Divers

Le fil du destin de Kaho Miyasaka

Titre : Le fil du destin

Auteur : Kaho Miyasaka

Editeur vf : Panini (shojo)

Année de parution vf : Depuis 2017

Nombre de tomes vf : 1 (en cours)

Résumé du tome 1 : Rino Sakuragi est secrètement amoureuse de Ren Kiritani, l’un des quatre membre du groupe d’amis inséparables qu’elle forme avec Chihiro et Hinase. La jeune fille a subit dans le passé une terrible humiliation de la part de son premier amour et est persuadée de ne pouvoir plaire à Ren qui est très populaire. De son coté, le jeune homme ne fait pas mystère de l’amour qu’il porte à sa petite camarade, mais sans effet : Rino est tout simplement incapable de décrypter le moindre signe d’affection de sa part. Pourtant cette année Ren a décidé de se déclarer clairement. Mais, alors que le jeune homme semble enfin parvenir à ses fins, Rino ressent de curieux symptômes…

Mes avis :

Tome 1

Après le Fil rouge (Akaiito), voici la série dérivée consacrée à Rino : Le fil du destin – Vive l’originalité des titres ! Kaho Miyasaka reprend les mêmes éléments qui ont fait la réussite du précédent titre pour lancer cette nouvelle saga. Malheureusement, cela donne aussi un petit goût de réchauffé à l’histoire même si je suis contente de retrouver toute la petite équipe.

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Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

Dernière heure de Yû

Titre : Dernière Heure

Auteur : Yû

Editeur vf : Akata

Année de parution : 2017

Nombre de tomes vf : 1/ 4 (série en cours)

Résumé du tome 1 : Cela fait cinq années que le Japon est en guerre. Mais Saku, jeune collégien, ne le réalise pas vraiment. Vivant sur une petite île isolée, son quotidien n’est synonyme que d’ennui, entre les cours et la frustration de repas trop sommaires. Pourtant, tandis que les affrontements semblent s’intensifier, une terrible nouvelle vient bouleverser sa vie et celle de ses camarades : désormais, chaque vendredi, certains d’entre eux seront appelés à aller se battre sur le front. Tous, sauf Saku et Miyako, son amie d’enfance, exemptés sans savoir pourquoi de partir à la guerre…

Mes avis :

Tome 1

Nouveau titre des éditions Akata, sous ses faux airs de Larme Ultime paru chez le même éditeur il y a plusieurs années, ce seinen est une vraie claque. En effet, malgré ses traits ronds et presque enfantins se cache une histoire sombre et cruelle diablement réaliste qui prend aux tripes. Lire la suite « Dernière heure de Yû »

Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

Le chant des souliers rouges de Mizu Sahara

Titre : Le chant des souliers rouges

Auteur : Mizu Sahara

Editeur vf : Kazé (seinen)

Année de parution vf : Depuis 2017

Nombre de tomes vf : 2 (en cours)

Résumé du tome 1 : Kimitaka rêve de devenir basketteur et Takara danseuse de Flamenco. Malheureusement, l’un comme l’autre manque de talent pour exceller dans sa passion. Un jour, ils se retrouvent par hasard sur le toit du collège alors que Kimitaka est sur le point de jeter ses basket rouges et Takara ses souliers rouges de Flamenco. Bien qu’ils ne se connaissent pas vraiment, la conversation s’engage. Chacun dévoile son envie de changer de vie et, comme pour symboliser cette volonté, ils échangent leurs souliers et décident d’embrasser la passion de l’autre. Une nouvelle vie s’offre désormais à eux…

Mes avis :

Tome 1

Nouveau titre de Mizu Sahara, auteur du recueil de nouvelles Un bus passe que j’avais particulièrement aimé. J’ai retrouvé ici son trait de crayon si typique et l’ambiance poétique et un brin morose mais pleine d’espoir qui caractérise son oeuvre.

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Séries Tv - Films

13 reasons why

Titre : 13 reasons why

Série américaine créée par : Diana Son

Diffusée en : 2017 sur Netflix

Durée : 50-60 minutes par épisode

Nombre d’épisodes : 13 (série terminée)

Genre : Drame, Harcèlement scolaire, Adolescence

Avec : Dylan Minnette, Katherine Langford, Kate Walsh, Christian Navarro, Brandon Flynn, Alisha Boe, Miles Heizer, Justin Prentice…

Histoire : Clay Jensen découvre sous son porche au retour du lycée une mystérieuse boîte portant son nom. À l’intérieur, des cassettes enregistrées par Hannah Baker, une camarade de classe qui a disparu tragiquement deux semaines auparavant. Les enregistrements révèlent que la jeune fille, dont il était amoureux, a décidé de mettre fin à ses jours pour treize raisons. Clay est-il l’une de ces raisons ?

