Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

Immortal Rain de Kaori Ozaki

Titre : Immortal Rain

Auteur : Kaori Ozaki

Editeur vf : Doki Doki

Années de parution vf : 2011-2013

Nombre de tomes : 11 (série terminée)

Résumé du tome 1 : Depuis des siècles, Rain Jewlitt parvient à échapper aux assassins et aux chasseurs de primes qui souhaitent percer le secret de son immortalité. Machika, une jeune femme pleine de vie, s’est fait le serment de venger son grand-père, « Zol le faucheur », décédé dans cette quête. Mais sa rencontre avec Rain, tourmenté par le poids des siècles, va lui révéler que l’amour n’est pas toujours bien loin de la haine…

Mes avis :

Tome 1

Après avoir lu et beaucoup aimé Our Summer Holiday de la même auteure, il me fallait tester sa série plus longue parue il y a quelques années : Immortal Rain. Celle-ci est dans la veine des shojos des années 90 que j’aimais beaucoup. C’est un récit plein d’aventures et de bons sentiments avec un dessin agréable mais un peu daté, le tout dans un univers fantasy bien maîtrisé à première vue.

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Dragon Ball d’Akira Toriyama

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Titre : Dragon Ball

Auteur : Akira Toriyama

Editeur vf : Glénat

Années de parution vf : 1993-2000

Nb de tomes : 42 (série terminée)

Résumé du tome 1 : Goku vit seul dans la montagne depuis la mort de Gohan, son grand-père adoptif. Il y mène une vie insouciante jusqu’à l’arrivée de Bulma, qui parcourt le monde à la recherche des Dragon Ball, les 7 boules de cristal.
Celles-ci, une fois rassemblées, permettent d’invoquer le Dragon Shenron, capable d’exaucer n’importe quel vœu.rnrnPlutôt que de lui donner la boule aux quatre étoiles laissée par son grand-père, Goku décide de suivre Bulma dans sa quête.
Ils ne tarderont pas à croiser Pilaf, qui veut utiliser les boules de cristal pour devenir le maître du monde.

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Mon avis sur la série :

Certainement le premier manga que j’ai lu et celui qui m’a fait découvrir le genre. J’ai d’ailleurs chez moi la première édition sortie chez Glénat et malgré les nombreuses lectures que j’en ai faite et l’usure du temps, je ne compte pas m’en séparer.

Dragon Ball est une petite bouffée de fraicheur et de franche rigolade à chaque relecture. J’aime l’humour « panpan culcul » de l’auteur, j’aime le graphisme déjanté de son univers et les nombreuses inventions qui le peuplent – souvent grâce à Bulma. Ce qui fait que j’ai un gros penchant pour la première partie, celle où Sangoku est encore enfant. Ensuite avec l’arrivée des tournois et leur répétition, on perd peu à peu l’âme de la série. Et selon moi, celle-ci aurait dû s’arrêter avec Freezer où l’on a atteint des sommets, ensuite ce ne sont que rajouts inutiles. On perd en inventivité à chaque chapitre. Car ce qui a fait le sel de la série, l’humour et le côté décalé, a disparu.

En effet dans la première partie est vraiment hilarante avec un Sangoku qui découvre le monde et les autres, et qui du coup est souvent à côté de la plaque donnant lieu à des répliques et des actions savoureuses. Ceux qu’il rencontre ne sont pas en reste, entre Bulma et ses réactions disproportionnées, Tortue Géniale un brin obsédé, Krilin qui voudrait être calife à la place du calife et j’en basse. Toute la petite bande est très amusante. Ce n’est que par la suite qu’ils se prennent un peu trop au sérieux et que ça devient moins drôle. Mais je me rappelle avec grand plaisir les premiers entraînements de Sangoku, les combats contre l’armée du Ruban rouge, et même les premiers tournois.

