Histoire…

Mes avis :

Tome 1
Un bon début, les enjeux sont posés et bien définis. Mais j’ai trouvé le tout bien trop rapide. J’aurais aimé voir plus en détails la montée en puissance d’Hannibal au sein de son peuple et dans l’armée, et surtout la traversée des Alpes, ça m’a manqué ! Et j’ai trouvé que Scipion manquait cruellement de charisme comparé à Hannibal qui était vraiment le héros de ce tome. A voir pour la suite…

Tome 2
La série reste sympathique mais il n’y a toujours rien de transcendant. Les personnages sont trop lisses. Les stratégies à peine esquissées sont mal exploitées et c’est fort dommage vu l’épisode historique dépeint ici. Ça reste agréable à suivre mais sans plus.

Tome 3
Encore un tome en demi-teinte. J’aime le côté historique mais le récit est clairement mal maîtrisé. Il manque de rythme de même que la mise en page. Je me suis parfois profondément ennuyé. Il manque le souffle nécessaire pour vibrer au fil des stratagèmes de chacun et c’est dommage pour un tel récit…

Tome 4

Un tome plus centré sur la politique romaine que véritablement sur l’affrontement avec Hannibal. Celui-ci est plus en retrait dans ce tome, je trouve, et c’est dommage. L’auteur manque clairement de rythme et n’arrive pas à distiller au fil de son récit les informations concernant Rome. Elle a encore trop tendance à tout délivrer d’un coup, même si elle tente de les instiller au sein de récit : celui de l’ascension de Scipion et de ses proches. Mais ce n’est pas ce que j’attends de ce genre d’histoire. Il faudrait un équilibre plus subtile entre les deux forces dans le récit de leur affrontement, et non privilégier Rome à ce point. Espérons qu’elle rétablisse cet équilibre dans les prochains tomes.

Tome 5

J’ai moins aimé ce tome, trop de blabla, trop de romains, pas assez de Carthaginois. Je commence à ressentir un certain ras-le-bol de ce côté-là. Je pensais vraiment soit que ce serait plus équilibré, soit que ce serait centré sur Carthage, vu l’ouverture de la série, du coup j’en ai marre de ne pas les voir. Surtout que Scipion n’est vraiment pas charismatique, ni les autres Romains, alors qu’Hannibal l’est bien plus. En plus, toutes les scènes avant la bataille ne servent pas à grand-chose si ce n’est à blablater pour rien, et comme je connais déjà le fonctionnement des armées et de la politique romaine, je me suis fortement ennuyée. La bataille en elle-même pourrait être intéressante si elle n’était pas aussi fouillie, entrecoupée de palabres inutiles et mal mise en scène. Un joli gâchis !

Tome 6

Après plusieurs tomes assez faibles, je retrouve enfin du plaisir à lire ce titre. En effet, la deuxième partie de la Bataille de Cannes est palpitante. En plus, l’auteur ne la fait pas durer inutilement. On continue à suivre les menées politiques des Romains et les absurdités auxquelles elles mènent. Il est intéressant de ne pas toujours les voir en héros invincibles. Ici, leur stratégie est nulle et la déroute inévitable. A côté de ça, on revoit enfin le Hannibal stratège et ça fait du bien, ça m’avait manqué. De même, la stratégie sur le long terme qu’envisage Scipion pour l’affronter (gravir le cursus honorum) est attendue mais je suis contente de le voir enfin se bouger, il était beaucoup trop léger avant.  J’ai aussi aimé voir un peu sur le devant de la scène des personnages secondaires comme les 2 consuls amis ou bien les généraux d’Hannibal, chez qui la dissension menace. Il y a plein de belles promesses pour la suite.