Adapté du livre Treize raisons de Jay Asher

Mon avis :

C’est la série dont tout le monde parle en ce moment et je comprends pourquoi maintenant. Cette série, desservie par un très bon casting et une superbe bande son, a un scénario coup de poing qui ne pourra laisser personne indifférent. Elle parle avec beaucoup de justesse du harcèlement scolaire et de jusqu’où ça peut mener, mais aussi d’autres thèmes difficiles comme le viol, la drogue, l’homosexualité ou les familles dysfonctionnelles.

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Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

Moving Forward de Nagamu Nanaji

 

Titre : Moving Forward – Aruitou

Auteur : Nagamu Nanaji

Editeur vf : Akata (M)

Année de parution vf : Depuis 2017

Nombre de tomes vf : 4 (en cours)

Résumé du tome 1 : Sourire pour quoi ? Sourire pour qui ?
Pour masquer ses blessures… ou exprimer sa joie ?
Kuko, jeune lycéenne, affiche toujours un sourire radieux ! Mais autour d’elle, personne ne semble soupçonner que derrière cette apparente bonne humeur se cache une profonde douleur. Ni son père. Ni Kiyo, son voisin métisse. Ni Ibuki, son amie d’enfance fan de shôjo mangas. Seul Outa, jeune étudiant en école d’art, réussit à lire en elle, au-delà des apparences. Car en réalité, depuis sa plus tendre enfance, Kuko souffre d’une absence : de celle d’une mère décédée lors du grand séisme de Kobé. Alors, pour exorciser tout son mal-être, la jeune fille aime tenir son blog photo, sur lequel elle poste « sa vision du monde », à travers le regard des animaux. Mais l’arrivée dans son quartier d’un garçon plus perspicace que les autres pourrait bien chambouler son quotidien…

Mes avis :

Tome 1

Nanamu Nanaji est une auteur dont j’ai déjà lu et dévoré les précédentes oeuvres, en particulier Parfait Tic ! où j’avais adoré suivre les aventures d’Ichi et Daiya. Mais ici, l’auteure a choisi de changer de direction, de sortir de ses comédies romantiques habituelles pour faire un titre plus sérieux et c’est une franche réussite.

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Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

March comes in like a lion de Chica Umino

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Titre : March comes in like a lion

Auteur : Chica Umino

Editeur vf : Kana (Big)

Année de parution vf : Depuis 2017

Nombre de tomes vf : 4 (en cours)

Résumé du tome 1 : Rei, 17 ans, est un joueur professionnel de Shogi (jeu d’échec version japonaise). Mais Rei est aussi un adolescent meurtri par la mort de ses parents et de sa petite soeur. Alors qu’il vit une vie de solitaire, il fait la rencontre de trois soeurs qui vont lui redonner le goût à la vie. A leur contact il va petit à petit ouvrir les yeux sur lui-même et sur les personnes qu’il rencontre sur son chemin. Il s’ouvre au monde mais découvre aussi la difficulté du chemin qu’il a choisi de suivre.

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Mon avis :

Tome 1

Il y a quelques années, j’avais beaucoup aimé Honey and Clover de la même auteur qui avait vraiment un trait et une ambiance bien particulière. Chica Umino récidive ici avec March comes in like a lion.

Avec ce premier tome, j’ai rapidement été séduite par la mélancolie qui se dégage du titre. On sent très vite toute la souffrance et la peine du personnage principal, Rei, qui ne trouve du réconfort qu’auprès de sa famille d’adoption formée par 3 soeurs orphelines. Ce titre aurait tout pour être une histoire triste à la Dickens si l’auteure n’était pas assez douée pour se détacher de tout ce malheur et nous en parler de façon vraiment lumineuse. En effet, ce n’est pas un titre misérabiliste malgré son sujet, c’est au contre un titre très positif qui, je pense, va plutôt nous montrer comment se sortir de cette apatie qui peut nous prendre quand la vie n’est pas douce avec nous. Aussi bien Rei que les 3 soeurs : Akari, Hinata et Momo, n’ont pas une vie facile. Ils ont tous perdu leurs parents mais ils cherchent quand même à s’en sortir.

