Book Haul

Book Haul Hebdo – 1

Bonjour à tous, aujourd’hui, je vous présente un nouveau rendez-vous qui j’espère vous plaira : le Book Haul Hebdomadaire, qui devrait avoir lieu chaque lundi si j’arrive à tenir mes promesses. Je vous y présenterai mes dernières acquisitions avec un petit mot pour chacune et un lien vers un site où les acheter incorporé dans chaque titre si cela vous intéresse ^^

N’hésitez pas à me laisser un petit mot pour me dire ce que vous pensez de ce nouveau rendez-vous, des titres que je vous présente ou bien encore me donner des suggestions, je suis toujours preneuse. Bonne semaine à tous et à lundi prochain !

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Séries Tv - Films

Visionnages de la semaine 2017 – 26

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Dernière semaine de boulot et ça s’est senti à mon peu de visionnages, heureusement que beaucoup de série sont en pause. J’ai tout de même recommencé calmement ce week-end à reprendre un meilleur rythme et pour bien commencer l’été je binge watch la dernière saison de Scandal qui est toujours aussi excellent ! Et vous, quel programme pour cet été ?

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Séries Tv - Films

Les figures de l’ombre (Hidden Figures)

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Titre : Les figures de l’ombre (Hidden Figures)

Réalisateur : Theodore Melfi

Pays : Etats-Unis

Année de sortie : 2017

Durée : 2 h 07

Genre : Biographie, Lutte contre le racisme

Acteurs : Taraji P. Henson, Octavia Spencer, Janelle Monáe, Kevin Costner, Kirsten Dunst, Jim Parsons, Mahershala Ali…

Histoire : Le destin extraordinaire des trois scientifiques afro-américaines qui ont permis aux Etats-Unis de prendre la tête de la conquête spatiale, grâce à la mise en orbite de l’astronaute John Glenn. Maintenues dans l’ombre de leurs collègues masculins et dans celle d’un pays en proie à de profondes inégalités, leur histoire longtemps restée méconnue est enfin portée à l’écran.

Adapté du livre Hidden Figures de Margot Lee Shetterly.

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Mon avis :

Hidden Figures est typiquement le genre de film historique que j’adore ! Il est porté par une distribution aux petits oignons et une réalisation parfaite pour faire honneur au sujet relaté.

Hidden Figures, c’est l’histoire de 3 femmes afro-américaines dans les années 60 : Katherine, Dorothy et Mary. Toutes les trois sont très très intelligentes et travaillent pour le programme spatial de la Nasa. Mais toutes leurs capacités ne sont pas employées non seulement parce que ce sont des femmes mais surtout parce qu’elles sont noires. Ce film est donc l’histoire d’une lutte toute personnelle de ces trois femmes pour gagner leur place au sein d’un monde machiste et raciste. Sans faire de grands éclats, elles vont peu à peu parvenir à faire changer les mentalités et à imposer l’égalité entre les blancs et les noirs. J’ai beaucoup aimé la justesse des sentiments et des réactions des personnages, tout comme la bienveillance avec laquelle cette histoire se déroule. L’histoire se déroule sans qu’on tombe dans la surenchère. On voit bien l’horreur de la ségrégation au quotidien mais de façon très juste. Les réactions sont mesurées et on voit de belles choses, notamment grâce aux patrons de Katherine et Mary.

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Du point de vue historique, j’ai vraiment aimé découvrir les coulisses de cette conquête spatiale, la rivalité avec les russes, la course aux calculs les plus juste possibles pour que les missions réussissent. C’était vraiment très bien rendu et on a pu constater le rôle de chacun même si bien sûr c’est avant tout nos 3 femmes de couleurs qu’on a cherché à mettre en avant : Katherine dans les calculs pour les missions, Mary en tant qu’ingénieur avec les engins spatiaux et Mary dans sa conquête des premiers ordinateurs IBM. C’était vraiment très riche de ce côté-là et la restitution m’a semblé assez juste.

Hidden Figures est donc un excellent film historique avec un casting sérieux, les 3 actrices principales sont fabuleuses, une histoire solide sur la ségrégation mais aussi sur la conquête spatiale et la réalisation permet de ne pas voir passer les 2 heures que dure le film.

