Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

Tango d’Est Em

Titre : Tango

Auteur : Est Em

Éditeur vf : Éditions H

Année de parution vf : 2010

Nombre de pages : 181

Histoire : Théo, danseur professionnel, est aujourd’hui incapable de remonter sur scène depuis que sa mère est morte. Pour se changer les idées, il devient acteur le temps d’un film et joue avec Darren, un acteur prometteur et au succès grandissant. Par jeu, ils s’embrassent mais loin de passer inaperçus, ils deviennent le centre de rumeurs lancées par un magazine people… Un premier manga où le sens artistique de l’auteure parvient à créer un univers dans lequel se mêlent la tradition esthétique japonaise de Kyôto à l’exubérance du monde des stars hollywoodiennes. Une histoire d’amour et de passion où les contraires vont peut-être une nouvelle fois s’attirer…

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Livres - Essais·Livres - Mangas / Manhwa / Manhua·Séries Tv - Films

Hommage au studio Ghibli, les artisans du rêve

Titre : Hommage au studio Ghibli, les artisans du rêve

Auteurs : Collectif

Editeur : Ynnis avec la collaboration d’Animeland

Année de parution : 2017

Nombre de pages : 135

Résumé : Fin 2016, Hayao Miyazaki refait parler de lui après son annonce de retraite, alors que la relève semblait assurée avec de dignes successeurs tels que Makoto Shinkai, et son film your name. qui bat tous les records, ou encore Mamoru Hosoda – bien que les deux réalisateurs aient des approches très différentes du cinéma. L’animation japonaise est de nouveau sous les projecteurs !
À l’heure où les activités du Studio Ghibli sont quelques peu latentes mais que tous les yeux restent braqués sur lui, ce mook était une évidence. Le moment est donc idéal pour crier notre amour pour l’animation, en faisant un focus tant mérité sur Ghibli : hommage au studio, ce mook est construit sous forme de rétrospective. Biographies, articles thématiques, chroniques, coulisses… Rien n’est occulté dans cet ouvrage pour mettre en valeur le travail de Ghibli. En bonus inédits, les lecteurs trouveront deux visuels de Miyazaki encore jamais diffusés en France, et surtout des dessins hommage réalisés par une sélection des meilleurs artistes français en lien avec le Japon !

Mon avis :

Cette somme retrace le parcours des studios Ghibli de leurs origines à nos jours. C’est un ouvrage simple mais bien documenté. L’édition est agréable, souple et solide, avec une jolie couverture et pas mal d’illustrations. Certains sont mêmes inédites à la fin, ayant été réalisées par des artistes uniquement pour cet ouvrage et sont d’ailleurs très belles.  Lire la suite « Hommage au studio Ghibli, les artisans du rêve »

Séries Tv - Films

Ave, César! de Joel et Ethan Coen

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Titre : Ave, César !

Réalisateurs : Joel et Ethan Coen

Année de sortie : 2016

Acteurs : Josh Brolin, George Clooney, Alden Ehrenreich, Ralph Fiennes, Channing Tatum, Tilda Swinton…

Histoire : À Hollywood, dans les années 1950. Eddie Mannix travaille à la production pour le studio Capitol Pictures. Il officie également comme fixeur : il doit régler les problèmes en tout genre des stars. Il doit ainsi retrouver le célèbre Baird Whitlock qui a disparu en plein tournage de Hail, Caesar!. Il doit également gérer plein de petits tracas, comme le réalisateur exigent Laurence Laurentz, la presse, la grossesse d’une actrice, sa vie de famille et la société Lockheed qui souhaite l’engager.

Mon avis :

Encore un film complètement loufoque des frères Coen. J’ai beaucoup ri tout du long mais j’ai trouvé que l’histoire partait un peu dans tous les sens.

On retrouve encore une fois un casting aux petits oignons avec un Georges Clooney fantastique comme acteur de films et séries B mais qui a un gros melon. Avec son teint buriné et sa petite frange bouclée, il faisait l’acteur de péplums par excellence. Ensuite, Josh Brolin fait un parfait directeur de studio de cinéma, viril, cynique et dirigiste à souhait. Il est bien conscient de la bêtise de ses acteurs et de la qualité de ce qu’il fait, mais il vend du rêve et il le vend bien. Il a un petit côté Walt Disney avec sa moustache et son côté mégalo. J’ai aussi beaucoup aimé les rôles de Tilda Swinton avec ces deux soeurs jumelles journalistes complètement folles. Bref, un casting de très bons acteurs dans des rôles plus barrés les uns que les autres. On croise plein d’acteurs connus au détour des scènes et l’ensemble une bien joyeuse bande.

