Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

Dans le sens du vent : Nord, Nord-Ouest d’Aki Irie

Titre : Dans le sens du vent : Nord, Nord-Ouest

Auteur : Aki Irie

Editeur vf : Soleil (seinen)

Année de parution vf : Depuis 2020

Nombre de tomes vf : 5 (en cours)

Histoire : Kei Miyama, un détective indépendant de 17 ans, vit avec son grand-père français en Islande. Comme les autres hommes de sa famille, il dispose d’un pouvoir atypique. Le sien consiste à pouvoir communiquer avec les appareils électriques e les automobiles. Mais sa vie bascule soudainement lorsqu’un détective japonais en congés sur l’île lui annonce l’assassinat de son oncle et sa tante par le propre frère de Kei. Qui croire ? Convaincu de l’innocence de ce dernier, le jeune détective va mener l’enquête. Régulièrement cité parmi les meilleurs mangas publiés récemment au Japon, Dans le sens du vent – Nord, Nord-Ouest interpelle par son dessin très occidental, ses lignes allongées et ses paysages islandais oniriques.

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École bleue d’Aki Irie

Titre :  École bleue

Auteur : Akie Irie

Editeur vf : Kana (Big)

Année de parution vf : 2010

Nombre de tomes : 4 (série complète)

Résumé du tome 1 : Les récits de ce premier recueil ont tous pour point commun l’école au sens large, cela peut être l’histoire d’un écolier qui voit un de ses camarades de classe pourvu d’une « queue de renard », comme une romance en pleine ville, une balade en forêt, une dispute de couple, le quotidien d’une serveuse de café ou encore une épopée médiévale.

Mes avis :

Tome 1

Avec ce petit recueil de nouvelles, Aki Irie a encore su me toucher. Je ne découvre l’auteur que sur le tard et je regrette vraiment de ne pas m’y être intéressée avant. Dans Le monde de Ran, j’avais déjà adoré l’univers qu’elle avait su créer et j’avais été charmée par son dessin. J’ai été ravie de constater que c’était aussi le cas dans ses nouvelles malgré leur format court. Les récits de ce premier tome sont variés, ils touchent aussi bien au fantastique qu’à la romance ou à la critique sociale et j’ai apprécié chacun d’eux à sa façon grâce aux émotions qu’on y a ressenti et à la justesse des sentiments décris.

La première histoire, Fenêtre ouverte sur un autre monde, est charmante. Elle raconte comment un jeune garçon remarque que l’esprit d’un renard vit parmi eux dans sa classe. C’est enchanteur !

La deuxième, La princesse captive, est une romance douce et légère avec un brin d’humour comme j’aime grâce à la rencontre cocasse entre 2 lycéens haut en couleurs. Je suis fan.

La troisième, Madame je…, est toute mignonne aussi. Elle relate les rapports entre un jeune garçon et sa maîtresse qu’il trouve quelconque au début mais grâce à une remarque mal placée d’un autre, tout va changer. C’est drôle et attendrissant avec un humour typiquement japonais, je trouve.

La quatrième, La fleur et les chevaliers, se déroule dans un monde moyenâgeux où une princesse un brin garçon manqué est enlevée avec ses « dames » de compagnie qui ne sont pas vraiment celles qu’elles semblent être. Je me suis beaucoup amusée du caractère fonceur de cette chère princesse.

Le chocolat rose, la cinquième histoire, revisite l’histoire du savant fou avec une équipe de scientifique qui invente un bonbon aphrodisiaque et le teste sur 2 d’entre eux. C’est encore une fois l’occasion de situation cocasse où le jeune homme fait tout pour contrôler ses hormones ^^

La sixième, Dans la forêt, est une histoire sans paroles (ou presque) qui rend hommage à la nature japonaise et à la relation que les japonais, notamment les anciens, ont avec celle-ci. Je l’ai trouvé très belle. Elle avait un petit quelque chose d’Hayao Miyazaki avec son côté traditionnel et onirique qui m’a de suite parlé.

Avec la septième, Feu blanc, l’auteur s’attarde un peu plus le temps de 3 chapitres pour développer l’histoire douce amère de Renko et Shizuma. Cette petite critique sociale m’a beaucoup touchée. J’ai énormément aimé la force de caractère de Renko et sa relation avec Shizuma qui est pourtant si éloigné d’elle. C’est une jolie romance.