Ce que j’aime aussi dans cet univers, ce sont effectivement toutes les inventions, les gadgets et les artéfacts. Qui ne rêverait pas d’avoir un nuage et un bâton magique, des capsules pouvant contenir n’importe quel véhicule et même une maison, un radar qui localise les boules de cristal pouvant exaucer tous nos vœux ! Toriyama sait vraiment nous faire rêver. Et c’est cette capacité qui m’a fait aimer la série.

Quant au reste de la série, quand elle devient plus sérieuse, ce n’est plus qu’entraînement, montée en puissante et affrontement, même s’il reste quelques pointes d’humour parfois avec Chichi ou le couple Bulma/Vegeta, mais j’aime moins. Du coup, je retiens surtout la 1e partie et ne relis presque que celle-là. Mais c’est une série qui reste très chère à mon cœur et qui n’a jamais été égalée depuis à mon sens.

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A noter : Je n’ai pas du tout aimé la nouvelle traduction proposée par Glénat dans sa « version perfect ». Elle fait perdre tout humour à la série à cause de sa volonté de coller à l’originale. Dans une traduction, il faut adapter et ne pas faire du mot à mot, ce qui a été fait ici malheureusement. Ça donne une traduction très lourde, avec plein de renvois en bas de page, ce qui casse les gags. De plus, pour quelqu’un habitué aux anciens noms, qui a été bercée dedans avec le manga et l’animé, c’est très désagréable de les voir changer. Bref, malgré les superbes couvertures et les pages couleurs, je n’en ai acheté que le tome 1 et je ne pense pas faire la suite un jour.

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Vinland Saga de Makoto Yukimura

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Titre : Vinland Saga

Auteur : Makoto Yukimura

Editeur vf : Kurokawa

Années de parution vf : Depuis 2009

Nombre de tomes vf : 18 (en cours)

Résumé du tome 1 : Depuis qu’Askeladd, un chef de guerre fourbe et sans honneur, a tué son père lorsqu’il était enfant, Thorfinn le suit partout dans le but de se venger. Mais bien qu’il soit devenu un guerrier redoutable, il ne parvient toujours pas à vaincre son ennemi. Au fil des ans, enchaînant missions périlleuses et combats afin d’obtenir des duels contre l’homme qu’il hait plus que tout, le gentil Thorfinn est devenu froid et solitaire, prisonnier de son passé et incapable d’aller de l’avant. Jusqu’à ce que la vie le force à regarder le Monde différemment…

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Mon avis sur la série à ce jour :

Voici une série « historique » qui m’a de suite fait de l’oeil, forcément avec un sujet comme les Vikings, c’était obligé. J’y ai retrouvé au début tout ce que je pouvais espérer : des combats sans concession, des trahisons, des complots politiques, des hommes forts et rudes mais avec parfois de la compassion et surtout un magnifique trait pour retranscrire le tout. Il faut dire que depuis le 1e tome, la progression de l’auteur est fulgurante. Il a énormément gagné  en détails, aussi bien dans les visages des personnages, que dans leur habillement, ou les décors. Même les scènes de combat sont époustouflantes de vivacités.

Parce que bien sûr, Vinland Saga, du moins dans sa première partie est avant tout un concentré de combats et d’affrontements pendant lesquels on suit Thorfinn, jeune garçon en quête de vengeance qui a l’idée bien originale de s’attacher au meurtrier de son père, de le suivre partout, de vivre avec lui, pour mieux pouvoir le tuer. C’est ce parti pris qui m’a de suite fait accrocher à l’histoire. Voir un jeune garçon aussi fragile psychologiquement chercher à devenir plus fort pour se venger, sans véritablement comprendre le sens de sa démarche, m’a énormément plu. De même que celle du dit méchant : Askeladd qui est vraiment très très charismatique et n’a rien du méchant qu’on pourrait croire. C’est avant tout un homme politique et un guerrier dans toute sa splendeur, retord à souhait et fascinant du coup. Puis vient ensuite, le tout faible prince Knut, fils du roi Sven (un homme barbare et cruel), mais qui se révèle bien plus fort qu’on le croyait. Bref que des personnages pour qui les apparences sont trompeuses.