Tout le film est d’ailleurs porté par cette bonne ambiance générale. On a vraiment l’impression que les frères Coen se sont faits plaisir ici, de même que leurs acteurs. Ça doit être jouissif de jouer de tels personnages dans une histoire aussi loufoque qu’eux. En effet, le film est entre la comédie et le polar, le tout dans le milieu du cinéma. On suit Eddie Mannix (Josh Brolin), un « fixer », un homme engagé par les studios hollywoodiens dans les années 50 pour régler les problèmes des stars, et il va en avoir à régler. Tout commence par l’enlèvement de LA star du studio qui joue dans LE film que tout le monde attend, c’est-à-dire Baird Whitlock (Georges Clooney) par un groupe de scénaristes communistes. Il se retrouve donc en costume de centurion dans une maison californienne avec vue sur la mer qui rappelait furieusement celle de la Mort aux trousses, le tout avec un groupe de communistes là pour parler du devenir du monde. Eddie doit maintenant le retrouver et essayer de cacher sa disparition aussi bien à ceux qui travaillent avec lui qu’aux journalistes. Aussi bien l’enlèvement que sa rencontre avec les communistes que tout ce qui en découle aux studios est très drôle. On passe ainsi sur les plateaux du péplum, à la comédie musicale, qu’au film romantico-historique, avec tous les clichés du genre. Et Eddie doit se dépatouiller avec tout ça, surtout qu’il ne va pas avoir que le petit problème de Baird à résoudre.

D’un point de vue technique, rien à dire, c’est vraiment un beau film avec des plans bien travaillés, des mises en abymes intéressantes, de belles compositions lumineuses, et des couleurs incroyables. Malgré le côté brouillon du scénario, j’ai vraiment passé un très bon moment même si au début je ne voyais pas trop où on allait.

Ma note : 15 / 20

Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

Kasane : La voleuse de visage de Daruma Matsuura

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Titre : Kasane, la voleuse de visage

Auteur : Daruma Matsuura

Éditeur vf : Ki-Oon (seinen)

Années de parution vf : 2016-2019

Nombre de tomes vf : 14 (série terminée)

Résumé du tome 1 : Kasane est une fillette au visage repoussant, presque difforme, régulièrement insultée et maltraitée par ses camarades de classe. Sa mère, actrice de premier plan célèbre pour son immense beauté, lui a laissé pour seul souvenir un tube de rouge à lèvres et une consigne mystérieuse : “Si un jour ta vie devient trop insupportable, maquille tes lèvres, approche l’objet de ta convoitise et embrasse-le.”
Quand, au bord du désespoir, Kasane s’exécute, elle fait une découverte incroyable : le rouge à lèvres légué par sa mère lui permet de s’approprier le visage de ses victimes ! À la fois malédiction et bénédiction, cet héritage va offrir à la jeune femme un avenir auquel elle n’osait rêver jusqu’alors…

Mes avis :

Tome 1

Voici un titre assez particulier aussi bien du côté des dessins, de la mise en page que de l’histoire.

J’ai trouvé la couverture très belle et je pensais trouver les dessins à l’intérieur à l’avenant, mais je suis un peu déçue. Le titre fait vraiment très seinen alors qu’au départ sans m’être renseignée je pensais trouver un josei déguisé en seinen, la déception s’en ressent. Le découpage et la mise en page sont classiques. Ils n’ont rien d’exceptionnel et ne m’emballent pas, cela manque d’envergure, dommage. Les dessins sont assez fades et les décors quasi inexistants.