On découvre dans ce tome, le héros, Rei. Il est joueur professionnel de shogi et a repris le lycée. Il vit seul depuis qu’il a compris que sans le vouloir il parasitait la famille qui l’avait accueilli à la mort de ses parents et sa soeur. Il va faire la rencontre de 3 soeurs orphelines qui sont de vrais rayons de soleil. Akari, la soeur aînée, travaille dur pour cela et a vraiment le coeur sur la main. Elle adore aider les âmes en peine et c’est pour ça qu’elle a « recueilli » Rei. J’ai adoré les interactions qu’ils ont les uns avec les autres. Chica Umino relate de petits instants de leur vie quotidienne entre douceur et amertume mais toujours avec bienveillance. On sent le passé peser encore sur eux, en particulier sur Rei qui est vraiment très renfermé et assume mal son passé, mais les soeurs par leur joie de vivre font tout pour l’aider à remonter la pente. Le shogi a aussi une place non négligeable dans l’histoire et la vie de Rei. Je pensais au début que c’était une vraie passion pour lui, une bouée de sauvetage pour l’aider à avancer, mais en fait on découvre à la fin que c’est tout le contraire et c’est bien triste.

Dans March comes like in a lion, on retrouve bien les ambiances mélancoliques de Chica Umino mais aussi la luminosité et la fraicheur qu’elle apporte à l’aide de groupes de personnages toujours rayonnants. On retrouve aussi sa passion pour les titres « tranche de vie » qu’elle parvient à sublimer, nous montrant que le quotidien peut aussi faire rêver et enchanter. Et pour finir, j’ai été ravie de retrouver également son dessin tout en douceur et rondeur qui donne une vraie identité à ses titres. J’attends donc la suite avec beaucoup d’impatience.

Tome 2

Comme je l’avais pressenti, ce tome est l’occasion de revenir beaucoup plus longuement sur la relation entre Rei et le shogi. Du coup, le titre fait un peu moins tranche de vie que dans le tome précédent.

J’ai beaucoup aimé en apprendre plus sur la psychologie de Rei et sa relation compliquée avec le shogi qui n’est que le reflet de sa relation compliquée aux autres et à la société en général. On sent vraiment dans ce tome que la perte de ses parents et son adoption dans une famille où le père est passionné de shogi sont des éléments clés dans la définition de sa personnalité présente. On comprend ainsi sa volonté de se faire accepter grâce à ce jeu, mais aussi sa relation d’amour-haine avec lui.

C’est d’ailleurs l’occasion au détour d’une partie de découvrir sa soeur adoptive Kyoko qui est vraiment super bizarre et ambigüe avec lui. On ne sait pas vraiment si elle l’aime ou le déteste. Est-ce qu’elle cherche à l’aider ou à le couler ? Mystère. Je pense qu’elle risque d’être fort présente par la suite et j’espère qu’elle sera plus là pour le pousser même si elle le fait d’un bien drôle de façon.

Ce tome est aussi l’occasion d’approfondir ses relations avec les autres, aussi bien son meilleur ami auto-proclamé, que la petite Hinata qui veut apprendre le shogi que celui qu’aime ce dernier qui lui permet de parler de son rapport à son statut pro. J’ai vraiment aimé la façon dont Chica Umino fait interagir tout ce petit monde même si j’ai trouvé les 3 soeurs plus en retrait cette fois-ci et que ça m’a attristée. A l’inverse, j’ai beaucoup aimé lui découvrir d’autres adversaires de shogi. Ils ont permis à chaque fois de montrer une nouvelle facette de Rei.

Tome 3

Ici, nous nous concentrons de plus en plus sur le shogi et la carrière de Rei ce qui nous permet de découvrir de nouveaux personnages hauts en couleurs.

Le volume s’ouvre sur un Rei malade qui est sauvé, puis soigné par les trois soeurs. Leurs bons soins rouvrent des blessures en lui sans qu’elles le veuillent. Il se rappelle le temps où il avait encore sa famille et a peur de se laisser trop couver et de souffrir à nouveau. Il prend donc la décision de s’assumer pleinement et d’arrêter de vivoter mais cette résolution est encore fragile.

Il prend donc plus au sérieux sa carrière dans le shogi et les matchs à venir. Il sait qu’il s’est trop laissé aller et que s’il continue, il risque de tout perdre et de retomber dans cette noirceur qu’il fuit. C’est avec une nouvelle force qu’il affronte ses adversaires mais malheureusement il tombe vite de haut en voulant aller trop vite et en prenant des raccourcis. C’est intéressant de voir comment il galère pour réaliser ses rêves alors que souvent dans les mangas c’est bien trop facile. Ici, ce n’est pas celui qu’on croyait le plus fort qui gagne, c’est un type qui est discret et ne paie pas de mine mais qui est prêt à tout donner le moment venu sans sous estimer son adversaire. J’ai beaucoup aimé ce personnage, monsieur Shimada et je pense qu’il aura un rôle clé dans le devenir de Rei. C’est quelqu’un de calme et posé, toujours près à aider, bienveillant mais qui adore le shogi. Son affrontement avec Gôto est dantesque. Même si je ne comprends pas grand-chose au shogi, leur rencontre m’a fait vibrer et j’ai trouvé Chica Umino très douée pour rendre compte du contre-coup d’après match.