Ma note : 17 / 20

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Livres - Illustrations / BD

Culottées de Pénélope Bagieu

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Titre : Culottées – Des femmes qui ne font que ce qu’elles veulent

Auteur : Pénélope Bagieu

Editeur : Gallimard – Bande dessinée

Années de parution : 2016-2017

Nombre de tomes : 1 / 2 (le 2e est prévu pour janvier 2017)

Résumé : Quinze récits mettant en scène le combat de femmes d’origines et d’époques diverses, qui bravèrent les normes sociales de leur temps : Margaret, une actrice hollywoodienne, Agnodice, une gynécologue de l’Antiquité grecque qui se fit passer pour un homme afin d’exercer sa profession, Lozen, une guerrière et chamane apache, etc.

Mes avis :

Tome 1

J’ai connu Pénélope Bagieu il y a des années de ça à travers son blog BD et depuis je suis ses publications de Joséphine à California Dreamin’ en passant par Cadavre Exquis. J’ai donc été ravie de découvrir qu’elle s’embarquait dans un nouveau projet avec les Culottées, un ensemble de petits récits qui paraissaient chaque semaine sur le site du Monde.

Si le format sur le site était parfois peu agréable à lire (je trouvais certains récits très longs), cela passe bien mieux avec le format livre et en plus Pénélope nous offre en bonus une double page couleur à la fin de chaque histoire. J’ai donc beaucoup aimé ma lecture / relecture de ces 15 récits de femmes qui n’en font qu’à leur tête. L’objet livre est de toute beauté avec sa couverture turquoise et les reflets rouge cuivré des portraits de ses femmes. Le papier est de qualité et le grand format permet de mettre en valeur les dessins de l’artiste. J’ai tout particulièrement aimé les doubles pages couleur qui illustrent bien le nouveau style graphique de Pénélope, très vif, coloré, sorte de revisite du pop art américain avec ses jeux de découpages et de couleurs.

Du côté des histoires, il n’y a pas vraiment de surprise. Nous suivons le récit de la vie de ces 15 femmes hautes en couleurs. Certains sont plus long que d’autres mais tous sont marqués par leur détermination à faire évoluer le monde. Certains m’ont aussi plus intéressés que d’autres, parmi mes préférés, je retiens les portraits de Nzinga (Reine du Ndongo), Margaret Hamilton (Actrice terrifiante), Annette Kellerman (Sirène), Delia Akeley (Exploratrice), Tove Jansson (Peintre, créatrice de trolls), Agnodice (Gynécologue), Giogina Reid (Gardienne de phare), Christine Jorgensen (Célébrité) et Wu Zetian (Impératrice). J’en connaissais déjà certaines, d’autres étaient de parfaites inconnues, mais j’ai aimé découvrir la vie de chacune d’elle. Ce n’est pas une oeuvre hagiographique mais juste le récit simple de leur vie et de ce qui fait qu’elles sortent de l’ordinaire.

Mon seul regret, c’est qu’il n’y ait pas un appareil critique qui accompagne chacune d’elle avec un petit texte d’historien ou bien des références bibliographiques, ça aurait été alors parfait.

Ma note : 16 / 20

Pour ceux qui souhaitent admirer le travail de Pénélope (désolée pour la pauvre qualité des photos ><) :

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Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

Mei Lanfang : Une vie à l’opéra de Pékin de Lin Ying

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Titre : Mei Lanfang : une vie à l’opéra de Péki

Auteur : Lin Ying

Editeur vf : Urban China

Année de parution vf : 2016-2017

Nb de tomes : 5 (série terminée)

Résumé du tome 1 : Le 8 aout 1961, la Chine pleura la mort d’un de ses artistes les plus populaires : Mei Lanfang. Ce chanteur de l’Opéra de Pékin, qui faisait frémir d’émotion ses diverses audiences lors de ses interprétations de rôles féminins, commença sa carrière en 1904, à l’âge de dix ans. Pendant des heures, il entraina sa voix, appris la danse et répéta ses acrobaties, jusqu’à atteindre un niveau de raffinement qui le propulsa en Chine, mais également sur la scène internationale.

Mes avis :

Tome 1

Nous voici encore en présence d’un bien bel ouvrage chez Urban China. La couverture est de toute beauté et rend bien hommage à l’Opéra de Pékin avec ces couleurs vives et percutantes.