L’histoire est dérangeante mais intéressante. L’idée de créer en quelque sorte un sortilège pour permettre à une fille laide mais douée pour le théâtre de voler le visage des jeunes premières pour sublimer leur jeu est bonne, mais ce n’est pas très bien amené. Au final, on ne voit jamais vraiment la laideur de Kasane, c’est surtout sa folie qui marque. Pourquoi d’ailleurs faut-il qu’en plus d’être moche, elle soit folle ? Cela manque de subtilité. L’avancement de l’histoire est assez classique aussi. Elle découvre le pouvoir de sa mère, le teste étant enfant et a une mauvaise expérience. Elle ne le re-teste donc pas avant plusieurs années et cela se passe mieux. Bien sûr, elle se fait remarquer par une ancienne connaissance de sa mère qui va vouloir se servir d’elle maintenant. Rien de bien palpitant pour le moment. On se demande juste à qui sa mère avait pris son visage et comment elle faisait pour le conserver.

Ce qui pourrait vraiment être intéressant, c’est la réflexion sur le talent et la beauté. Ne peut-on avoir l’un sans l’autre ? Et comment réussir quand on n’a que l’un des deux ? Mais je ne suis pas sûre que l’auteur pousse vraiment la réflexion jusque là. J’ai peur qu’il reste trop en surface comme c’est le cas dans les relations de Kasane avec ses camarades. Pour l’instant, elle a juste l’image d’une fille laide, renfermée, qui ne fait aucun effort pour s’intégrer.

Ce titre a un petit quelque chose de Conductor qui était sorti chez le même éditeur mais en moins beau et moins abouti pour le moment. J’espère que ça va s’améliorer sinon la série ne va pas faire long feu pour moi.

Tome 2

Un an plus tard, je redonne finalement sa chance au titre et je reviens en partie sur mon jugement. J’ai trouvé ce tome 2 bien mieux construit. L’histoire démarre vraiment ici avec la premier « hôte » de Kasane. La relation d’amour/haine et de co-dépendance entre les deux est très intéressante et bien décrite. J’ai aimé voir les premiers pas de Kasane sur scène avec son nouveau visage. J’ai aimé la voir petit à petit sortir de sa coquille, trouver quelqu’un qui semble voir au-delà de son nouveau beau visage. Mais surtout, j’ai aimé l’inéluctable moment où tout se casse la figure parce que son hôte est jalouse de son succès. Le talent de Kasane ainsi que sa détresse parce qu’elle ne peut l’exprimer qu’en volant la vie d’une autre est criant. L’idée de faire de son hôte une jeune femme victime d’une maladie qui l’oblige à dormir pendant de longues périodes est bien trouvée et justifie du coup leur relation même si celle-ci devient de plus en plus malsaine au fur et à mesure parce qu’au final son hôte n’est pas aussi talentueuse qu’elle. C’est dérangeant mais plein d’émotions aussi. Je vais continuer encore un peu l’aventure.

Tome 3

Je confirme que la série a pris une bien meilleure direction que je le croyais dans le tome 1. J’ai encore pris beaucoup de plaisir dans ce tome où Kasane endosse pleinement le rôle de Nina après un dénouement tragique de leur relation. Celle-ci était tellement malsaine qu’elle ne pouvait que se terminer ainsi, je ne suis pas surprise. L’auteur nous livre un vrai drame shakespearien à chaque chapitre puisque après la chute de Nina, nous avons droit à la crise de remords de Kasane. Ceux-ci la rendent d’autant plus humaine et montre peu à peu ce que cachait sa folie. J’aime énormément la voir dévoiler toute la richesse de son caractère. L’importance que sa mère revêt pour elle est criant dans la seconde partie de ce tome et j’ai aimé la façon dont l’auteur met en scène sa nouvelle vie pour la faire se détacher de ce personnage tutélaire. C’est tordu et puissant à la fois. Je suis aussi sous le charme de son nouveau compagnon de scène et j’espère qu’on le reverra. Il semble, lui aussi, voir derrière le masque et sait la pousser dans ses retranchements pour qu’elle donne tout.

