To Your Eternity de Yoshitoki Oima

Titre : To Your Eternity

Auteur : Yoshitoki Oima

Editeur vf : Pika (shônen)

Année de parution vf : 2017

Nombre de tomes vf : 1 (en cours)

Résumé du tome 1 : “C’est à l’épreuve de la réalité que je saurai ce que je suis… Voilà pourquoi mon voyage commence.”
Un être immortel a été envoyé sur Terre. Il rencontre d’abord un loup puis un jeune garçon vivant seul au milieu d’un paysage enneigé. Ainsi commence le voyage de l’Immortel, un voyage fait d’expériences et de rencontres dans un monde implacable…

Mes avis :

Tome 1

Nouveau titre de la collection shônen de Pika, To Your Eternity raconte le voyage sur Terre d’un immortel qui peut charger de forme après une rencontre importante. Ainsi depuis les longues années qu’il est sur Terre, il est passé de l’état de pierre, à celui de mousse, puis de loup et enfin d’humain, mais sans pour autant en acquérir la sensibilité et les connaissances. Il reste quelqu’un de mutique et de vierge qui va évoluer au fil de ses rencontres.

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A Court of Thorns and Roses de Sarah J. Maas

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Titre : A court of thorns and roses (Un palais d’épines et de roses)

Auteur : Sarah J. Maas

Editeur vo : Bloomsbury

Années de parution vo : Depuis 2015

Nombre de tomes vo : 3 (série terminée) – mais une suite ou des spin-off sont annoncés

Résumé du tome 1 : Lorsque Feyre, une chasseuse de 19 ans, tue un loup dans la forêt, une créature bestiale arrive et lui réclame une rétribution pour cela. Traînée dans un monde perfide et dangereux qu’elle ne connaît que d’après les légendes, Feyre découvre que son ravisseur n’est pas un animal, mais Tamlin, l’une des dangereuses et immortelles faeries qui régnait autrefois sur leur monde.
Alors qu’elle demeure sur son domaine, l’hostilité qu’elle ressentait pour Tamlin se transforme peu à peu en une intense passion qui brûle tous les mensonges et les avertissements qu’elle a reçus à propos du beau, mais dangereux, monde des Faes. Mais une ancienne force maléfique grandit dans l’ombre du monde des Faes et Feyre doit trouver un moyen de l’arrêter… ou Tamlin – et son monde – seront condamnés pour toujours.
(Traduction : Lybou)

Mon avis :

Tome 1 : A court of thorns and roses

Ce premier tome est une petite déception. J’attendais tellement de cette série après voir lu les avis positifs de plusieurs bloggeurs que j’en attendais beaucoup or je ne fus pas du tout emportée par l’univers de A court of thorns and roses. J’ai été très déçue par le style de l’auteur on ne peut plus banal mais surtout le titre souffre d’un cruel manque de rythme. L’histoire ne devenant intéressante que dans les 50 dernières pages environ…

L’univers est intéressant. J’aime bien l’idée de mélanger la réécriture de la Belle et la Bête avec le monde des Faes mais on reste trop en surface. Du coup, l’écriture fait très Young Adult même si on m’avait dit que c’était du New Adult ce qui fait que je m’attendais à quelque chose de plus proche de la fantasy pour adultes que je lis habituellement or ce n’est pas le cas.

Les personnages sont tous intéressants. J’ai aussi bien aimé Feyre qui a un très fort caractère et est vraiment une belle personne, que Tamlin et son respect des principes, Lucien et sa loyauté, ou encore Rhys le mystérieux Fae à la langue bien aiguisée. Les personnages secondaires sont bien construits aussi comme les domestiques de la cour de Tam ou la mystérieuse Amarantha qui révèle toute sa cruauté et sa folie dans la dernière partie. Ils sont donc attachants et intéressants à suivre.

Mais le gros point noir, c’est le mauvais développement des relations des uns avec les autres. J’ai trouvé le départ de la romance entre Feyre et Tamlin très artificiel et pas du tout crédible, de même que l’amitié qui semble se développer entre elle et Lucien. Par contre, la relation ambigüe qu’elle crée avec Rhys à la fin est très bien amenée et c’est celle que j’ai préféré dans l’histoire. J’espère vite les retrouver ensemble.

Pour terminer, autant je me suis assez ennuyée pendant les trois quarts du livre, autant je n’ai pas décrochée dans les dernières pages. J’ai beaucoup aimé la révélation de toute la malédiction qui pèse sur Tamlin et les autres High Lords, ainsi que les épreuves auxquelles était soumise Feyre. C’était bien plus dynamique que le reste. Cependant malgré cet avis en demi-teinte, je suis impatiente de lire la suite et je l’attends de pieds fermes surtout que les éditions hardbacks originales sont de toute beauté !

Ma note : 14 / 20

Tome 2 : A court of myst and fury

J’ai d’abord mis longtemps à ouvrir ce livre après mon souvenir assez mitigé du tome 1, puis j’ai mis énormément de temps à le lire mais la fin en valait vraiment le coup.

Avec cette suite Sarah J. Maas fait preuve des mêmes défauts et des mêmes qualités que dans son premier tome, à savoir un début assez fade puis une montée progressive de la tension scénaristique et une fin époustouflante. J’ai trouvé le début (les 200 premières pages) très très longues. Je me suis profondément ennuyée et j’ai mis un temps fou à en venir à bout. J’ai vraiment détesté le personnage de Tamlin, un vrai macho dans toute sa splendeur, qui traite celle qu’il aime de la pire des façons. Du coup, cela pèse énormément sur l’ambiance de départ et ça plombe tout même si je comprends très bien l’intention de l’auteur. Heureusement la suite est d’un tout autre calibre et on se laisse vite prendre au jeu une fois que Feyre prend son envol et se retrouve. On sent alors tout l’élan féministe qui anime Sarah J. Maas dans ce tome et surtout la superbe histoire d’amour qui se noue et qu’on avait pu voir poindre dans le tome précédent. En effet, l’auteur nous fait un retournement complet de ce côté-là et ce n’est pas pour me décevoir loin de là.

Si j’ai pu détester Tamlin et son côté homme de Cro-Magnon qui veut absolument contrôler « sa femme » et l’enfermer dans l’idéal qu’il s’est fait d’elle, j’ai adoré Rhysand qui s’est révélé complètement différent. Ce personnage est le personnage clé du tome 2. Je l’avais découvert et adoré dans la dernière partie du tome 1. Sa relation pleine d’étincelles avec Feyre avait été ce qui m’avait poussée à continuer et ici ce fut également le cas. J’ai adoré les retrouvailles entre les deux et ce que l’auteure en a fait. Elle s’est en effet servie de leur relation naissante pour ouvrir tout un pan à son histoire. En plus de la superbe relation qui se noue entre Feyre et lui, on découvre l’univers des Fae sous un tout autre angle. On apprend enfin à connaître ce High Lord et son cercle intime tous plus attachants les uns que les autres. Je suis complètement fan de Mor, de Cassian, d’Azriel et d’Amren (même si cette dernière est plus en retrait). J’adore la relation d’égal à égal qu’ils ont avec Rhysand. J’adore le rêve qu’il partage et j’adore la façon dont ils intègrent Feyre à leur monde. J’ai vraiment eu un gros coup de coeur pour ce petit groupe.

Bien sûr ce qui a le plus fait battre mon coeur, c’est le rapprochement entre Feyre et Rhysand qui n’était pas gagné d’avance tant ils se sont tirés la bourre dans le précédent tome, mais on sentait déjà une vraie attirance entre eux. Le fait que Rhysand l’aide à regagner sa liberté sans rien demander en échange est un vrai bol d’air. Ce fae est l’homme parfait pour moi. Il se comporte divinement avec Feyre, la poussant à se dépasser tout en l’aidant à guérir de ses plaies sans jamais s’imposer. Et ainsi peu à peu, ils apprennent à se faire confiance, à s’apprécier et bien sûr à s’aimer. Toute la seconde partie du livre dégage une tension de fou les concernant. J’ai souvent eu le souffle coupé lors de leurs scènes et j’ai eu du mal à reprendre ensuite. Je suis ébahie par la façon dont Sarah J. Maas a manigancé leur histoire de main de maître, la rendant si parfaite. Je suis totalement fan de ce couple pour une fois qu’une auteur choisie le mâle qui me plaisait le plus et pas forcément le beau prince des contes de fées.

C’est aussi en cela que l’auteure a été très maligne. Elle ne s’est pas contentée de revisiter le conte de la Belle et la Bête, elle l’a aussi complètement retourné et remodelé à sa sauce, le rendant bien plus moderne. La princesse n’est plus une pauvre demoiselle en détresse mais une femme forte qui s’émancipe et apprend à utiliser ses pouvoirs jusqu’à gagner la place qu’elle mérite comme le révèle l’une des surprises finales de ce tome.

Enfin, j’ai aussi beaucoup aimé tout l’aspect politique avec la lutte contre le Chaudron et Hybern même si parfois j’ai eu du mal à tout suivre et que j’ai trouvé leur quête une peu nébuleuse. Cependant les 50 dernières pages viennent tout faire exploser et rebattent les cartes de la meilleure des façons, annonçant un troisième (et dernier ?) tome explosif que je suis très très impatiente de lire.