Enfin avec Albertina, on revisite le mythe de la croqueuse d’homme avec cette belle serveuse qui poursuit un professeur de ses assiduités. C’est très amusant de la voir lui tourner autour et de le voir ne rien comprendre jusqu’à la chute ^^

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Tome 2

J’ai encore adoré ce recueil de nouvelles qui cette fois fait une grande place à une histoire médiévale qui s’étale sur plusieurs chapitres.

Dans la première nouvelle, L’amour de Ninon, j’ai retrouvé des faux airs du Monde de Ran grâce à cette famille de sorcière où deux tantes jouent un mauvais tour à leur nièce amoureuse pour la première fois.

Dans la suivante, Le carillon, on suit les aventures d’un groupe de lycéenne qui trouvent le cadavre d’un animal. J’ai moins accroché ici, surtout avec le dénouement où l’une d’elle a d’un coup envie d’avoir un enfant parce qu’elle vient de perdre quelqu’un… Par contre, c’était amusant de la voir se comporter comme une « obsédée » ^^

Viennent ensuite les 5 chapitres consacrés à l’histoire, Les dix sabres du Nord, entrecoupés de courtes scénettes. C’est l’histoire que j’ai préférée. J’ai trouvé qu’Aki Irie maîtrisait très bien son récit. Malgré le peu de pages, il crée un univers riche et complet avec des personnages charismatiques dont la relation sort de l’ordinaire. Je suis fan du couple Xenia-Reuther.

Vient ensuite une petite histoire qui ne paie pas de mine, Sa musique à lui, qui transmet un message très positif sur la persévérance et la passion. Au début, j’avais un peu de mal à voir où il voulait aller mais j’ai beaucoup aimé le final.

Enfin, la dernière nouvelle fait suite à une nouvelle du tome 1, Le chocolat rose, et j’ai retrouvé avec plaisir Miyako et Kasuga dont la relation excentrique me plait toujours autant.

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Tome 3

Ce troisième tome de nouvelles était empli de mélancolie. L’auteur en profite encore pour développer certaines histoires sur plusieurs chapitres et une de ses histoires devient un vrai fil rouge.

La première nouvelle, La maison au toit rouge, est une petite romance un brin datée qui se passe environ début XXe dans un univers très occidental. J’ai beaucoup aimé la bifurcation vers l’histoire d’un père et d’une fille qui ne se comprennent pas. C’était drôle et touchant.

La deuxième est le fil rouge de ces 4 recueils, je pense. C’est la suite d’Un chocolat rose où cette fois Kasuga pète une durite et veut rompre avec Miyako mais il se saoule et finit par pénétrer chez elle par effraction. C’est très drôle à lire.

La suivante, Pénombre, est nettement plus sérieuse. C’est une très très belle histoire mais tellement triste. Deux adolescents se retrouvent souvent dans la bibliothèque de l’école mais l’un d’eux est gravement malade. Leur amitié et plus si affinité est belle à voir et j’ai aimé la douceur de Mario et la maturité de Aoko.

La quatrième histoire, Merry Garden, est l’une de celles qui m’a le moins plu. Pourtant l’histoire de ce couple avec une grande différence d’âge qui décide de planter tout un potager chez lui pour faire des économies, est mignon mais ça n’a pas pris chez moi.

J’ai bien plus apprécié la suivante, La princesse en cage, qu’on peut suivre sur 3 chapitres et qui se déroule dans un paysage médiévo-arabe. Le design de la princesse est juste sublime et j’ai beaucoup aimé le choix de l’univers, c’est vraiment dépaysant. De plus, l’histoire de cette jeune fille courageuse qui veut être libre et se rend compte que c’est en faisant le contraire de ce qu’elle croyait juste qu’elle y parviendra, était bien trouvée.

Enfin, la dernière histoire, La neige s’amoncelle, m’a moins plu elle aussi. A nouveau, elle a tout pour me plaire sur le papier avec son grand côté nostalgique grâce à ces 4 copines de fac qui se retrouvent chaque année dans leur vieil appart pour fêter le nouvel an. Mais ça n’a pas pris du tout, je les ai trouvées bien trop bavardes et du coup je n’ai fait que lire l’histoire en diagonale…

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Tome 4

Dernier volume de ces nouvelles et c’est peut-être celui que j’ai le moins aimé…

Avec la première nouvelle, De l’autre côté du pont, je suis restée complètement à l’extérieur de l’histoire. Je n’ai pas du tout accroché. Pourtant le décor de l’hôtel familial me plaisait, de même que le mystère entourant ces nouveaux arrivant, mais l’ensemble n’a pas fonctionné notamment parce que Luca était bien trop fade.