Tome 4

Ici, l’auteure a choisi de faire basculer son histoire en introduisant un nouveau personnage assez inattendu : la demi-soeur de Kasane. On en apprend ainsi un peu plus sur la mère de Kasane et sur celle à qui elle avait volé le visage. C’est vraiment passionnant même si c’est aussi très sombre et franchement glauque. La vie que Nogiku a connu est juste horrible et j’en ai vraiment frissonné d’horreur. Par contre, j’aime beaucoup ce qu’elle ajoute à l’histoire. Tout le parallèle entre sa vie et celle de sa soeur, et leur façon diamétralement opposée de concevoir le théâtre est assez intéressant et bien fait. Cela donne une autre dimension à l’histoire, on va s’intéresser plus profondément au fait de jouer un rôle et d’être soi-même. Au passage, on remarque encore plus avec ce tome à quel point les romances ne sont pas le sujet de l’histoire, Kasane a besoin de s’accepter elle-même et non d’être reconnue par les hommes et ceux qui croisent son chemin ne sont là que pour combler un manque et non pour vraiment la soutenir et la faire progresser ce qui est un peu dommage. En attendant ce nouvel axe de l’histoire me donne encore plus envie de poursuivre.

Tome 5

Avec ce tome, on plonge encore un peu plus dans la noirceur et la folie de Nogiku, la soeur de Kasane, délaissant un peu cette dernière. Daruma Matsuura continue à nous livrer un drame de plus en plus shakespearien où les deux soeurs se rapprochent sans savoir qui elles sont vraiment. Le double jeu auquel elles se livrent toutes les deux est bourré de tension et en même temps plein de tristesse parce qu’on sent qu’elle pourraient bien s’entendre et qu’elles ont besoin l’une de l’autre. J’aime beaucoup la façon dont Nogiku mène l’enquête en se servant de ses charmes pour obtenir des informations, c’est tordu à souhait. De même, quand elle revient chez elle et commence à assembler les différentes pièces, la scène donne des frissons. Avec juste 5 tomes, le mangaka a réussi à créer un univers très riche, plein de tension et de drame avec un vrai côté théâtral qui correspond parfaitement à la série.

Tome 6

Ce tome amorce la fin d’un cycle et préfigure le suivant. A l’image de la couverture, nous sommes en plein drame. Nogiku a décidé de se venger et de ne pas laisser sa soeur faire impunément ce qu’elle veut, mais ça pose la question de savoir qui est la plus cruelle des deux au final. J’avais pourtant beaucoup aimé revoir Kasane sur les planches. Le rôle lui allait à merveille et était très beau (ça m’a donné envie d’essayer de lire du Tennessee Williams ><). Alors je suis un peu triste qu’elle doive déjà renoncer à cause de Nogiku même si c’était inévitable. Je trouvais qu’elle s’ouvrait enfin aux autres et là il va falloir tout recommencer mais heureusement une nouvelle voie s’ouvre à elle et un nouveau drame est sur le point de se jouer. La tension est toujours aussi présente chez les deux soeurs même si elles agissent un peu chacune de leur côté et j’attends la prochaine confrontation avec impatience.

Tome 7

Nous plongeons dans un tout nouvel arc avec ce tome 7. Je suis assez surprise de voir où en est arrivée l’histoire, je n’aurais pas cru ça au début. Ici, j’ai été ravie d’en apprendre un peu plus sur le passé de la mère de Kasane même si je suis restée sur ma faim tant il y avait d’ellipses dans son récit. Du coup, je comprends pourquoi mon amie Les voyages de Ly me dit et répète de lire le roman Izana qui lui est consacré. Mais au moins grâce à ce qu’on voit ici, on comprend un peu mieux le personnage de Kingo et on devine aussi ce qu’il va bientôt suggérer à Kasane. Celle-ci pour pouvoir poursuivre sa carrière a dû trouver un nouveau visage et elle s’est naturellement tournée vers sa soeur, tombant dans le piège qu’elle lui avait savamment tendu, mais au final je commence à me demander qui est vraiment tombé dans les filets de qui. Les deux soeurs sont tellement perdues et traumatisés par leur passé que leur folie les bouffe chacune d’une façon différente. J’ai tout de même aimé la franchise avec laquelle finit par se livrer Kasane, ça montre sa grande faiblesse au niveau relationnel et sa naïveté. Et j’aime aussi les changements qui commencent à s’opérer chez Nogiku maintenant qu’elle s’est libérée d’un poids en brûlant la maison de son père. Maintenant, il va falloir guetter leur collaboration notamment après que Kasane ait décroché le rôle de Lady MacBeth auprès de son ancien amant. C’est toujours aussi passionnant à suivre. On s’inquiète, on tremble pour elles et on se demande comment ce drame va bien pouvoir finir.