Ma note : 16 / 20

(à cause de ce début si mou et soporifique…)

Tome 3 : A Court of Wings and Ruin

Dernier tome de la saga, A Court of Wings and Ruin, est certainement celui que Sarah J. Maas a le plus maîtrisé dans sa réalisation. On sent dès le début que l’auteur tient bien son sujet et qu’elle sait où elle va. Il n’y a pas de problèmes de rythme cette fois, pas de début mou pendant lequel on s’ennuie. Au contraire, c’est un tome où on a du mal à souffler et à reprendre notre souffle tellement il se passe de chose et c’est bien normal puisque nous voilà à la fin de la saga et qu’il faut bien que tout ce qui couvait prenne vie et se conclue. Du coup, j’ai beaucoup aimé ce tome que j’ai trouvé mieux construit et plus équilibré que les précédents même si je n’ai pas eu un coup de coeur comme cela avait été le cas lors de certains passage du tome 2.

J’ai d’abord beaucoup aimé les débuts grâce à une histoire qui reprend là où on l’avait laissée avec Feyre qui joue les espionne et les fauteurs de trouble dans la Cour de Tamlin pour se venger de celui-ci et de son alliance avec Hybern. J’ai vraiment apprécié la voir oeuvrer dans l’ombre et manipuler tout le monde pour faire capoter le monde de Tamlin. Celui-ci le méritait bien après tout ce qu’il lui avait fait. Je ne me suis donc pas ennuyée comme la dernière fois où elle avait été avec lui, au contraire. J’ai même trouvé ce passage presque trop court mais cela se comprend avec tout ce qu’il reste à raconter.

Parce que le coeur de ce tome, c’est tout de même l’affrontement entre la Cour des Rêves de Feyre et Rhys, et Hybern qui veut tuer tous les hommes et soumettre les Fae grâce au Chaudron. Cet affrontement prend presque toute la place mais cela ne m’a pas déplu au contraire. J’ai aimé voir les préparatifs qui se font dans le camp de Feyre et Rhys, ce qui permet de retrouver toutes les créatures et les puissances rencontrées dans les tomes précédents. J’ai aimé voir les alliances se faire et se défaire, les plans avancer, puis échouer et se modifier pour mieux nous surprendre. J’ai trouvé l’ensemble vraiment entraînant et palpitant. J’ai beaucoup aimé les scènes de batailles et les stratégies en jeu. Il y avait un vrai côté dramatique dans la mise en scène qui rendait les chapitres très addictifs. L’intrigue est donc rondement menée, pleine de surprises et de drames. On sent que Sarah J. Maas avait bien pensé à tout et qu’elle ne laisse rien au hasard mais maîtrise tout. Sans vouloir trop entrer dans les détails, j’ai aimé la lente montée en puissance de ce tome grâce à l’inquiétude grandissante qui repose sur la menace qu’est le Chaudron et l’utilisation que veut en faire Hybern. J’ai aimé les vraies scènes de batailles mais aussi celles où la magie intervenait. Et j’ai trouvé la fin parfaitement à la hauteur, telle que je l’attendais avec du suspens, du drame, des sentiments exacerbés. Bref, je me suis régalée. J’aurais juste aimé que l’auteur poursuive l’après bataille sur quelques pages supplémentaires parce que j’ai trouvé la fin un peu aride mais sa promesse de suite et/ou spin-off l’an prochain me rassure.

L’autre gros point fort de ce tome, ce sont les relations entre les personnages qui sont encore une fois très bien développées ici. Certes Rhys et Feyre sont au centre de l’intrigue mais les autres ne sont pas en reste. J’ai adoré le rapprochement qui s’est opéré entre Cassian et Nesta, j’ai adoré le dénouement de l’histoire entre Azriel et Mor, cette dernière m’a énormément touchée, j’ai bien ri de la relation entre Amren et Vassian, et j’ai aimé les débuts de l’histoire entre Lucien et Elain que j’espère bien retrouver plus tard. J’ai même été agréablement surprise par l’évolution de Tamlin au final et j’ai été contente que l’auteur n’oublie pas non plus Julian. Les relations amoureuses sont une vraie réussite dans ce titre. Après, j’ai trouvé le couple phare un peu en retrait dans ce tome. Je n’ai pas autant vibré pour eux que lors des tomes précédents, sûrement parce que leur relation est inscrite dans la pierre maintenant. Mais surtout, j’ai trouvé que certains moments manqués cruellement de romantismes et tombaient un peu à plat, sauf dans les dernières pages. De même, j’ai trouvé l’auteure très maladroite lors des scènes de sexe ou même de simple tendresse. J’avais bien plus vibré dans le tome 2. C’est ma petite déception de ce tome alors que pourtant j’adore les personnages et leur évolution. Pris individuellement, Rhys et Feyre, ainsi que Cassian, Azriel, Nesta et Mor sont de gros coup de coeur.

J’attends donc avec beaucoup d’impatience ce que Sarah J. Maas nous prépare pour 2018 en espérant qu’elle revienne sur les couples formés ou pas par les personnages secondaires et qu’on ait le droit ainsi grâce à eux de revoir un peu Rhys et Feyre que j’ai tant aimés.

Ma note : 16 / 20

Golden Kamui de Satoru Noda

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Titre : Golden Kamui

Auteur : Satoru Noda

Editeur vf : Ki-Oon (seinen)

Années de parution vf : Depuis 2016

Nombre de tomes vf : 5 (en cours)

Résumé du tome 1 : Saichi Sugimoto est une véritable légende de la guerre russo-japonaise du début du XXe siècle. Surnommé “l’Immortel”, il a survécu aux pires batailles menées dans les régions les plus sauvages qui soient. Mais quand le conflit se termine, il se retrouve seul et sans le sou… C’est alors qu’il apprend l’existence d’un fabuleux trésor de 75 kilos d’or accumulé par les Aïnous, peuple autochtone vivant en harmonie avec la nature. Hélas, le magot a été volé, puis caché par un homme désormais enfermé dans la pire prison d’Hokkaido. Les seuls indices menant au butin sont de mystérieux tatouages inscrits sur la peau de criminels évadés…

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Mes avis :

Tome 1

Voilà un titre qui change un peu du paysage manga actuel. Il mélange plusieurs genres : le survival, la chasse au trésor, l’historique/patrimonial/culturel ou encore l’évasion. Et ici dans ce titre pour l’instant le mangaka arrive parfaitement à jouer entre ces différents genres. De plus, le dessin très marqué seinen est vraiment soigné, il est riche en détails et l’auteur n’hésite pas à revenir sur les costumes traditionnels et autres tenues de l’époque.

L’histoire pour l’instant se concentre sur Sugimoto, un ancien soldat qui cherche à faire fortune pour aider la femme qu’il aime, et Ashirpa, une jeune Aïnou dont le père a été assassiné pour une histoire d’or. Le mangaka utile le passé des deux jeunes gens pour les réunir au détour d’un combat contre un ours mangeur d’homme (ah ! ça vous rappelle pas un certain film ? Moi si, mais c’est bien moins intense…). Mais ce qui va ensuite les souder c’est le désir de vengeance de l’une et celui de faire fortune de l’autre, le tout dans une aventure rocambolesque : retrouver les indices d’un détenu qui a caché le trésor (de l’or) qu’il a volé aux Aïnous. Dès le début, c’est très intéressant à suivre car à la chasse se mêle des petits apports d’Ashirpa sur sa culture. Elle raconte comment son peuple chasse, comment ils voient la forêt, comment ils vivent, etc. Sugimoto, lui, se rappelle de souvenirs de la guerre qu’il vient de vivre qui est aussi un pan du passé de l’Histoire du Japon. L’auteur en profite d’ailleurs pour nous parler rapidement de la situation géographique de l’île d’Hokkaido alors.

Et l’ensemble passe plutôt bien, on est autant pris pour la chasse aux trésors qu’ils mènent que pour les détails culturels qui émanent de la série. C’est un début très réussi.

Tome 2

Même si ça reste une bonne série, ce deuxième tome marque un peu le coup. L’auteure manque vraiment de subtilité pour présenter les aspects culturels de son histoire et elle les balance en plein milieu du récit de façon très lourde. C’est vraiment dommage. Parfois ce n’est même pas très intéressant mais plutôt anecdotique, alors que l’histoire elle reste très intéressante. J’aime toujours autant l’idée de cette chasse au trésor même si celle-ci n’avance pas beaucoup. En fait, ici, ce sont plutôt les conséquences des premières découvertes du duo auxquelles nous faisons face. D’ailleurs l’affrontement qui en résulte est d’une rare violence comme tout ce qui a trait à l’armée japonaise au passage. Doit-on y voir un message de l’auteur sur son opinion de celle-ci ? En tout cas, cela reste passionnant à lire. J’aime suivre l’avancée de la relation que noue Sugimoto avec Ashirpa. J’ai aimé les voir retourner chez elle et j’ai été assez amusée des réactions de la grand-mère de la seconde. De même, j’ai beaucoup aimé la description des relations entre les Aïnous, notamment Ashirpa, et les animaux (sa relation avec son loup et avec les ours). Mais encore une fois, je regrette que ça se fasse aux dépens de l’avancée de la chasse au trésor qui piétine. J’espère la voir repartir dans le prochain volume et qu’on n’y aura plus ce faux rythme dû au placement des infos culturelles.