Au premier abord, l’histoire est un peu ardue à suivre. On est plongé directement en plein dans le milieu de l’Opéra chinois avec un premier acteur célèbre qui vient se produire devant l’Impératrice. Puis, on change de point de vue et on commence à suivre le jeune Mei dans son apprentissage. Autant vous dire que j’ai dû revenir plusieurs fois en arrière pour comprendre de qui on parlait où en présence de qui on était. J’ai eu beaucoup de mal avec les noms, une fois de plus (j’ai vraiment du mal avec le chinois…). Mais l’immersion dans le monde de l’Opéra est vraiment total. J’ai beaucoup aimé suivre les aventures de Mei, le voir dépité de ne pas y arriver, le voir se sentir rejeté, le voir envier ses camarades plus doué. Puis l’histoire s’emballe quand il commence à avoir un nouveau maître qui a su voir au-delà de ses maladresses, mais on ne voit pas encore assez son entraînement à mon goût même si certains courts passages lui sont consacrés. L’auteur préfère se consacrer aux relations de Mei avec ses condisciples. Elle nous montre les différents rôles qu’il peut jouer ainsi que son parcours pour y parvenir. J’ai beaucoup aimé découvrir toutes les coulisses de cet art typiquement chinois dans sa forme. Les dessins le subliment avec la magnificence des costumes et décors. Il y a une grande attention portée aux visages aussi qui sont l’outil de travail premier de ces acteurs avec leur corps et leur gestuelle. Le tout est rendu avec beaucoup de grâce alors que le crayonné peut parfois être très gras et contrasté comme dans les encres chinoises. On sent vraiment que l’auteur s’est inspiré aussi bien de l’art pictural que des arts du quotidien chinois et le rendu est superbe.

Je conseille donc fortement ce titre à  toute personne curieuse de découvrir les envers de l’Opéra de Pékin à travers la vie de l’un de ses célèbres interprète : Mei Lanfang, ainsi qu’à tous les amateurs de beaux graphismes chinois entre tradition et modernité.

Tome 2

La suite est à l’aune du premier tome, toujours aussi passionnante. J’ai beaucoup aimé la façon dont l’opéra et l’Histoire se mélangent. C’est intéressant de voir l’évolution des Chinois à travers ce titre. Le changement de régime est brutal mais en même temps on a l’impression que l’opéra et les divertissements ne sont pas vraiment touchés et continuent tranquillement leur petit bout de chemin. Concernant Mei, ce tome est consacré à sa relation naissante avec Monsieur Qi qui va être pour lui un proche conseiller. Il va l’aider à progresser et ainsi à se faire connaître. J’ai la façon tranquille dont on nous raconte la montée en popularité de Mei tout en nous montrant en parallèle la chute peu à peu de Huixin. Ils ont tous les deux des conceptions diamétralement opposée de leur métier et cela se reflète dans leur jeu et leur carrière. C’est triste et tragique comme certaines des pièces qu’ils jouent.

Petit bonus : j’ai trouvé les pages d’explications culturelles et historiques à la fin très intéressantes.

Tome 3

Je ressens comme un coup de mou dans cette partie de l’histoire. En effet, ce tome 3 est presque exclusivement consacrée à Mei. On ne voit presque plus Huixin alors que c’est un personnage que j’appréciais beaucoup. A la place, on rencontre la future femme de Mei et on suit la lente évolution de leur relation. Vu à travers le prisme d’aujourd’hui,celle-ci me dérange assez. Je n’ai pas aimé voir cette femme talentueuse s’effacer pour l’homme qu’elle aime et perdre tous ses moyens à cause de lui. Ensuite, j’ai trouvé l’histoire moins passionnante parce que l’Histoire s’y mêle moins. Il y a aussi moins de tensions et comme en plus je ne connais pas l’histoire de l’opéra ou de la Chine de l’époque, j’ai trouvé ça assez plat. On voit juste Mei devenir de plus en plus populaire et prendre conscience de sa popularité tout en restant humble et en n’oubliant pas d’où il vient. J’ai par contre aimé les brefs passages où on en apprenait plus sur le contexte de l’époque : l’influence des sociétés secrètes (mafia ?) pékinoises, les amis artistes qui gravitent autour de Mei, ses voyages au Japon… Cela reste un titre intéressant mais qui n’exploite pas tout son potentiel.