Nous avons ensuite, la grosse réussite de ce recueil, Une famille aux couleurs de l’arc-en-ciel et ses suites. Je suis complètement tombée sous le charme de cette mère atypique et de ces 3 enfants si mignons et différents qu’on voit grandir au fil des 3 chapitres. C’est poétique et nostalgique à souhait et la fin m’a fait verser une petite larmichette.

Ensuite avec Espion et espion, ce fut un autre flop pour moi. Trop de blabla, des planches parfois difficilement lisibles… J’ai par contre aimé le choix graphique, l’humour et surtout la chute.

Puis, on retrouve notre fil rouge, Le chocolat rose, avec la suite et fin sur 2 chapitres. J’ai un peu moins accroché ici même si on a une vraie conclusion autour du fameux chocolat et du couple.

L’avant-dernière nouvelle, Le vieil orme, ne m’a pas plu non plus. Je n’ai pas très bien compris ce qui se passait entre ces deux lycéens sauf que l’un d’eux a l’air d’être accusé à tort de certains méfaits.

La dernière nouvelle, Aujourd’hui aussi est un beau jour, était bien plus belle, elle. J’ai aimé l’histoire de ces deux lycéennes qui avaient peut d’être diplômée et de devoir avancer, quitter leur vie d’enfant.

Enfin l’auteur nous offre un petit cadeau avec son Epilogue où sur 18 pages, elle revient avec émotions sur chacune de ses histoires pour nous offrir encore un petit moment avec ses personnages. J’ai beaucoup aimé ça.

Conclusion :

J’ai beaucoup aimé découvrir les différentes nouvelles d’Aki Irie qui manie les genres avec beaucoup de dextérité. Je regrette par contre franchement le travail de Kana sur les couvertures qui en enlevant les dessins de la 4e de couverture gâche tout l’effet qu’il y a sur celles-ci à l’origine.

Ma note : 17 / 20

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Le monde de Ran d’Aki Irie

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Titre : Le monde de Ran

Auteur : Aki Irie

Editeur vf : BlackBox

Année de parution vf : 2016

Nombre de tomes vf : 7 (série terminée)

Histoire : Dans la famille Uruma, il y a la fille, Ran, le frère, le père et la mère. Une famille tout à fait normale. A part peut-être qu’il s’agit en réalité d’une famille de sorciers ! Et pour le père, gérer tout cela au quotidien n’est pas toujours facile, surtout avec une femme au comportement théâtral qui n’hésite pas à utiliser sa magie en public et une jeune Ran qui n’a qu’une envie : découvrir le monde. Et pour cela, elle possède un pouvoir spécial : celui de se transformer en adulte grâce à une simple paire de basket ! Alors, imaginez les possibilités infinies d’histoires, de quiproquos et d’aventures qui attendent cette famille finalement pas tout à fait normale. C’est tout cela, le Monde de Ran.

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Mes avis :

Tome 1

Ça faisait un moment que j’entendais parler de cette série et que les superbes couvertures me faisaient de l’oeil, mais la difficulté de les trouver les librairies à cause de la distribution pourrie de l’éditeur me freinait. Mon libraire ayant fait l’effort de l’acquérir, j’ai fait l’effort de le prendre pour le tester.

Comme je le pressentais, c’est tout d’abord une vraie claque graphique. L’auteur revisite les codes du shojo manga des années 70-80 et les modernisent complètement. C’est un régal de dynamisme, de « pétillance », de magie et de petits détails savoureux. J’ai vraiment adoré chaque page et design des personnages. Les décors sont magiques eux aussi et je regrette juste qu’on n’ait pas de pages couleurs à l’intérieur en prime. Les couvertures sont aussi très belles et la première est assez amusante avec son côté recto/verso.