Tome 3

On repart sur de bons rails ici avec une histoire qui se recentre à nouveau sur la recherche de l’or et où les infos culturelles sont délivrées plus subtilement. J’ai aimé retrouver l’association Ashirpa-Sugimoto-Shiraishi. Le trio fonctionne bien et allège un peu l’atmosphère. En effet, celle-ci est toujours aussi violente et ce n’est pas l’arrivée du Shisengumi ni d’un ancien détenu, Tetsuzo, qui va arranger les choses. Les conflits sont violents à souhait que ce soit avec l’évasion de Sugimoto ou la traque de Tetsuzo. J’ai aussi bien aimé les voir repartir dans la nature et suivre Ashirpa et Sugimoto à la chasse. C’est intéressant comme la chasse au trésor est à la fois au coeur de l’histoire et un prétexte à bien des scènes. En effet, on passe quand même bien plus de temps à les voir chasser et protéger Retar, le loup d’Ashirpa, qu’à chercher de nouveaux indices, mais la traque de Retar crée une nouvelle tension dans l’histoire que j’aime bien. On est quand même partie pour un bout de temps avec leurs histoires.

Tome 4

Ce nouveau tome est loin d’être le meilleur que j’ai lu… J’ai trouvé l’histoire et surtout la narration très fouillies, du coup j’ai eu du mal à re-rentrer dans l’histoire. Certes on continue à s’intéresser de plus en plus au trésor et à ceux qui le recherchent mais ça piétine pas mal de ce côté-là, et le mélange avec les infos sur la culture Aïnous est bien plus maladroits que dans les autres tomes. Je n’ai pas trop adhéré ici. Je me suis pas mal ennuyée et le fait qu’on passe sans cesse de Sugimoto au groupe de ses poursuivants sans transition mais plutôt assez brutalement n’a pas aidé. Je trouvais pourtant l’histoire du dernier loup d’Hokkaïdo fort intéressante et pleine d’émotions. La suite est plus brute et plus plate. On est dans de la violence et de l’affrontement purs. On repart à la recherche de ceux qui ont des bouts de carte tatoués sur eux et c’est tout. J’attends de voir si le prochain tome relève le niveau.

Tome 5

A nouveau, je ne suis pas fan de la tournure des événements. Je trouve la narration de plus en plus lourde et maladroite. Je n’aime plus la façon dont on nous impose des détails sur la culture Aïnous même si ici on s’intéresse plus à pêche dont on n’avait pas encore parlé. La quête des malfrats avec un bout de la carte au trésor prend beaucoup de place pour de faibles avancées. Ça donne un côté très western à la série qui est surtout bien classique et ne donne pas le peps attendu malgré l’arrivée de plus en plus de gros bras. Je pense donc attendre un peu pour la suite et mettre la série en suspens un temps.

Ma note : 13 / 20

Nightrunner de Lynn Flewelling

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Titre : Nightrunner

Auteur : Lynn Flewelling

Editeur vf (poche) : Milady (Fantasy)

Années de parution vf (poche) : Depuis 2013

Nombre de tomes vf (poche) : 4 (série en cours)

Nombre de tomes vo (poche) : 7 (série en cours)

Résumé du tome 1 : Lorsque Le jeune Alec de Kerry est emprisonné pour un crime qu’il n’a pas commis, il croit sa vie ruinée. C’est sans compter sur son étrange compagnon de cellule. Espion, voleur et noble à la fois, Seregil de Rhiminee est bien plus qu’il ne paraît. Lorsqu’il propose à Alec de devenir son apprenti, leurs vies changent à jamais. Alec découvre alors des routes inconnues qui mènent vers une guerre dont le tumulte ne l’avait jamais effleuré. Seregil et lui vont devoir s’infiltrer en territoire ennemi afin de découvrir quels complots s’y trament pour sauver la Couronne… ainsi que leurs propres vies. Mais la fortune est aussi imprévisible que le nouveau mentor d’Alec…

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Mes avis :

Tome 1 : Les maîtres de l’ombre

Il y a plusieurs années, j’ai lu la précédente saga de l’auteur : Le royaume de Tobin et ce fut un véritable coup de coeur. J’avais beaucoup aimé l’originalité et la réflexion sur « le genre » qu’il y avait dedans. C’est donc avec joie que je me lançais dans cette nouvelle série, un peu rebutée quand même par les couvertures de l’édition de Milady…

Cette nouvelle série, sous des dehors très classique, est très addictive. Dès les premières pages alors qu’il ne se passait pas forcément grand-chose et que le sujet de l’histoire restait assez flou, j’ai accroché. J’ai de suite aimé le duo, formé par l’adversité, composé du voleur/troubadour/espion Seregil et de l’innocent Alex, très vite rejoint par la brave Micum. En quelques brèves lignes, Lynn Flewelling parvient à brosser grosso modo la personnalité de chacun et à nous les rendre attachant sans pour autant nous livrer tous leurs mystères. Seregil, qui est un peu le héros intrépide, est le plus mystérieux pour le moment. J’aime son humour, sa légèreté mais surtout la gentillesse qu’il a avec Alec. Ce dernier est encore jeune mais il murit très vite et j’aime découvrir son apprentissage. Les autres personnages ne sont pas en reste. Micum est un excellent ami sur qui on peut compter, il est mature et fiable. Nysandre, le maître de Seregil, est plus ambigüe lui mais il adore son ancien disciple et ses pouvoirs magiques m’intéressent aussi beaucoup. Vient là-dessus rien de moins que la famille royale de Rhiminie et ses intrigues politiques, ainsi que tout plein d’accointance de Seregil dans cette ville, enrichissant encore l’histoire.

C’est ainsi que je me suis laissé porter au fil des pages par cette histoire qui de fil en aiguille gagne en profondeur  et en densité. Si j’ai trouvé le début un peu lent et flou, avec la fuite vers l’inconnu de Seregil et Alec, j’ai été bien plus passionnée par les intrigues qui se sont dessinées à peine étaient-ils arrivés chez le maître du premier. J’ai aimé le mélange entre la magie, les vols et les intrigues politiques sur fond de question raciale. En plus de l’intrigue principale qui se dessine dans ce tome, on sent un fil rouge autour du premier vol que le duo commet au début du livre. C’est vraiment passionnant à suivre, l’auteure arrivant à un équilibre parfait entre humour, aventure et un brin de noirceur. J’ai aussi aimé qu’elle continue à parler de question de « genres » avec la bisexualité (ou l’homosexualité ?) de Seregil.

Maintenant après les dernières pages de ce premier tome et la dernière vision de Nysander, j’ai très très envie de lire la suite, mais j’ai l’impression qu’en France la série s’est arrêtée au tome 4 alors qu’aux Etats-Unis il y en a déjà 7…

Petit bonus : La série se passe dans le même univers que celui du Royaume de Tobin puisque Rhiminie est une ville de Skala.

Tome 2 : Les traqueurs de la nuit

Avec cette suite, on reprend l’histoire exactement où on l’avait laissée mais malheureusement, l’auteure repart avec un rythme très pépère ce qui fait que tout le début du tome est assez mou. Franchement, je me suis presque ennuyée au début et je ne voyais pas trop l’intérêt des différentes missions que Seregil et Alec réalisaient. Heureusement par la suite, Lynn Flewelling relie tout ça à une intrigue passionnante qui fait le lien avec les débuts du tome 1. J’ai trouvé très malin de sa part de repartir avec Mardus et de créer toute une mythologie autour de lui, de la dirmagnos et du casque du Vatharna. Ainsi la dernière partie de l’histoire est très riche et palpitante. Les personnages sont vraiment en danger et on sent rapidement qu’ils ne s’en sortiront pas tous. J’ai d’ailleurs été un peu surprise par le choix du sacrifié même si en y réfléchissant, c’est logique. J’ai en tout cas aimé que l’auteur ose aller aussi loin. Ma seule déception au niveau de l’intrigue c’est la mauvaise utilisation de Beka dont l’histoire casse le rythme à chaque fois. J’avais fini par contre qu’elle jouerait un rôle bien plus important que celui qu’elle eut, alors j’ai été déçue.

Mais la grande richesse de ce tome, comme du premier d’ailleurs, c’est avant tout le développement des relations entre les personnages. J’ai été vraiment séduite par l’évolution de celle entre Seregil et Alec, mes deux chouchous. C’est tellement beau la façon dont ils se rapprochent, la façon dont Alec se rend compte de ses sentiments et celle dont Seregil ose risquer son coeur. J’ai adoré ! J’ai aussi beaucoup aimé les relations de Beka avec ses camarades soldats, celle-ci est une meneuse née, je trouve. Et la surprise du tome vient de Thero qui se révèle bien plus sympathique et dont on perce un peu la carapace. Nysander, lui, reste mystérieux de bout en bout et je n’aime pas trop la façon dont il manipule tout son monde, ça fait trop cliché. Enfin, je suis un peu déçue de voir que la Reine et son entourage sont en retrait ici et j’espère les retrouver vite par la suite.