Et l’on suit tout ce petit monde vers une conclusion inévitable au tome 8. Une véritable apothéose qui aurait presque pu être la conclusion de la série, tant elle a été bien amenée et a réuni tous les fils conducteurs. Mais l’auteur n’a pas voulu s’arrêter là, sur une conclusion aussi sombre, et a décidé de faire une 2e partie sous le signe de la rédemption. Une 2e partie que je trouve pour le moment bien plus faible que la 1e, bien moins accrocheuse, avec des thèmes moins porteurs et trop de morale à mon goût. Si je devais résumer, je dirais que la 1e partie est vraiment de haute volée car sans concession, alors que la 2e est pour le moment un peu molle.

Dans cette 2e partie, Thorfinn est encore trop amorphe, trop épuisé par tout ce qu’il a vécu et vient tout juste de se réveiller et de se trouver une but (cf. le tome 13). Mais les personnages qui l’entourent sont bien fade en comparaison à Askeladd et ses compagnons. Heureusement, Knut le nouveau roi est là pour relever la donne et annoncer le retour de ce qui m’avait plu dans la 1e partie (violence, combats, complots politiques), du moins je l’espère. Mais pour le moment, cette partie bien que scénaristiquement réussie, m’ennuie. J’espère qu’il saura me donner tort et retrouver la dureté et franchise des débuts.

Une série à suivre.

Mes notes : 18 / 20 (1e partie) ; 16 / 20 (2e partie)

Note : 1e partie = Tomes 1 à 8 ; 2e partie = Tomes 9 à 18 (en cours)

Mes avis par tome :

Tome 14

Je pense qu’avec ce tome, on conclut enfin la 2e partie de cette série et ce n’est pas trop tôt. J’ai trouvé cette partie particulièrement lassante et bien en-dessous de la 1e. Ici, la rencontre tant attendue entre Thorfinn et Sven a tenu toutes ses promesses et a grandement relevé le niveau, même si les idéaux du premier semblent bien naïfs et me laissent un brin incrédule. Mais cela a le mérite de relancer la série dans une nouvelle direction. En ce sens, j’ai adoré le retour de Thorfinn dans son village et sa famille, tout en humour et bons sentiments, un vrai plaisir. Sa soeur est vraiment un personnage ! Je me demande quand même ce que la suite va donner maintenant et j’espère qu’on ne va pas perdre de vue les menées politiques de Sven.

Tome 15

On poursuit sur la nouvelle lancée annoncée dans le tome précédent, à savoir la recherche et la colonisation du Vinland. J’avais peur qu’on reste un peu trop chez Thorfinn et que ça devienne ennuyeux, mais pas du tout. On repart très vite vers de nouvelles aventures. Il est amusant de voir à quel point le fils de Thor a changé quand il rencontre un visage qu’il a déjà croisé enfant. J’ai beaucoup aimé voir les relations qui se nouent ici entre la bande de Thorfinn et Halfdan, ça nous apprend plein de choses. Par contre, il faut vraiment que l’auteur soit plus rigoureux, notamment dans les choix de noms, il part trop dans tous les sens et c’est brouillon. Le nouveau personnage que l’on découvre : Gudrid, me plaît déjà énormément. C’est un personnage comme on en voit souvent dans les mangas, en opposition complète avec le monde dans lequel elle vit et avec un côté très moderne. Anachronisme ou pas, elle me plaît. J’aime sa fougue, sa passion pour la mer et l’aventure. J’espère qu’elle va se joindre à la petite troupe pour leurs prochaines aventures. Il est d’ailleurs très plaisant de voir que l’auteur continue à nous surprendre en leur faisant prendre encore un chemin de traverse avant d’atteindre leur but. Je découvre une facette complètement nouvelle à la série et j’adore cela.