Tome 4

Ce nouveau tome est très riche et cela s’en ressent dans le rythme qui s’accélère sensiblement. Du coup, on passe bien trop rapidement sur plein de moments importants de la vie de Mei et cela donne aussi une certaines froideur à l’ensemble, ce qui est fort dommage. Il est pourtant question de sujets très intéressants comme le séjour de Mei aux Etats-Unis où il acquiert une grande notoriété, ou tout le passage sur la Chine en guerre contre le Japon et l’occupation subie par les premiers. Ce dernier passage et ce que j’ai trouvé le plus intéressant, voir comment étaient alors considérés les artistes et comment ils ont passé ses années de guerre. En parallèle dans ce tome, on voit surtout la fin d’une génération entre la disparition d’un maître de Mei, puis celle de ses amis et sa séparation d’avec son nouveau mentor, sans parler de la découverte d’un disciple qu’il perd aussitôt. Les dernières pages sont par contre ambigües, l’auteur donne l’impression de finir ainsi sa biographie de Mei Lanfang, et pourtant l’éditeur annonce au moins encore un autre tome. Et pour tout cela, les quelques annexes à la fin qui survolent les événements clés du tome sont particulièrement intéressantes.

Tome 5

L’histoire de Mei Lanfang s’est belle et bien terminée au tome précédent et celui-ci est un petit peu un dernier au revoir que l’auteure a voulu faire à son personnage. Elle nous remontre ainsi des moments clés de sa carrière et nous rappelle à la fois tout son talent mais aussi tout son engagement à son art et à son pays. Ainsi on voit l’annonce de sa mort mais aussi celle de sa naissance. On le croise lors de plusieurs de ses représentations devant des personnages importants, en 1915, en 1931 ou encore en 1946. On le voit aussi lutter pour ne pas jouer devant les Japonais en 1942, ou encore lors de son retour triomphant en 1950. A travers ces récits qu’on pourrait prendre pour des anecdotes, Lin Ying semble faire un portrait assez juste de cet artiste.

J’ai vraiment beaucoup aimé cette série. On ressent un vrai bien être en la lisant ce qui s’est aussi retrouvé ici malgré les événements durs que l’on croise parfois. Il n’y a aucun manichéisme. La fin de l’Empire chinois, puis la Guerre contre les Japonais nous sont racontés avec pas mal de recul, je trouve. J’ai beaucoup aimé en apprendre plus sur l’Histoire chinoise par ce biais et ça m’a donné envie de me documenter dessus. J’ai également aimé en apprendre plus sur les moeurs, les us et les coutumes des chinois du début du XXe siècle. L’auteure sait vraiment faire partager sa passion pour son pays et son opéra. Je suis presque triste de déjà les quitter.

Ma note : 15 / 20

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Livres - Contemporain

Oona & Salinger de Frédéric Beigbeder

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Titre : Oona & Salinger

Auteur : Frédéric Beigbeder

Editeur vf : Le livre de poche

Année de parution : 2015 (poche)

Résumé : Il arrive toujours un moment où les hommes semblent attendre la catastrophe qui réglera leurs problèmes.
Ces périodes sont généralement nommées : avant-guerres. Elles sont assez mal choisies pour tomber amoureux.
En 1940, à New York, un écrivain débutant nommé Jerry Salinger, 21 ans, rencontre Oona O’Neill, 15 ans, la fille du plus grand dramaturge américain. Leur idylle ne commencera vraiment que l’été suivant… quelques mois avant Pearl Harbor. Début 1942, Salinger est appelé pour combattre en Europe et Oona part tenter sa chance à Hollywood. Ils ne se marièrent jamais et n’eurent aucun enfant.

Mon avis :

Avec le printemps qui commence, j’avais envie de changement. J’ai donc fait une petite incartade dans la littérature contemporaine, genre que je lis très peu et comme j’aime beaucoup le personnage de Beigbeder et que j’ai beaucoup aimé L’attrape-coeur dans mon adolescence, je me suis laissé tenter par ce roman à la fois fictif, biographique et autobiographique.