Nightrunner reste donc une série que j’affectionne beaucoup, surtout à cause de ses personnages, mais qui a vraiment un problème de rythme. Elle ne sait à chaque fois vraiment me passionner que sur la fin et je rame un peu dans les premiers temps.

Tome 3 : La lune des traîtres

Nouveau tome, nouvelle réussite. J’ai eu l’impression de redécouvrir la série avec La lune des traîtres. L’auteure a eu la bonne idée de nous faire retrouver ses héros quelques années plus tard, après la disparition de Nysander qui pèse toujours autant sur Seregil. Elle a aussi eu l’excellente idée de s’intéresser au peuple d’origine de celle-ci, les Aurenfrays, dont on a tant entendu parler. Cela donne un tome qui oscille en permanence entre nostalgie, émotion, action et manigances politiques. D’habitude Lynn Flewelling démarre lentement, voire un peu mollement avant de livrer des fins tonitruantes, mais ici dès les premières pages, j’ai été emportée par le récit.

La mission diplomatique de Klia et Seregil en Aurenen est l’occasion de revoir d’anciens personnages comme Thero qui ont bien évolué mais aussi d’en découvrir des nouveaux qui savent rester mystérieux jusqu’au bout comme Nyal. J’ai beaucoup aimé découvrir les rouages de la politique Aurenfrays qui est si différente celle des Tirfays. L’importance du clan est incroyable et dirige vraiment chacun de leurs mouvements ainsi que la place centrale qu’ils accordent à « l’honneur ». A côté de ça, les négociations durent et durent au point que ça en devient un peu lassant parfois, heureusement qu’il y a d’autres événements qui se passent en parallèle. Ainsi même si Seregil a changé et qu’il ne veut pas reprendre ses anciens activités de voleur et d’espion, il se retrouve malgré lui impliqué. Le voilà donc parti à enquêter sur les fréquentations de Torsin, les magouilles des clans Haman, Viresse, etc, et à chercher le responsable de l’empoisonnement de membres de sa délégation. J’ai beaucoup aimé suivre ses différents moments qui ponctuent et rythment le tome, relançant régulièrement l’intrigue pour la conduire vers une vaste intrigue englobant le tout et assez surprenante dans la simplicité de sa résolution. Chaque personnage rencontré, et ils sont nombreux, aura son rôle à jouer.

A côté de ça, il y a tout un pan plus intime qui se dégage dans ce tome, à la fois à cause des relations compliquées de Seregil avec son peuple et sa famille, celles de Klia avec sa propre famille, mais aussi celle naissante entre Beka et un bel et mystérieux Aurenen. C’est un tome riche en émotions. J’ai beaucoup aimé le nouveau duo formé par Alec et Seregil qui sont désormais amants, leur relation est si belle et semble tellement logique, normale, allant de soi. Leur nouvelle complicité rend leurs missions encore plus intéressante et j’aime comment l’auteure se joue de leur relation pour mettre les autres mal à l’aise parfois. C’est assez amusant parce qu’à côté de ça, ils n’ont rien des clichés des homosexuels.

Avec ce tome, qui reprend le grand fil rouge de la guerre contre les Plenimariens, l’auteur continue à creuser la mythologie de la série. Elle nous offre un tome à l’intrigue parfaitement rythmée et ponctué de jolis moments plein d’émotions. J’ai passé un excellent moment.

Tome 4 : Le retour des ombres

Voici une suite qui rompt avec les tomes précédents de la série. Déjà celui-ci est plus fin, je trouve et ensuite l’histoire est totalement différente. Comme d’habitude, elle part calmement, presque lentement avec le retour de Seregil et Alec à Rhiminie mais on sent bien que ce n’est plus comme avant. Et en effet, Phoria n’est pas sa mère et décide de démanteler l’ordre des Veilleurs (quel dommage !) parce qu’elle est complètement parano. Pour la même raison, elle ne fait pas confiance à sa soeur qui est restée à Aurenen et décide donc d’envoyer Alec et Seregil pour la ramener.

L’histoire commence donc de façon tout à fait classique avec une nouvelle mission pour nos deux héros et comme d’habitude, ça ne va pas se passer comme prévu. Mais ce qui change, c’est déjà le contexte, cette fois fini Rhiminie, fini Aurenen, place à Plenimar et surtout bienvenue à l’un des thèmes chers de la fantasy : l’esclavagisme. Autant vous dire que je craignais le pire, je n’aime pas lire des choses sordides, mais ici ce fut somme toute assez léger même si on n’a pas pu échapper à quelques sévices. L’histoire se déroule donc en grande partie en vase clos et les deux héros se retrouvent séparés, devant survivre chacun de son côté.

La plus grande surprise vient ensuite des personnages que l’on rencontre que ce soit leur « maître » et les liens qu’il a avec le Roi de Plenimar, ou encore l’esclave qui aide Alec dont l’identité m’a vraiment surprise. Les nouveautés magiques ne sont pas en reste avec l’introduction de l’alchimie après la nécromancie du tome 2 et surtout avec la création du Rhekaro, une créature dont j’ai beaucoup aimé suivre l’évolution aussi bien personnelle qu’au sein du groupe. C’est donc malgré sa moindre épaisseur un tome assez riche en événements et nouveautés.

La partie consacrée à « l’emprisonnement » de Seregil et Alec dure assez longtemps et peu sembler parfois un peu longuette et répétitive mais elle est intéressante pour en apprendre plus sur les ressources de chacun d’eux et surtout, c’est l’occasion de s’intéresser au passé des deux, en particulier celui d’Alec et aussi à ses origines qu’on avait pour le moment juste abordées rapidement. Je pense d’ailleurs que le prochain tome continuera à s’orienter dans cette direction. La seconde partie consacrée à leur fuite est plus courte, plus brève, un peu trop rapide même tant l’auteur va à l’essentiel, mais elle a eu la bonne idée de la coupler avec les recherches de Thero et Micum qui n’allaient pas abandonner leurs amis sans rien faire. J’ai vraiment beaucoup aimé cette partie-là où on découvre encore plus le Rhekaro et où l’auteure joue bien avec nos nerfs.

Maintenant, n’ayant pas la suite disponible en français, je vais donc passer à la version originale pour voir si mes intuitions étaient justes ^^

Tome 5 : White Road

Ça y est avec ce tome, je passe à la vo et j’ai vraiment eu du mal à cause de ça. Il y a des petits changements dans les noms, les expressions qui au début m’ont vraiment freinée. Mais surtout, c’est le fait que l’histoire ne décolle vraiment jamais qui m’a le plus gênée. Je suis assez déçue par ce tome, je dois dire et si je n’aimais pas autant l’ambiance et les personnages de la série, j’aurais sûrement été encore plus sévère.

Ici, nous sommes dans la suite directe du tome précédent et c’est à nouveau la question du rhekaro qui au centre de l’histoire. Les quelques 385 ages de l’histoire auraient très bien pu être mises directement à la suite du tome précédent sans que cela me gêne alors qu’en faire un tome à part, vu le principe de la série, c’était faire espérer quelque chose de nouveau qui n’est jamais venu. L’introduction est très très longue dans ce nouveau tome et l’action est peu présente au final. Elle ne se résume qu’à quelques pages sur la fin. De plus, je m’attendais à de grosses révélation sur les Hazadrielfaies mais ce ne fut qu’un pétard mouillé. Certes, on les croise, on les côtoie un peu, notamment l’un d’eux qui vit l’aventure avec Alec et Seregil, mais c’est quand même assez limité et frustrant. A la place, l’auteur fait plein de clins d’oeil au Royaume de Tobin avec les rhe’tanois, la reine Tamir et sa capitale… J’aurais vraiment aimé qu’elle développe un peu tout ça au lieu de nous pondre une histoire aussi courte et fade. Car au final, tout se résume à Sebrahn, comment faire pour le protéger, le garder en sécurité, éviter qu’on crée à nouveau quelqu’un comme lui ? Ça tourne vite en rond et la décision que prend Alec à la fin, tout le monde l’avait vue venir, je pense.

L’auteur n’a vraiment pas su gérer ce tournant de son histoire. Elle n’a pas su l’embarquer vers quelque chose de différent de ce qu’elle avait prévu au départ et je pense que dans le prochain on risque de retomber dans notre petite routine habituelle de Rhiminie, c’est dommage. J’espère tout de même recroiser un jour Sebrahn et les Hazdrielfaies.