Ce tome s’est encore une fois révélé plein d’émotion, que ce soit grâce aux soeurs Kawamoto, qui sont devenues le havre de paix de Rei, ou grâce à sa rencontre déterminante avec Shimada qui est un grand monsieur. Je prends toujours autant de plaisir à découvrir cette série.

Tome 4

C’est le premier tome où je suis un peu déçue. Je n’ai pas eu l’impression que l’histoire avançait et le shogi a pris tellement de place que j’ai trouvé ça indigeste.

Pourtant j’étais contente dans le précédent tome de voir Rei se concentrer sur sa carrière, rejoindre un groupe d’étude et se trouver des amis partageant la même passion. Le problème c’est que presque tout l’aspect relationnel passe au second plan dans ce tome, noyé sous des données inintéressantes sur le shogi pour la néophyte que je suis. C’est vraiment dommage parce qu’il y a un gros potentiel là-dessous. Heureusement dans le dernier chapitre on retrouve cette émotion grâce au soutien que Rei apporte à M. Shimada.

Ce dernier est le personnage qui m’a touché dans ce tome encore une fois. Le shogi est sa passion depuis tout petit, la seule chose qu’il ait vraiment réussi, et il est prêt à tout pour elle. C’était intéressant de voir son parcours et d’entendre ce qu’il pense de son adversaire, le Meijin, qui a quelque chose de divin, il faut bien le dire, tellement il survole tout le monde. J’espère bien qu’on reverra ce dernier à l’avenir parce que j’ai beaucoup aimé ce qu’il dégageait.

Enfin parce que l’histoire n’a pas perdu toutes ces qualités non plus, j’ai aimé chacune des interventions des trois soeurs, qui sont vraiment l’un des piliers de la vie de Rei. C’est pour ça que j’aimerais les voir plus et pas juste de temps en temps pour des scènes comiques ou mélodramatiques… J’ai aussi aimé les interventions de « sa famille ». La petite conversation avec « son père » en dit beaucoup, elle leur permet de renouer et de plus se parler. J’espère qu’on continuera à le voir. De même, j’ai trouvé sa relation avec « sa soeur » plus apaisée et en passe de devenir plus normale même si celle-ci est quand même bien compliquée.

J’ai donc encore une fois aimé tout le côté relationnel de l’histoire mais elle n’était pas assez bien équilibrée avec le shogi dans ce tome, ce qui a un peu plombé ma lecture.

Ma note : 16 / 20

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Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

Le fleuve Shinano de Kazuo Kamimura et Hideo Okazaki

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Titre : Le Fleuve de Shinano

Auteurs : Kazuo Kamimura et Hideo Okazaki

Editeur vf : Asuka

Année de parution vf : 2009 // vo : 1973

Nombre de tomes : 3 (série terminée)

Résumé du tome 1 : Dans la région du bassin de la Shinano, dont la rivière a de tout temps été le crève-cœur, les conditions de vie sont depuis toujours difficiles. Longs hivers enneigés, maigres récoltes, enfants dévorés par les loups… rien n’épargne les habitants de la région. Dans les années 1930… Même si la modernisation entreprise par l’État japonais depuis 1868 a développé les manufactures de tissage, les jeunes filles sont les premières victimes des difficultés économiques. Leur destin est déjà tout tracé : ce sera le bordel ou l’usine. Issue d’un milieu aisé, la jeune et jolie Yukie ne sera pas épargnée par les aléas de la vie.

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Mes avis :

Tome 1

Je suis un peu embêtée pour parler de ce titre. Je m’attendais à avoir un énorme coup de coeur pour lui et ça n’a pas été le cas même si je lui reconnais tout plein de qualités.

Avec ce titre patrimonial, je découvre non seulement le trait de Kazuo Kamimura mais aussi un nouveau pan des mangas de la mouvance gekiga. De ce point de vue, c’est une vraie réussite, j’ai appris plein de choses et surtout j’ai adoré la performance graphique. Malgré des visages pas toujours réussis selon moi, il y a une grande maîtrise graphique de la part de Kazuo Kamimura qui transfère une vraie force à son titre. La composition des planches, le choix des points de vue et les émotions qui en ressortent sont de toutes beauté. Cela rend l’histoire d’autant plus forte.