Venons-en à l’histoire. Le tome 1 est une introduction à l’univers du monde de Ran, cette petite fille avec des pouvoirs magiques qui vit avec son père et son frère mais sans sa mère. Le premier chapitre plante directement le décor et les caractères de chacun, puis au fil des pages l’univers vient s’enrichir de nouveaux personnages et de nouvelles problématiques. Mais le coeur de l’histoire reste Ran qui vit très mal sa séparation forcée avec sa mère. Il lui manque un modèle, une présence et les repères qui vont avec, du coup elle fait un peu n’importe quoi. C’est amusant de la voir faire et en même temps un peu triste voire dérangeant parfois. L’idée de l’auteur de lui faire prendre le corps d’une jeune femme rappelle celle des dessins animés comme Creamy, ça m’a plu au départ, mais dès qu’elle rencontre un type louche qui lui fait du rentre dedans ça devient vraiment dérangeant. En effet même si Ran grandit physiquement quand elle utilise ses pouvoirs, elle garde son âme d’enfant, ça peut donc vite devenir malsain. C’est dommage parce que j’aime bien son pouvoir et la mise en scène autour de celui-ci. A côté d’elle, il y a son frère qui s’occupe beaucoup d’elle tout en gardant un côté très détaché. Il en veut beaucoup à leur mère et est souvent bougon, j’aimerais en apprendre plus sur lui. Le père est un peu absent, on ne le voit pas beaucoup et il me semble un peu trop effacé aussi. Il manque cruellement de charisme à l’image de sa fuite dans les dernières pages, mais c’est un bon élément comique. Enfin vient la mère dont on comprend peu à peu les raisons de l’absence et qui est une belle hurluberlue. J’aime bien son côté décalée et la façon dont elle prend quand même soin de sa famille malgré la distance.

L’ensemble donne une famille très atypique, drôle et touchante mais aussi très farfelue dont il me tarde découvrir la suite des aventures magiques. La magie justement est très bien distillée par touche au milieu d’un monde on ne peut plus normal. Ça crée des décalages fort amusants et cela donne une vraie originalité à l’univers de la série.

Tome 2

La série poursuit son bonhomme de chemin et l’auteur approfondit son univers. Ce tome est plus sombre et sérieux que le précédent tout en conservant l’humour du premier opus. J’ai aimé qu’Aki Irie développe un peu le personnage du père que je trouvais trop transparent dans le premier tome. Ici, on commence à comprendre quel rôle il joue dans l’univers de la série et il est plutôt classe au final. J’aimerais bien qu’elle développe un peu son couple avec Shizuka parce qu’ils ont l’air très intéressants mais qu’ils restent assez mystérieux. A la place, on continue à suivre les amourettes de Ran, ce qui me laisse assez froide. Je n’aime pas du tout ce qui se passe entre elle et Ôtaro, surtout que celui-ci est un beau tordu. Par contre, j’aime bien ce qui semble se développer entre elle et son camarade de classe, c’est mignon et ça correspond plus à son âge. Ensuite, il est un peu question de son frère Jin et de ses relations avec les femmes, mais entre sa froideur avec certaines et ses chaleurs, je ne sais pas trop sur quel pied danser. Là aussi, j’espère qu’on reviendra sur ce personnage. Enfin, la palme du personnage inutile revient à la prof de Ran, Tamao, que j’attendais avec impatience et qui ne sert à rien dans ce tome. Je suis déçue. Voici donc un tome sympathique mais en-dessous du premier où beaucoup trop de choses restent en suspens et manquent de développement. Heureusement que j’aime bien le mélange de magie et de noirceur qui pointe avec l’histoire de l’insecte.

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Tome 3

J’ai trouvé le début de ce tome très fouillis et dans l’ensemble il est aussi un peu en-dessous des autres. En effet, ici, on se concentre surtout sur les histoires de coeur de Jin et Ran, le reste passant au second plan. On ne reparle presque pas de leurs parents alors que je les ai trouvés très intéressants. La magie passe aussi au second plan et n’est qu’un effet parmi d’autres pour rendre l’histoire mignonne et la faire un peu avancer. Surtout, j’ai été très déçue par l’évolution du personnage de Jin qu’on décrit maintenant comme suivant avant tout son instinct et ses besoins en tant que loup. La façon dont il traite les femmes quand il est en chaleur et en particulier Sango m’a vraiment dérangée. J’ai trouvé ça malsain et rétrograde et ça ne m’a pas amusée alors que je pense que c’est ce que voulait le mangaka. Du côté de Ran, je n’ai jamais aimé son histoire avec Ôtaro et c’est de pire en pire. Même s’il ne sait pas que c’est une enfant, c’est au mieux une jeune fille pour lui et ce qu’il lui fait faire me gêne. De la même façon, je ne comprends pas que Jin n’intervienne pas plus fortement pour protéger sa soeur, ni que la mère le laisse repartir comme ça. Heureusement la présence de Makoto me donne espoir pour la suite. Je me dis que peut-être Ran va finir par abandonner Ôtaro pour se tourner vers un garçon de son âge pour qui elle compte aussi. En attendant en dehors de ces amourettes, il n’est presque pas question de magie. Leur monde ne s’élargit pas comme dans les premiers tomes et c’est bien dommage.