Tome 6 :

A venir

Ma note : 16 / 20

Les Mendiants des mers de Paul Kearney

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Titre : Les mendiants des mers

Auteur : Paul Kearney

Editeur vf (poche) : Le livre de poche

Année de parution vf (poche) : 2010

Nb de tomes : 1 (en vf série interrompue) 2 (en vo série interrompue)

Histoire : Dans un monde abandonné par son créateur a autrefois existé une race très ancienne, « Ceux d’Avant », doués de pouvoirs que l’humanité peut à peine imaginer.
Selon certaines légendes, ils furent les derniers des anges. D’autres prétendent qu’ils étaient des démons. Rol Cortishane a grandi dans un petit village de pêcheurs isolé sans savoir quelle était au juste place en ce monde. Mais le sang de cette race depuis longtemps oubliée coule dans ses veines et va décider de sa destinée. Marqué du sceau de Ran, accusé de sorcellerie et de magie noire, Rol doit fuir son village et trouver refuge dans la Tour du mage Michal Psellos, un personnage sombre et effrayant qui règne en maître.
Là, il sera formé pour devenir un assassin, sous la direction de la séduisante mais trouble Rowen. Psellos utilise cette dernière comme son jouet, ce que Role à beaucoup de mal a supporter. Car la rencontre de Roi et Rowen n’est pas due au hasard, et tous deux vont bientôt découvrir le secret qu’ils partagent sur leur passé. Ce secret les conduira à prendre leur destin, un destin qu’ils devront tracer dans le sang…

Mes avis :

Tome 1 : Le sceau de Ran

Ça fait longtemps que j’entends parler de Paul Kearney et je tenais à découvrir sa plume avec Les mendiants des mers parce que j’ai toujours aimé les sagas maritimes. Si j’ai beaucoup aimé la plume de l’auteur, je ne l’ai pas trouvée aussi sombre qu’on me l’avait annoncé. Par contre, je l’ai trouvée vite prenante et entraînante avec un sens du détail maîtrisé ni trop ni trop peu. Il arrive aussi très rapidement à dépeindre un univers riche et complexe qui intrigue. Bref, tout le décor est très bien planté dès les premières pages.

La magie est présente mais de manière subtile au début puisqu’on se concentre plus sur la formation du héros et ses particularités physiques, ce n’est vraiment que dans la seconde partie qu’elle commencera à prendre sens. Justement pour parler de l’histoire, l’auteur a eu la bonne idée de découper son récit en deux parties ici. La première s’attarde sur la jeunesse et la formation de Rol, qui vient de perdre sa famille et ne sait pas bien qui il est. Elle est assez sombre et un peu glauque parfois. La seconde prend place des années plus tard et on le découvre sous un nouveau jour en tant que second sur un bateau, prêt à vivre de grandes aventures dans lesquelles son passé va avoir une place importante.

J’ai aimé ce mélange de roman d’apprentissage, de quête personnelle, de magie et de politique. L’histoire avance vite, on ne s’ennuie pas. L’apprentissage de Rol est rude, il ne se fait pas sans heurts aussi bien physiques qu’émotionnels. J’ai aimé le côté sans concession de Paul Kearney qui veut nous faire comprendre que tout n’est pas rose pour qui veut gagner en puissance. Le maître de Rol et Rowen, Psellos, en est le parfait exemple même s’il restera assez mystérieux pour moi. Il est extrêmement cruel avec Rol et Rowen et ne leur épargne rien, mais en même temps c’est lui qui leur apprend tout ce qu’ils savent sur eux-même ensuite et notamment sur leurs origines. Celles-ci sont au coeur de l’histoire, elles forment même en quelque sorte la mythologie de la série et même si cette question d’un Ancien peuple d’une race supérieur n’a rien de neuf, c’est une idée que j’aime et qui m’intrigue. J’aimerais que ce soit un peu plus développé par la suite mais j’en doute.

Avec la seconde partie s’ajoute des aventures maritimes comme je les aime entre batailles navales, missions de secours, échouage en mer et marche en milieu hostile. C’est beaucoup plus vivant et moins sombre que la première partie. Rol y est bien plus intéressant vu qu’il n’est plus l’adolescent énamouré et en butte à la figure paternelle des débuts. C’est un homme fait maintenant et j’aime le trio qu’il va former avec Elias et Gallico. Il y a une bonne dynamique entre eux et sans vouloir trop en révéler ils lui seront d’une aide précieuse quand son pouvoir émergera pour qu’il ne se retrouve pas à nouveau seul. Mais seul, on ne laissera jamais vraiment l’être parce que sans le vouloir, il se retrouve toujours mêlé à des intrigues qui le dépassent et avec Rowen qui cherche à récupérer son trône, on sent qu’on va être servis par la suite.

Ce premier tome a donc été un plaisir à lire. Il est court mais intense. Les bases de la mythologie de la saga sont bien posées. Paul Kearney a une plume vive et sans fioriture qui dynamise bien le récit. C’est donc fort dommage que la série ait été interrompue aussi bien français qu’en anglais même s’il y a un tome supplémentaire chez ces derniers que je me suis empressée de commander.

Ma note : 17 / 20

Tome 2 : This Forsaken Earth 

A suivre

Chroniques de Lapicyan de Linco

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Titre : Chroniques de Lapicyan

Auteur : Linco

Editeur vf : Glénat (shojo)

Année de parution vf : 2016

Nb de tomes vf : 1 (en cours)

Résumé du tome 1 : Dans le royaume de Lapicyan, esprits de la nature et humains vivaient en bonne entente… Jusqu’au jour où ces derniers, éblouis par les splendides gemmes créées par les esprits, décident de les décimer. Sui, mi-humaine, mi-esprit, a grandi dans un village reculé du royaume, à l’abri de ces conflits. Cependant, sa rencontre avec Ruri, un puissant esprit de l’eau, bouleverse son existence tranquille. Partant à la recherche de ses origines, la jeune fille se retrouvera engagée malgré elle dans une aventure qui déterminera l’avenir de ce monde…

Mes avis :

Tome 1

Cette série sera courte, elle est prévue en 3 tomes et cela se ressent d’emblée dans la narration et la présentation de l’univers qui ne trainent aucunement en longueur. On rentre très vite dans le vif du sujet.

On est vite pris par la quête de Sui et on comprend bien dans quel monde elle vit. Celui-ci est peuplé de créatures magiques qui sont à nouveau traquées par le nouveau roi pour le pouvoir que renferme leur corps : les gemmes. J’aime beaucoup l’ambiance qui se dégage du titre, le monde dans lequel vit Sui me fait rêver et en même temps on est dans la fantasy la plus classique qui existe. Il n’y a pas de surprise dans le déroulement de sa quête, on passe par les étapes traditionnelles : découverte des personnages, alliance avec un être magique, découverte des origines de Sui, départ à la recherche d’un parent, rencontre avec d’autres êtres persécutés pour se rendre compte de l’ampleur du problème, participation au mouvement de révolte, découverte du lieu de détention du parent disparu et du rôle de celui-ci dans les problèmes politiques d’alors.

Vous l’aurez compris, on va droit à l’essentiel, on ne perd pas de temps en route, l’univers est vite présenté mais facilement compréhensible. Les personnages sont à peine ébauchés, on ne s’attache pas forcément à eux parce qu’ils ne sont pas creusés. C’est surtout un joli titre (les dessins sont magnifiques quoique les planches font bien vides parfois) qui nous offre une bonne dose de dépaysement et d’aventure !

Ma note : 14 / 20

 

Le monde secret de Sombreterre de Cassandra O’Donnell

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Titre : Le monde secret de Sombreterre

Auteur : Cassandra O’Donnell

Editeur : Flammarion jeunesse

Année de sortie : 2016

Nb de tomes : 1 (série en cours)

Résumé du tome 1 : Orphelin, Victor n’est pas un garçon comme les autres. Il parle avec les fantômes et voit des choses que personne d’autre ne perçoit. Quand la jolie et captivante Alina fait irruption dans sa classe avec son horrible monstre invisible sur son épaule, le monde de Victor est bouleversé. Qui est-elle ? D’où lui viennent ses étranges et terribles pouvoirs ? Et surtout, pourquoi a-t-il l’impression de la connaître et qu’un lien ancien et magique les relie l’un à l’autre ?

Mon avis:

Tome 1 : Le clan perdu

Je n’ai plus l’habitude de lire des livres pour un public aussi jeune, mais je dois dire que Cassandra O’Donnell est une auteur que je connaissais déjà, dont j’avais bien aimé le titre Les soeurs Charbrey malgré quelques réserves. Alors, j’ai eu envie de découvrir cette nouvelle série. Ici, nous allons à la rencontre de Victor 12 ans, qui est en famille d’accueil mais ce n’est pas un garçon comme les autres. En effet, il parle avec les fantômes et voit des ombres que personne ne perçoit. Le seul à être au courant de son secret et surtout à le croire est son meilleur ami Lucas. A l’école, Victor est plutôt du style solitaire, il ne parle pas aux autres, même s’il craque pour Lucie. Jusqu’au jour où arrive la mystérieuse Alina, elle n’a pas sa langue dans sa poche, et elle arrive avec un monstre perché sur son épaule que seul Victor peut voir. Apparemment, elle aussi voit des fantômes, mais la question qui se pose c’est qui est-elle ?  D’où lui viennent ses étranges et terribles pouvoirs ?