L’histoire, justement, c’est là que le bas blesse pour moi. J’ai trouvé celle-ci beaucoup trop théâtrale et dramatique pour moi. Tout est surjoué, dans l’extrême et j’ai vraiment du mal avec ça. Je peux comprendre que cela plaise à certains mais ce n’est pas mon cas. Pourtant, l’histoire de Yukié est très intéressante. Elle permet de voir une nouvelle facette du Japon des années 30 et de ses habitants, ce qui m’a donné très envie d’en apprendre plus sur l’histoire intérieure de ce pays.

Mais comme parfois au théâtre, j’ai eu la sensation de voir des scènes juxtaposées qui manquent du liant qu’apporte normalement la narration des romans qu’on retrouve aussi dans les mangas plus modernes. Cela ne m’a tout de même pas enlevée l’envie de découvrir la suite voire d’autres titres de Kazuo Kamimura pour affiner mon avis.

Ma note : 14 / 20

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Livres - Mangas / Manhwa / Manhua

La valeur de ma vie de Yoshimi Tôda

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Titre : La valeur de ma vie

Auteur : Yoshimi Tôda

Editeur vf : Akata (M)

Année de parution : 2017

Nombre de tome : 1 (série terminée)

Résumé : Yuri rentre au lycée… Mais contrairement à d’autres, ce n’est pas le coeur léger qu’elle envisage les dernières années de sa vie d’adolescente. Ex-voyou, elle semble porter en elle le poids d’une mystérieuse culpabilité. Ce n’est pas pour rien, d’ailleurs, qu’elle a perdu en partie la mobilité de son bras droit. Chio, un de ses camarades, commence à lui tourner autour… Mais Yuri n’est pas disponible pour l’amour. Son leitmotiv reste inchangé : lors de ses années lycée, tout ce qu’elle souhaite, c’est « prouver la valeur de sa vie ». Pourquoi ? Et pour qui ?

Mon avis :

Premier titre d’un nouveau projet d’Akata, publier des oneshots shojos d’abord semestriel puis saisonnier si ça marche, La valeur de ma vie est une vraie réussite. Il permet de découvrir pour la première fois en français le travail tout en douceur et pourtant diablement franc de Yoshimi Tôda, dans une oeuvre engagée.

On suit l’histoire de Yuri, qui vient de rentrer au lycée avec un an de retard, parce qu’elle a redoublé après avoir eu un accident de moto à la fin du collège. On sent de suite qu’elle porte en elle les blessures d’un lourd passé, mais elle a décidé de tourner la page et d’aller de l’avant au lycée. Elle essaie donc de se montrer le plus honnête possible avec ses nouveaux camarades. Mais malheureusement la route de la rédemption est plus compliquée que prévu et ceux sont vite effrayés quand son ancien caractère refait surface, tous sauf le jeune Chio, qui a tout des délinquants qu’elle veut désormais éviter.

La valeur de ma vie est un très joli titre sur le pardon, l’acceptation de soi et des autres, et je comprends très bien pourquoi Akata l’a choisi. Il traite avec beaucoup de douceur et de bienveillance de sujets pourtant douloureux et complexes. Comment se faire pardonner ? Comment accepter ce qu’on a fait et celui/celle qu’on était et qu’on est devenu(e) ? L’auteure tente de nous apporter des réponses toutes en nuances sans pour autant hésiter à se montrer assez brutale avec ses personnages. Ainsi, j’ai beaucoup aimé l’héroïne, Yuri, qui est tiraillée par son passé alors qu’elle cherche à avancer en fonction de celui-ci. J’ai eu plus de mal avec son amie Kazuha, dont j’ai fini par comprendre la douleur. Mais surtout, j’ai eu un vrai coup de coeur pour Chio et son petit côté chien fou. Malgré sa situation familiale difficile, il est resté franc et honnête au fond de lui et c’est lui, qui le premier, acceptera Yuri pour ce qu’elle est.

J’ai vraiment beaucoup apprécié aussi bien l’histoire que l’ambiance de ce titre et j’ai même eu un petit pincement au coeur une fois que je l’ai eu refermé parce que j’aurais aimé continuer à les suivre. Grâce à Akata, j’ai vraiment fait une belle découverte, merci à eux !

Note : J’ai aussi adoré le travail sur la couverture avec ses jeux de couleurs et de transparence. Elle représente bien le contenu de ce titre, ce qui n’est pas toujours le cas.