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Comme le précédent, ce tome est un peu dans le creux de la vague mais l’auteur remonte le niveau dans les dernières pages. Les premiers chapitres consacrés à Ran qui se cherche des amis sont un peu cul cul. Pourtant j’aime bien les personnalités de ces amis, aussi bien Makoto que la petite nouvelle : Nio, mais c’est fait de façon assez niaise. De même, la magie de Ran est « bloquée » depuis un bail, mais il suffit d’un petit rien pour que tout se décoince, pas très crédible non plus. Cela donne toutefois lieu à des scènes assez mignonnes et cocasses parce que la magie de Ran est enfantine tout comme elle. Le décalage entre elle et les autres est amusant à voir, Nio le note bien. Mais l’ensemble fait trop simple, trop rapide, pas assez abouti. Heureusement la seconde partie du volume est bien plus intéressante. On s’intéresse enfin à ce qui se cache chez Ôtaro, c’est amené subtilement avec les deux petits chapitres dits « bonus », mais encore une fois la suite fait très précipité. Le mangaka ne prend pas le temps de faire monter la tension. Tout nous est balancé à la va-vite : l’attaque des corbeaux, leur défaite, l’attaque de la porte que gardait Shizuka puis du village. Il y a vraiment un souci de rythme dans ce volume et c’est bien dommage parce que l’intrigue est intéressante, elle.

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Tome 5

Voilà le tome que j’attendais depuis le début ! La série prend enfin toute son ampleur ici grâce à l’affrontement entre le monde magique et la créature qui possède Ôtarô. C’est un vrai plaisir à suivre. Il y a de la tension, de l’humour, des batailles, de la magie, de l’amour, de l’amitié, bref tout ce que j’attendais de cette série. Enfin chaque personne du monde magique qu’a croisé Ran joue son rôle. C’est vraiment très intéressant à voir. On découvre également de nouvelles personnes comme les petits apprentis ailes noires, les chiens blancs ou la maire de la ville. On en apprend également un peu plus sur le passé de Jin, sur les pouvoirs des soeurs de Sango, les relations entre les sorciers et le maire de la ville, et on voit l’amitié entre Ran et Nio s’épanouir, tout comme celle entre Ran et Makoto. J’aime vraiment énormément celui-ci et toutes les choses positives qu’il apporte à Ran. J’espère qu’on continuera sur cette lancée dans les derniers tomes en ce qui concerne les personnages et qu’on alternera entre les petits moments d’émotions et ceux plein de tension où la magie joue toute son importance. Mes seuls petits regrets pour ce tome sont que j’ai trouvé la maîtrise des pouvoirs de Ran très rapide donc peu crédible, et que j’ai été agacée par son désir de sauver à tout prix Ôtarô. Sinon c’est du tout bon !

Tome 6

Comme le précédent, j’ai adoré ce tome où j’ai trouvé tout ce que je voulais avec en prime une bonne dose d’émotion. La bataille contre l’insecte qui a pris possession d’Ôtarô continue, elle n’est pas finie contrairement à ce que tout le monde croyait. Le bref calme avant la tempête qu’on ressent est plein de tension et j’ai aimé que le combat final se recentre sur la famille de Ran et Makoto. C’était poignant de sentir le désespoir de Ran, de sentir à quel point elle voulait sauver Ôtarô et le dernier tome risque d’être terrible sur ce point. J’ai beaucoup aimé la façon dont chaque personnage a interagi avec les autres ici, en particulier Makoto. C’est la révélation de ce tome. Le courage dont il a fait preuve ne m’a pas étonné, c’est un personnage qui a évolué positivement tout au long de l’histoire et sur qui on peut vraiment compter. La lutte finale a été très bien orchestrée par le mangaka avec l’arrivée graduellement de chaque membre de la famille de Ran, leur échec, puis leur sauvetage inattendu et le point final qu’y met Shizuka avec l’aide de Ran. C’était parfait et ça montre combien cette dernière a grandi elle aussi. Elle a réussi à lâcher prise et c’est pour ça qu’elle a pu utiliser ses pouvoirs à un tel niveau. La fin avec les derniers chapitres après la lutte finale sont plus calmes, plus apaisants et j’ai trouvé que c’était une bonne idée de faire intervenir Muan en duo avec Nio. J’ai beaucoup aimé leur relation et surtout les pouvoirs du jeune homme. C’était une jolie façon de faire la transition avant le dernier tome et le réveil de Ran que j’attends désormais avec impatience pour voir comment elle va réagir à cette tragique nouvelle.