J’ai aimé qu’on rentre directement dans le vif du sujet, et j’ai trouvé qu’il y avait un bon rythme tout au long du livre qui fait qu’on le lit d’une traite. J’ai aussi beaucoup apprécié les clins d’oeil à Harry Potter, que seul les plus grands pourront comprendre pleinement. L’écriture est vraiment très simple à comprendre comme d’habitude avec l’auteur, et le public visé est clairement les 10-13 ans. Les illustrations de Jérémie Fleury dans un style manga sont un vrai plus pour cet ouvrage jeunesse et agrémentent bien le livre, même si bien sûr j’aurais souhaité un style plus personnel et un plus grand nombre de celles-ci.

En résumé, j’ai passé un bon moment même si l’histoire s’adresse plus aux pré-ados, j’attends quand même la suite avec impatience.

Je remercie Cassandra O’Donnell et les éditions Flammarion Jeunesse pour ce service presse.

Ma note : 18 / 20

Le château des étoiles d’Alex Alice

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Titre : Le château des étoiles

Auteur : Alex Alice

Editeur : Rue de Sèvres

Années de parution : Depuis 2014

Nb de tomes : 3 (en cours)

Résumé du tome 1 : Et si la conquête de l’espace avait un siècle d’avance ?
1868. Au seuil d’une incroyable découverte à bord de son ballon de haute altitude, la mère de Séraphin disparaît mystérieusement à la frontière de l’espace. Un an plus tard, une lettre anonyme révèle que son carnet de bord a été retrouvé…
Séraphin et son père, échappant de justesse à un enlèvement, suivent la piste du carnet jusque dans les contreforts des Alpes. C’est là, à l’ombre d’un château de conte de fées, que le roi Ludwig de Bavière a entrepris la construction d’un engin spatial de cuivre et de bois qui s’apprête à changer le cours de l’histoire…

Mes avis :

Tome 1 : 1869 – La conquête de l’espace

Voici une bien belle découverte. J’ai de suite été séduite par les couvertures de cette série, aussi bien dans son édition simple et que « deluxe » et par l’ambiance qui en ressortait, mélange de romantisme et de découverte. L’intérieur est tout à fait à la hauteur. J’ai beaucoup aimé tout l’univers créé par Alex Alice qui se rapproche énormément de Jules Verne et de Miyazaki dont il semble s’être inspiré. Cela donne une ambiance très douce et mélancolique à l’oeuvre, propice à la rêverie. J’ai dont suivi avec grand plaisir les aventures de Séraphin, qui sur les traces de sa mère, cherche à percer les secrets de l’éther pour pouvoir se rendre dans l’espace. L’auteur joue très bien sur les rêves d’enfant que beaucoup d’entre nous ont au fond d’eux. Du coup, on plonge tête la première dans ses aventures qui ne sont pas non plus sans rappeler celles dans lesquelles était souvent embarqué Tintin contre son gré. Ici, entre perte de sa mère, réception d’une lettre mystérieuse, fuite pour échapper à des kidnappeur et rencontre d’un grand personnage dans un décor plus que fantastique, le lecteur ne sera pas déçu. Le tout se lit avec beaucoup de plaisir et de facilité. Les personnages sont sympathiques, on s’y attache vite et le petit groupe s’entend bien. J’ai un énorme faible pour Ludwig, la figure du romantisme germanique par excellence, ainsi que pour le père un peu bourru de Séraphin. Du côté des dessins, je suis plus mitigée. Même s’il me faut reconnaître qu’ils sont très beaux, j’ai beaucoup de mal avec l’influence du manga et de l’anime qui s’y ressent, cela manque de personnalité, notamment du côté du design des personnages. Je préfère largement les paysages et autres décors que je trouve magnifiques. En plus, l’édition « deluxe » leur rend parfaitement honneur avec son grand format, sa reliure luxueuse et ses bonus.

Tome 2

La suite de l’histoire est tout aussi entraînante. Nous voilà maintenant avec tout le petit groupe dans l’espace maintenant qu’ils ont percé le secret de l’éther et surtout qu’ils ont dû fuir la terre ferme. J’ai beaucoup aimé la confrontation entre les rêves scientifiques et philosophiques des personnages et la réalité politique de l’époque avec cette marche vers l’impérialisme de Bismarck sur le monde germanique. Ces apports historiques sont très bien amenés et donnent une vraie profondeur à l’histoire pour bien l’implanter dans un monde qui nous est familier, afin que ce ne soit pas juste un rêve. Parce qu’il faut reconnaître quand même que celui-ci est très très présent dans ce tome, notamment avec le passage du petit groupe sur la face cachée de la Lune et les découvertes qu’ils y font. L’aventure est un peu plus resserrée et moins diversifiée ici, mais je l’ai encore suivie avec plaisir. J’ai aimé voir les relations avec les personnages s’approfondir. Le choix de Ludwig ne m’a pas surpris vu le personnage mais j’attends de voir les conséquences pour les autres personnages puisqu’à la fin de ce tome, on reste sur une fin très ouverte sûrement en vue d’une nouvelle série, un nouvel arc, que l’auteur devrait bientôt sortir.

Tome 3 : Les chevaliers de Mars

Ça y est le second cycle est disponible. Nous reprenons l’histoire exactement où elle s’était arrêtée et l’édition est toujours d’aussi bonne qualité, même si de mon côté je n’ai acheté que l’édition simple et que la deluxe n’a pas l’air disponible pour le moment. Je suis toujours aussi charmée par la qualité de conteur d’Alex Alice mais aussi et surtout par ses qualités graphique. Les dessins sont sublimes, plein de poésie . Sa vision de la campagne bretonne m’a charmée et celle de Mars m’a ravie.

Dans ce second cycle, l’auteur décide de nous emmener sur Mars après nous avoir emmener sur la Lune. La guerre de l’éther fait rage sur Terre. Les Prussiens sont prêts à tout pour en user afin d’asseoir leur pouvoir et de régner sur le monde et l’espace. Séraphin et Sophie sont tranquillement chez le grand-père du premier, en Bretagne, pour le moment et creusent leurs connaissances de l’éther et de l’éthérite (une pierre qu’ils ont découvert). Mais des événements, qui les dépassent et concernent les grandes puissances européennes, vont les pousser à revêtir leur veste de voyageurs et d’aventuriers.

Tous les événements s’imbriquent encore à merveille pour former un récit très cohérent et plein d’aventures. Leur nouveau voyage me fait encore plus rêver que le premier. Et les premières images que nous avons de Mars sont intrigantes et inquiétantes à souhait. Il me tarde vraiment de lire le prochain tome avec peut-être plus de mystères et des retrouvailles j’espère.

Ma note : 16 / 20

Star Wars – La trilogie

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Titres : Star Wars Episode 4 : Un nouvel espoir

                                   Episode 5 : L’Empire contre-attaque

                                   Episode 6 : Le retour du Jedi

Réalisateurs : George Lucas, Irvin Kershner et Richard Marquand

Années de sorties : 1977 ; 1980 ; 1983

Acteurs : Mark Hamill, Harrison Ford, Carrie Fisher, David Prowse, Alec Guinness, Peter Mayhew…

Histoire : Il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine, très lointaine…
C’est une époque de guerre civile. À bord de vaisseaux spatiaux opérant à partir d’une base cachée, les Rebelles ont remporté leur première victoire sur le maléfique Empire galactique.
Au cours de la bataille, des espions Rebelles ont réussi à dérober les plans secrets de l’arme absolue de l’Empire : l’Étoile de la mort, une station spatiale blindée dotée d’un armement assez puissant pour annihiler une planète tout entière.
Poursuivie par les sbires sinistres de l’Empire, la princesse Leia file vers sa base dans son vaisseau cosmique, porteuse des plans volés à l’ennemi qui pourront sauver son peuple et restaurer la liberté dans la galaxie…

Mes avis :

Episode 4 : Un nouvel espoir

Me revoilà cette fois avec le tour début de cette saga, en tout cas avec le premier épisode qui est sorti au cinéma, et malgré son âge, il n’a pas du tout vieilli. On y retrouve avec plaisir toute la richesse de l’univers de Star Wars qui a fait le succès de la saga : des personnages nombreux, charismatiques et parfois loufoque, une ambiance drôle et sérieuse à la fois, du fan service avec une grande place pour les vaisseaux, les robots et autres combats de sabres laser, et surtout une histoire simple mais captivante et avec des allusions politiques bienvenues.

J’ai donc replongé avec plaisir dans ce premier opus. Je reste émerveillée par la richesse de l’univers qu’a su créer George Lucas que ce soit pour les décors, les costumes ou les personnages. La mise en scène est excellente, de même pour la narration. Je ne suis pas ennuyée un moment et je n’ai pas vu le temps passer. J’ai aimé redécouvrir les vaisseaux, les planètes et les lieux visités. J’ai aimé retrouver les personnages qui ont bercé mon enfance et les drôles de bestioles qu’ils côtoient. La scène dans le bar où ils rencontrent Han Solo en est le parfait exemple. J’ai aimé l’histoire classique mais sombre qui cache bien des leçons pour notre société. Par contre, j’ai été un peu déçue par le rendu de la voix de Dark Vador, il faudrait que je teste en VO pour voir. J’ai aimé les pans cachés de l’histoire, qu’on découvrira dans les prochains épisodes. Il me tarde énormément de les revoir maintenant. J’ai aussi adoré l’humour qui est bien présent grâce aux deux compères robotiques, mais aussi grâce aux chamailleries du trio de tête (Han, Luke et Leia). Le tout fait un mélange très réussi. Les personnages sont bien campés et le casting fait rêver.