Ma note : 16 / 20

Séries Tv - Films

Skam

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Titre : Skam

Série norvégienne créée en 2015

Durée : 4 saisons de 10-12 épisodes (Série terminée)

Avec Josefine Frida Pettersen, Thomas Hayes, Tarjei Moe, Iman Meskini, Lisa Teige, Ulrikke Falch…

Mes avis :

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Saison 1

A force d’entendre Yodabor parler de cette série qui ressemblait à Skin mais en plus réaliste, je me suis laissée tenter et j’ai fini cette saison 1 en moins de 24 h ^^ Certes les épisodes sont courts mais c’est surtout très addictif.

J’ai adoré suivre Eva et sa bande de copines toutes plus attachantes les unes que les autres. Eva se redécouvre après une séparation douloureuse avec sa meilleure amie. Elle doute de son copain mais finit par s’en émanciper. A côté d’elle, il y a la superbe Noora dont je suis totalement fan tellement elle semble se moquer de ce qui est la norme pour les ados et tellement ses amies comptent pour elle. J’ai aussi aimé Sana, la jeune musulmane, pour les mêmes raisons. Pour Chris, c’était différent, c’est son côté décalé et sa drague à la petite cuillère qui m’a amusée. Celle que j’ai le moins aimé, c’est Vilde qui est trop dans le moule pour moi.

La formation du groupe dans l’objectif de louer un bus pour aller faire la fête dans 3 ans lors de leur fête de fin de promo est assez surréaliste pour moi, mais ça permet d’en apprendre plus sur la société norvégienne. La bande son est parfaite, j’en suis vraiment fan. J’ai aimé suivre leurs soucis d’ados qui sont filmés avec beaucoup de justesse et de bienveillance sans jamais que ce soit too much comme Skin. J’attends la suite avec impatience et j’espère bien revoir William que je trouve choupi avec Noora et surtout Isak qui malgré les horreurs qu’il a faites à Eva m’a beaucoup touchée.

Ma note : 16 / 20

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Saison 2

Cette saison 2 est un gros gros coup de coeur. Ce fut un véritable ascenseur émotionnel grâce à la superbe relation Noora-William dont je suis ultra fan !

J’avais un peu peur au début de changer de focus, mais le choix de Noora fut parfait. C’est une jeune femme comme je les aime, qui a un passé douloureux, des blessures, mais qui ne se laisse pas abattre, qui se relève et défend bien ses valeurs. De plus, l’actrice est vraiment super belle avec son teint de porcelaine et ses yeux bleus perçants. Elle frappe de suite. J’ai adoré la découvrir lors de cette saison et la voir peu à peu mettre à bas les barrières qu’elle avait dressées pour se rapprocher aussi bien de ses amies que du beau William. Leur relation est au coeur de la saison et je dois dire que j’en suis ultra fan. Ils ont typiquement le genre de relation que j’adore. Au début, ils sont comme chien et chat, puis ils se taquinent, se cherchent, se tournent autour et s’apprivoisent peu à peu. C’est beau et touchant. L’épisode où elle lui joue de la guitare m’a littéralement fait fondre. Les regards qu’ils se lancent sont superbes et la façon dont ils sont filmés quand ils se câlinent renforce ce sentiment. C’est vraiment très doux, très tendre et très beau. Ça fait longtemps que je n’ai pas autant aimé un couple (à part celui qu’Eyewitness ><).

A côté d’eux, les autres sont un peu plus en retrait cette saison. Je n’ai pas trop aimé l’évolution d’Eva, je dois dire. J’ai par contre confirmé mon coup de coeur pour Sana et j’espère qu’on aura droit à une saison centrée sur elle. Chris me fait toujours autant rire et sur la fin, j’ai bien aimé la reprise en main de Vilde qui est une vraie battante, ce que je n’aurais pas cru au début. Du côté des garçons, on ne les voit pas beaucoup, si ce n’est William et ses Penetrators. Le coup des gangs rivaux était sympa pour amener un peu de peps mais c’est fait trop superficiellement à mon goût. C’est très en retrait dans l’histoire et du coup ça tombait parfois comme un cheveux sur la soupe pourtant j’aurais aimé en apprendre plus sur ce qui se passait de ce côté-là. Et même si on nous le présente comme un sale type, j’avoue que je suis aussi intriguée par Chris, le meilleur ami de William, et j’espère bien qu’on ne les perdra pas de vue tous les deux par la suite.