Tout d’abord, je tiens à dire que j’aime beaucoup le style direct et simple de Beigbeder. Ses interactions avec le lecteur me plaisent et m’amusent beaucoup. Cela rend vraiment la lecture plus vivante. J’ai aussi aimé qu’il mélange son histoire à celle des personnages qu’il a choisi de mettre en avant. Car ce roman est à la fois le récit fictif de l’histoire de Salinger et d’Oona, mais aussi une réflexion de Beigbeder sur lui-même, sur l’amour et sur la société.

Dès les premières pages du livre, j’ai aimé l’ambiance qui s’en dégageait, légère et frivole mais cachant bien des déboires. Cela m’a un peu rappelé l’ambiance de Minuit à Paris de Woody Allen avec tout ce microcosme d’artistes et starlettes à la mode. Mais Beigbeder n’en reste pas là bien sûr. Il revient sur les traumatismes d’enfant d’Oona et les conséquences sur sa vie d’adolescente puis d’adulte. Il revient aussi sur ce qui a forgé le caractère de Salinger : sa passion pour Oona et sa participation à la 2nde Guerre Mondiale. J’ai d’ailleurs bien aimé les descriptions sans concession qui sont faites de celle-ci du point de vue de Salinger. Ça change des béni-oui-oui habituels. Par contre, la relation Oona-Salinger est vraiment trop malsaine pour moi, je dirai faute de trouver un mot plus adapté. Alors je n’ai pas aimé l’obsession que Salinger développait pour elle. A la place, j’ai beaucoup aimé la relation qui s’est tissée entre Oona et Chaplin, qui avait l’air tellement plus juste. Ça m’a donné envie d’en apprendre plus sur elle aussi bien que sur Charlot.

Bilan : un roman réussi pour moi. Il a su me surprendre parce que dans sa forme il ne correspondait pas à la vision classique que je m’en faisais. Il m’a donné envie d’en apprendre plus sur les différents personnages rencontrés. Et j’ai aimé le style de Beigbeder.

Ma note : 15 / 20

Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

Les deux Van Gogh (Sayonara Sorcier) de Hozumi

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Titre : Les deux Van Gogh (Sayonara Sorcier)

Auteur : Hozumi

Editeur vf : Glénat

Année de parution : 2015

Nb de tome : 1 (série terminée)

Résumé : Fin du XIXe siècle. Théodorus Van Gogh, est un célèbre vendeur d’art chez Goupil & Cie. Ses clients : de grands bourgeois, conservateurs, en quête de signatures prestigieuses et valorisantes, persuadés que l’Art n’est accessible qu’à un échelon supérieur de la société, en excluant d’emblée la plèbe ignorante.
Mais Théo recherche et développe aussi de nouveaux talents aux techniques révolutionnaires. Souhaitant détruire le système de l’intérieur, il se sert de sa position pour mettre en avant des artistes peu académiques dont son frère Vincent…

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Mon avis :

Je suis un peu gênée pour faire cette critique… J’étais persuadée en lisant le résumé et en voyant l’ouvrage que j’aurais un gros coup de coeur pour lui. Ce ne fut malheureusement pas le cas. Les dessins et la composition énergique des pages m’ont énormément plu. Mais j’ai trouvé qu’on était beaucoup trop dans de la démonstration, de l’esbroufe, et pas assez dans les sentiments. Théo qui est LE personnage de l’histoire m’a laissée indifférente, je n’ai pas du tout été touchée par son histoire. Je lui trouve un côté beaucoup trop théâtral. Alors certes, il est classe, fait de belles entrées, tient des propos séduisants, etc, mais ça ne suffit pas pour moi. Quant à Vincent, il m’a énormément déçue. Comme le dit son frère, il est trop banal pour être intéressant, et ici il est presque un personnage secondaire dans l’histoire tellement il est effacé. Du coup, le coup de théâtre à la fin est très bien pensé et apporte une certaine originalité à la série. Mais celle-ci manque quand même cruellement de rythme. Je me suis ennuyée pendant une bonne partie et je me demandais ce que l’auteur voulait bien nous raconter de différent, ce qu’elle voulait amener en plus. En tout cas, elle n’a pas su éveiller mon intérêt avec ce titre prétendument historique.