Il y a juste une petite faiblesse pour moi : le combat au sabre laser de Dark Vador et Obi Wan, qui fait vraiment trop cheap, surtout en comparaison des batailles entre vaisseaux spatiaux et autres avions de combat qui eux ont toujours la classe. Mais sinon, j’adore tout l’univers technologique du film.

Du côté de l’histoire, je n’ai rien à redire. On se laisse entraîner très facilement aussi bien dans les conflits politiques, qui démarrent très vide, que dans la quête initiatique de Luke. Bien sûr, cela reste très binaire, le bien contre le mal, mais quelques nuances pointes le bout de leur nez parfois. Je n’ai pas trouvé Luke si naïf que ça, il cherche juste sa place et a aussi un léger complexe du héros ^^ Han me plaît beaucoup plus comme personnage, je le trouve plus humain, de même que Leia. Obi Wan est très charismatique mais certains côtés chez lui m’agacent. Du côté des méchants, j’ai aimé retrouvé la complexité de l’Empire avec les différentes strates de méchants : le chef ultime, Dark Vador, le commodore, les stormtroopers…

En conclusion, ce film est une grande réussite qui a très bien vieilli et je suis encore plus ébahie de l’inventivité de Lucas quand je vois en quelle époque il est sorti.

Ma note : 17 / 20

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Episode 5 : L’Empire contre-attaque

Ce deuxième film de la trilogie est juste magistral ! C’est probablement le meilleur de la saga. On y retrouve tout : une imagination incroyable, des décors splendides et variées, une musique au top, de l’action, de l’humour, du drame, des personnages et des acteurs fantastiques. Bref tout pour faire un excellent film.

J’ai été scotchée dès le début avec le monde de glace où ils avaient établi leur nouvelle base. Ce monde foisonne de bonnes idées et d’innovations, entre la réinvention du mythe du yéti, la bataille avec les robots éléphants et la base aux multiples couloirs. Ce n’était que du bon. J’ai vraiment trouvé ce passage palpitant, ce qui nous happe dans le film dès les premières minutes. J’ai aussi aimé voir comment les cartes avaient été rebattues et comment l’Empire avait su repartir sur de nouvelles bases, avec de nouveaux vaisseaux, de nouveaux robots.

J’ai d’ailleurs trouvé qu’il y avait plus de tout dans cet épisode. Plus de technologie, plus de robots, plus de vaisseaux différents, plus de lieux, plus de décors. C’est vraiment une excellente idée pour maintenir notre intérêt. Ensuite le voyage de Luke pour retrouver maître Yoda et la rencontre avec celui-ci était vraiment les bienvenus. La planète marécageuse et la maison de Yoda sont superbes, mais quel dommage que celui-ci soit juste une marionnette digne du Muppet-show, après je comprends qu’à l’époque il était difficile de faire mieux, heureusement que ce n’est plus le cas. En tout cas, la période d’apprentissage de Luke est riche d’enseignements et j’aime voir Obi Wan revenir sous forme de fantôme.

Du côté d’Han et Leia, je me suis beaucoup amusée. Il faut dire qu’ils se cherchent depuis le premier épisode et que là, vu qu’ils sont ensemble les trois quarts du temps, c’est encore plus présent. J’aime les piques et autres vacheries qu’ils se lancent. J’aime la dynamique entre les deux. Et j’aime le fait que ce soit eux qui aient C3PO, ça rajoute une couche d’humour. Leur périple est très drôle aussi avec le Faucon Millénium qui ne fonctionne jamais comme ils veulent. La course dans le champ d’astéroïdes et le refuge dans le ventre d’une bête tout droit sortie de Dune étaient très bien fait. De même, que l’idée d’Han de se cacher au plus près de l’ennemi ensuite pour s’enfuir. Enfin, leur refuge sur cette planète où l’on vit dans les nuages m’a bien plu aussi. Les décors étaient de toute beauté et cela amène une autre dimension au film. On ne voit plus juste la Rébellion et l’Empire mais aussi un peu ceux pris entre deux feux. En plus, la cité me fait rêver et j’aime bien les retournements de veste successifs. L’arrivée de Vador était assez amusante tant il faisait décalé dans le décor, mais elle permet de continuer à faire avancer l’intrigue. J’aime beaucoup le passage de la cryogénisation d’Han. Cela montre encore une fois l’inventivité au niveau de la technologie dans cette saga.

Le retour de Luke, lui, était inévitable, de même que son affrontement avec Vador. Mais celui-ci est bien géré parce qu’il dure un moment, passant d’une scène et d’une séquence à l’autre au coeur du vaisseau. J’ai beaucoup aimé. Après, il y a la fameuse scène culte du « Je suis ton père » qui le reste et le restera toujours. La fin, elle, appelle forcément une suite vu tout ce qui reste en suspens, mais c’est normal vu qu’ils savaient pouvoir faire un troisième film. Du côté de l’histoire, j’ai donc beaucoup aimé ce nouveau chapitre.

Côté personnage, on retrouve les mêmes. C’est même encore plus centré sur le quatuor de tête que dans l’épisode précédent. Luke et Han ont gagné en gallons, Leia est toujours à la tête de la Rébellion. Dark Vador, lui, a fait un peu le vide autour de lui et on découvre enfin le visage de son maître. J’ai déjà parlé de Yoda, qui m’a bien fait rire dans les premiers moments où on le découvre. J’ai aussi aimé l’ambivalence de Lando qui se prend un peu pour la Suisse au début, puis change vite d’avis et les aide bien. Le casting comme d’habitude est très bon et cela se sent.

Niveau musique, les créations de John Williams sont impeccables, riches, variées, reprenant certains thèmes en les déclinant, elles correspondent parfaitement aux scènes. Je ressors donc ravie de ce re-visionnage.

Ma note : 19 / 20

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Episode 6  Le retour du Jedi

C’est beaucoup moins bien que les volets précédents, quel dommage.

Dès la scène d’ouverture, j’ai été moins dedans. Même si cela reste bourré d’inventivité, cela se fait moins sentir que dans l’épisode 5. Le fait qu’il y ait de décors et lieux n’arrange pas les choses. L’idée de commencer avec Jabba n’était pas mauvaise mais à cause de ça, on ne replongeait pas directement dans le conflit contre l’Empire, dommage. En plus, c’était très long, juste pour libérer Han au final et revoir la planète de Luke, bof bof. J’ai plus aimé le retour de Luke pour voir Yoda et finir son apprentissage, même si la mort de celui-ci de m’a absolument pas touchée et que je la trouve nulle et non avenue. Après même s’ils sont mignons, je n’ai pas aimé les Ewoks et j’ai trouvé tous les passages où ils sont là vraiment longuets. J’aurais préféré comme dans les précédents qu’on se concentre vraiment sur la résistance.

Du côté des méchants, par contre, j’ai été ravie de voir l’Empereur aussi présent même si ça le rend plus humain et moins effrayant. C’était sympa aussi visuellement de continuer à voir l’évolution des troupes impériales avec notamment les gardes rouges. En plus, la dynamique entre l’Empereur et Dark Vador est vraiment intéressante. On sent celui-ci vaciller dès les premières conversations. C’est bien que ce soit grâce à son fils qu’il se remette à changer, ça boucle la boucle. En parlant de son fils, Luke, je pense d’ailleurs que les seules très très bonnes scènes du film sont celles où le père et le fils sont en interaction. Il y a une telle tension dramatique qui s’en dégage. Même les combats au sabres qui ne sont pas trop à cause des effets spéciaux de l’époque deviennent dantesques, alors qu’au contraire dans cet épisode les combats spatiaux m’ont laissée de marbre.