Par contre, j’ai trouvé que les groupes étaient un élément centraux. Aussi bien pour William que pour Noora, leurs amis étaient au coeur de la saison. Ils ont toujours été là pour eux. Les filles sont vraiment de super amies et j’ai été ravie que ce soit à elles que Noora se livre après sa mauvaise rencontre. J’ai aussi beaucoup aimé la façon dont Sana et Vilde l’ont soutenue dans sa relation avec William. De son côté, celui-ci a été un ami vraiment super loyal et a été prêt à tout pour protéger ses amis. C’était beau à voir aussi. Skam est vraiment une belle histoire d’amitié.

J’attends maintenant de pieds fermes la saison 3 qui doit être consacrée à Isak et je pense que comme les autres, je vais enchaîner très rapidement les épisodes même si j’ai remarqué que ceux-ci avaient une durée aléatoires et avaient tendance à s’allonger parfois maintenant.

Ma note : 18 / 20

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Saison 3

J’attendais beaucoup de cette saison et même si j’en ai dévoré les épisodes, je suis tout de même un peu déçue. J’ai adoré suivre le personnage d’Isak, j’ai eu un gros coup de coeur pour lui mais deux choses m’ont dérangée : la quasi absence des filles et le personnage d’Even.

En ce qui concerne le premier point, j’ai été un peu perdue de ne quasiment plus voir les filles et j’ai ressenti un grand manque. Les trop brèves interventions de Noora, Eva et Chris n’ont pas suivi à le combler. J’ai encore eu du mal avec Vilde qui dans ses relations sociales m’agace mais que j’ai trouvé touchante et amusante avec Magnus. Par contre, je suis encore totalement fan de Sana qui est une super amie aussi avec Isak, son compère de labo. Je croise vraiment les doigts pour que ce soit elle l’héroïne de la saison 4. En attendant, dans celle-ci, elles m’ont beaucoup manqué. J’ai été super déçue par le départ puis le retour de Noora sans William TT.TT Et au contraire, j’ai beaucoup aimé entrapercevoir Chris avec Eva et j’aurais aimé en apprendre plus sur eux.

Le second point, c’est donc le personnage d’Even auquel je n’ai jamais accroché. Il y a toujours eu quelque chose qui me dérangeait chez lui. Et si je trouve adorable la façon dont Isak est avec lui, moi je n’accroche pas. Leur relation est ultra mignonne avec tous ces bisous esquimaux et ses câlins mais c’est le personnage d’Isak qui fait tout. C’est lui le plus mature, c’est lui qui s’en prend plein la tronche, c’est lui qui fait vraiment son coming-out auprès de tout le monde et assume, et c’est lui qui se démène pour eux. Vous l’aurez compris, je suis archi fan de son évolution depuis la saison 1 où il m’avait déjà tapé dans l’oeil.

Il faut dire aussi, et c’est le gros point positif, qu’il est appuyé par une chouette bande de copains, très tolérants et ouverts d’esprit, qui ont su l’accepter tel qu’il est et ne pas lui en vouloir pour ses mensonges. Si j’ai eu du mal avec leur côté très ado boutonneux en manque de sexe, j’ai aimé leur générosité et leur bienveillance. Mais j’espère qu’on n’aura pas à nouveau une saison centrée sur eux comme là. Je préfère que ce soit les filles qui mènent ou alors que ce soit plus équilibré comme lors de la saison 1.

Maintenant, il ne me reste plus qu’à attendre la saison 4 et je sens que l’attente va être dure vu comme j’ai adoré et enchaîné les épisodes cette semaine ^^

Ma note : 15 / 20

Saison 4

La saison consacrée à mon personnage préféré avec Noora, à savoir Sana, mais aussi la toute dernière de la série. Du coup, j’ai un sentiment de tristesse tout du long accentué par le mal être de Sana qui est au coeur de la saison. Le rythme était un peu bancal cette année avec des moments magiques et d’autres longs et plombants.

J’ai adoré suivre Sana et ses difficultés de communication avec les autres, ses difficultés à s’accepter, ses difficultés à vivre sa relation dans un pays laïque comme la Norvège, et bien sûr son histoire d’amour avec le beau Youssef. Je me suis souvent arrachée les cheveux à la voir avancer puis freiner des quatre fers pour des raisons bateau. J’ai eu mal au coeur pour elle quand je sentais qu’elle partait en cacahouète et qu’elle faisait d’énormes bourdes. Mais j’ai aussi était très touchée par ses belles relations avec ses amies, notamment Chris et Noora, mais aussi avec Isak, avec sa mère, son frère et bien sûr Youssef.