Tome 16

On repart complètement dans de nouvelles aventures avec ce tome et ça change tellement que j’ai du mal à faire le lien avec l’ambiance des premiers tomes, ça a l’air tellement loin maintenant. Je me suis amusée de la petite équipe qui part à la recherche de la Méditerranée. J’ai aimé que Thorfinn joue les chefs et impose ses décisions, notamment celle d’emporter Gudrid avec elle. Celle-ci est une vraie bouffée de fraicheur dans l’histoire tellement elle est gaffeuse et naïve. Elle est vraiment très drôle à suivre. Mais l’auteur sait passer de ce registre humoristique à un registre plus sérieux en un clin d’oeil comme le montre l’arrivée de la fine équipe sur le lieu du massacre d’une famille que connaissait Leif. C’est vraiment très violent, d’autant plus que ça surprend à ce moment-là de l’histoire. Ça nous permet de ne pas oublier la violence du monde dans lequel ils vivent. Mais leur voyage avance en tout cas, même avec ce petit retard et le nouveau membre de l’équipe qu’ils récupèrent. Il est plaisant de les voir naviguer et il est amusant de voir Thorfinn s’occuper de leur nouvelle recrue. J’ai aussi aimé que le passé ne soit pas oublié aussi bien avec la poursuite du fiancé de Gudrid (ils sont aussi bête l’un que l’autre mais la tante de Gudrid et les parents de son fiancé sont super eux !), ou avec la jeune fille qu’ils croisent dans les dernières pages et qui a maille à partir avec l’ancien Thorfinn. Résultat, je ne sais pas trop vers quoi on se dirige pour la suite et il me tarde de la lire !

Tome 17

Ce tome 17 est tout en tension. Il est centré sur l’affrontement entre Thorfinn et Hild et nous permet ainsi de refaire une incursion dans le terrible passé du premier. J’aimais beaucoup cette période de la saga et j’ai été ravie de revoir le Thorfinn impitoyable des débuts. Cela permet d’autant mieux de voir combien il a changé et muri depuis. Il a vraiment cherché à faire table rase du passé, à se débarrasser de sa colère, de son désir de vengeance. En cela, je le retrouve énormément chez Hild et j’espère qu’elle aura la même évolution parce que c’est un personnage qui me plaît déjà beaucoup. J’aime que ce soit une femme et j’aime que ce soit un inventeur de génie. C’est une dimension (l’évolution technique) qu’il manquait un peu à l’histoire et qui est parfaitement comblée ici. J’espère donc qu’on continuera à voir le personnage. Concernant son affrontement dans la neige avec Thorfinn, je n’ai pu m’empêcher de penser à The Revenant tellement il y avait de ressemblances même si c’était moins intense tout de même. Il en reste que le décor était très beau et s’accordait à merveille avec l’ambiance de ce duel. L’issue, elle, était inéluctable, Thorfinn n’a jamais vraiment été en danger et c’est justement ce qui manque ici, c’était un peu trop lisse, prévisible.

Tome 18

Mon dieu, que c’est bien écrit ! Le tome commence tout doucement avec le rétablissement de Thorfinn et les pitreries de son équipe, puis peu à peu on sent la tension monter au fur et à mesure que son passé le rattrape une nouvelle fois. J’adore comment l’auteur nous balade. On pense que ça y est on est partie dans une grande intrigue maritime mais non on revient encore sur le passé guerrier de Thorfinn dont il ne peut décidément pas se défaire. C’est tellement bien fait. J’ai adoré voir le retour d’une intrigue politique avec la guerre de succession de Jomsvikings cette fois. C’est classiquement mais tellement bien raconté et mis en scène. Ça permet de revoir Thorfinn au milieu des autres guerriers vikings et de voir combien il a changé. J’ai aimé qu’on le compare à son père et qu’on voit un bref instant celui-ci. C’est aussi intéressant de voir les manoeuvres des uns et des autres et de revenir sur des personnages de la première partie de la série. On voit que Makoto Yukimura n’oublie personne et sait utiliser tout ce qu’il a créé auparavant. J’ai aimé revoir Thorkell, brut de décoffrage comme toujours, et Floki, une fois de plus sournois. Le duo formé par Thorfinn et Hild fonctionne bien tant ils se ressemblent. J’ai vraiment passé un super moment et il me tarde de voir où le mangaka va nous embarquer.