Je retiendrai juste que c’est un titre superbement dessiné mais avec une histoire peu intéressante.

Note : Il aurait aussi été souhaitable d’avoir un certain appareil critique, ce qui était d’autant plus facile vu la célébrité de l’artiste. Dommage

Ma note : 14 / 20

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Livres - Contemporain

Un Roman russe d’Emmanuel Carrère

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Titre : Un Roman russe

Auteur : Emmanuel Carrère

Editeur : P.O.L.

Année de parution : 2007

Résumé : La folie et l’horreur ont obsédé ma vie. Les livres que j’ai écrits ne parlent de rien d’autre. Après L’Adversaire, je n’en pouvais plus. J’ai voulu y échapper. J’ai cru y échapper en aimant une femme et en menant une enquête.
L’enquête portait sur mon grand-père maternel, qui après une vie tragique a disparu à l’automne 1944 et, très probablement, été exécuté pour faits de collaboration. C’est le secret de ma mère, le fantôme qui hante notre famille.
Pour exorciser ce fantôme, j’ai suivi des chemins hasardeux. Ils m’ont entraîné jusqu’à une petite ville perdue de la province russe où je suis resté longtemps, aux aguets, à attendre qu’il arrive quelque chose. Et quelque chose est arrivé : un crime atroce.
La folie et l’horreur me rattrapaient. Elles m’ont rattrapé, en même temps, dans ma vie amoureuse. J’ai écrit pour la femme que j’aimais une histoire érotique qui devait faire effraction dans le réel, et le réel a déjoué mes plans. Il nous a précipités dans un cauchemar qui ressemblait aux pires de mes livres et qui a dévasté nos vies et nos amours. C’est de cela qu’il est question ici : des scénarios que nous élaborons pour maîtriser le réel et de la façon terrible dont le réel s’y prend pour nous répondre.

Mon avis :

Un style magnifique de simplicité et d’efficacité, Carrère est un narrateur né. Malgré une narration un peu éclatée, éparpillée au début, il tisse une histoire très dense. Malheureusement, son histoire ne m’a pas intéressée, trop autobiographique pour moi. En effet, son parcours pour accepter et passer outre son héritage russe est très long et pesant. J’ai cru au début du roman qu’on se dirigerait vers une enquête sur cet homme, prisonnier pendant 40 ans et qui refuse d’apprendre la langue du pays où il est enfermé, cela m’aurait vraiment intéressée. Mais malheureusement, ce ne fut pas le cas, il est vite passé à autre chose et je crois que c’est vraiment ce qui m’a le plus déçue dans cette lecture. Toutes les parties qui se passent en Russie m’ont ennuyée, j’ai préféré les parties qui se passent en France, et surtout celles qui concernent soit sa famille (sa mère), soit sa petite-amie Sophie. Sa relation avec cette dernière est d’ailleurs assez effrayante, tant leur passion ravage tout. Ils en viennent même à devenir menteur, un peu fous et paranos. Il y a beaucoup de noirceur dans cette relation.

Ce style de lecture n’est en définitive pas trop pour moi. Trop terre à terre et proche de notre quotidien. Je préfère les lectures évasion.

Ma note : 12 / 20

Séries Tv - Films

Yves Saint Laurent de Jalil Lespert

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Titre : Yves Saint Laurent

Réalisation : Jalil Lespert

Année de sortie : 2014

Acteurs : Pierre Niney ; Guillaume Gallienne ; Charlotte Le Bon ; Laura Smet …

Histoire : Paris, janvier 1958. Yves Saint Laurent, 21 ans, vient de succéder à Christian Dior et présente sa première collection pour Dior. Ce jour-là, il rencontre un énorme succès en même temps que Pierre Bergé, patron des arts qui deviendra l’amour de sa vie et son partenaire d’affaires. Ils ne se quitteront jamais. Trois ans après, ils créent la compagnie Yves Saint Laurent, qui deviendra l’une des plus célèbres marques dans le milieu de la mode et du luxe. 