Tome 8

Quel tome magistral ! On sent monter la tension à chaque page d’abord au fur et à mesure que chacune des filles sombre dans la folie, puis au fur et à mesure que chaque « camp » élabore ses plans pour anihiler l’autre. J’ai vraiment trouvé ça jouissif. Nogiku est un personnage vraiment fort et fascinant à suivre, sa fragilité, son désir de vengeance mais aussi ses petits changements vis-à-vis de Yuto la rendent diablement humaine, ce qui dérange encore plus. Les hésitations de Kasane lors des répétitions sont aussi passionnantes à suivre. On voit bien à quel point c’est dur pour elle de se laisser aller, de regarder en face ce qu’elle a fait et tout sans sombrer dans la folie comme sa mère. C’est superbement mis en scène par l’auteur dans ce parallèle avec la pièce de Shakespeare que joue Kasane. Ça me donne d’ailleurs très envie de relire MacBeth ^^

Tome 9

Je suis un peu déçue par ce tome car même si le drame que j’attendais se produit enfin, l’histoire est coupée en plein élan au milieu pour revenir encore une fois sur le passé d’Izana. Certes, il est très intéressant et il fallait bien un jour qu’on apprenne comment elle avait fait pour devenir actrice mais je ne sais pas si c’est très judicieux de le placer là et sous cette forme assez longue et lourde (pas subtile) au passage. En plus, il y a une grosse zone d’ombre au plus mauvais moment, c’est-à-dire concernant l’apparition du rouge à lèvre magique dont au final on ne sait rien sur la provenance, ce qui est bien dommage. Sinon le reste, une fois de plus, est digne d’un vrai drame shakespearien aussi bien du côté du passé d’Izana que du présent de Kasane. Cette dernière a enfin compris que Nogiku l’avait trahi et sa vengeance est terrible. Seul point noir, j’avais deviné ce qui allait se passer grâce à quelques petits indices qui avaient été glissés dans le tome précédent, c’est dommage pour l’effet de surprise. Mais je suis contente qu’elle sache enfin la vérité, ça va pouvoir faire avancer l’histoire. Reste encore Kingo qui semble cacher bien des secrets mais on ne devrait pas tarder à les découvrir, je sens. Maintenant, l’attente jusqu’au prochain tome va être longue après avoir enchaîné ceux-ci jusqu’à présent…

Tome 10

Je ne suis pas plus convaincue par ce tome que par le précédent. Si j’ai aimé finalement qu’on revienne sur le passé d’Izana, j’ai trouvé la suite un peu redondante avec ce qu’on a déjà lu. En effet, une nouvelle « rivale » apparait pour Kasane qui est en plus une ancienne connaissance et donc qui risque de la percer à jour. Ça ne vous rappelle rien ? Moi si et ça m’a vraiment gênée. Pourtant j’aimais l’idée de retrouver ce personnage qu’on a croisé au début, ça donnait une nouvelle dimension à son histoire mais aussi à son jeu. Il y avait un petit côté « Laura ou la passion du théâtre » avec les deux filles interprétant le même rôle. Et puis, j’aime toujours quand on revient sur le monde du spectacle et qu’on la voit jouer. Ce sont toujours des moments très forts comme quand elle arrive à contourner les directives de son metteur en scène ici. Je suis par contre un peu déçue de la voir se renfermer dans sa coquille après avoir appris ce qui était arrivé à sa mère et dans quelles circonstances elle avait disparu. C’était un moment très fort de ce tome. Je ne m’y attendais pas et ça m’a fait voir Izana d’une toute autre façon. J’aurais aimé que ça pousse Kasane dans une autre direction que celle qu’elle a choisie. En attendant, le titre reste sombre et torturé à souhait. C’est toujours aussi bien construit et plaisant à lire, mais j’attends un peu sa chute maintenant alors je trépigne.

Tome 11

Voici le tome de l’inéluctable. La chute attendue se produit enfin et de la plus magistrale des façons. Alors que Kasane est au sommet de sa gloire, que son interprétation de l’étoile filante est d’une justesse étourdissante, qu’Habuta est sur le point de voir son rêve se réaliser, tout s’écroule. Elle est à nouveau trahie par celle qu’elle considère comme une amie et le pire c’est que celle-ci le fait en pensant l’aider. C’était déchirant de la voir ainsi sombrer et de voir son destin basculer.