Tome 7

Pas mal, mais c’est pas encore ça. J’ai bien aimé continuer à voir un peu de stratégie mais le fait qu’on se concentre sur les romains pour cela m’a déplu. J’aime toujours aussi peu Scipion et compagnie. Je ne les trouve toujours pas charismatiques, ils sont même mous et insipides. Dommage vu le thème de la série. Du côté d’Hannibal et des Carthaginois, ce n’est pas terrible non plus. La dissension gronde et cela tourne mal pour eux. Hannibal n’arrive plus à commander correctement et ses stratagèmes tombent à l’eau. Il reste tout de même super impressionnant et j’aimerais que les batailles lui redeviennent favorables. Les batailles, d’ailleurs, on ne les voit pas beaucoup et surtout, elles sont mal mises en scènes, c’est malheureux quand même pour un titre pareil. Bref, ce n’est toujours pas la grande éclate.

Tome 8

Ça reste une série sympathique mais je commence à me lasser à force de voir les mêmes noeuds scénaristiques. Les enjeux ne changent pas non plus de même que les forces qui continuent à s’équilibrer. L’ennui pointe. J’ai aimé dans ce tome voir aussi bien les stratégies romaines que carthaginoises mais comme c’est Maharbal qui est mis en avant chez ses derniers, je ne suis pas aussi enthousiaste que lorsque c’est Hannibal, loin de là. Côté romain, je ne supporte toujours pas Scipion et je crois que ce sera le cas jusqu’à la fin. Il n’en fait qu’à sa tête en permanence et n’a aucun charisme. J’ai par contre trouvé sympa le petit saut dans le temps et l’espace à la fin, qui nous permet de voir ce qu’il se passe du côté de la Sicile et Syracuse avec Archimède. Ça me permet de faire le lien avec le oneshot Eurêka! que j’avais lu il y a quelques temps et y a pas à dire ce type est drôlement intéressant et ses inventions aussi.

Tome 9

Un tome sans Hannibal ou presque, je ne pensais pas aimer et pourtant j’ai passé un bon moment à suivre la montée en puissance de Scipion. Au début, il est à Syracuse et joue les espions pour les Romains auprès d’Archimède et même s’il essaie de limiter les dégâts, il ne parvient pas à empêcher la mort de celui-ci. La conquête est rapide, on ne voit presque rien à part quelques scènes de pillage, c’est dommage mais en même temps vu la longueur de la série, on ne peut pas s’attarder sur tout. Le plus intéressant est à venir dans la seconde partie où on se tourne vers l’Hispanie. Après la mort de son oncle et de son père, Scipion arrive à se faire nommer général et à partir là-bas pour les venger et vaincre les Barca installés là-bas. Si je trouve intéressant de le voir dans cette position, je dois reconnaître qu’il n’a que des seconds couteaux face à lui et ils font pale figure par rapport à Hannibal même si Massinissa me semble prometteur. En attendant, Scipion a réussi à récupérer Carthagène grâce à un plan astucieux. Il est désormais en position de force tandis qu’Hannibal a dû se replier en Italie. J’attends maintenant la rencontre entre les deux.

Tome 10

Ce tome 10 est un tome bourré d’action et de stratégie qui fait du bien. Malheureusement Ki-Oon nous spoile horriblement avec la couverture qu’ils ont choisie et c’est bien dommage. Sinon, j’ai beaucoup aimé les différentes scènes de batailles et surtout le choix de mettre l’un des frères d’Hannibal autant en avant. C’est intéressant de voir un autre stratège chez les Barca et de le voir affronter un Scipion au sommet de sa forme. Son affrontement avec Hasdrubal dans les plaines ibères est un modèle de bataille, entre ruse et astuce, c’était un régal à suivre. J’aime la façon dont l’auteur nous présente de façon vraiment pédagogique les différentes stratégies des uns et des autres. Mais le summum, c’est bien sûr les deux morts qui ont lieu dans ce tome. D’abord, celle de Marcellus, qui était un modèle de force et de bravoure. Sa mort a quelque chose de vraiment héroïque au sens premier du terme, on se croirait dans une épopée grecque. Celle d’Hasdrubal est plus lourde de sens et a lieu après une bataille à l’issue incertaine mais pleine de ruse à nouveau. Maintenant, je me demande ce qu’Hannibal va faire pour venger la mort de son frère comme il l’annonce.