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Mon avis :

Avant tout, j’ai voulu voir ce film à cause de son sujet : Yves Saint-Laurent, grand couturier dont je ne connaissais que les créations et le fait qu’il avait été en couple avec Pierre Bergé avec qui il collectionnait des oeuvres d’art. Je voulais donc en apprendre plus sur son processus de création et sur sa vie également. Sur cette dernière, j’ai appris pas mal de chose mais sur le 1e par énormément malheureusement. En effet, le film est assez inégal dans ses promesses, il hésite sans cesse entre le YSL couturier et le YSL homme, sans jamais trancher ni aller à fond pour raconter leur histoire. Du coup, le film est assez bancal, on n’en apprend pas assez sur sa vie professionnelle qui est survolée à part quelques épisodes ponctuels, et sa vie personnelle est chaotique, parfois on s’y attarde longtemps, parfois on saute allègrement des passages. Ce n’est donc pas ce que j’attendais de ce biopic qui ne creuse pas assez les choses pour moi et reste trop superficiel. C’est ce qui fait que parfois on s’ennuie un peu dans ce film et qu’il y a quelques passages à vide.

Par contre, je salue vraiment l’interprétation des acteurs qui m’a énormément plu. Aussi bien Pierre Niney, qui pour son jeune âge, campe un Saint-Laurent magistral, entre folie douce et fragilité ; que Guillaume Gallienne qui est bien plus viril que dans toutes les fois où j’ai pu le voir, sont deux très grands acteurs. Le dernier, Guillaume Gallienne, m’a vraiment surprise, parfois je ne l’aurais presque pas reconnu tellement il est loin de ses rôles habituels. Il joue vraiment un Pierre Bergé très viril, sûr de lui, pilier du couple. Et c’est peut-être ce qui m’a gênée un peu, ce parti pris de présenter Bergé comme le « meilleur » des deux en quelques sortes, car à part sa petite incartade qui cause la 1e séparation du couple, il est le seul à rester droit dans ses bottes alors que YSL plonge peu à peu dans une douce folie faite de tout un tas d’expérimentations. YSL est vraiment la caricature de l’artiste qui part un peu dans tous les sens, tandis que Bergé est le roc nécessaire à la réalisation de ses créations. Je ne sais pas si ce fut vraiment le cas, mais j’ai trouvé que cela manquait singulièrement de nuance et cela m’a agacée au bout d’un moment.

Enfin, j’ai beaucoup aimé la bande-son qui est vraiment parfaite pour ce film, en particulier la 1e chanson du générique de fin. Les décors et les costumes étaient également magnifiques, de même que la façon dont le tout a été filmé.

Ma note : 14 / 20

Séries Tv - Films

Une merveilleuse histoire du temps (The Theory of Everything) de James Marsh

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Titre : Une merveilleuse histoire du temps (The Theory of Everything)

Réalisateur : James Marsh

Année de sortie : 2014

Acteurs : Eddie Redmayne ; Felicity Jones ; David Thewlis ; Charlie Cox ; …

Histoire : 1963, en Angleterre, Stephen, brillant étudiant en Cosmologie à l’Université de Cambridge, entend bien donner une réponse simple et efficace au mystère de la création de l’univers. De nouveaux horizons s’ouvrent quand il tombe amoureux d’une étudiante en art, Jane Wilde. Mais le jeune homme, alors dans la fleur de l’âge, se heurte à un diagnostic implacable : une dystrophie neuromusculaire plus connue sous le nom de maladie de Charcot va s’attaquer à ses membres, sa motricité, et son élocution, et finira par le tuer en l’espace de deux ans.
Grâce à l’amour indéfectible, le courage et la résolution de Jane, qu’il épouse contre toute attente, ils entament tous les deux un nouveau combat afin de repousser l’inéluctable. Jane l’encourage à terminer son doctorat, et alors qu’ils commencent une vie de famille, Stephen, doctorat en poche va s’attaquer aux recherches sur ce qu’il a de plus précieux : le temps.
Alors que son corps se dégrade, son cerveau fait reculer les frontières les plus éloignées de la physique. Ensemble, ils vont révolutionner le monde de la médecine et de la science, pour aller au-delà de ce qu’ils auraient pu imaginer : le vingt et unième siècle.

Mon avis :

Encore un biopic, décidément j’aime beaucoup ce genre. Et ici, c’est encore une réussite. Il faut dire qu’avec un personnage tel qu’Hawkins et un sujet en lien avec l’astronomie, je ne pouvais qu’aimer.