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Tome 7

Après quelques péripéties pour mettre la main sur ce dernier tome me revoilà quelques semaines plus tard avec la conclusion de la série. La première chose à dire c’est que j’ai trouvé qu’il y avait énormément de douceur, de tendresse et de bons sentiments qui se dégageaient de ce dernier tome. J’ai également vraiment apprécié cette fin qui correspond parfaitement à ce que j’attendais de la série. C’est donc avec un vrai coup de coeur que je la termine.

Le tome s’ouvre d’abord sur une vaste galerie des personnages de l’histoire où chacun ou presque se retrouve avec un petit mot et un portrait de lui maintenant et étant plus jeune. J’ai bien aimé découvrir ainsi le passé de certains.

Ensuite l’auteur nous livre deux petits chapitres bonus, l’un très drôle sur la jeunesse de Shizuka, l’autre nous rapproche de l’histoire en nous nous montrant ce qui se passe dans la classe de Ran durant son absence.

Puis quand l’histoire commence véritablement, on comprend vite que ce tome sera consacré à Ran, à son deuil et à son passage à l’âge adulte. L’histoire prend plus de place que d’habitude, les chapitres sont longs et denses mais sans jamais que cela pèse sur la narration puisque les pages se tournent avec un vrai bonheur. J’ai aimé suivre le rôle des différents personnages qu’on a rencontrés dans le parcours de Ran, c’était très touchant à voir.

Il y a d’abord Nio, sa rivale et amie, qui va la réveiller et la mettre face à la réalité pour l’aider à l’accepter. Nio est un personnage dont j’ai aimé les interventions et dont la magie et son rapport avec elle était vraiment intéressant. Il y eu ensuite, bien évidemment, Makoto qui est la seconde pierre angulaire du tome avec Ran. Il a vraiment su grandir et occuper une place importante dans sa vie, étant toujours là pour la soutenir et l’épauler. J’ai beaucoup aimé la façon dont sa seule présence permet à Ran de surmonter sa peine de la perte d’Ôtarô. D’ailleurs la façon dont elle exprime celle-ci à travers sa magie est très belle et touchante. J’aime vraiment la façon dont le mangaka utilise la magie dans son titre, c’est toujours beau et poétique et ici encore plus.

Puis dans une seconde partie, on sent que la rupture a eu lieu, que Ran a pris conscience de ce qui s’est passé et qu’elle a décidé de vraiment grandir, pas juste physiquement mais aussi émotionnellement et psychiquement. Elle fait enfin de vrais efforts pour murir et apprendre à maîtriser ses pouvoirs pour en faire quelque chose d’utile pour les autres. Et tout ça se sent dès qu’on la voit. Il se dégage d’elle une impression de maturité, de sagesse et de paix intérieure. Ainsi, elle recherche l’aide de Sango pour tout ce qui a trait aux tâches ménagères (même si ça me fait un peu tiquer ><). Elle s’appuie sur Nio et Tamao pour développer et maîtriser ses pouvoirs. Elle fait la paix avec sa famille et apprend à accepter les occupations de certains, voire l’absence de ses parents pris par leur travail. Et tout ça donne lieu à plein de petits moments touchants, plein de douceur et de tendresse aussi bien en famille qu’entre amis. J’ai adoré tous ses moments qui sont parfaits pour dire au revoir à tout ce petit monde auquel on avait fini par s’attacher. Je suis particulièrement fan de la romance qui se tisse peu à peu entre elle et Makoto, cela fait tellement plus naturel que sa relation précédente.

L’ensemble crée une conclusion parfaite où on a le temps de dire au revoir à chacun sans se presser. On sait ce que chacun devient, on les voit grandir, murir, s’accepter et ce jusqu’à la toute dernière page. C’est une vraie réussite.

Pour conclure, je fais un point sur les dessins qui auront été encore plus beaux que d’habitude dans ce dernier tome. J’ai trouvé qu’Aki Irie avait vraiment soigné le dessin de Ran, la rendant très belle, très douce et mature sans être vulgaire ou trop sexy comme c’était le cas avant. Il se dégage de ses dessins une grande douceur voire même une certaine poésie qu’il n’avait pas encore atteint. C’est superbe !

Ma note : 17 / 20

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