J’ai donc eu du mal avec les batailles entre la Résistance et l’Empire qui m’ont ennuyée aussi bien sur terre que dans les étoiles. Je n’ai pas trouvé Han, Leia, ni les robots très utiles. Leur humour aussi m’a manqué, c’est devenu beaucoup plus sérieux  dans ce dernier épisode. Et par contre, je me suis régalée avec les dialogues Anakin-Luke et l’Empereur. La fin de ce dernier est magistrale, de même que celle de Dark Vador. Je regrette juste les changements faits lors de la remastérisation en 2004, c’est une hérésie de montrer Hayden Christensen à la fin ! De même que certains effets spéciaux qu’ils ont retouché à l’ordi et qui se voient comme le nez au milieu de la figure, j’aurais préféré garder la version originale…

Ma note : 16 / 20

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Star Wars – La Prélogie

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Titres : Star Wars Episode 1 : La menace fantôme

                                   Episode 2 : L’attaque des clones

                                   Episode 3 : La revanche des Sith

Réalisateur : George Lucas

Années de sorties : 1999 ; 2002 ; 2005

Acteurs : Ewan McGregor, Liam Neeson, Natalie Portman, Hayden Christensen, Jake Lloyd, Samuel L. Jackson, Ian McDiarmid, Christopher Lee…

Histoire : Il y a bien longtemps, dans une galaxie très lointaine… La République connaît de nombreux tourments : la corruption fait vaciller ses bases, le Sénat s’embourbe dans des discussions politiques sans fin et de nombreux pouvoirs dissidents commencent à émerger, annonçant la chute d’un système autrefois paisible. Puissante et intouchable, la Fédération du Commerce impose par la force la taxation des routes commerciales. Refusant de céder, la pacifique planète Naboo, dirigée par la jeune Reine Amidala, subit un blocus militaire de la Fédération. Dépêchés par le Sénat pour régler cette affaire, les chevaliers Jedi Qui-Gon Jinn et Obi-Wan Kenobi découvrent qu’une véritable offensive de la Fédération est imminente. Libérant la Reine et ses proches, ils quittent la planète mais doivent se poser sur Tatooine pour réparer leur vaisseau…

Mes avis :

Episode 1 : La menace fantôme

Sortie du VII opus oblige, me voilà repartie dans les visionnages des films de Star Wars, il faut dire qu’une certaine personne m’a vraiment donné envie à force de me parler de son propre revisionnage, alors je profite de ce mercredi plutôt calme.

Pour ce premier film (dans l’ordre chronologique), on a d’abord droit à de très beaux visuels (décors, tenues, vaisseaux…) ce qui fait de suite plaisir aux yeux. Pour ceux qui comme moi, on commencé avec l’ancienne trilogie (les épisodes 4-5-6), on retrouve tous les codes visuels présents dans la saga : générique déroulant, changement de plan avec défilé de l’image… La musique de John Williams est bien présente elle aussi. Le décor est donc planté.

Mais le début de l’histoire est fastidieux. Malgré un côté politique qui a tout pour me séduire, je trouve que le film peine à démarrer jusqu’à leur arrivée sur Tatooine. Le côté très manichéen de l’histoire se fait d’autant plus sentir qu’il y a beaucoup de maladresse dans la présentation des deux camps. Le choix des acteurs, lui, n’est pas mauvais, si ce n’est le jeune Anakin et Padmé (Nathalie Portman) avec qui j’ai bien du mal face à un côté très jeune premier « je récite mon texte » qui me dérange parfois. J’ai aimé la dynamique de l’histoire sur Tatooine et le côté bien réaliste avec un Qui-Gon qui ne peut pas sauver tous les esclaves. La course de chars est fantastique. Par contre, au secours, enlevez-moi Jar Jar Binks, il n’est pas drôle du tout malgré le rôle qu’on lui attribue. La suite de l’histoire avec le côté politique qui revient sur le devant de la scène est mieux géré que dans les premières minutes et me plaît énormément. Même si Padmé n’est pas du tout crédible dans son rôle de parlementaire alors qu’elle est si jeune… Il est aussi intéressant de voir l’assemblée Jedi se poser des questions sur Anakin (par contre, pourquoi introduire cette histoire de midi-chloridiens, ça n’a aucun intérêt et ça fait très gadget). Les combats à la fin sont bien gérés et très agréables à regarder. J’aime beaucoup le combat face à Dark Maul, malgré une fin un peu expédiée. Mais encore une fois, du côté d’Anakin, cela manque complètement de crédibilité, comme s’il fallait à tout prix en faire un héros et que plus c’est gros, plus ça passe. Eh bien, pas avec moi.

Je ressors donc avec un avis mitigé. J’aime l’univers de la saga, mais il y a des petits détails qui me gênent.

Ma note : 14 / 20

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 Episode 2 : L’attaque des clones

Meilleurs que l’opus précédent, ce deuxième film n’est pas exempt de défauts non plus.

On retrouve la même qualité visuelle sur les décors à couper le souffle, les combats sont très bien filmés/tournés eux aussi et la musique de John Williams fait toujours des merveilles.

Cependant, j’ai de plus en plus de mal avec le jeu des acteurs. Nathalie Portman bien qu’étant assez sobre, ne me convainc pas du tout dans sa romance avec Anakin, pareil pour Hayden Christensen, ce qui gâche énormément l’histoire de cet épisode. En effet, la romance qui nait entre eux prend beaucoup de place, alors quand le jeu des acteurs n’est pas à la hauteur, cela donne lieu à une bluette insipide, alors qu’elle est censée être à la base du revirement d’Anakin quand même. Je m’attendais à mieux et dans mon souvenir cela passait mieux aussi. Ici, j’ai trouvé les répliques niaises et mêmes que leurs scènes d’amour, à part peut-être celle où Padmé se déclare avant d’entrer dans l’arène. Par contre, j’ai apprécié voir Anakin se rapprocher du côté sombre de la force. Ses retrouvailles avec sa mère sont tragiques et sa perte de contrôle inévitable et compréhensible. Mais j’ai quand même trouvé que c’était très souvent un gamin capricieux et franchement désagréable, alors qu’il n’était pas ainsi dans le premier épisode. Dommage qu’on n’ait pas vraiment suivi ses années d’apprentissage pour mieux comprendre ces changements et faire en sorte qu’ils soient moins subit. C’est un personnage intéressant mais très mal exploité et écrit.

Cependant, j’ai nettement préféré l’histoire de cet opus que celle du précédent. Je l’ai trouvée plus concrète, plus fouillée et mieux construite. Je ne me suis pas ennuyée un instant. J’ai beaucoup aimé les jeux politiques qui se mettent en place et la place importante qu’y jouent les Jedis. La montée en puissance des méchants est très intéressante et montre comment on peut détourner de son but premier un régime parfaitement sain. De même, j’ai aimé voir la montée des clones qui sont une très bonne idée.

Enfin, j’ai trouvé qu’il y avait bien plus d’actions dans ce film. La dernière heure en est un vrai concentré, ça fait plaisir. J’ai beaucoup aimé la succession des combats, aussi bien du côté de l’usine des clones, que de l’arène ou de la planète, et enfin les différents combats finaux aux sabres laser sont toujours un régal. J’ai juste un peu de mal avec le visuel du personnage de Yoda qui a du mal à passer. J’ai également aimé retrouvé l’humour à la Star Wars grâce au retour sur le devant de la scène du duo R2D2 et C3Po, c’était bien mieux qu’avec Jar Jar Binks.

Résultat, un film dynamique, très beau visuellement, avec une histoire rythmée et intéressante, mais gâché par une romance trop gnian gnian.

Ma note : 16 / 20

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 Episode 3 : La revanche des Sith

Nous voici avec le dernier épisode de cette prélogie. Il rassemble les qualités et les défauts des deux précédents. La photographie est toujours aussi excellente. Il y a beaucoup d’actions et celle-ci est bien dosée. L’histoire se développe et est très intéressante d’un point de vue politique. Mais la romance est insipide au possible, l’évolution des personnages bâclée, gâchée, le jeu des plus jeunes acteurs très mauvais, sans la moindre nuance. Bref, ce n’est pas la réussite qu’on était en droit d’attendre.

Il est vraiment dommage qu’avec les moyens qu’ils avaient, ils n’aient pas fait un meilleur film. La construction du personnage de Dark Vador était vraiment attendue depuis longtemps par les fans, et je l’ai trouvée caricaturale et ridicule au possible. Il faut dire que le jeu de l’acteur qui l’incarne n’arrange rien. Mais c’est surtout l’enchaînement trop rapide des événements qui le fond changer de camp qui me gêne, tout comme son changement de caractère entre l’épisode 1 et le 2 m’avait gêné. C’est beaucoup trop abrupt et sans la moindre subtilité, dommage.

De même, sa relation avec Padmé, qui était encore supportable dans l’opus précédent parce que celle-ci au moins avait un côté un peu guerrière, devient insupportable ici. Trop de guimauve, aucun ressort vraiment dramatique ni de vraie tension, tout est trop artificiel et les acteurs rendent leurs sentiments peu crédibles. C’est dommage là aussi parce qu’il y avait de quoi faire une jolie histoire. Mais il a fallu tomber dans le cliché de la femme soumise, qui en plus suit son mari comme un toutou alors même qu’il bêtise grave… Pitoyable.

Heureusement, le fond politique sauve la mise, de même que les interventions des Jedis, même si j’ai toujours du mal avec leurs réflexions très manichéennes et « peace and love » parfois. Je ne vois pas pourquoi il serait mal d’éprouver des sentiments (amour ou haine), au contraire, ils sont nécessaires, il faut juste apprendre à les gérer, les contrôler. Leur jugement sur Anakin qui est sans cesse rabaissé parce qu’il est en colère ou juste perturbé m’a vraiment dérangée. Je n’ai pas aimé ce côté trop moralisateur. Par contre, il est vraiment plaisant de les voir lutter contre le Sénat. Les petits clins d’oeil aux prochains épisodes sont sympathiques aussi.

Le tout donne un sentiment d’inachevé. Ils auraient pu faire tellement mieux avec cette histoire, avec le personnage d’Anakin.

Ma note : 15 / 20

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