Tous les deux, Youssef et Sana, sont deux grands timides sous leurs airs de jeunes sûrs d’eux. On sent de suite qu’il y a quelque chose entre eux, qu’ils sont fait l’un pour l’autre et c’est pour ça que les moments qu’ils passent ensemble sont d’autant plus beau. Ils sont même mémorables, que ce soit celui dans la cuisine, lorsqu’il la raccompagne, lorsqu’il joue au basket et lors de leur dernière soirée. La mise en scène est lumineuse, la musique parfaitement choisie. C’était superbe !

Les autres personnages ne sont pas en reste. En fan de la saison 2, j’ai été ravie qu’on revienne et donne une vraie et belle conclusion à l’histoire de Noora. J’ai aimé qu’on reparle aussi d’Isak et Even, notamment des relations entre ce dernier et le frère de Sana et sa bande. Sans parler du dernier épisode qui nous permet enfin de découvrir Vilde et Chris, la fille, sous un autre angle et qui me fait regretter qu’il n’y ait pas d’autres saisons encore.

Skam aura vraiment été une belle série sur cette génération ado dans les années 2010. Je la re-regarderai souvent avec plaisir, je pense.

Ma note : 16 / 20

 

Séries Tv - Films

The Knick

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Titre : The Knick

Une série créée par Jack Amiel et Michael Begler

Pays : Etats-Unis

Genre : Médicale, Drame, Histoire

Avec : Clive Owen, Andre Holland, Jeremy Bobb, Juliet Rylance…

Durée des épisodes : 52 min

Statut : 2 saisons de 10 épisodes (renouvelée)

Histoire : Le staff de l’hôpital Knickerbocker de New York, des chirurgiens aux infirmières, doit repousser les limites de la médecine au début du 20ème siècle, à une époque où le taux de mortalité a soudainement augmenté et où les antibiotiques n’existent pas encore… 

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Mon avis :

Cette série sur les débuts de la médecine me tentait beaucoup et à juste titre. J’ai aimé découvrir toutes les avancées médicales qui apparaissent dans la série. C’est fascinant de voir les médecins d’alors tâtonner ou foncer sans connaître le résultat. Les expériences et recherches qu’ils font sont tellement aléatoires. C’est tantôt glauque, tantôt répugnant mais toujours palpitant. J’ai eu plus de mal avec les personnages et leurs petites histoires par moment. La plupart sont quand même assez antipathiques surtout le chef toxico et sa petite infirmière naïve qui l’aide bien dans la saison 1. Les jeunes assistants manquent de carrure au début. Seul le médecin noir m’a vraiment plu de suite parce que même s’il est à fond dans la recherche, il conserve une certaine éthique et a du caractère. J’ai aussi beaucoup aimé la none qui fait avorter les femmes qui le désirent, un scandale à l’époque, et l’ambulancier qui l’aide tout en étant comme chien et chat avec elle. Les décors eux sont très réussis et permettent de plonger avec plaisir dans cette période de l’histoire. On sent qu’il y a eu une vraie intention ici à ce que ça fasse réaliste et c’est réussi !

Lors de la saison 1, on découvre les personnages, leur famille, mais les histoires restent souvent assez déconnectées si ce n’est leur petite histoire personnelle qui n’est pas des plus palpitantes même si c’est bien romancé. J’aurais préféré un fil rouge sur une de leurs découvertes par exemple. L’ensemble est sympathique à suivre mais moins prenant que la saison d’après.

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Dans la saison 2, toujours pas vraiment de fil rouge à part la construction du nouvel hôpital, mais comme les histoires sont mieux romancées, on sent plus la continuité entre les épisodes. Il y a des cas qui deviennent réguliers. Tackerie n’est plus avec son infirmière et étudie plutôt comment soigner les addictions, je le préfère ainsi. Il est bien plus intéressant quand il n’est pas rongé par ses démons. Ses condisciples gagnent en maturité et s’imposent plus même si ce n’est pas toujours dans le bon sens. On s’intéresse toujours à la recherche médicale et on voit apparaître des techniques dont on a entendu parler dans nos chères séries modernes, voire des théories que l’on connait bien (ah l’eugénisme, quelle horreur !). Cela créé un mélange bien prenant. Enfin, j’adore la relation qui se développe entre Hary, l’ancienne nonne, et son ambulancier même si je n’avais pas vu venir un certain retournement les concernant. De même, j’ai trouvé l’histoire de Cornelia et son frère très intéressante cette saison et j’ai eu bien peur pour eux.

Maintenant avec un final comme il y a eu, j’attends la suite avec impatience !

Ma note : 15 / 20

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