J’ai beaucoup aimé les débuts du film, bien rythmés et magnifiquement filmés avec de très beaux plans. La première partie consacrée à la rencontre du couple est vraiment très lumineuse et insouciante. Ils se découvrent et découvrent Cambridge, donnant vraiment envie d’y aller entre les fêtes et les cours avec l’élite. Et même si la fin est plus sombre avec la découverte de la maladie dont souffre Hawkins, ça ne dure pas longtemps. Il se reprend très vite et sa maladie devient même le moteur d’un renouveau pour lui, ce que l’on voit avec la partie suivante qui est de la loin la plus belle de l’histoire et la plus difficile à regarder aussi parfois. Je regrette peut-être un peu que ses recherches ne restent qu’en lisière de l’histoire, j’aurais aimé voir un peu plus Stephen le scientifique plutôt que tellement Stephen l’homme malade. Même s’ils font tout pour que ce ne soit pas triste, je n’ai pas pu m’empêcher de l’être au fur et à mesure qu’on le voit changer et perdre ses facultés physiques. J’aurais aussi aimé que l’histoire soit moins centrée sur le couple qu’il forme avec Jane. C’est d’ailleurs pour cela que j’ai moins aimé la dernière partie consacrée à l’éloignement puis la séparation du couple. En plus, il faut dire qu’ils avaient un peu trop tiré sur la fibre sensible des téléspectateurs. C’était trop larmoyant et ça a fini par m’agacer un peu. J’ai trouvé le début bien mieux réussi que la fin, sauf le coup du retour en arrière dans le temps (joli clin d’œil aux recherches de Stephen).

Les acteurs qui ont été choisis sont très bons. J’avais déjà repéré  Eddie Redmayne qui joue Hawkins dans les Piliers de la Terre, et il tient ici son rôle avec beaucoup de justesse. C’est notamment une excellente interprétation de la déchéance physique du scientifique. On sent celle-ci arriver dès les premières images (après la petite incursion dans le futur bien sûr), et il sait très bien nous y conduire par petites touches subtiles, c’est vraiment très bien fait. Puis une fois la maladie déclarée, c’est poignant et même très dur, difficile, de le voir continuer à se battre avec ce corps qui le lâche. Par la suite, on a quand même beaucoup de mal à savoir ce qu’il ressent, ce n’est que très peu abordé et montré, dommage. Felicity Jones qui joue sa femme est aussi très bien choisie, je l’ai trouvée très convaincante. Elle est pleine de douceur et de fraicheur. Elle a une  grande force de caractère et ne laisse pas tomber même quand il essaie de la repousser soi-disant pour son bien. C’est une femme très forte et courageuse qui montre combien l’amour est important et peut triompher de tout, ou presque… Il est cependant dommage de la voir se sacrifier à ce point pour lui. On se demande où sont passés ses rêves de doctorat en poésie médiévale à un moment. Du coup, elle est vraiment très triste aussi. On sent qu’elle a tout donné pour son couple mais sans parvenir au but qu’elle s’était fixée, d’où la séparation. Au début, leur couple est superbe, intense. Leur rencontre est amusante, puis le couple devient vite évident. C’est une vraie force où chacun d’eux peut puiser, du moins au début. Ensuite, j’ai l’impression que c’est plus une contrainte voire une prison dans laquelle ils se sont enfermés et dont ils n’arrivent pas à sortir. Enfin, Stephen est entouré d’un groupe de véritables amis, ce qui est vraiment très agréable à voir. D’ailleurs quelle bonne idée d’avoir choisi Davis Thewlis pour jouer les professeurs, je l’avais tellement aimé dans Harry Potter. Et c’est un vrai soutien dans tous les sens du terme pour Stephen, professeur et ami à la fois. Il lui est d’une grande aide comme on le voit lors de ses conférences ou de ses différents progrès scientifiques. Bref, un très joli rôle bien qu’un peu discret vu qu’on ne voit pas assez le côté scientifique de sa vie.

Enfin, je n’en parle pas forcément très souvent, mais j’ai trouvé la musique excellente. Bien que discrète, elle s’adapte parfaitement aux scènes qu’elle illustre et souligne.

Donc encore un film à voir surtout si l’on est intéressé par la vie de ce grand scientifique.

Ma note : 14 / 20

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