J’ai détesté Iku sur le moment. Avec tous ses beaux discours, elle est d’une naïveté crasse. Non, une actrice ne peut pas réussir comme le faisait Kasane si elle n’est pas belle. Non, une actrice moche n’a pas accès au même rôle et on ne me fera pas croire qu’il suffit d’aimer le théâtre pour se satisfaire de n’importe quel rôle, c’est complètement utopique et hypocrite. Alors je croise les doigts pour qu’on ne se dirige pas vers cela. Moi, je préfère garder un message sombrement réaliste que de tomber dans l’hypocrisie à deux balles.

En attendant, grâce à cette chute, on voir Kasane se remettre en question et repartir sur les traces de sa mère. N’ayant toujours pas lu le roman qui lui est consacrée, je suis assez contente de trouver ça dans le manga et je ne me demande bien ce qu’elle va trouver.

Quant aux deux filles qui partent à sa recherche, elles ne pourraient être plus différentes et ça annonce de beaux déchirements. Nogiku est toujours en prise avec sa folie et ça se comprend avec tout ce qu’elle a vécu. Son désir de vengeance est donc tout à fait légitime. Je croise les doigts pour avoir une confrontation au sommet qui ne se résoudra pas par un tour de passe passe bien mélo…

Tome 12

La dernière ligne droite est belle et bien engagée. Habuta retrouve Kasane dans le village natal de sa mère et celle-ci a bien changé. Il lui propose alors le rôle de sa vie, celui pour lequel il a toujours cherché à la préparer mais ce ne sera pas un rôle de tout repos. En effet, à travers ce dernier rôle l’autrice met tout en jeu, tout ce qu’elle a créé autour de son personnage et de son univers. On y retrouve l’histoire à l’origine du « pouvoir » de Kasane et sa mère, les relations de ces dernières à leurs nemesis, leur passion pour le théâtre, la complexe question de la beauté et de la laideur. C’est très complet.

Du coup, ce tome est peut-être un peu lent, un peu lourd et pesant à suivre. On ne reconnait plus la nouvelle Kasane qui semble effectivement nous cacher quelque chose. Elle est presque apathique. Par contre, j’ai aimé la voir chercher de l’aide et de quelle façon auprès de celles à qui elle a causé du tort. J’ai aimé voir l’évolution de ces dernières sur tous les points. Et surtout, j’ai aimé sentir la tension monter autour de tout ce petit monde et d’Habuta qui sent le coup venir mais ne sait pas trop où chercher.

Ce tome était donc passionnant à lire malgré l’oppression que j’ai parfois ressentie. C’est encore très dur et on se dit que ça ne peut finir que par une tragédie, ce que me conforte l’ambiance à la Ashita no Joe.

Tome 13

Quelle intensité dramatique dans cet avant-dernier tome. Daruma Matsuura renverse complètement l’histoire que l’on connaissait jusqu’à présent pour mettre Habuta au coeur de tout, cet homme qui a toujours été là dans l’ombre près d’Izana puis près de Kasane. C’est bouleversant de voir combien sa vie tourne autour de ces deux femmes et combien ça va le marquer.

Ainsi on voit pendant de longs passages le montage de SA pièce et c’est clairement le point culminant de l’histoire. J’ai beaucoup aimé la légende qu’il y met en scène. Elle est belle et forte. J’ai aimé le rôle qu’il a attribué au début à Kasane et Iku, ça correspond tellement bien à l’image qu’il a d’elles. Mais je n’ai pas été surprise par le retournement les concernant à la fin, c’était une évidence pour moi et ça annonce une dernier tome dantesque avec la nouvelle mise en scène de cette pièce. J’attends ça avec beaucoup d’impatience.

En parallèle, le mystère autour du rouge à lèvres et de la mère de Kasane se dévoile non sans surprise. Je n’avais pas vu venir les révélations de Kasane ni la découverte d’Habuta, mais c’est assez logique finalement. C’est intense, c’est dramatique, c’est triste et ça nous touche, nous lecteur, la vie tellement dure qu’a vécue cette femme.