Tome 11

J’ai eu un peu plus de mal avec ce tome après le précédent que j’avais bien aimé. Ici, j’ai eu du mal à re-rentrer dans l’histoire. Le premier chapitre était un peu mou et longuet. Le fait qu’on se centre encore une fois sur Scipion n’a pas aidé. On n’a presque pas vu Hannibal alors que pour moi c’est le plus charismatique des deux. En plus, Scipion le copie maintenant dans ses stratégies, ce qui n’arrange rien. Heureusement, on se tourne de plus en plus vers les seconds couteaux et ici on s’intéresse à Massinissa et aux Numides. C’est intéressant de voir un peu les autres peuples et ça apporte du sang neuf parmi les personnages principaux qu’on suit. Par contre, clairement même si l’intrigue gagne en épaisseur, elle perd en dynamisme. Quand je me suis aperçue que ça faisait 14 ans que la guerre contre Hannibal avait commencé, j’ai été très surprise car concrètement je ne l’avais pas ressenti et c’est vraiment un gros point noir. Les combats et les stratégies s’enchaînent mais il manque un vrai plan d’ensemble et la sensation d’une histoire générale qui avance. On est enlisés jusqu’au cou comme les soldats. J’espère donc qu’on se dirige enfin vers la fin de ce conflit et de la série et qu’on aura droit à quelque chose de plus épique dans les prochains tomes.

Tome 12

Dans ce tome, on voit combien la guerre a usé le camp d’Hannibal et moi aussi au passage. Un abattement pèse lourdement sur l’ensemble et j’ai eu du mal à en sortir. Je sais bien qu’elle sera l’issue de cette guerre mais je déteste ce qu’ils ont fait de Scipion : un type arrogant et assez imbuvable malgré qu’ils essaient aussi de le rendre sympathique en le montrant proche de ses amis dans l’armée et stratège de génie, mais ça ne marche pas avec moi. A l’inverse, je trouve les hommes du clan d’Hannibal très dignes, à l’image de son frère qui tente de convaincre Massinissa de les rejoindre une dernière fois après le drame qu’il a vécu et qui se montre tellement honnête avec lui. Ces deux hommes sont d’une rare droiture. Le drame de Massinissa est parfaitement rendu, avec ses hésitations, ses noirceurs, ses douleurs. Maintenant, toutes les pièces sont en place pour le drame ou plutôt la bataille finale dont j’attends un rendu plus incisif, violent, tendu que celui des derniers affrontements.

Tome 13

Ça y est voici la fin de ce voyage au temps des Romains et des Carthaginois. Ce n’est pas facile pour moi de commenter ce dernier tome. Je ne peux pas dire que c’est mauvais. C’est même à peu près tout ce qu’on pouvait attendre. Mais le rendu est assez classique, prévisible pour ne pas dire ennuyeux. Nous assistons au dernier combat inéluctable entre Hannibal et Scipion. Nous en connaissons déjà l’issue donc il n’y a aucune surprise ici. Le souci, c’est qu’il n’y a aucun souffle épique non plus. Tout est trop carré, pas un cheveux ne dépasse. Il n’y a pas vraiment d’enjeu du coup, pas de moment vraiment héroïque non plus, rien pour susciter mon intérêt. On a plutôt droit à de long passage cherchant à expliquer la stratégie de chacun aux lecteurs ignares que nous devrions être (ce qui m’a profondément gênée…). C’est très lourd et maladroit. Impossible du coup de s’attacher au devenir de chacun, non. Je savais déjà qui allait gagner et comment cela allait se terminer pour chacun. Du coup, en plus de la bataille assez fade en soi, le dernier chapitre n’apporte que peu de chose. Il casse même le rythme je trouve, apportant une conclusion pas nécessaire à la vie de chacun. J’aurais aimé être plus embarquée par le personnage d’Hannibal que je trouvais si fascinant au début. J’aurais voulu qu’on mette moins en avant cet insupportable Scipion que je n’ai jamais apprécié. Bref, quitte à lire une série sur l’Antiquité, je préfère relire les premiers tomes ou me tourner vers Thermae Romae ou re-regarder la série tv Rome ^^

Ma note : 13 / 20