Dans cet avant-dernier tome, Daruma Matsuura rassemble donc les derniers éléments de son histoire nécessaires à un final très intense et riche en émotion j’en suis sûre. Il nous livre une histoire dramatiquement belle et cruelle à la fois, qui a tout d’un conte de Grimm. Magnifique !

Tome 14

Daruma Matsuura a décidé d’apporter ici la dernière touche à son oeuvre. C’est difficile pour moi d’en parler, j’avoue. J’ai du mal à trouver les mots pour décrire ce que j’ai ressenti lors de cette ultime lecture. Après avoir vécu tant de drame et passion avec Kasane, j’ai eu le sentiment d’être vidée avant même de commencer cette lecture. Du coup, je n’ai pas ressenti toute l’intensité que j’aurais souhaité ici.

Pourtant le final démarre fort en revenant sur le tragique passé de la mère de Kasane qui est quand même à l’origine de toute cette histoire. C’était nécessaire et parfaitement satisfaisant. J’ai trouvé son histoire belle et poignante. Izana est un très beau personnage de tragédie. En plus, avec elle, c’est l’occasion d’enfin tourner les projecteurs vers Kingo, le personnage qui a été dans l’ombre tout du long alors que c’est peut-être celui qui aura le plus apporté à nos héroïne. J’ai été ravie de le redécouvrir ici.

Vient ensuite le défi qu’a décidé de relever Kasane : jouer sous son propre visage. C’est là que quelque chose ne s’est pas passé chez moi. Est-ce parce que ça va trop vite, qu’on ne la voit pas assez travailler, répéter, jouer sur scène ? Je ne sais pas mais je n’ai pas ressenti les émotions intenses que j’avais pu ressentir autrefois et que j’aurais dû ressentir (d’après l’autrice) à certains moments clés ici. J’ai aimé voir Kasane se débattre avec ce nouveau corps, ce nouveau visage, cette nouvelle façon d’appréhender son art, mais ce n’était pas assez intense. De la même façon, j’aurais aimé voir plus la pièce, qui est quand même une clé de compréhension importante dans l’histoire de la mère et de la fille. Je reste sur ma faim.

Concernant le final sans trop en dire, je l’ai trouvé très beau, très juste pour conclure cette série dramatique. On s’attend à une certaine réponse de l’autrice et elle nous en propose finalement une toute autre, mais j’ai aimé cette surprise et j’ai trouvé qu’elle était parfaitement dans le ton et l’esprit de la série, me rappelant ces vieux titres dramatiques des années 70-80. Kasane restera donc une très belle série dans mes souvenirs, une série dont j’aurai beaucoup aimé le drame personnel et familial qui se jouait sous nos yeux avec sa touche de fantastique et surtout la belle image qu’elle nous a donné du théâtre !

Ma note : 16 / 20

Séries Tv - Films·Tops et Classements

Top Films version Alphabet

Après le top manga, je vais m’essayer à un top des meilleurs films avec le même type de classement, ce qui risque de ne pas être de la tarte vu le nombre de films que j’ai vus (plus de 1000 selon Seriebox).

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Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

Skip Beat! de Yoshiki Nakamura

Titre : Skip Beat!

Auteur : Yoshiki Nakamura

Éditeur vf : Casterman (Sakka)

Années de parution vf : Depuis 2008

Nombre de tomes vf : 44 (en cours)

Résumé du tome 1 : Kyôko Mogami est une jeune fille travailleuse, gentille et serviable. Elle vit à Tokyo avec son ami d’enfance Shô Fuwa, qu’elle a suivi dès la fin du collège pour l’aider à réaliser son rêve : devenir une star du show business.
À présent, Shô commence à avoir du succès et il le doit en grande partie à Kyôko, qui cumule deux jobs pour subvenir à leurs besoins. Mais en fait, il s’est bien servi d’elle ! Et lorsque celle-ci le surprend en plein aveu, son côté obscur surgit soudain. Elle devient alors obsédée par son besoin de vengeance. Pour faire mordre la poussière à Shô, elle doit entrer à son tour dans le show business et grimper les échelons qui mènent à la gloire. D’emblée, elle cible la plus grosse agence d’artistes, celle où est le rival de Shô, et réussi à être autorisée à passer une audition…

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